mardi 25 août 2020

Qui d’autre que les chrétiens pourra manifester la grandeur de l’homme rétabli dans sa dignité par le salut qui lui est offert ? / (329,636)


 

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Bonjour!

Mercredi 26 août 2020


   Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

« Vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes » (Mt 23, 27-32)

Alléluia. Alléluia.
En celui qui garde la parole du Christ
l’amour de Dieu atteint vraiment sa perfection.
Alléluia. (1 Jn 2, 5)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
Jésus disait :
    « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux :
à l’extérieur ils ont une belle apparence,
mais l’intérieur est rempli d’ossements
et de toutes sortes de choses impures.
    C’est ainsi que vous, à l’extérieur,
pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes,
mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal.

    Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous bâtissez les sépulcres des prophètes,
vous décorez les tombeaux des justes,
    et vous dites :
“Si nous avions vécu à l’époque de nos pères,
nous n’aurions pas été leurs complices
pour verser le sang des prophètes.”
    Ainsi, vous témoignez contre vous-mêmes :
vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes.
    Vous donc, mettez le comble à la mesure de vos pères ! »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Les interpellations de Jésus sont toujours aussi virulentes. Il dénonce aujourd’hui nos comportements ambigus et mortifères, qui nous donnent les apparences de la justice et du bien, quand à l’intérieur la mort est tapie et fait son œuvre.

Mais Jésus fait plus que souligner un manque de cohérence ; nous sommes tous d’accord sur le fait qu’il faut accorder nos actes et nos pensées, nos choix de vie et notre foi. Ce n’est pas une question de logique qu’aborde Jésus, mais celle de notre unification intérieure.

Pour les questions de logique en effet, nul besoin de nous enseigner. Mais dans le cas présent, si Jésus prend soin de nous avertir, c’est que nous ne sommes pas conscients de notre condition. Pire, nous nous comportons ouvertement de manière scandaleuse sans nous en rendre compte.

Il est vrai que notre société est la proie de dichotomies les plus grotesques. Il y a l’homme et le non homme. L’enfant et l’embryon. Celui qui peut vivre et celui qui n’en a pas le droit. La tolérance et l’exclusion. La vie privée et la vie publique. La vie professionnelle et la vie religieuse. Le risque est grand de nous identifier peu à peu à ces hypocrisies iniques, et peut être même de contribuer à les répandre. Une façon de penser plus qu’une adhésion à des idées. Et peu à peu la mort fait son domaine en nous, avec notre complicité.

« Malheur » s’exclame Jésus, dévoilant aux pharisiens une décision qui est la leur et dont ils ne semblent pas encore conscients. Ils ont choisi de donner la mort. Et d’une façon particulièrement tragique.

Il y a en effet un contraste saisissant entre leur protestation d’innocence et le culte rendu aux prophètes assassinés. En leur bâtissant des tombeaux, ils montrent en effet la justice de ces hommes. Mais cet acte ne s’adresse pas aux prophètes ni à leur mémoire. Ils détournent la justice des prophètes à leur profit et pour condamner leurs pères.

Le mécanisme du péché est clairement dévoilé par Jésus : ce n’est pas une question d’hérédité (ce que la Bible a toujours dénoncé), mais de choix. S’ils sont meurtriers, ce n’est pas parce qu’ils sont les fils de leurs pères, mais parce qu’ils ont fait le même choix de mort que leurs pères. Et même pire. Car quiconque ne veut pas se reconnaître pécheur se place dans la nécessité de faire reposer la responsabilité de son péché sur un autre. L’accusation des hypocrites que dénonce Jésus se double donc d’un mensonge, qui dissimule la volonté de meurtre. Le péché des fils redouble donc celui des pères.

Si Jésus dénonce les crimes qui n’ont pas encore été commis, c’est pour que nous soyons saisis par cette vérité et que nous revenions à la lumière, car nous sommes des fils de la lumière. Notre comportement doit manifester la justice que le Seigneur veut faire régner en nos âmes, et être un témoignage sûr pour les générations à venir comme pour le monde où nous vivons. Qui d’autre que les chrétiens pourra en effet manifester la grandeur de l’homme rétabli dans sa dignité par le salut qui lui est offert ?

Abbé Philippe Link - Merci!

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«Le Seigneur est ma lumière et mon salut;

de qui aurais-je crainte?

Le Seigneur est le rempart de ma vie;

devant qui tremblerai-je?»

(Psaume 26 - Liturgie des heures - Ce soir)

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Rentrée scolaire...

Portons dans nos prières les enseignantes et enseignants, les membres de la direction, les professionnels et tout le personnel de soutien, les conducteurs d'autobus de même que le personnel-cadre des Centres administratifs qui ont commencé leurs rencontres et se préparent à accueillir les élèves du secondaire et du primaire. Nous leur souhaitons une belle année malgré les inconvénients auxquels ils devront s'ajuster...

Jean-Yves, ex-directeur d'école

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«Notre vie est une succession de rencontres.»

(Yves Duteil)

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«Les mots sont nos amis. Ils nous aident à nous comprendre, à nous entendre.»

(Yves Duteil)

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«On peut caresser un rêve mais on est porteur d'une espérance.»

(Yves Duteil)

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Bonne journée!

Jean-Yves

lundi 24 août 2020

«...le plus important dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité.» / (329,540)

 Bonjour!

Mardi 25 août 2020


Voici la Parole de Dieu de ce jour....

ÉVANGILE

« Voilà ce qu’il fallait pratiquer sans négliger le reste » (Mt 23, 23-26)

Alléluia. Alléluia.
Elle est vivante, efficace, la parole de Dieu ;
elle juge des intentions et des pensées du cœur.
Alléluia. (cf. He 4, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait :
    « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous payez la dîme
sur la menthe, le fenouil et le cumin,
mais vous avez négligé ce qui est le plus important dans la Loi :
la justice, la miséricorde et la fidélité.
Voilà ce qu’il fallait pratiquer
sans négliger le reste.
    Guides aveugles ! Vous filtrez le moucheron,
et vous avalez le chameau !

    Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous purifiez l’extérieur de la coupe et de l’assiette,
mais l’intérieur est rempli de cupidité et d’intempérance !
    Pharisien aveugle, purifie d’abord l’intérieur de la coupe,
afin que l’extérieur aussi devienne pur. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Faire attention aux détails est certes important : la vie est faite d’une longue chaîne de détails et perd son unité si on ne prête pas attention aux petites choses. A condition que cette attention soit finalisée sur la convivialité, et ne devienne pas un but en soi. Une mère de famille sait fort bien que l’harmonie de sa maisonnée dépend de mille petits détails, dont une bonne gestion permet à tous de se rencontrer dans de bonnes conditions. Par contre si l’attention à ces mêmes détails devient obsessionnelle et cause de réprimandes continuelles, elle n’est plus au service d’une finalité relationnelle : de moyen elle s’est érigée en fin et peut même devenir un redoutable obstacle à la paix familiale.

C’est bien le reproche que Jésus adresse aux pharisiens, qui s’évertuent de s’acquitter des moindres prescriptions de la Loi, mais négligent d’entretenir des relations vraies avec leurs semblables. Le but des nombreuses prescriptions légales était de faire entrer toute la vie, jusque dans ses moindres détails, dans la relation à Dieu afin de la lui soumettre en toutes choses : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force » ; le Lévitique ajoute, comme le fera remarquer Jésus : « Et ton prochain comme toi-même ».

Aussi, bien qu’ils observent scrupuleusement les règles de la Loi, les pharisiens ne sont pas dans la visée de la Loi ; ils ont érigé les moyens en finalité et se sont enfermés dans un ritualisme stérile. N’ayant pas saisi l’esprit des Écritures, ils commettent un contresens énorme, que Jésus fustige par l’expression hyperbolique : « Vous enlevez le moucheron avec un filtre, et vous avalez le chameau ! ».

L’attention excessive aux prescriptions à accomplir dans la stricte observance du rite prescris, conduit à un culte tout extérieur, sans incidence réelle sur la vie intérieure de celui qui le pratique. Jésus dénonce l’hypocrisie de toute action rituelle à laquelle ne correspond pas un sincère désir de conversion intérieure.

En quelque sorte, les pharisiens ont perdu le sens symbolique des rites et prescriptions : contrairement aux actions magiques, qui produisent leur effet indépendamment des états d’âme du magicien mais par la seule vertu du rituel, scrupuleusement accompli, l’action religieuse authentique veut exprimer, jusque dans la visibilité de la chair, l’intention de conversion qui anime celui qui la pose.

Le fruit que nous tirons de nos actions religieuses, dépend de l’attitude intérieure avec laquelle nous nous présentons devant Dieu. Le Seigneur nous connaît mieux que nous-mêmes : « Tu me scrutes, Seigneur et tu sais ! Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ; de très loin tu pénètres mes pensées. Tu me devances et me poursuis » (Ps 138[139]). Impossible de « paraître » devant lui : il connaît le fond de notre « être ».

Aussi le plus simple est encore de nous livrer entre ses mains, et de le laisser faire la vérité en nous par l’action de sa Parole de miséricorde et de son Esprit de sainteté. C’est en le laissant purifier d’abord l’intérieur de notre coupe, que progressivement l’extérieur aussi deviendra pur ; c’est-à-dire : que nos œuvres dans le monde manifesteront la venue du Royaume dans nos cœurs.

Abbé Philippe Link - Merci!

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La spiritualité a ses racines dans le cœur...

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Baptême du petit Antoine Larouche...

Nous avons vécu un beau baptême dimanche dernier à Saint-Louis-de- Kamouraska avec le petit Antoine Larouche et sa famille.                                  Merci de votre participation.

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Aujourd'hui c'est la fête de saint Louis, roi de France et patron de la paroisse de Kamouraska.


L'année scolaire est commencée au CEGEP de la Pocatière et à l'Institut de Technologie et d'Alimentation de La Pocatière.

Excellente année scolaire à tous ces étudiants.

Et bienvenue à tous les nouveaux venus... 

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«Accepter d'être imparfait est la première condition de l'apprentissage.»

(Yves Duteil)

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«La pire des solitudes c'est de n'avoir personne à qui la confier.»

(Yves Duteil)

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«Un chant rassemble dans la nuit

Les voix dispersées;

l'Église a devancé l'aurore

Et fait monter vers le Seigneur

Tout l'espoir du monde.»

(Hymne - Liturgie des heures - Ce matin)

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«Sans fin, Seigneur, Dieu notre Père,

Sans fin, Seigneur, nous te louerons;

La terre exulte d'allégresse;

Béni sois-tu, Dieu des vivants!»

(Hymne - Liturgie des heures - Ce soir)

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Une peinture de Louise

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Bonne journée!

Jean-Yves

dimanche 23 août 2020

« Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » / (329,480)

 Bonjour!

Lundi 24 août 2020

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Who was Nathanael in the New Testament? - BibleAsk

ÉVANGILE

« Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » (Jn 1, 45-51)

Alléluia. Alléluia.
Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu !
C’est toi le roi d’Israël !
Alléluia. (Jn 1, 49b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
    Philippe trouve Nathanaël et lui dit :
« Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes,
nous l’avons trouvé :
c’est Jésus fils de Joseph,
de Nazareth. »
    Nathanaël répliqua :
« De Nazareth
peut-il sortir quelque chose de bon ? »
Philippe répond :
« Viens, et vois. »
    Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui,
il déclare à son sujet :
« Voici vraiment un Israélite :
il n’y a pas de ruse en lui. »
    Nathanaël lui demande :
« D’où me connais-tu ? »
Jésus lui répond :
« Avant que Philippe t’appelle,
quand tu étais sous le figuier,
je t’ai vu. »
    Nathanaël lui dit :
« Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu !
C’est toi le roi d’Israël ! »
    Jésus reprend :
« Je te dis que je t’ai vu sous le figuier,
et c’est pour cela que tu crois !
Tu verras des choses plus grandes encore. »
    Et il ajoute :
« Amen, amen, je vous le dis :
vous verrez le ciel ouvert,
et les anges de Dieu monter et descendre
au-dessus du Fils de l’homme. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Saint Jean est le seul évangéliste à nous parler de Nathanaël, encore nommé par la tradition Barthélémy. On sait qu’il est originaire de Cana, mais surtout qu’il a manifesté un franc scepticisme en apprenant l’origine de Jésus. Si certains d’entre nous connaissent un peu cet apôtre, nous connaissons tous sa réaction à l’annonce de Philippe : « Que peut-il sortir de bon de Nazareth ? ». Cette expression ironique continue d’être employée, pour montrer que les apparences sont trompeuses.

Mais il ne faut pas être injuste avec Nathanaël. Devant une situation nouvelle (et aussi importante !), il a cherché à discerner selon les critères de la Bible. Il était connu en effet que le Messie ne viendrait pas de Nazareth. Or, malgré la certitude objective que pouvait lui apporter cette connaissance, Nathanaël a accepté d’aller se rendre compte par lui-même. Il a suivi Philippe. Ou plus exactement, pour reprendre les mots de saint Jean qui disent un itinéraire spirituel plus qu’un déplacement géographique : il vient à Jésus. Il va à la rencontre de son Seigneur.

Et Jésus s’en réjouit : « Voici un véritable fils d’Israël », c’est-à-dire : voici quelqu’un qui a grandi sous le regard de Dieu. Jésus ne fait pas la moindre allusion à la réaction première de Nathanaël, ce qui peut nous conduire à penser que sa célèbre réplique ne manifestait pas la résistance que nous croyons. Elle était le premier pas d’un itinéraire de conversion, un regard tourné vers le Ciel, une oreille ouverte à la Parole de Dieu. Nathanaël n’a pas peur de la vérité, il la cherche, il ose affronter en face les difficultés de la vie de foi.

Jésus, donc, se réjouit. « Voici un homme qui ne sait pas mentir ». Son amour de la vérité est de tous les instants et de toutes les situations ; il n’y fait aucune concession, son occupation et sa préoccupation ont toujours été de rester sous le regard de Dieu.

Cette recherche sans faille du Seigneur, cet amour indéfectible de la vérité, ne sont pourtant pas les qualités premières que l’évangéliste met en avant. Il nous donne d’abord en exemple la relation profonde et originale qui unit le disciple et le maître. Elle se manifeste à nous avec beaucoup de pudeur, par une simple allusion.

Elle se manifeste à nous par une reconnaissance réciproque, celle de deux êtres qui se sont connus, qui se sont aimés, qui se sont cherchés. Jésus reconnaît le premier son disciple : « Voici un véritable fils d’Israël ». Le disciple, lui, est décontenancé. Il s’est tout de suite reconnu : « comment me connais-tu », lui a-t-il répliqué. Jésus lui donne alors discrètement un indice, il faut une allusion, il évoque un moment partagé : « quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu ». La réaction de Nathanaël est immédiate : « Rabbi, c’est toi le fils de Dieu », à son tour, il reconnaît le Seigneur. L’apôtre reconnaît celui qu’il a rencontré sous le figuier, c’est-à-dire celui qui s’est dévoilé à lui pendant sa méditation de l’Écriture.

Nous n’avons pas à en savoir plus, c’est leur histoire, leur secret. Mais nous n’avons pas besoin d’en savoir plus. Car notre cœur lui-même, qui a cherché le visage du Seigneur dans la méditation de l’évangile, vibre à ce témoignage. Il reconnaît lui aussi celui qui l’a touché, celui qui lui a parlé, celui qui le connaissait mieux que lui-même et lui a révélé son visage d’amour et de paix.

Si le temps estival est celui où nous disposons de davantage de temps pour la prière et l’écoute, il deviendra aussi celui où notre relation au Seigneur Jésus pourra être revivifiée, fortifiée.

Seigneur, donne-nous la consolation de toujours trouver notre refuge en toi, de savoir plonger en toi notre âme, nos pensées, et notre corps aussi. Permets-nous de réapprendre à vivre chaque instant sous ton regard, à prendre toute décision dans ton amour, et à nous mettre en marche à ta suite, pour ta plus grande gloire.

Abbé Philippe Link - Merci1

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Chrétien

Disciple-missionnaire

Messager de la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu

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Dieu, quand l'homme eut habité le temps,

Y jetant ses propres cris,

Toi, Parole en nos événements,

Tu déroules notre histoire.

Toi qui juges, toi qui sauves,

Jésus Christ nous dit ta gloire.»

(Hymne - Liturgie ds heurs - Ce matin)

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Bonne journée!

Jean-Yves 

samedi 22 août 2020

« Je te donnerai les clés du royaume des Cieux » (Mt 16, 13-20) / (329,420)

Bonjour!

Dimanche 23 août 2020


Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

« Je te donnerai les clés du royaume des Cieux » (Mt 16, 13-20)

Alléluia. Alléluia.
Tu es Pierre,
et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;
et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
Alléluia. (Mt 16, 18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe,
demandait à ses disciples :
« Au dire des gens,
qui est le Fils de l’homme ? »
    Ils répondirent :
« Pour les uns, Jean le Baptiste ;
pour d’autres, Élie ;
pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
    Jésus leur demanda :
« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
    Alors Simon-Pierre prit la parole et dit :
« Tu es le Christ,
le Fils du Dieu vivant ! »
    Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit :
« Heureux es-tu, Simon fils de Yonas :
ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela,
mais mon Père qui est aux cieux.
    Et moi, je te le déclare :
Tu es Pierre,
et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;
et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
    Je te donnerai les clés du royaume des Cieux :
tout ce que tu auras lié sur la terre
sera lié dans les cieux,
et tout ce que tu auras délié sur la terre
sera délié dans les cieux. »
    Alors, il ordonna aux disciples
de ne dire à personne que c’était lui le Christ.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La demande de Jésus : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? », pousse les disciples à prendre une décision personnelle par rapport à Lui. La foi et la suite du Christ sont étroitement liées.

Et, comme elle suppose suivre le Maître, la foi doit se consolider et croître, devenir profonde et mûre, à mesure qu’elle s’intensifie et que se fortifie la relation avec Jésus, l’intimité avec Lui. Même Pierre et les autres apôtres ont eu à avancer sur cette voie, jusqu’à ce que leur rencontre avec le Seigneur ressuscité leur ouvre les yeux sur une foi plénière.

Aujourd’hui, le Christ nous pose également la même demande : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Répondons-lui avec générosité et courage. Disons-lui : Jésus, je sais que tu es le Fils de Dieu, que tu as donné ta vie pour moi. Je veux te suivre avec fidélité et me laisser guider par ta parole. Tu me connais et tu m’aimes. J’ai confiance en toi et je remets ma vie entre tes mains. Je veux que tu sois la force qui me soutienne, la joie qui ne me quitte jamais.

Dans sa réponse à la confession de Pierre, Jésus parle de l’Église : « Et moi, je te déclare : ‘Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église’ ». Que signifie cela ? Jésus bâtit l’Église sur le rocher de la foi de Pierre qui confesse la divinité du Christ.

Oui ! L’Église n’est pas une simple institution humaine, comme n’importe quelle autre, bien plus elle est étroitement unie à Dieu. Le Christ lui-même se réfère à elle comme « son » Église. On ne peut pas séparer le Christ de l’Église, comme on ne peut pas séparer la tête du corps (1 Co 12, 12). L’Église ne vit pas par elle-même, mais elle vit par le Seigneur. Il est présent au milieu d’elle, et lui donne vie, aliment et force.

En cette fin d’été, permettez-moi de vous inviter à renforcer cette foi qui nous a été transmise depuis les Apôtres, à mettre le Christ, le Fils de Dieu, au centre de votre vie. Mais permettez-moi aussi de vous rappeler que suivre Jésus dans la foi c’est marcher avec Lui dans la communion de l’Église. On ne peut pas suivre Jésus en solitaire. Celui qui cède à la tentation de marcher « à son propre compte » ou de vivre la foi selon la mentalité individualiste qui prédomine dans la société, court le risque de ne jamais rencontrer Jésus Christ, ou de finir par suivre une image fausse de Lui.

Avoir la foi, c’est s’appuyer sur la foi de tes frères, et que ta foi serve également d’appui pour celle des autres. Je vous exhorte : aimez l’Église qui vous a engendrés dans la foi, vous a aidés à mieux connaître le Christ et vous a fait découvrir la beauté de son amour. Pour la croissance de votre amitié avec le Christ, il est fondamental de reconnaître l’importance de votre belle insertion dans les paroisses, les groupes et les mouvements, ainsi que l’importance de la participation à l’Eucharistie dominicale, de la réception fréquente du sacrement du pardon, et de la fidélité à la prière et à la méditation de la Parole de Dieu.

De cette amitié avec Jésus naîtra aussi l’élan qui porte à témoigner la foi dans les milieux les plus divers,  y compris ceux dans lesquels il y a refus ou indifférence. On ne peut pas rencontrer le Christ et ne pas le faire connaître aux autres. Ne gardez donc pas le Christ pour vous-mêmes. Transmettez aux autres la joie de votre foi. Le monde a besoin du témoignage de votre foi, il a certainement besoin de Dieu. Le mandat de Jésus donné à l’Église est clair : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création » (Mc 16, 15). À vous aussi incombe le devoir extraordinaire d’être des disciples et des missionnaires du Christ.

 Père des cieux, tu as révélé ton Fils à Simon Pierre pour faire de lui le fondement de l’Église. Accorde-nous la grâce de ne jamais cesser de chercher qui est le Fils de l’homme, quelle est sa place dans nos vies. Fais-nous redécouvrir avec l’Apôtre, dans un émerveillement toujours neuf, qu’il est le Messie, le Fils du Dieu vivant.

 Vierge Marie, enseigne-nous le chemin du vrai disciple, qui ne prétend pas montrer au Maître la route qu’il convient de prendre, mais qui met tout son effort à passer et à demeurer derrière lui, dans l’obéissance d’une foi animée d’un amour sincère.

Abbé Philippe Link - Merci!

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L'Esprit Saint...

Henri Boulad (dans son livre L'Amour fou de Dieu) parle ainsi de l'Esprit Saint au dernier paragraphe de son livre:

«L'Esprit est celui qui nous souffle la bonne réponse au moment voulu, qui nous donne la force de faire le pas dans une décision difficile. Quand notre volonté chancelle, quand la peur nous paralyse, il se tient à nos côtés pour nous encourager, nous pousser, nous soutenir, nous stimuler. Quand nous sommes dans la peine, la tristesse, l'angoisse, la solitude, la difficulté, c'est  encore lui qui nous console. N'est-il pas le "Consolateur"?»

Qu'en dites-vous? ne vaut-il pas la peine d'invoquer l'Esprit Saint dans nos moments difficiles?... Au besoin, relisez ce paragraphe... 

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Aujourd'hui, à 10 h 30, j'aurai la joie de baptiser le petit Antoine en l'église de Saint-Louis-de-Kamouraska.

Prions l'Esprit Saint pour lui, ses parents et sa famille.

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Bonne journée!

Jean-Yves

vendredi 21 août 2020

Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. / Un tweet du pape François... / (329,354)

 Bonjour!

Samedi 22 août 2020


«Comment es-tu foyer de feu

et fraîcheur de la fontaine,

une brûlure, une douceur

qui rend saines nos souillures?

(Hymne - Liturgie des heures - Ce matin)

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Dans le livre de Henri Boulad, je trouve cette pensée qui m'accroche...

«Sommes-nous sensibles à la grandeur de l'homme? Croyons-nous qu'il représente la révélation ultime de Dieu? Sommes-nous convaincus qu'il est la manifestation suprême de sa gloire?»

Beau sujet de méditation...

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« Dieu ne t’aime pas parce que tu penses juste et que tu te comportes bien ; il t’aime et c’est tout, affirme le pape François dans un tweet publié ce 22 août 2020. Son amour est inconditionnel, il ne dépend pas de toi. »

Cette citation est tirée de son homélie de la messe de la nuit de Noël, à Saint-Pierre de Rome, le 24 décembre 2019 : « Dieu continue d’aimer tout homme, même le pire. A moi, à toi, à chacun de nous aujourd’hui, il dit : “Je t’aime et je t’aimerai toujours, tu es précieux à mes yeux”. Dieu ne t’aime pas parce que tu penses juste et que tu te comportes bien ; il t’aime et c’est tout. Son amour est inconditionnel, il ne dépend pas de toi. »  (ZÉNIT - 22 août 2020)

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ÉVANGILE

« Ils disent et ne font pas » (Mt 23, 1-12)

Alléluia. Alléluia.
Vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux ;
vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Alléluia. (cf. Mt 23, 9b.10b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
    et il déclara :
« Les scribes et les pharisiens enseignent
dans la chaire de Moïse.
    Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire,
faites-le et observez-le.
Mais n’agissez pas d’après leurs actes,
car ils disent et ne font pas.
    Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter,
et ils en chargent les épaules des gens ;
mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
    Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens :
ils élargissent leurs phylactères
et rallongent leurs franges ;
    ils aiment les places d’honneur dans les dîners,
les sièges d’honneur dans les synagogues
    et les salutations sur les places publiques ;
ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
    Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi,
car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner,
et vous êtes tous frères.
    Ne donnez à personne sur terre le nom de père,
car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
    Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres,
car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
    Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
    Qui s’élèvera sera abaissé,
qui s’abaissera sera élevé. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire..

Jésus oppose dans cette péricope le comportement des scribes et pharisiens à celui des disciples. Mais d’une façon plus large, il nous révèle notre propre division intérieure ; car le premier groupe ressemble étrangement au vieil homme qui sévit encore en nous.

Après une introduction qui souligne la distance entre la parole et l’action des scribes, Jésus précise en quoi consiste leur hypocrisie : ils chargent de lourds fardeaux les épaules des gens, tandis qu’eux-mêmes ne portent que des vêtements d’honneur ; c’est-à-dire : ils imposent aux croyants une observance scrupuleuse de toutes les prescriptions des Écritures – augmentées de celles de leurs propres Traditions – mais eux-mêmes sont trop préoccupés de leur gloire, pour mettre en pratique ce qu’ils exigent des autres.

  • Qui ne reconnaît dans cette description le comportement de l’homme psychique et charnel, prompt à appliquer la Loi à son prochain, à juger les transgresseurs, à reprocher à son frère la paille qui encombre son œil ; prompt à tirer vanité de son discernement et de sa justice, mais inconscient de la poutre qui l’aveugle et de l’orgueil qui l’étouffe ?

    A cette attitude Jésus oppose le comportement que devrait adopter le disciple, comportement qui caractérise l’homme nouveau, « né d’eau et d’Esprit ».

    Cette deuxième partie de la péricope, introduite par l’incise « pour vous », présente une structure en forme de chiasme : il est question d’un Rabbi, puis du Père, puis à nouveau d’un Maître. De cette façon, le verset central, qui traite de la paternité divine, est mis en évidence entre deux versets abordant le thème du rôle de l’enseignant.

    Commençons donc par le « cœur » de notre passage : « Vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux ». Dès lors : ne vous laissez pas aliéner de votre liberté filiale en écoutant d’autres paroles que celles de Celui qui vous engendre à la vraie vie.

    Ces discours frelatés viennent précisément de ces soi-disant « rabbi » dont il a été question dans la première partie et que nous pourrions être tentés d’imiter en réclamant comme eux le titre de « Maître ». Le seul autorisé à enseigner est le Christ ; lui qui est à la fois la Parole du Père et son exégète. Or celui qui est incontestablement « le plus grand parmi nous », s’est fait « notre serviteur », nous enseignant par là la logique du Royaume : « Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé ».

    Ce verset conclusif apparaît comme la clé qui nous permet de discerner ce qui en nous appartient encore au monde ancien et ce qui relève déjà du Royaume. Tout ce qui tend à s’élever dans un mouvement de superbe, trahit l’homme ancien ; tandis que l’abaissement humble et sincère dans la conscience que tout nous est donné par pure grâce, révèle l’action de l’Esprit dans nos vies.

    Que la Vierge Marie, nous aide dans le dur labeur de la conversion, afin que nous puissions avec elle « exulter de joie en Dieu notre Sauveur, car il s’est penché sur la bassesse de son humble servante »

    Abbé Philippe Link - Merci!

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  •  Jean-Paul II nous appelle à avoir toujours présent dans notre esprit la dette que nous avons acquise envers Dieu: «Il faut que l'homme rende honneur à son Créateur en faisant offrande, par une action de grâce et de louange, tout ce qu'il a reçu de Lui. L'homme ne peut pas oublier le sens de cette dette, dont lui seul, parmi toutes les réalités terrestres, peut la reconnaître».

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  • Bonne journée!

  • Jean-Yves

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jeudi 20 août 2020

«Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement?» / (329,288)

Bonjour!

Vendredi 21 août 2020

 La Pocatière - Au bord de l'eau...

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Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

(Mt 22,34-40): Les pharisiens, apprenant qu'il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l'épreuve: «Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement?». Jésus lui répondit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu'il y a dans l'Écriture -dans la Loi et les Prophètes- dépend de ces deux commandements».

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Commentaire...

L’évangéliste ne laisse planer aucun doute : les interlocuteurs de Jésus ne cherchent pas à s’instruire, mais veulent « le mettre à l’épreuve ». Or l’examinateur est plus grand que l’examiné, le professeur plus savant que l’étudiant. L’apostrophe « Maître » cache mal le refus de l’autorité du Seigneur, qu’ils prétendent éprouver afin de pouvoir contester sa prétention à enseigner.

Jésus a bien sûr flairé le piège ; pourtant il répond très simplement à la question qui lui est posée, car elle est l’occasion de ramener ses interlocuteurs à l’essentiel. L’interrogation porte non pas sur le plus grand des commandements, mais sur « le grand commandement », c’est-à-dire celui qui s’impose de manière absolue. Jésus rassemble Dt 6, 5 et Lv 19, 18 en un seul précepte qui s’impose inconditionnellement. Le second qui a trait à l’amour du prochain n’est pas secondaire : il est « semblable » au premier en dignité et en importance ; il en est inséparable et est tout aussi absolu que lui.

« Tu aimeras » : le futur vaut bien sûr pour un impératif ; mais en même temps, il ouvre sur un avenir. Aimer s’inscrit pour nous dans la durée ; c’est un chemin sur lequel nous pourrons toujours progresser. L’important est de ne pas nous arrêter. L’amour est vie, croissance, sans quoi il s’étiole et meurt. C’est pourquoi l’amour vrai est éternellement jeune, de la jeunesse de l’Esprit Saint.

Cet amour vivant, cet amour qui constitue l’essence même de la vie authentique, est appelé à prendre pour objet à la fois et inséparablement Dieu et le prochain. Il s’agit d’un seul et même amour, mais selon deux modalités distinctes.

Le paradoxe réside dans le fait que la première modalité – à savoir l’amour de Dieu – mobilise toute la personne, dans toutes ses dimensions, et de manière absolue : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit ». Jésus bat le rappel de toutes nos facultés pour les recentrer sur l’unique nécessaire ; et par le fait même, il nous unifie, nous intègre, nous sauve de l’éparpillement dans la multiplicité des affections et des désirs. Seul l’Unique peut nous unifier ; seul l’Unique peut exiger de nous cette priorité absolue et ce don sans partage. Mais précisément, que nous reste-t-il alors à offrir au prochain qui sollicite également notre amour, s’il ne nous reste plus rien ?

La réponse paradoxale à laquelle Jésus veut nous conduire ne serait-elle pas que la charité consiste précisément à offrir ce « rien » ? Non pas « à ne rien offrir », mais « à offrir ce rien » qui nous reste lorsque nous avons tout donné à Dieu.

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » : il ne s’agit surtout pas d’insister sur le « même », ce qui reviendrait à s’aimer dans l’autre réduit à l’identique de soi ; la charité n’a rien à voir avec une telle caricature de l’amour. Jésus ne nous dit pas non plus d’aimer notre prochain dans la mesure où nous nous aimons nous-mêmes ; ce qui entraînerait comme conséquence immédiate le devoir de développer l’amour de soi, puisqu’il serait la mesure de l’amour du prochain. Cette interprétation, souvent répétée, ne correspond probablement pas à l’intention du Seigneur.

L’expression : « aimer son prochain comme soi-même » ne signifierait-elle pas plutôt l’aimer dans cette pauvreté radicale de celui qui n’a rien à offrir, sinon ce « rien », dans lequel il est néanmoins disposés à accueillir l’autre.

N’est-ce d’ailleurs pas l’unique manière d’aimer, qui respecte vraiment le prochain ? C’est-à-dire qui ne lui impose rien, ne le manipule pas, mais lui laisse la libre initiative de disposer de l’espace que je lui offre dans mon cœur pour qu’il puisse y faire sa demeure.

Bien sûr cette demeure serait bien pauvre si elle était simplement inoccupée. Vidée de soi, elle a cependant été investie par Celui que nous avons aimé en premier, c’est-à-dire à qui nous nous sommes offerts en premier : l’Unique, l’Époux de nos âmes, le Seigneur lui-même. Aussi est-ce lui que notre prochain y trouvera, dans la mesure même de l’exclusivité de notre amour de Dieu.

Abbé Philippe Link - Merci!

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«Retournez-vous, voici l'Esprit

Du Seigneur, au vent de la nuit

Qui passe au-monde;

Accueillez-le, ne craignez rien;

À la croisée de vos chemins,

Laissez-vous couvrir de son ombre.»

(Hymne - Liturgie des heures - Ce matin)

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«L'Esprit n'habite plus un Temple de pierre, mais l'homme. Toute la démarche de foi consiste à découvrir Dieu dans l'homme. Lorsque cela se produit, on est en plein Évangile, on atteint le cœur de la foi. Nul lieu au monde n'est plus sacré que le visage de l'homme.»

(Henri Boulad, s.j.)

«Vous êtes le Temple de l'Esprit.» (Saint Paul)

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«L'engagement au service de l'homme, c'est l'Évangile vécu, au delà de toute pratique, de tout culte, de toute cérémonie.»

(Henri Boulad, s.j.)

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Bonne journée!

Jean-Yves