mercredi 23 décembre 2020

Le soleil levant nous visitera. / Messes de Noël: voir au niveau de vos Unités missionnaires ou sur le site du Diocèse de Sainte-Anne... (340,627)

Bonjour!

Jeudi 24 décembre 2020


Il viendra cette nuit...

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Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

Le soleil levant nous visitera (Lc 1, 67-79)

Alléluia, Alléluia.
Viens, Soleil levant,
splendeur de justice et lumière éternelle !
Illumine ceux qui habitent les ténèbres
et l’ombre de la mort.
Alléluia.
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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc


En ce temps-là,
à la naissance de Jean Baptiste,
Zacharie, son père, fut rempli d’Esprit Saint
et prononça ces paroles prophétiques :
« Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël,
qui visite et rachète son peuple.
Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,
comme il l’avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :
salut qui nous arrache à l’ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,
amour qu’il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte ;
serment juré à notre père Abraham
de nous rendre sans crainte,
afin que, délivrés de la main des ennemis,
nous le servions dans la justice et la sainteté,
en sa présence, tout au long de nos jours.

Toi aussi, petit enfant, tu seras appelé
prophète du Très-Haut ;
tu marcheras devant, à la face du Seigneur,
et tu prépareras ses chemins,
pour donner à son peuple de connaître le salut
par la rémission de ses péchés,
grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu,
quand nous visite l’astre d’en haut,
pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres
et l’ombre de la mort,
pour conduire nos pas
au chemin de la paix. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Le « Benedictus » de Zacharie, tout comme le « Magnificat » de Marie sont des hymnes tissés de citations bibliques explicites et implicites. À travers ces chants d’action de grâce, l’Esprit Saint nous enseigne comment lire l’histoire avec un regard de foi. La louange qui monte du cœur et des lèvres de Zacharie est à la fois bénédiction pour le passé, et prophétie pour le futur ; par le fait même, elle articule l’Ancien et le Nouveau Testament, l’annonce et la réalisation.

L’Église a intégré cet hymne dans sa prière matinale, pour célébrer le lever du jour qui ne finira pas, le jour de la « visite de l’astre d’en haut, qui est apparu à ceux qui demeuraient dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort ». Jour où le Très-Haut a « montré à son peuple sa miséricorde » en « accomplissant son salut ».

Cette intelligence spirituelle des événements du salut n’est cependant possible que sur l’horizon de la première Alliance : la prophétie est reconnaissance et compréhension de la personne de Jésus comme Seigneur et Sauveur à partir d’une relecture, à la lumière de l’Esprit Saint, des promesses de la première Alliance. Dieu en effet s’était engagé par serment avec Abraham ; il avait promis à David de lui donner « un successeur » dont « il rendrait stable la royauté » : « Je serai pour lui un père, il sera pour moi un fils. Sa maison et sa royauté subsisteront à jamais, son trône sera stable pour toujours » (1ère lect.).

C’est ce Roi de gloire que l’Eglise attend désormais avec impatience : « Seigneur Jésus ne tarde plus : que ta venue réconforte et relève ceux qui ont foi dans ton amour » (Or. ouv.).

Mais devant la grandeur de l’événement, comment ne pas être saisi de crainte ? Comment pourrions-nous voir Dieu et vivre ? Aussi avons-nous besoin de réentendre la seconde partie de l’hymne de Zacharie : après avoir fait mémoire des promesses, le père de Jean-Baptiste, « rempli de l’Esprit Saint » nous rassure par des « paroles prophétiques ». Sois sans crainte petit troupeau : c’est le Dieu de tendresse qui vient te visiter. Il sera le Bon Berger qui rassemble les brebis dispersées de son Père « pour les guider sur le chemin de la paix ». C’est lui-même qui nous rendra dignes de nous tenir en sa présence en nous pardonnant tous nos péchés. C’est ainsi que nous pourrons « célébrer sans crainte notre culte devant lui, dans la piété et la justice, tout au long de nos jours ».

Que le Seigneur prépare lui-même nos cœurs à « accueillir dans la joie le présent de son Royaume »


Abbé Philippe Link - Merci!

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«Viens vite, ô toi, l'au-delà de la nuit, allumer une étoile haute 

dans le ciel bas des hommes.»

(Bertrand Révillion)

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Messes de Noël...

Nous sommes en zone rouge; aussi il est important 

de consulter les sites des Unités missionnaires du diocèse 

ou  le site du Diocèse de Sainte-Anne pour savoir 

quand il y aura une messe dans votre paroisse.

À La Pocatière la messe sera célébrée par notre évêque, 

 Mgr Pierre Goudreault, 

(maximum de 25 personnes), 

mais transmise sur la page Facebook du diocèse

 et à la radio.  CHOX-FM - 97,5

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«Terre nouvelle, monde nouveau:

Pour sauver son peuple, Dieu va venir.

Paix sue la terre, ciel parmi nous:

Il faut préparer la route au Seigneur.

Il faut préparer la route au Seigneur.»

(Hymne de l'Avent - Liturgie des heures)

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Bonne journée!

Jean-Yves


mardi 22 décembre 2020

Naissance de Jean Baptiste / (340,534)

Bonjour!

Mercredi 23 décembre 2020

Vous pouvez agrandir les photos en cliquant dessus...

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

Naissance de Jean Baptiste (Lc 1, 57-66)

Alléluia, Alléluia.
Viens, Espérance des nations,
Sauveur de tous les peuples !
Viens sauver ce qui était perdu.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter,
elle mit au monde un fils.
    Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur
lui avait montré la grandeur de sa miséricorde,
et ils se réjouissaient avec elle.
    Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant.
Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père.
    Mais sa mère prit la parole et déclara :
« Non, il s’appellera Jean. »
    On lui dit :
« Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
    On demandait par signes au père
comment il voulait l’appeler.
    Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit :
« Jean est son nom. »
Et tout le monde en fut étonné.
    À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia :
il parlait et il bénissait Dieu.
    La crainte saisit alors tous les gens du voisinage
et, dans toute la région montagneuse de Judée,
on racontait tous ces événements.
    Tous ceux qui les apprenaient
les conservaient dans leur cœur et disaient :
« Que sera donc cet enfant ? »
En effet, la main du Seigneur était avec lui.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Non, il s’appellera Jean » (Lc 1, 60). Jean et non pas Zacharie. Le nom de Zacharie vient d’un terme hébreu qui signifie la mémoire, le mémorial, auquel a été attaché le Nom de Dieu. Zacharie signifie donc « Dieu s’est souvenu ». Dieu s’est souvenu de son peuple, de son Alliance, de son Amour.

Mais l’enfant qui vient de naître, s’il est bien fils de Zacharie, don de Dieu qui se souvient de son amour, porte cependant un nom nouveau : Iohannan, qui signifie « Dieu fait grâce » ou encore « grâce de Dieu ». C’est le nom de Jean-Baptiste, et c’est donc sa vocation, une vocation qui manifeste la toute nouveauté de l’initiative de Dieu. Dieu se souvient et ce souvenir le conduit à faire grâce. La vie même de Jean Baptiste annonce la nouveauté de la grâce. Elle oriente notre regard vers le Salut qui vient, vers le Messie.

Avec Jean-Baptiste « sonnent les cloches » qui annoncent que Dieu fait grâce et que cette grâce est toute entière dans la personne du Messie Jésus !

« Et soudain viendra dans son Temple Celui que vous cherchez, – écrit le prophète Malachie – le messager de l’Alliance que vous désirez » (Ml 3, 1). La naissance de Jean nous dit aujourd’hui que la naissance du Sauveur est imminente. D’un instant à l’autre, Dieu Lui-même va entrer dans le temple, le temple de notre humanité, et il va nous offrir l’alliance, et ce sera une grâce toute nouvelle.

Mais Malachie en nous annonçant dans ce texte la venue du précurseur puis celle du Seigneur est loin de nous bercer d’illusions ! Son oracle prophétique s’adresse à des prêtres infidèles et trompeurs, à qui il annonce que cette venue de Dieu sera semblable à un feu qui brûlera toutes impuretés. « Il purifiera les fils de Lévi et les affinera comme or et argent. Ainsi pourront-ils, aux yeux du Seigneur, présenter l’offrande en toute justice » (Ma 3,3).

Alors quelle est donc l’heure que sonne la présence de Jean : celle de la grâce ou celle du feu ?

Elle est celle de la grâce parce qu’elle est celle du feu.

La bouleversante humilité de Dieu qui vient se déployer de la crèche à la croix, des langes de Bethléem aux linges du sépulcre est un véritable feu.

Nul ne peut s’en approcher sans que toute forme de peur ou d’orgueil en soit consumé.

Un feu d’Amour, un « soleil de justice qui brillera avec la guérison dans ses rayons » (Ma 3, 20). Que Dieu vienne à nous dans la fragilité d’un enfant voilà qui nous désarçonne et qui consume toutes nos images d’un dieu qui aurait la puissance d’un général ou d’un magicien. La fragilité de Dieu désarme toute peur.

Nous approchons de la crèche en entrant dans un monde d’humilité, de pauvreté, de faiblesse et même de nuit.

Ainsi, comme on doit s’habituer à l’obscurité quand on quitte des lumières éblouissantes, ainsi nous faut-il d’ici à Noël nous défaire de ce qui brille, de ce qui éblouit, du clinquant et du brillant pour habituer le regard de notre cœur à bien distinguer ce qui se passe là où toute la lumière est intérieure. Car à Noël, tout comme en l’Eucharistie, tout est intérieur, le feu y est intérieur. Tout y est présence, et tout y est don.


Abbé Philippe Link - Merci!

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Ma crèche haïtienne.

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«Je bénirai le Seigneur en tout temps...

Sa louange  sans cesse à mes lèvres...»

(Ps 33)

Bénir c'est dire du bien... Dire du bien donne un visage rayonnant...


Et à partir de La Victoire de l'Amour de ce matin:

- Le nom de l'enfant... Il s'appellera Jean....

- Un nom, c'est pour la vie habituellement...

Comment t'appelles-tu?

Ton nom vient de tes parents; ils y ont pensé peut-être longtemps..

Dieu te connaît par ton nom depuis le ventre de ta maman....

Tous nos noms sont inscrits dans la main de Dieu...


Nous sommes bouleversés...

Laisse-toi bouleverser par quelque chose 

en ce Noël si particulier...

Ça peut être la crèche...

La Vierge... Joseph...

 Les bergers... Les anges... L'étoile de Noël...

La nuit... La paix... Les chants... 

Une lumière... L'Enfant-Dieu sur la paille...

Par quoi es-tu bouleversé?

Là est ta joie peut-être...

C'est Noël qui vient dans ton cœur; laisse-toi bouleverser...

Laisse-toi aimer...

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Bonne journée!

Jean-Yves 

« Le Puissant fit pour moi des merveilles » / (340,461)

 Note: Nous avons eu plus de 235 visites sur ce site hier. Merci de faire connaître la Parole de Dieu. C'est une mission pour moi. 

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Bonjour!

Mardi 22 décembre 2020


Voici la Parole e Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Le Puissant fit pour moi des merveilles » (Lc 1, 46-56)

Alléluia, Alléluia.
Viens, Roi de l’univers, pierre angulaire de l’Église !
À l’homme que tu as pétri de la terre
viens apporter le salut.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

  En ce temps-là,
Marie rendit grâce au Seigneur
    en disant :
« Mon âme exalte le Seigneur,
            exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !         
    Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
    Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
    Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
    Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.
    Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
    Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
    Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour
    de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »

    Marie resta avec Élisabeth environ trois mois,
puis elle s’en retourna chez elle.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

(C'est un peu long mais il faut la peine de le lire...)

À quelques heures de la Nativité du Christ, le chant d’action de grâce de Marie prend des résonances toutes particulières.

Nouvelle Ève, elle parle d’abord au nom de tous les hommes. Elle se fait le porte-parole de la longue suite millénaire dont la généalogie de Luc, si humaine et si universelle, nous rappelle l’attente depuis les origines (Lc 3,13-38).

Fille d’Israël, Marie parle ensuite au nom de tout le peuple de Dieu. Elle se fait porte-parole de la longue suite séculaire dont la généalogie de Matthieu, avec la mention de tous les ancêtres du Christ, se fait aussi l’écho.

Porteuse de celui qui porte tout, Marie parle au nom de Zacharie, témoin, dans ses vieux jours, témoin de ce dernier petit reste de l’espérance du sacerdoce, encore fidèle au poste. 
Les temps sont accomplis. On est à l’avant-dernière heure. Zacharie peut rester muet. Bientôt c’est le Verbe qui va parler. 
Le nom de Jean est donné, disant la gratuité du don de Dieu. 
Marie aujourd’hui célèbre déjà, dans l’offrande du fruit de ses entrailles, le Christ Souverain Prêtre compatissant et rédempteur (He 2,17) dont la miséricorde s’étend d’âge en âge
 sur ceux qui le craignent (Lc 1,50).

Elle parle au nom d’Élisabeth, dernier témoin dans sa vieillesse et sa stérilité de ce peuple élu, usé par son attente humaine et ses infidélités à Dieu. Car aujourd’hui l’espérance d’Ève et le rire de Sarah ; les soupirs de Rébecca, les larmes de Rachel, les rêves de Ruth ; les prières d’Anne offrant déjà avec son fils Samuel 
les prémices du pain et du vin ; les cris de Judith, les peurs d’Esther
et les insomnies de la Sulamite, cherchant partout le bien-aimé dans les rues de la ville, trouvent enfin leur point d’achèvement. La nouvelle alliance salue l’ancienne. 
Au signe que porte Élisabeth se joint le témoignage de Marie. 
Et la bonne nouvelle reçue devient déjà la bonne nouvelle annoncée : Élisabeth a exulté. Marie, elle, peut exalter le Très-Haut
 dont elle porte en elle le Fils très saint (Lc 1,35). Dans la joie et l’humilité, pleine de charité, elle peut chanter : «
Mon âme exalte le Seigneur...». 
Il s’est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Au nom de Joseph, elle peut rendre grâce. 
Lui qui a été tourmenté dans son cœur à cause d’elle, lui qui a été bouleversé dans son âme comme elle, lui qui a été déchiré dans son esprit tout près d’elle, il a fini par accepter le plus grand amour, la plus haute justice et la foi impossible. Mais rien n’est impossible à Dieu. Il est bien le père de Jésus, puisqu’il lui donnera son nom (Mt 1,21-25). 
Il est bien son époux à elle puisqu’il consent, comme elle, à la pleine volonté du Père par quoi se donne
 toute vraie filiation (Ep 3,14-15). 
Il pourra librement grandir en taille, en sagesse et en grâce, devant Dieu et devant les hommes, ce Jésus, le fils du charpentier (Mc 6,3 ; Jn 6,42) et le fils de Marie qui loua le Père du ciel en disant : 
Le Puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom (Lc 1,49).

C’est ainsi que Marie a rendu grâce et tressailli de joie 
à l’aurore des temps nouveaux. Laissons-la donc porter
 notre supplication et notre action de grâce
 puisqu’elle est notre mère, la première rachetée ; et qu’elle a trouvé grâce aux yeux de Dieu (Lc 1,30). 
Celui qui déploie la force de son bras 
et disperse les superbes, Il renverse les puissants de leur trône, 
Il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides (Lc 1,51-53). Il est la Parole. Il est la Lumière. Il est la Vie. 
Nous allons bientôt pouvoir entendre son Verbe. Nous allons bientôt pouvoir marcher à sa Lumière (Jn 12,35-36). 
Nous allons goûter à sa Vie, en recevant tous de sa Plénitude (Jn 1,16).

Il nous suffit pour l’heure de retenir nos voix ; d’avancer encore un peu dans l’ombre, en espérant la Vie éternelle promise. 
Marie, aujourd’hui, chante en notre nom à tous, depuis Adam jusqu’à Zacharie, avec Abraham, David, Élisabeth et Joseph, toutes les saintes femmes, tous les sages, tous les prophètes, tous les prêtres, tous les rois et tout le peuple des anawim. Elle chante, avec tous ceux et celles qui la précèdent, le Cantique que chaque jour reprendront 
tous ceux et celles qui la suivent, d’âge en âge (Lc 1,50). Redisant avec elle : Maranatha ! à Celui qui est déjà venu et qui revient. Ceux et celles qui, avec elle et pour elle, chaque soir, comme nous-mêmes ce soir encore, redisent à Dieu : Magnificat ! Le Seigneur fit pour nous des merveilles ; saint est son nom !


Abbé Philippe Link - Merci!

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«La Parole de Dieu,

 elle a le pouvoir de nous dévoiler l'invisible, 

c'est-à-dire l'essentiel dans nos vies.»

(Olivier de Germay, archevêque de Lyon)

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Bonne journée!

Jean-Yves 


dimanche 20 décembre 2020

« D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » / Un ange?... / (340,237)

 Bonjour!

Lundi 21 décembre 2020



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1, 39-45)

Alléluia, Alléluia.
Viens, Emmanuel,
notre Législateur et notre Roi !
Sauve-nous, Seigneur notre Dieu.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ces jours-là,
Marie se mit en route et se rendit avec empressement
vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
    Elle entra dans la maison de Zacharie
et salua Élisabeth.
    Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie,
l’enfant tressaillit en elle.
Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,
    et s’écria d’une voix forte :
« Tu es bénie entre toutes les femmes,
et le fruit de tes entrailles est béni.
    D’où m’est-il donné
que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
    Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles,
l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.
    Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles
qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

L’évangile de ce jour nous rapporte la visitation de Marie à sa cousine Elisabeth. A travers Elisabeth, nous pouvons discerner l’image de l’humanité stérile à cause du péché, incapable de porter un fruit de vie.

Mais voilà, Dieu n’a pas voulu laisser ainsi son épouse infidèle. Il est venu à sa rencontre pour la sauver et la rendre à nouveau capable de porter la vie. Après un temps de délaissement, son Bien-Aimé est venu jusqu’à elle. Il a escaladé les montagnes, il a franchi les collines, il a bravé tous les obstacles que par notre péché nous avions dressés entre lui et nous. Il a accouru comme la gazelle, comme le petit d’une biche, empressé de nous sauver (Cf. 1ère lecture).

Marie, qui la première a été rejointe par lui, a reçu la mission de le porter aux hommes et aux femmes marqués par le péché originel et souffrants de ses conséquences. Avec elle et en elle, notre Seigneur a porté la joie et l’allégresse du Salut.

C’est bien ce qui transparaît dans l’épisode de la visitation de Marie à sa cousine. La paix et la joie rayonnent de cet évangile. A travers la salutation de Marie, c’est le Verbe de Dieu qu’elle porte en elle qui s’adresse à Elisabeth. L’action sanctifiante de la Parole divine est alors immédiate : « l’enfant tressaillit en elle », nous rapporte saint Luc. On pourrait aussi traduire : « l’enfant bondit d’exaltation ».

Cet enfant, qui est-il ? Jean-Baptiste, bien sûr, qui jubile devant la venue de celui à qui il prépare la route… Mais ne peut-on pas aussi l’interpréter de façon plus large comme la dimension spirituelle présente en tout homme, qui endormie à cause du péché, se voit ici réveillée. Avant même de naître, le Fils de Dieu communique sa vie à celui qui vit dans l’espérance de l’accomplissement de la promesse divine de salut.

Le temps de l’Avent nous est donné précisément pour raviver en nous la flamme de cette espérance. Serons-nous encore émerveillés comme Elisabeth par cette visite que le Verbe de Dieu veut nous rendre en sa Mère, par cet abaissement où l’incompréhensible de Dieu se fait connaître, où l’Ineffable divin se laisse saisir ? Tressaillirons-nous d’allégresse au son des paroles de salut que notre Seigneur nous adresse par la voix de Marie et de l’Eglise ?

Derrière cette jeune femme qui se rend chez sa cousine, c’est bien le Verbe de Dieu qui vient à la rencontre de son précurseur, et en le consacrant et le sanctifiant par l’Esprit prépare ses visites au sein de la Nouvelle Alliance. Aujourd’hui encore, Dieu vient jusqu’à nous en Marie. Sans aucun mérite de notre part, il vient nous sauver et nous donner part à sa divinité et à son éternelle sainteté.

Avec Marie, dans l’humilité, glorifions Dieu pour cette merveille. Car il faut être humble, littéralement « pauvre » pour reconnaître dans la banalité d’un tel événement la réalisation d’un si grand mystère. Rappelons-nous ces paroles de Jésus lui-même exprimées dans un tressaillement de joie dans l’Esprit Saint : « Je te bénis Père d’avoir caché cela aux sages et aux savants et de l’avoir révélés aux humbles » (Mt 11, 25).

Seigneur, en ce jour, nous invoquons sur nous ton nom qui est saint. En lui, notre esprit exulte et notre âme est en fête, car il est le seul nom qui nous sauve : Yeshua, Dieu Sauveur. Père, nous t’offrons ce tressaillement de joie en réponse au don de ton salut en celui qui vient nous sauver, ton Fils unique, Jésus Christ, notre Seigneur !


Abbé Philippe Link - Merci!

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Un ange? un archange?...



Que sont les anges?

Des créatures célestes crées par Dieu...

Que font-ils?

Ce sont des adorateurs de Dieu qui sont continuellement en sa présence... 

Ils contemplent Dieu.

Ce sont aussi des serviteurs... 

Ils servent Dieu et nous aident (nos anges gardiens)...


Ce sont aussi des messagers de Dieu comme l'ange Gabriel...

Ce sont des compagnons de routes pour chacun de nous:

 nos anges gardiens et des ambassadeurs de Dieu, 

des défenseurs auprès de nous (saint Michel)...





Nous pouvons les prier: la prière à l'ange gardien...

Les anges servent à la réalisation du dessein de Dieu.

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Bonne journée!

Jean-Yves 


samedi 19 décembre 2020

« Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils » / (340,149)

 Bonjour!

Dimanche 20 décembre 2020



4e dimanche de l'Avent

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«Es-tu celui qui doit venir

et qui vient chaque jour

libérer notre souffle

au passage du tien?»

(Hymne - Temps de l'avent)

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Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...

ÉVANGILE

« Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils » (Lc 1, 26-38)

Alléluia. Alléluia.
Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole.
Alléluia. (Lc 1, 38)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc


En ce temps-là,
l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge,
accordée en mariage à un homme de la maison de David,
appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit :
« L’Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut
te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole. »

Alors l’ange la quitta.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La promesse faite au roi David (1ère lecture), ce mystère caché depuis toujours (2ème lecture), vont s’accomplir, se dévoiler, venir à la lumière dans l’annonce faite à Marie. Dieu ne voulait pas un temple de cèdre.
 Dieu voulait habiter en l’homme.
Tous les rois descendants de David préfiguraient le Christ, celui en qui habite corporellement la plénitude de la divinité (Col 2,9).
Et Jésus qui va naître est homme et Dieu. (Celui qui doit venir...)

Et pour bâtir cette demeure humaine digne de sa divinité, Dieu a choisi Marie. Marie la toute pure préservée par grâce du péché originel, Marie toute disponible puisqu’elle ne connaît pas d’homme, Marie, vierge en son corps et son âme. 
Son nom est « comblée de grâce ».
 Elle la sent en elle cette grâce qui la fait rejoindre Dieu au-delà de tout ce qu’elle peut concevoir et comprendre.
 Ce n’est pas seulement dans son corps que l’Esprit Saint a agi en elle pour qu’elle enfante le Fils de Dieu. 
C’est dans son âme !
 Pour en faire une âme de Mère de Dieu.
Que serait sa maternité si elle n’était que physique, charnelle ?
 Et cela est vrai déjà pour une maternité simplement, mais vraiment, humaine. Mais ici, l’enfant qu’il faut aimer de toute son âme est le Fils de Dieu ! 
Comment ne pas penser à l’invasion de son être, de son âme, par la présence de Dieu ?
 Comment ne pas penser à une grâce qui la fait participer à l’amour dont le Père aime le Fils? 
Pendant de longs mois, Marie va tisser en son sein l’Enfant de la promesse faite à David. 
Dans son Magnificat, elle se fera le chantre de ce mystère d’amour caché par Dieu et qui se révèle. Elle aime maternellement Celui qui va mourir d’amour pour sauver tous les hommes.

Ce récit de l’Annonciation se prolonge dans chacune de nos vies. En nos cœurs, Dieu a déposé une promesse de vie, de paix, de joie.
 Cette promesse s’accomplit au jour le jour en laissant naître en nous le Christ.
 Jésus l’a dit, nous pouvons devenir sa mère en écoutant sa parole et en la mettant en pratique. 
Dieu veut planter sa tente en nous.
 Il veut faire de nous son Temple Saint. 
Quoiqu’il arrive dans nos vies, par delà les épreuves, les ruptures et les échecs, Dieu est fidèle, il tient sa promesse de demeurer en nous jusqu’à la fin du monde.
 À qui sait le voir, à qui sait regarder, Dieu nous révèle à l’intérieur de nous-mêmes son mystère d’amour.
 Il nous dit à chacun, dans le secret de notre cœur : « Tu as du prix à mes yeux et moi, je t’aime ». 
Nous sommes tous des êtres de grâce, c’est-à-dire des hommes, des femmes graciés, à qui l’on a fait miséricorde. Nous sommes des êtres de grâce, car demeure en nous l’auteur de la grâce.

Seigneur, tu es un Dieu fidèle qui ne déçoit pas notre attente.
 Ce que tu as promis, tu le réalises en nos vies.
 Tes dons et ton appel, tu ne les reprends pas.
 Déploie ta grâce en nos cœurs.
 Donne-nous, comme Marie, d’être des serviteurs de ton dessein d’amour pour les hommes. « Que se passe pour nous selon ta parole ».


Abbé Philippe Link - Merci!

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«Diacre: serviteur de l'annonce de la Bonne Nouvelle.»

(Mgr Pascal Roland)

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«Reconnaître notre vocation, c'est laisser Dieu révéler 

que nous avons du prix à ses yeux. 

Son appel nous fait devenir pleinement ce que nous sommes.»

(Georges Soubrier)

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Bonne journée!

Jean-Yves

vendredi 18 décembre 2020

L'ange Gabriel annonce la naissance de Jean le Baptiste. / Ce sera Noël plus que jamais... / (340,053)

 Bonjour!

Samedi 19 décembre 2020



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

L'ange Gabriel annonce la naissance de Jean le Baptiste (Lc 1, 5-25)

Alléluia, Alléluia.
Viens, Rameau de Jessé,
étendard dressé à la face des nations !
Délivre-nous, ne tarde plus.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Il y avait, au temps d’Hérode le Grand, roi de Judée,
un prêtre du groupe d’Abia, nommé Zacharie.
Sa femme aussi était descendante d’Aaron ;
elle s’appelait Élisabeth.
    Ils étaient l’un et l’autre des justes devant Dieu :
ils suivaient tous les commandements et les préceptes du Seigneur
de façon irréprochable.
    Ils n’avaient pas d’enfant, car Élisabeth était stérile
et, de plus, ils étaient l’un et l’autre avancés en âge.

    Or, tandis que Zacharie,
durant la période attribuée aux prêtres de son groupe,
assurait le service du culte devant Dieu,
    il fut désigné par le sort, suivant l’usage des prêtres,
pour aller offrir l’encens dans le sanctuaire du Seigneur.
    Toute la multitude du peuple était en prière au dehors
à l’heure de l’offrande de l’encens.
    L’ange du Seigneur lui apparut,
debout à droite de l’autel de l’encens.
    À sa vue, Zacharie fut bouleversé
et la crainte le saisit.
    L’ange lui dit :
« Sois sans crainte, Zacharie,
car ta supplication a été exaucée :
ta femme Élisabeth mettra au monde pour toi un fils,
et tu lui donneras le nom de Jean.
    Tu seras dans la joie et l’allégresse,
et beaucoup se réjouiront de sa naissance,
    car il sera grand devant le Seigneur.
Il ne boira pas de vin ni de boisson forte,
et il sera rempli d’Esprit Saint dès le ventre de sa mère ;
    il fera revenir de nombreux fils d’Israël
au Seigneur leur Dieu ;
    il marchera devant, en présence du Seigneur,
avec l’esprit et la puissance du prophète Élie,
pour faire revenir le cœur des pères vers leurs enfants,
ramener les rebelles à la sagesse des justes,
et préparer au Seigneur un peuple bien disposé. »
    Alors Zacharie dit à l’ange :
« Comment vais-je savoir que cela arrivera ?
Moi, en effet, je suis un vieillard
et ma femme est avancée en âge. »
    L’ange lui répondit :
« Je suis Gabriel
et je me tiens en présence de Dieu.
J’ai été envoyé pour te parler
et pour t’annoncer cette bonne nouvelle.
    Mais voici que tu seras réduit au silence
et, jusqu’au jour où cela se réalisera,
tu ne pourras plus parler,
parce que tu n’as pas cru à mes paroles ;
celles-ci s’accompliront en leur temps. »

    Le peuple attendait Zacharie
et s’étonnait qu’il s’attarde dans le sanctuaire.
    Quand il sortit, il ne pouvait pas leur parler,
et ils comprirent que, dans le sanctuaire, il avait eu une vision.
Il leur faisait des signes et restait muet.
    Lorsqu’il eut achevé son temps de service liturgique,
il repartit chez lui.
    Quelque temps plus tard, sa femme Élisabeth conçut un enfant.
Pendant cinq mois, elle garda le secret.
Elle se disait :
    « Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi,
en ces jours où il a posé son regard pour effacer
ce qui était ma honte devant les hommes. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Zacharie renvoie poliment le bel Ange à l’incohérence de son discours. La réponse du Messager ne se fait pas attendre : « Puisque ton cœur n’accueille pas dans la foi le message de grâce que je t’apporte de la part de Dieu, tes lèvres se tairont afin de t’éviter de débiter des considérations humaines sur une intervention divine qui sera authentifiée par son fruit. Le jour où se réalisera l’événement que je suis chargé de t’annoncer, ta bouche s’ouvrira pour proclamer les louanges de celui à qui rien n’est impossible » (cf. Lc 1, 37).

Zacharie était prêtre du Très-Haut, officiant dans le temple en présence du Seigneur, et pourtant il est pris en défaut au niveau de sa foi en la réalisation de la promesse divine. On peut être un homme irréprochable au niveau religieux, et être pourtant mal-croyant. Cette mise en garde vaut aussi bien sûr pour nous : nous croyons certes que Jésus est ressuscité des morts et qu’il est vivant pour les siècles ; mais lorsqu’il s’agit d’intégrer ce mystère dans nos vies, nous hésitons. Comme Marthe parlant de son frère Lazare, nous disons : « Je sais qu’il ressuscitera au dernier jour » (Jn 11, 24). Nous renvoyons à un lointain avenir l’espérance de notre participation à la résurrection de Notre-Seigneur. Pourtant Jésus répond clairement : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais » (Jn 11, 26). C’est au présent que le Seigneur se donne à chacun de nous, c’est ici et maintenant qu’il me donne de vivre de sa vie en me communiquant son Esprit : « Croyons-nous cela ? » (Ibid.). Peut-être répondons-nous comme Zacharie : « “Comment vais-je savoir que cela arrivera ?” “Moi je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère. Et tu voudrais au fond de moi la vérité ? Dans le secret tu m’apprendrais la sagesse ?”(Ps 50, 8) »

Si nous résistons secrètement à l’Esprit, ne nous étonnons pas que notre bouche demeure muette, que nous soyons incapables de proclamer la Bonne Nouvelle et les louanges de Dieu…

« Par le signe merveilleux de la Vierge qui enfante, tu as fait connaître au monde, Seigneur, la splendeur de ta gloire ; aide-nous à célébrer le mystère de l’incarnation avec une foi sans défaut et dans l’obéissance du cœur » (Or. d’ouv.).


Abbé Philippe Link - Merci!

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La crèche de Noël de l'évêché de Sainte-Anne
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Ce sera Noël plus que jamais...

Même si ce sera différent, nous nous préparons à accueillir Jésus dans la mangeoire

et à fêter Noël... Un enfant qui naît apporte toujours de la nouveauté : à plus forte raison quand c'est Jésus qui s'amène!

Cette naissance change nos vies!

Car Noël ce n'est pas simplement un anniversaire :

c'est surtout la fête de la présence de Jésus chez-nous, en nous!

Il naît dans notre monde blessé par la COVID et marqué par l'inquiétude, les déchirements religieux, la pauvreté...

Il est là, venant vivre l’aujourd’hui de notre monde rempli d'angoisses, de contradictions, de haine, mais aussi en recherche de solutions et de projets, un monde assoiffé d'Espérance.

C'est ce monde qui continue d'écrire, chemin faisant,

l'histoire du peuple de Dieu en marche, la nôtre...

Nos cœurs peuvent souffrir d'un manque de reconnaissance, être brisés d'injustice,

être blessés par des grandes souffrances et maladies;

à travers tout cela : Noël est là! Le Christ est là!

Là pour faire nouveau, pour faire toute chose nouvelle... Et changer nos cœurs

en y apportant la Lumière, la Liberté et la Paix!

Noël c'est comme une invitation : celle de repartir chargés de l'espérance en la vie.

C'est l'invitation à recommencer, à découvrir à nouveau cette présence...

Oui, dans le silence de la nuit, à la crèche...

Oui, à ce besoin d'aimer et d'être aimé...

Oui, pour renouveler notre histoire d'amour et éclairer notre cheminement...

Oui, pour rebâtir ce pan de l'Église en sortie dans la fraternité...

Oui, pour repartir dans la nuit, (peut-être dans notre nuit), en chantant « Gloire à Dieu » sur la terre et en partageant son amour pour chacun et chacune de nous.

Les hommes et les femmes d'aujourd'hui ont plus que jamais besoin de ça dans nos temps difficiles certes, mais encore marqués par la foi et assoiffés d'espérance.

Noël... Oui Noël, c'est ce temps magnifique où le Christ veut naître encore au fond de notre être, dans l'humble crèche de notre cœur...

Noël, à nos frères et à nos sœurs, c'est dire : Oui, j'ai besoin de toi pour vivre aujourd'hui, pour vivre mieux mon histoire humaine, notre commune histoire divine en plénitude.

Oui alors! … C'est Noël plus que jamais attendu!

Joyeux Noël!

Jean-Yves Fortin, diacre / Note : Vous pouvez vous servir de ce texte. 

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Bonne journée!

Jean-Yves