vendredi 25 juin 2021

« Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob » / (360,127)

 Bonjour!

Samedi le 26 juin 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob » (Mt 8, 5-17)

Alléluia. Alléluia.
Le Christ a pris nos souffrances,
il a porté nos maladies.
Alléluia. (Mt 8, 17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
comme Jésus était entré à Capharnaüm,
un centurion s’approcha de lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé,
et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit :
« Je vais aller moi-même le guérir. »
Le centurion reprit :
« Seigneur, je ne suis pas digne
que tu entres sous mon toit,
mais dis seulement une parole
et mon serviteur sera guéri.
Moi-même qui suis soumis à une autorité,
j’ai des soldats sous mes ordres ;
à l’un, je dis : “Va”, et il va ;
à un autre : “Viens”, et il vient,
et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
À ces mots, Jésus fut dans l’admiration
et dit à ceux qui le suivaient :
« Amen, je vous le déclare,
chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi.
Aussi je vous le dis :
Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident
et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob
au festin du royaume des Cieux,
mais les fils du Royaume seront jetés
dans les ténèbres du dehors ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
Et Jésus dit au centurion :
« Rentre chez toi,
que tout se passe pour toi selon ta foi. »
Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri.

Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison,
il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre.
Il lui toucha la main,
et la fièvre la quitta.
Elle se leva,
et elle le servait.

Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés.
D’une parole, il expulsa les esprits
et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit,
pour que soit accomplie
la parole prononcée par le prophète Isaïe :
Il a pris nos souffrances,
il a porté nos maladies.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La demande vient à nouveau d’un « exclu », mais pour d’autres raisons que le lépreux rencontré hier. Il s’agit d’un étranger, un païen, et de surcroît un officier de l’armée occupante. Personnage en principe peu sympathique, mais qui manifeste pourtant une étonnante délicatesse de cœur : il se déplace personnellement pour « venir à Jésus et le supplie » de guérir son serviteur, c’est-à-dire son esclave. Ce n’est cependant pas par intérêt – pour ne pas perdre « un bon instrument de travail » – qu’il s’implique ; mais par compassion devant la terrible souffrance de cet homme sur lequel il a pourtant droit de vie et de mort.

Jésus a perçu le travail de la grâce dans le cœur du centurion et consent à sa demande : « Je vais aller le guérir » ; ce qui sous-entend : « Je vais me rendre au chevet du malade ». Or le centurion sait fort bien qu’un Juif n’a pas le droit d’entrer dans la maison d’un incirconcis sous peine de contracter une impureté rituelle. S’il s’adresse néanmoins à Jésus, c’est donc qu’il croit sans hésitation en la puissance performative de la Parole du Maître. Celui-ci n’a pas besoin de s’approcher du patient pour effectuer sur lui des passes comme le faisaient les thaumaturges de l’époque. Si la parole d’un centurion a autorité sur des soldats, a fortiori la Parole de Jésus saura-t-elle s’imposer à la maladie, même à distance. 

Cet officier souligne cependant qu’il ne tient son autorité sur ses subalternes que parce que lui-même est soumis à un supérieur. Autrement dit, il ne fait que représenter l’autorité militaire qui s’exprime efficacement à travers lui. Le centurion a donc pressenti que Jésus opère avec la puissance de Dieu lui-même dont il est l’envoyé plénipotentiaire ; c’est pourquoi il s’adresse à lui en le nommant « Seigneur ».

On comprend l’étonnement émerveillé de Jésus : Notre-Seigneur jubile en constatant l’accès de ce païen à la foi. L’universalité de la Bonne Nouvelle s’affirme dans les faits : tout homme qui consent à se rendre attentif à l’action de l’Esprit, peut reconnaître la Seigneurie du Christ, le Verbe de Dieu venu dans la chair pour nous restaurer dans la vérité de notre filiation adoptive. Le plus surprenant, c’est qu’en fin de compte Jésus ne prononce même pas de parole de guérison à proprement parler. Il se contente d’annoncer au centurion la réalisation de ce qu’il espérait en venant à sa rencontre. Car la Parole qui guérit et qui sauve, c’est la Personne même de Jésus, le Verbe de Dieu livré pour nous. En reconnaissant Jésus, ce païen s’est non seulement laissé investir par la grâce, mais il en est devenu le médiateur pour son serviteur.

Il n’y a pas que les païens qui ont besoin de guérison : tout porte à penser que la belle-mère de Pierre était une juive pratiquante, bien intégrée dans la communauté religieuse de Capharnaüm. Elle représente dans notre récit la nation sainte, celle qui devait accueillir le Messie pour le donner au monde ; et voilà qu’elle est incapable d’exercer son ministère en raison d’une fièvre qui la cloue au lit. Pour qu’elle puisse se lever et le servir, il faut d’abord que Jésus lui prenne la main, en signe de compassion et qu’il la rétablisse elle-aussi en relation avec Dieu, en la délivrant de la fièvre du péché.

« Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés » : y avait-il donc tant de cas de possession en Israël du temps de Jésus ? Ou bien s’agit-il d’hommes et de femmes qui, hier comme aujourd’hui, ont besoin de la Parole de Jésus pour être libérés de leurs multiples aliénations ? Hélas peu de nos contemporains sont encore conscients du besoin de libération qui affecte tout homme depuis le péché des origines.

L’évangéliste souligne que dans chacune de ces guérisons, Jésus intervient dans un élan de solidarité, et par compassion pour le triste état de notre humanité : « Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies » (Is 53, 4). Ne faut-il pas entendre dans cette insistance, une invitation à ouvrir nos cœurs à l’action de l’Esprit, afin que le Christ puisse continuer à travers nous ce ministère de compassion, comme le centurion nous en donne l’exemple ? Cela suppose que nous commencions par nous laisser saisir la main par Jésus, afin d’éprouver d’abord nous-mêmes la puissance de libération et de guérison de sa Parole.

« Seigneur je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et je serai guéri » de mon égoïsme, de mon indifférence, de ma peur de m’engager. Dis seulement une parole et je pourrai me lever pour te servir en servant mes frères, dans la paix et la joie de l’Esprit.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 

jeudi 24 juin 2021

« Si tu le veux, tu peux me purifier » / (360.042)

 Note: Il y a eu plus de 253 visites sur ce site hier! Merci de propager la Parole!

Bonjour!

Vendredi 25 juin 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Si tu le veux, tu peux me purifier » (Mt 8, 1-4)

Alléluia. Alléluia.
Le Christ a pris nos souffrances,
il a porté nos maladies.
Alléluia. (Mt 8, 17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Lorsque Jésus descendit de la montagne,
des foules nombreuses le suivirent.
Et voici qu’un lépreux s’approcha,
se prosterna devant lui et dit :
« Seigneur, si tu le veux,
tu peux me purifier. »
Jésus étendit la main,
le toucha et lui dit :
« Je le veux, sois purifié. »
Et aussitôt il fut purifié de sa lèpre.
Jésus lui dit :
« Attention, ne dis rien à personne,
mais va te montrer au prêtre.
Et donne l’offrande que Moïse a prescrite :
ce sera pour les gens un témoignage. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Si tu veux, tu peux ». D’abord, et surtout : quelle confiance ! Dire au Seigneur que l’ordre des choses ne dépend que de son bon vouloir, reconnaître que sa toute puissance n’a réellement aucune limite, qu’il peut relever l’homme de la pire infamie : la lèpre de son péché, voilà une confession admirable.

Ensuite, malgré tout, le doute. Nous la connaissons bien cette petite phrase. Nous l’avons tous dite ou entendu dire, mais en général sous une autre modalité : « si tu voulais, tu pourrais ». Notre cœur est tellement compliqué que même les beaux élans de foi sont à purifier. Une telle interpellation est en effet une subtile manière de rendre le Seigneur responsable de notre détresse. Elle est une provocation orgueilleuse, un raisonnement irrévérencieux : « Rien ne change, donc tu ne fais rien. Si tu ne fais rien, c’est que tu ne veux pas. Pourquoi ne veux-tu pas, te réjouis-tu donc de mon malheur ? »

L’homme atteint de la lèpre n’est pas loin d’une telle attitude. Dire « si tu veux, tu peux » est aussi dire « si tu ne le fais, c’est que tu ne le veux pas ». Certes, la dynamique de cette affirmation est moins insolente que celle que nous venons d’évoquer, mais elle exprime tout de même un acte de foi mal ajusté, un doute au cœur d’une déclaration de confiance.

Bien sûr que Jésus veut nous rendre notre dignité ! Il est venu pour ça ! « Je le veux ». Il étend la main. La parole de salut que l’homme attendait se dit dans un geste. Un geste à accueillir, un geste auquel on s’expose. Une main tendue en signe d’alliance. La vérité de l’homme est rétablie par une main qui touche « sois purifié ».

Jésus lève donc le doute et comble le désir de cet homme. De tout homme. Et il accompagne la guérison d’un commandement. Il est défendu de raconter le miracle, et il faut se montrer au prêtre, ce sera un témoignage. Autrement dit, porter le témoignage défend tout discours. Jésus veut éviter en effet que cet homme, par son discours, ne porte un contre témoignage. Compte tenu de son « si tu veux, tu peux », quel discours pourrait-il tenir sinon « je voulais, j’en avais le désir, et il m’a comblé, il a voulu. Ceci est la preuve qu’il peut faire tout ce qu’il veut ».

En imposant le silence à cet homme, et en lui demandant de se montrer au prêtre, Jésus ne se contente pas d’enseigner qu’il est venu accomplir la Loi, toute la Loi, et de protéger sa réputation. Il s’assure que si la puissance de quelqu’un est reconnue, ce sera celle de celui pour quoi le sacrifice est prescrit. En toute chose, Jésus veut nous montrer le visage du Père.

Ainsi l’enseignement de cet évangile pourrait se dire dans une parodie de la demande de l’homme lépreux : « tu le veux, si je peux ». Le plus grand miracle est en effet que cet homme, souillé et humilié, n’a pas eu peur de se laisser approcher par celui qu’il adore. Il n’a pas eu honte de se faire toucher par celui qu’il vénère. Il a eu le courage de s’exposer à la parole qui réconcilie l’homme avec son Dieu, détruisant le doute éprouvé sur sa toute puissance.

Oui, le Seigneur veut mon bonheur, et il ne veut que ça. Père, que ta volonté soit faite !


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 23 juin 2021

« Son nom est Jean » / Bonne Fête nationale des Québécois! / (359,788)

Bonjour!

Jeudi 24 juin 2021

Le symbole floral du Québec

Iris versicolore (clajeux) de nos jardins

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Son nom est Jean » (Lc 1, 57-66.80)

Alléluia. Alléluia.
Toi, petit enfant,
tu seras appelé prophète du Très-Haut :
tu marcheras devant, en présence du Seigneur,
et tu prépareras ses chemins.
Alléluia. (Lc 1, 76)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter,
elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent
que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde,
et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant.
Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père.
Mais sa mère prit la parole et déclara :
« Non, il s’appellera Jean. »
On lui dit :
« Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père
comment il voulait l’appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit :
« Jean est son nom. »
Et tout le monde en fut étonné.
À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia :
il parlait et il bénissait Dieu.
La crainte saisit alors tous les gens du voisinage
et, dans toute la région montagneuse de Judée,
on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient
les conservaient dans leur cœur et disaient :
« Que sera donc cet enfant ? »
En effet, la main du Seigneur était avec lui.

L’enfant grandissait
et son esprit se fortifiait.
Il alla vivre au désert
jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Six mois d’intervalle, entre le 24 décembre et le 24 juin, nous fêtons la nativité de Jésus et de Jean, que l’on nommera le Baptiste. En effet, lorsque l’ange annonça la naissance du Christ à Marie, il lui dit qu’Élisabeth, sa parente, était au sixième mois de sa grossesse. Jean-Baptiste devait donc naître six mois avant Jésus et la chronologie était ainsi respectée – la date du 24 au lieu du 25 juin est due à la manière dont calculaient les anciens, non en jours mais en calendes. La question est liturgique et non historique, évidemment. Peu nous importe quand Jean est né, ce qui compte est qu’il soit né.

Cette place dans le cycle de l’année est en effet tout à fait exceptionnelle. Habituellement, la fête des saints est célébrée au jour de leur entrée dans la vie éternelle. Voici que Jean Baptiste fait exception, il partage le privilège, avec Jésus et Marie, de voir sa nativité fêtée. La raison en est donnée par l’évangile de la Visitation : Jean fut sanctifié dès le sein de sa mère. La première lecture de ce jour nous explique que cette naissance fait partie de la réalisation des prophéties : « J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom ». Mais le fait liturgique en lui-même ne peut qu’éblouir : Jésus est l’enfant divin, Marie est l’Immaculée Conception. Jean n’est qu’un homme. Il tient sa grandeur d’avoir su se faire et demeurer, dès le sein de sa mère, petit. Celui que l’on célèbre à l’heure où les jours commencent à diminuer, de lui-même et depuis toujours, a su s’abaisser. Au point que Jean prétend n’être même pas digne de dénouer la sandale du Seigneur. Il n’est rien d’autre que la voix qui annonce la venue du sauveur, une voix qui porte loin parce qu’elle n’est étouffée par aucun orgueil.

L’évangile précise que l’attribution de son nom est elle aussi exceptionnelle. Elle vient de Dieu, par son ange. Il dit ainsi l’identité spirituelle et la mission ; or le nom de Jean signifie « Dieu fait grâce ». Zacharie – dont le nom signifie « Dieu se souvient » – est toujours privé de la parole ; il doit mettre par écrit, il doit accomplir l’acte de foi d’accueillir la grâce qui vient avec cet enfant. Alors il peut entonner son action de grâce, son benedictus ; « à l’instant même sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu ».

« Et tout le monde en fut étonné ». Le mot grec qui dit cet étonnement est très fort. Il s’agit d’un émerveillement. On le retrouve dans l’évangile, par exemple, au moment de l’épisode de la tempête apaisée. Ainsi, la liturgie et les lectures bibliques nous invitent à nous émerveiller de la grâce que le Seigneur donne en Jean-Baptiste. Il est important pour nous de retrouver l’écoute du cœur qui permet à la Parole de Dieu de révéler la bénédiction de Dieu dans toute sa vigueur. Car saint Jean-Baptiste n’est pas seulement un sujet d’admiration, il est aussi un modèle dans la vie chrétienne ! L’ascèse qui l’a poussé au désert n’est sans doute pas l’appel de tout chrétien, mais l’exigence de fidélité à la grâce de Dieu l’est. Et, dans un monde qui oublie les chemins de la vie, il est important que, à la suite de Jean-Baptiste, nous sachions désigner prophétiquement la présence de l’Agneau de Dieu parmi nous.

Seigneur Jésus, donne-nous d’entrer dans la joie de tous les anges et de tous les saints, dans l’allégresse de la cour céleste, qui s’unit avec tous les croyants au Benedictus de Zacharie. Fais-nous éprouver dans son intensité l’émerveillement de ceux qui reconnaissent et accueillent la grâce que tu fais, pour que nous sachions en révéler la présence et la beauté à tous nos frères et sœurs.


Abbé Philippe Link

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Iris d'eau

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«Peuple de Dieu

Marche joyeux

Car le Seigneur

 est avec toi.»  (2)

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«Lourde ou légère, votre croix est à votre mesure 

et différente de toutes les autres.»

(François Mauriac)

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«Aimer, ce n'est pas se rechercher soi-même,

 mais chercher en toute vérité, l'avantage de l'autre.»

(Gustave Martelet)

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Bonne journée!

Bonne Saint-Jean-Baptise,



 Bonne Fête nationale des Québécois. 

Jean-Yves  

mardi 22 juin 2021

« C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez » / (359,694)

Note: Plus de 110 visites hier.Merci de partager la Parole de Dieu. / Il y a maintenant 3,100 messages qui peuvent être disponibles pour des recherches. /Toutes les Paroles de Dieu des trois années liturgiques sont disponibles. 

Bonjour!



Mercredi 23 juin 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez » (Mt 7, 15-20)

Alléluia. Alléluia.
Demeurez en moi, comme moi en vous, dit le Seigneur ;
celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.
Alléluia. (Jn 15, 4a.5b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Méfiez-vous des faux prophètes
qui viennent à vous déguisés en brebis,
alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces.
    C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.
Va-t-on cueillir du raisin sur des épines,
ou des figues sur des chardons ?
    C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits,
et que l’arbre qui pourrit donne des fruits mauvais.
    Un arbre bon ne peut pas donner des fruits mauvais,
ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits.
    Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits
est coupé et jeté au feu.
    Donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Parlant à des gens sans grande culture, Jésus se plait à utiliser des comparaisons prises dans la vie quotidienne, et plus particulièrement dans la nature : la vigne que le vigneron émonde, le figuier que l’agriculteur entoure de fumier, l’épis de blé en compétition avec l’ivraie, les oiseaux du ciel que le Père nourrit, l’amandier annonçant le printemps, le vent du Sud prédisant la pluie, etc. Sous des apparences très simples, les comparaisons employées par Notre-Seigneur ont cependant une puissance évocatrice toute particulière : elles nous atteignent bien plus profondément que l’intellect et touchent notre cœur. Aussi sommes-nous invités à laisser ces versets labourer notre terre intérieure jusqu’à ce que la Parole y porte son fruit, c’est-à-dire qu’elle nous délivre une clé de lecture et de discernement pour notre vie quotidienne.

L’enjeu de la péricope est en effet d’actualité : comment nous situer face aux multiples propositions qui nous sont faites, toutes plus prometteuses les unes que les autres, et émanant bien sûr de personnes on ne peut plus recommandables et édifiantes ? Comment discerner la vérité du mensonge ? Jésus nous invite non seulement à la prudence, mais à la « méfiance » envers les faux prophètes. Il nous propose un critère de discernement somme toute très simple : juger l’arbre à ses fruits. La sentence est archi-connue, mais il n’est pas pour autant acquis que nous la mettions en pratique ! Peut-être précisément parce que nous rationalisons les propos de Notre-Seigneur au lieu de nous laisser vraiment instruire par les comparaisons qu’il nous propose.

Il faut en effet du temps – parfois beaucoup de temps – avant qu’un arbre porte son fruit. De même : le raisin ne mûrit pas en quinze jours, ni la figue en un mois. Le travail de discernement implique un réel combat contre la précipitation : il n’est pas facile de renoncer à trouver une réponse immédiate à nos interrogations. N’est-il pas vrai que nous aimerions avoir des solutions claires, précises, rapides à tous nos problèmes ? Sans doute en partie pour échapper à l’angoisse de nos incertitudes ; mais plus profondément : notre impatience ne trahit-elle pas aussi le secret désir d’une omniscience et d’une omnipuissance quasi divines, qui permettraient de faire l’économie du temps d’attente, de maturation, de croissance ?

Le discernement du bien et du mal ne nous appartient pas : il est don de Dieu et telle était bien l’intention du Créateur dès les origines. Aujourd’hui comme hier, l’Antique Serpent nous pousse tout au contraire à la précipitation et à nous ériger nous-mêmes en instance de discernement : « Vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal » (Gn 3, 3). La suite ne nous est que trop bien connue : « la femme vit que l’arbre était bon à manger » (Gn 3, 6). Sans attendre d’en vérifier les fruits, elle se compromet avec le Serpent, entraînant son époux dans sa chute. « Leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils surent qu’ils étaient nus » (Gn 3, 7), c’est-à-dire dépouillés de la grâce originelle dans laquelle ils avaient été créés et qu’ils venaient de perdre par leur imprudence.

« Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces ». Ne nous précipitons pas dans des voies dites nouvelles : prenons le temps d’en vérifier les fruits dans la durée. D’ailleurs, quelle nouveauté pouvons-nous encore attendre après la révélation de la Bonne Nouvelle de notre réconciliation avec Dieu le Père en son Fils Jésus Christ ? Maintenant que l’accès nous est à nouveau ouvert à l’Arbre de vie, ne nous laissons plus séduire par le Prince du mensonge. « Dieu seul est bon » (Mc 10, 18) et seul l’Arbre de la Croix qu’il a lui-même planté sur notre terre, porte du bon fruit. Quant à l’arbre du Mauvais, il ne porte que les fruits détestables de l’auto-exaltation et auto-divinisation de l’homme : c’est du bois de cet arbre que sont alimentées les flammes de l’enfer !

Seigneur donne-nous d’avoir assez d’humilité pour renoncer à toute volonté de maîtrise et d’autonomie, qui se trahissent toujours par la précipitation. Apprends-nous à entrer résolument dans l’attitude du disciple, qui tend l’oreille et se laisse instruire, n’agissant que lorsque son Seigneur a parlé à travers les événements – qui ont besoin de temps pour mûrir.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 


lundi 21 juin 2021

Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux » / (359,573)

 Bonjour!

Mardi 22 juin 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux » (Mt 7, 6.12-14)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.
Celui qui me suit aura la lumière de la vie.
Alléluia. (Jn 8, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ;
ne jetez pas vos perles aux pourceaux,
de peur qu’ils ne les piétinent,
puis se retournent pour vous déchirer.

Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous,
faites-le pour eux, vous aussi :
voilà ce que disent la Loi et les Prophètes.

Entrez par la porte étroite.
Elle est grande, la porte,
il est large, le chemin
qui conduit à la perdition ;
et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent.
Mais elle est étroite, la porte,
il est resserré, le chemin
qui conduit à la vie ;
et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Quel que soit sa nature, un trésor cher à nos yeux conduit à un réflexe de protection, quelques fois même à un réflexe de surprotection. Peu importe la nature de ce trésor : ses enfants, sa fortune, ou tout autre chose. Ce à quoi l’on tient énormément incite spontanément à un repli qui n’est jamais pur d’un certain égoïsme. Pourquoi l’évangile et le Royaume de Dieu échapperaient-ils à la règle ? Ne sont-ils pas ce que nous avons de plus précieux ?

L’enseignement que nous livre Jésus aujourd’hui pourrait être de nature à nous rassurer, disons : à nous déculpabiliser. Il suggère en effet que cette attitude ne serait pas répréhensible puisqu’il dit très clairement qu’il ne faut pas donner les perles aux pourceaux ; « ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens », insiste-t-il clairement.

Évidemment, avant de nous déculpabiliser, cette parole nous rappelle d’abord à notre responsabilité. Le Royaume de Dieu est notre trésor le plus précieux, certes, mais en même temps qu’il nous est offert, il nous est confié. Il nous faut donc veiller à ne pas en faire n’importe quoi. Cette attitude ne procède donc pas d’un repli sur soi, la référence n’est pas en nous-mêmes.

Voilà qui peut nous rappeler que la communication de l’Évangile n’a de sens qu’ajustée aux projets de l’Esprit. L’évangile de la paix doit rejoindre les amis de la paix, ceux que l’Esprit a préparé à le recevoir, ceux qui l’attendent. Il est donc vain de le livrer à d’autres. Et même : il est de notre responsabilité que nous ne le livrions pas n’importe comment. Dieu ne brusque jamais les cœurs : nous pourrions, en arrivant trop tôt, faire prendre bien du retard ; nous pourrions, en clamant trop fort, rendre sourd.

Enfin, dernière implication de l’interdiction de Jésus, la valeur que nous accordons à la grâce qui nous est faite, se révèle à la façon que nous avons de la partager. Si, en ce monde, il est d’usage de réserver les mets de choix aux invités de marque, combien plus dans le Royaume convient-il de réserver le trésor que le Seigneur nous confie à ceux qui sauront l’accueillir.

La prescription du Seigneur dévoile ainsi sa dynamique. L’évangile ne s’écrit pas dans une suite de défenses et de négations. Pour garder la pureté évangélique, il n’y a pas à s’enfermer dans des communautés de « purs », seuls dignes des trésors du Royaume. Il faut au contraire exercer un discernement de tous les instants qui nous ouvre sur notre prochain et nous conduit à nous interroger sur ses besoins vitaux, sur sa découverte du Royaume, sur sa connaissance du Seigneur-Jésus.

L’exigence évangélique va loin au-delà de nos frontières et résume tout l’enseignement de la Bible : « tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi, voilà ce que dit toute l’Écriture : la Loi et les Prophètes ». Vous le savez, le jeu de résumer « la Loi et les prophètes » était prisé dans les écoles rabbiniques. Mais tous ces maîtres étaient trop courts ou négatifs, y compris le grand Hillel qui disait seulement : « ce qui te déplaît, ne le fais pas à autrui ».

Jésus, lui, un résumé positif. Il ne suffit pas de respecter une sorte de pacte de non-agression, de cohabitation placide, il nous faut être actifs, entreprenants, vis-à-vis de nos frères. Le bien que nous avons nous-mêmes reçu est celui que Dieu nous a fait, le bien que nous désirons pour nous-mêmes est celui que Dieu seul peut faire. Eh bien nous avons, nous-mêmes, à prendre l’initiative de faire pour nos frères le bien que Dieu fait !

Voilà sans doute que nous venons d’esquisser une description des deux portes. Il est aisé de se contenter de vivre les uns à côté des autres. Cette façon de vivre, cette porte pour reprendre l’image de Jésus, est large et bien visible. Mais l’évangile demande de vivre les uns pour les autres, les uns au service des autres. Cette voie est difficile, elle fait connaître la souffrance. Mais elle mène à la vie, elle est la vie, car Dieu lui-même vit ainsi. Accueillons donc la grâce qui nous est faite de vivre de la vie de Dieu et laissons la porter son fruit de salut pour chacun nos frères, quoiqu’il nous en coûte.


Abbé Philippe Link - Merci! 

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J  A  M  A  I  S 
de solution définitive
 à un problème temporaire...
Proposons de l'aide.
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Bonne journée!

Jean-Yves 

dimanche 20 juin 2021

« Enlève d’abord la poutre de ton œil » / (359,442)

 Bonjour!



Vous pourriez ne voir que la tache sur cette photo 
et ne pas apprécier le beau coucher de soleil...
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Lundi 21 juin 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Enlève d’abord la poutre de ton œil » (Mt 7, 1-5)

Alléluia. Alléluia.
Elle est vivante, efficace, la parole de Dieu ;
elle juge des intentions et des pensées du cœur.
Alléluia. (cf. He 4, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Ne jugez pas,
pour ne pas être jugés ;
de la manière dont vous jugez,
vous serez jugés ;
de la mesure dont vous mesurez,
on vous mesurera.
Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ;
et la poutre qui est dans ton œil,
tu ne la remarques pas ?
Ou encore : Comment vas- tu dire à ton frère :
“Laisse- moi enlever la paille de ton œil”,
alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ?
Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ;
alors tu verras clair
pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Ne jugez pas », car « Dieu seul est à la fois législateur et juge » (Jc 4, 12), pour la simple raison que lui seul est sans péché et sans compromission avec le péché.

Au fond ce que Jésus condamne, ce n’est pas tant le fait de juger, que l’hypocrisie qui s’exprime à travers nos jugements.

Lorsque Notre-Seigneur énonce : « Ne jugez pas pour ne pas être jugés », c’est donc que la matière même sur laquelle nous jugeons nos frères nous accuse en premier nous-mêmes. La suite le confirme : « le jugement que vous portez contre les autres » –concernant telle ou telle faute – « sera porté aussi contre vous » – puisque vous-mêmes la commettez. Autrement dit, il s’agit de nous inscrire dans le champ d’application des condamnations que nous portons sur nos frères.

On entend en écho la parole de Jésus aux pharisiens venant l’interroger sur la légitimité de la lapidation de la femme adultère : « Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre ! » (Jn 8, 7). Nous ne pouvons espérer être nous-mêmes absous de ce dont nous jugeons nos frères. La même condamnation dont nous les accablons retombera logiquement sur nous. Nous serons jugés à l’aulne de notre propre « justice ».

Le second reproche que nous fait Notre-Seigneur – étroitement lié au premier – porte sur la démesure de nos jugements : « la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous ». Le Seigneur connaît décidément bien nos cœurs ! N’est-il pas vrai que nous sommes habiles à nous trouver des circonstances atténuantes pour justifier nos égarements, alors que nous demeurons d’une intransigeance froide pour les écarts de notre prochain ?

L’entourage du Maître a bien compris la leçon ; aussi Jésus peut-il reprendre son enseignement dans un langage imagé, afin qu’il s’incruste une fois pour toutes dans les mémoires. La disproportion entre la paille et la poutre laisse sous-entendre que celui qui s’instaure « redresseur de torts » est totalement aveuglé sur son état intérieur ; cela ne semble même pas lui traverser la tête de faire un examen de conscience afin de prendre en considération sa propre fragilité. Il s’est instauré norme d’humanité, référence de perfection et donc source de la loi. Mais il se méconnaît totalement et véhicule une image idéalisée de lui-même qui ne correspond en rien à la réalité. Hélas cette suffisance mensongère l’empêche d’accéder à la grâce de la conversion qui aurait pu l’aider à progresser vers la vérité et la liberté. Un tel aveugle est insupportable pour son entourage, et son propre chemin est stérile.

Remarquons bien que Notre-Seigneur ne défend pas de « retirer la paille qui est dans l’œil de notre frère » ; la correction fraternelle est même un exercice conseillé : « Nous vous y engageons, frères, reprenez les désordonnés » (1 Th 5, 14), exhorte Saint Paul ; cependant « reprenez-le comme un frère » (2 Th 3, 15). Autrement dit il faut que notre intention soit pure, que nous soyons mus par le souci de la sanctification de chacun et du corps tout entier. Ce qui implique que nous soyons disposés et même désireux de recevoir en retour la correction fraternelle qui nous permettra de nous ajuster nous aussi aux exigences de l’Évangile.

Heureuse la communauté – familiale ou religieuse ou paroissiale – qui peut vivre cet exercice de la correction fraternelle dans la lumière et la paix de l’Esprit, dans l’amour et le respect mutuels, et dans une joyeuse émulation à la sainteté.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«L'Église a trop fait de mal 

pour qu'on n'en dise que du bien 

mais elle a trop fait de bien 

pour qu'on n'en dire que du mal.»

(Robert Jolicoeur)

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Laisse juger Celui qui voit le fond de ton cœur; 

alors arrête de te juger toi-même.

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«Nous n'avons rien à prouver à Dieu, 

nous avons tout à recevoir de Dieu.»

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Cette photo m'a été envoyée par François Boute, 
un bon ami diacre, de France. Merci!
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Bonne journée!

Jean-Yves 

samedi 19 juin 2021

« Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » / (359,294)

 Bonjour!

Dimanche 20 juin 2021



Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...

ÉVANGILE

« Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » (Mc 4, 35-41)

Alléluia. Alléluia.
Un grand prophète s’est levé parmi nous,
et Dieu a visité son peuple.
Alléluia. (Lc 7, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Toute la journée,
Jésus avait parlé à la foule.
Le soir venu, Jésus dit à ses disciples :
« Passons sur l’autre rive. »
Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était,
dans la barque,
et d’autres barques l’accompagnaient.
Survient une violente tempête.
Les vagues se jetaient sur la barque,
si bien que déjà elle se remplissait.
Lui dormait sur le coussin à l’arrière.
Les disciples le réveillent et lui disent :
« Maître, nous sommes perdus ;
cela ne te fait rien ? »
Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer :
« Silence, tais-toi ! »
Le vent tomba,
et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit :
« Pourquoi êtes-vous si craintifs ?
N’avez-vous pas encore la foi ? »
Saisis d’une grande crainte,
ils se disaient entre eux :
« Qui est-il donc, celui-ci,
pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Cette page d’Évangile ne touche-t-elle pas le fond de notre cœur ? Car nous aussi, nous savons ce que c’est que de prendre le large en répondant à un appel de Jésus. Chacun d’entre nous pourrait raconter son histoire : un jour, Jésus m’a invité à quitter mon incroyance et je me suis mis en route. Un jour, Jésus m’a appelé à renoncer à ma méfiance vis-à-vis de l’Église, et je me suis mis en route. Un jour, il m’a appelé à pardonner, à me libérer de mes passions, à me nourrir de sa Parole, à intensifier ma vie de prière, à la vie conjugale, à accueillir des enfants, à tout quitter pour lui. Et nous nous sommes mis en route !

Or voici que la tempête est survenue : les doutes se sont à nouveau déchaînés ; l’Église m’a déçue ; le pardon est devenu comme impossible ; les passions en moi ont pris l’allure d’une tempête ; la Parole n’a plus eu de goût ; la prière est devenue un désert ou un tourment ; le mariage, un fardeau insupportable, les enfants, un poids impossible. « Les vagues se jetaient sur la barque si bien que déjà elle se remplissait d’eau » (Mc 4, 37).

Et nous qu’avons-nous fait ?

Beaucoup, beaucoup retournent en arrière. Consciemment ou inconsciemment, la peur a été la plus forte. Et qui pourrait, au plan seulement humain, nous le reprocher ?

Notre nature est faible, « la chair est faible » (Mt 26, 41 ; Mc14, 38), et la barque de l’Église ressemble plus à une barque fragile qu’à un puissant navire de guerre, et c’est bien ainsi. Même Jésus ne nous reproche pas notre peur. Il ne fait que nous interroger : « Pourquoi avoir peur ? » (Mc 4, 40) Pourquoi avoir peur de cette nuit que tu traverses, et de ces vagues qui te menacent ? Vous n’avez pas encore de foi ? C’est-à-dire : vous n’avez pas encore compris que je suis là, et que ma présence est votre délivrance ? « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20). Oui, je me suis endormi dans la mort, oui, je suis passé du monde au Père et vous ne me voyez plus selon la chair, mais dans cette mort, je suis ressuscité ! Par cette absence, je suis présent ! Par la croix, je suis vainqueur !

Nous parlons d’absence de Jésus, nous en souffrons, nous en pleurons peut-être, mais cette absence selon la chair, est présence selon l’Esprit. Ne laissons pas la peur nous saisir ; c’est elle qui est dangereuse bien plus que la nuit et les vagues. Ne donnons pas notre âme à la peur : donnons-là à Jésus !

N’est-ce pas pour cela que Jésus a permis au vent et à la mer de se déchaîner ? C’est pour que nous renouvelions notre oui, c’est pour que nous donnions à Jésus une confiance plus profonde que jamais.

Et quand viendra l’ultime nuit de notre vie, quand se déchaîneront les vagues de l’agonie, nous serons en paix, car nous aurons appris par les nuits et les vagues de notre vie, à remettre notre âme, non point à la peur, mais à Jésus.

Lui est « mort pour nous » ! (2 Co 5, 14) Oui, pourquoi aurions-nous peur, puisque notre mort, notre descente aux enfers, il est déjà venu la vivre à notre place.

Qui es-tu donc, Jésus de Nazareth, pour que le vent et la mer t’obéissent? Toi que le Père, Créateur de l’univers, a envoyé vaincre nos peurs et apaiser nos angoisses, augmente notre foi en ta puissance et fais-nous sentir ton secours. Fais-nous vivre à tout moment, Seigneur, dans l’amour et le respect de ton saint nom, toi qui ne cesses jamais de guider ceux que tu enracines solidement dans ton amour.


Abbé Philippe Link / merci!

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Observe la nature. 
Si tu la regardes avec attention et respect,
tu seras sensible aussi au mystère de ta vie.
                                                  - Anselm Grün


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«Nous sommes faits pour aimer et être aimés,

 et la vie nous est donnée pour l'apprendre.»

(Suzanne Van Der Mersch)

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«Si haute que soit la montagne,

 on y trouve toujours un sentier pour s'y rendre.»

(Proverbe afghan)

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Bonne Fête des Pères!

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LA CHANSON DU PETIT VOILIER


Quand j'étais un tout petit garçon

Je me sauvais de la maison;

Je partais sans le dire à maman,

Pour aller jouer dans l'étang;

J'avais fait un tout petit voilier

Avec des bouts de merisier

Que mon père , un ancien marinier,

Avait laissés dans l'atelier.


Refrain:

Vogue, vogue,

Tout au long de la rivière,

Vogue, vogue,

Mon joli petit bateau

(2 fois le refrain)

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Photo

De Bernard Lecomte - Évry - France

MERCI!

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Bon dimanche!

Jean-Yves