jeudi 23 février 2023

« Des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront » / (399,544)

 Bonjour!

Vendredi 24 février 2023

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« Le Carême est une descente humble 

au-dedans de nous-mêmes et vers les autres ».

(Pape François)

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront » (Mt 9, 14-15)

Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
     Gloire à toi, Seigneur.
Cherchez le bien, non le mal, afin de vivre.    
Ainsi le Seigneur sera avec vous.
Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
     Gloire à toi, Seigneur. (cf. Am 5, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus
en disant :
« Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons,
tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
Jésus leur répondit :
« Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil
pendant le temps où l’Époux est avec eux ?
Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ;
alors ils jeûneront. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La question du jeûne pour un juif pieux est de la première importance. La liturgie juive connaissait du temps de Jésus un « grand jeûne » au jour de l’Expiation et sa pratique était une condition d’appartenance au peuple de Dieu : « Quiconque ne jeûnera pas ce jour-là, nous dit le Lévitique, sera retranché des siens » (Lv 23, 29). Mais, il était aussi courant que les juifs pieux, tels les disciples de Jean-Baptiste ou les Pharisiens, jeûnent par dévotion personnelle. C’était là une manière de manifester une attitude de confiance dans la Providence divine et d’abandon total entre les mains de Dieu.

On peut comprendre que les Pharisiens interrogent Jésus sur la non pratique du jeûne de la part de ses disciples. En fait, derrière leur question, il y a surtout celle de savoir, non pas la raison de l’absence de jeûne de ses disciples mais plutôt pourquoi, lui, ne leur prescrit pas de jeûner.

Autrement dit, c’est Jésus que les Pharisiens veulent remettre en question. Jésus l’a d’ailleurs bien perçu et c’est pourquoi il base sa réponse sur son identité d’Époux : « Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. » En effet, comment l’épouse pourrait-elle jeûner lorsque l’Époux est là près d’elle, elle qu’il est venu sauver et sanctifier malgré son infidélité.

En ce qui nous concerne, celui qui est venu épouser notre humanité pour nous sauver nous a été enlevé après son ascension. Et, pourtant, il nous a promis d’être avec nous pour toujours jusqu’à la fin du monde (cf. Mt 28, 20). Notre condition est celle de la tension entre le déjà là du Royaume et le pas encore de sa pleine manifestation. Dès lors, jeûner signifie pour nous entrer dans l’attitude de celui qui veille avec le désir ardent de la venue glorieuse du Seigneur qu’il sera capable de reconnaître dans la mesure de la grandeur de son désir.


Abbé Philippe Link / Merci!

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+ C'est au jour le jour que le Seigneur avance avec nous sur le chemin du salut. Si nous lui ouvrons notre cœur, il nous accompagnera tout au long du parcours de notre vie. Nous aurons un compagnon sûr dans les combats spirituels que nous avons à mener et nous en serons vainqueurs. 

Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 22 février 2023

« Celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera » / (399,499)

 Bonjour!

Jeudi 23 février 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera » (Lc 9, 22-25)

Tes paroles, Seigneur, sont esprit
et elles sont vie.
Convertissez-vous, dit le Seigneur,     
car le royaume des Cieux est tout proche.
Tes paroles, Seigneur, sont esprit
et elles sont vie. (Mt 4, 17)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup,
qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes,
qu’il soit tué,
et que, le troisième jour, il ressuscite. »

Il leur disait à tous :
« Celui qui veut marcher à ma suite,
qu’il renonce à lui-même,
qu’il prenne sa croix chaque jour
et qu’il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie
la perdra ;
mais celui qui perdra sa vie à cause de moi
la sauvera.
Quel avantage un homme aura-t-il
à gagner le monde entier,
s’il se perd ou se ruine lui-même ? »

– Acclamons la Parole de Dieu

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Commentaire...

Dans l’évangile de ce jour, Jésus nous rappelle le terme de notre marche de Carême : ressusciter en lui. Tout mouvement reçoit son dynamisme de la finalité vers laquelle il tend. Le Carême est un temps de conversion qui nous prépare à vivre la joie de Pâques en nous tournant vers Celui qui nous a promis de ressusciter avec lui au dernier jour. Cette Promesse est une promesse de vie et choisir de s’orienter vers elle, c’est choisir la vie : « Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve la vie. » (Dt 30, 19-20)

Nous rappeler cela est primordial en ce début de Carême, peut-être pour nous éviter de faire des moyens de conversion que le Seigneur nous propose des fins en soi. Je veux parler de l’aumône, du jeûne et de la prière. Aimer le Seigneur notre Dieu, écouter sa voix, nous attacher à lui… N’avons-nous pas ici un beau résumé du sens à donner à notre Carême ? Nous rapprocher toujours plus de Dieu pour recevoir, au cœur d’une communion d’amour toujours plus étroite avec lui, la vie éternelle et le salut. L’évangile nous rappelle qu’au fond, c’est bien là l’enjeu du Carême – comme de toute démarche de conversion : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera. » (Lc 9, 24)

Le chemin ouvert devant nous est donc bien tracé. Il s’agit de reconnaître que l’on ne peut se donner le salut et que l’on a besoin du Tout Autre pour être sauvé. Voilà peut-être ce que signifie renoncer à soi-même : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même… » et Jésus ajoute : « qu’il prenne sa croix chaque jour, et qu’il me suive » (Lc 9, 23)

Renoncer à soi-même et accepter de recevoir de Dieu est crucifiant car précisément cela crucifie en nous le péché qui nous renferme sur nous-mêmes en nous détournant de Dieu. Ce péché, Jésus l’a porté pour nous dans sa Passion et il nous en a délivré lorsqu’il accepta librement de remettre sa vie entre les mains de son Père pour la recevoir à nouveau de Lui au matin de Pâques. La perspective de cette mort à nous-mêmes, telle qu’elle nous est présentée par Jésus, ne doit donc pas nous décourager. Jésus a vaincu définitivement la mort. En ressuscitant, il lui a donné un sens nouveau. Désormais, il existe une nouvelle manière de mourir qui est participation au mystère pascal du Christ et qui conduit à la vie. C’est ainsi que chacune de nos morts à nous-mêmes, vécue dans un abandon libre et aimant entre les mains de notre Père du ciel, nous ouvrira à la vie.

Seigneur, en ce début de Carême, viens fortifier notre liberté pour que nous puissions nous engager délibérément à ta suite sur ce chemin qui passe par la mort à tous nos repliements sur nous-mêmes pour nous conduire à la vie éternelle.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Fixons notre regard avec attention sur le sang du Christ, et reconnaissons combien il a été précieux aux yeux de Dieu, son Père, car, répandu pour notre salut, il a obtenu la grâce de pénitence pour le monde entier » (Saint Clément de Rome)

  • « Nous ne pouvons pas penser la vie chrétienne en dehors de ce chemin qu’Il a parcouru en premier. C’est le chemin de l’humilité. Le style chrétien sans croix n’est en aucun cas chrétien, et si la croix est une croix sans Jésus, ce n’est pas chrétien » (Pape François)

  • « La conversion se réalise dans la vie quotidienne par des gestes de réconciliation, par le souci des pauvres, par l’exercice et la défense de la justice et du droit, (…) l’acceptation des souffrances, l’endurance de la persécution à cause de la justice. Prendre sa croix, chaque jour, et suivre Jésus est le chemin le plus sûr de la pénitence » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1.435)



Bonne journée!

Jean-Yves 

mardi 21 février 2023

Mercredi des cendres... / « Ton Père qui voit dans le secret te le rendra » / «Le travail invisible...» : à lire... (399,443)

 Mercredi des Cendres

Messe à la Cathédrale de Sainte-Anne 

à 19 h 30

avec imposition des cendres.

Bonjour!

Mercredi 22 février 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Ton Père qui voit dans le secret te le rendra » (Mt 6,1-6.16-18)

Ta Parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.
Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.
Ta Parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance. (cf. Ps 94, 8a.7d)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Ce que vous faites pour devenir des justes,
évitez de l’accomplir devant les hommes
pour vous faire remarquer.
Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous
auprès de votre Père qui est aux cieux.

Ainsi, quand tu fais l’aumône,
ne fais pas sonner la trompette devant toi,
comme les hypocrites qui se donnent en spectacle
dans les synagogues et dans les rues,
pour obtenir la gloire qui vient des hommes.
Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône,
que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ;
ton Père qui voit dans le secret
te le rendra.

Et quand vous priez,
ne soyez pas comme les hypocrites :
ils aiment à se tenir debout
dans les synagogues et aux carrefours
pour bien se montrer aux hommes
quand ils prient.
Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu pries,
retire-toi dans ta pièce la plus retirée,
ferme la porte,
et prie ton Père qui est présent dans le secret ;
ton Père qui voit dans le secret
te le rendra.

Et quand vous jeûnez,
ne prenez pas un air abattu,
comme les hypocrites :
ils prennent une mine défaite
pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent.
Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes,
parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes,
mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ;
ton Père qui voit au plus secret
te le rendra. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Le temps de Carême qui commence aujourd’hui ne prend pleinement son sens que si notre regard est tourné vers son terme, c’est-à-dire la célébration pascale, l’offrande de Jésus sur la croix et sa Résurrection d’entre les morts. La cendre, signe de vulnérabilité, de mort, a pour vis-à-vis au terme de cette quarantaine un feu, signe de force et de vie. Le Carême nous prépare à vivre avec le Christ ce passage de la mort à la vie. Et cela est d’autant plus marquant pour les catéchumènes qui seront baptisés dans la nuit de Pâques. Mourir pour vivre encore plus intensément, voilà ce que nous proposent ces jours de jeûne, de prière et de partage.

Combien plus nous serons prêts à mourir si nous savons qu’une vie en surabondance nous est promise ! Mais nous pouvons nous demander : à quoi devons-nous mourir pour vivre ?

Nous sommes d’abord appelés à mourir à une foi désaxée de la vérité. Que nous en soyons conscients ou non, nous croyons bien souvent à un dieu imaginaire bien plus qu’au Dieu trois fois saint révélé à la plénitude des temps en Jésus-Christ. Or nous sommes appelés à croire en Dieu qui a pris chair pour sauver notre humanité de sa finitude et lui ouvrir les portes de l’éternité. La foi est un don merveilleux que nous avons reçu le jour de notre baptême. Elle se nourrit de la Parole de Dieu, de l’enseignement de la tradition et de l’Église, mais aussi de la prière, du cœur-à-cœur en seul à seul avec Dieu. Une foi qui n’est pas nourrie se dessèche et des faux dieux s’emparent alors de notre cœur.

Le Carême nous invite à redécouvrir le Visage unique du plus beau des enfants des hommes, Celui de Jésus dont le Nom est le seul qui puisse nous sauver, le visage de la Miséricorde du Père pour reprendre les premiers mots de la bulle d’indiction de l’Année sainte. Croire en Jésus, c’est croire en notre humanité comme chemin pour retrouver la divinité. Croire en Jésus, c’est consentir à la croix comme chemin de vie transfigurée dans sa pâque. Croire est l’acte le plus beau de notre liberté sans cesse à retrouver.

En second lieu, le Carême nous invite à mourir à une espérance à taille humaine. L’espérance chrétienne n’a pas d’autre objet que la plénitude du ciel. Elle est une force baptismale qui nous permet de traverser les épreuves de la vie. Souvent nous confondons l’espérance que nous ouvre la pâque du Christ avec nos petits espoirs qui ne voient pas plus loin que ce qui est visible à nos yeux.

Si la prière fervente, amoureuse, nourrit la foi, le jeûne du superflu, de l’inutile, de l’accessoire nourrit l’espérance. En nous libérant de ce qui nous divertit, nous pouvons revenir à l’essentiel, c’est-à-dire au Christ. Il est cette force intérieure qui est lampe pour nos pas, lumière dans nos choix, certitude dans nos doutes. Espérer dans le Christ, c’est oser l’inconnu, c’est permettre à d’autres d’avoir confiance, c’est goûter dès maintenant à ce qui nous est promis dans un devenir qui advient.

Croire, espérer… la troisième mort à vivre est celle d’un amour captatif, autocentré sur soi. Nous voulons tous aimer et être aimés. Mais notre amour est à purifier. Trop facilement, il cherche son intérêt, il est impatient, il se gonfle d’orgueil. Or à notre baptême, notre cœur a été rendu capable d’un amour oblatif, d’un amour qui donne. L’Esprit Saint cherche ce cœur-là comme une perle fine pour y faire son temple. Il nous faut donc retrouver cet amour premier, cet amour qui est celui de Jésus lavant les pieds de ses disciples en signe de son offrande sur la croix.

Le remède pour raviver la flamme de l’amour vrai, c’est le partage qui nous décentre de nous-mêmes. Aimer comme Jésus, c’est donner notre vie à ceux qu’on aime. Aimer comme Jésus, c’est rejoindre l’oublié, l’isolé, l’étranger et ouvrir pour eux des chemins de vie. Aimer comme Jésus, c’est exercer les œuvres de miséricordes corporelles et spirituelles.

Nous l’avons compris, ce temps favorable du Carême nous pousse à convertir notre foi, notre espérance et notre charité afin que notre être baptismal porte des fruits féconds pour l’avènement du Royaume. Disons oui, par la conversion, « à la grâce reçue de Dieu » afin qu’elle « ne reste pas sans effet » (2 Co, 6,1). Que cette route quadragésimale soit toute orientée vers ce terme de lumière, la joie du Christ Ressuscité, premier-né d’une multitude de frères, dont nous sommes, appelés à la vie éternelle.


Abbé Philippe Link / Merci!

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          Le travail invisible...       

Hier à l'mission La Victoire de l'Amour, William Beaudoin a raconté le conte suivant tiré d'un livre dont je n'ai pas retenu le nom :

Un jeune moine lavait de la salade dans la cuisine du monastère; un moine plus expérimenté lui demande alors : « Qu'as-tu retenu de la prédication de Père Abbé ce matin? » Le jeune moine lui répond : « Rien »... «Mais alors, tu n'écoutes pas, ça ne te fais pas de bien», lui répondit l'autre... »Mais oui, dit le jeune moine... regarde ma salade : elle ne retient pas l'eau qui sert à la laver et pourtant elle est bien propre... Il en est ainsi pour les paroles de notre Père Abbé. Je n'ai rien retenu mais mon âme s'en porte bien...».

Souvent, de nos lectures ou des paroles entendues d'un prédicateur, on ne retient rien, mais il est fort possible que l'on ait intégrée et cela fait du bien à notre cœur et à notre âme...

Merci pour le commentaire...

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Bonne journée!

Jean-Yves 

lundi 20 février 2023

« Le Fils de l’homme est livré. Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous » / L'Église a devancé l'aurore... / (399,379)

 Bonjour!

Mardi 21 février 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Le Fils de l’homme est livré. Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous » (Mc 9, 30-37)

Alléluia. Alléluia.
Que la croix du Seigneur soit ma seule fierté !
Par elle, le monde est crucifié pour moi,
et moi pour le monde.
Alléluia. (Ga 6, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus traversait la Galilée avec ses disciples,
et il ne voulait pas qu’on le sache,
    car il enseignait ses disciples en leur disant :
« Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ;
ils le tueront
et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »
    Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles
et ils avaient peur de l’interroger.

    Ils arrivèrent à Capharnaüm,
et, une fois à la maison, Jésus leur demanda :
« De quoi discutiez-vous en chemin ? »
    Ils se taisaient,
car, en chemin, ils avaient discuté entre eux
pour savoir qui était le plus grand.
    S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit :
« Si quelqu’un veut être le premier,
qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »
    Prenant alors un enfant,
il le plaça au milieu d’eux,
l’embrassa, et leur dit :
    « Quiconque accueille en mon nom
un enfant comme celui-ci,
c’est moi qu’il accueille.
Et celui qui m’accueille,
ce n’est pas moi qu’il accueille,
mais Celui qui m’a envoyé. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Après la manifestation de l’autorité de Jésus sur les esprits mauvais – c’était l’évangile d’hier – l’évangile de ce jour s’ouvre sur une nouvelle annonce de la Passion. Elle n’apporte pas réellement d’information nouvelle, mais elle existe, elle apparaît comme un refrain qui scande la montée de Jésus vers Jérusalem. Elle existe et elle dérange un peu. Mais l’Esprit Saint ne nous est pas donné pour notre seule édification personnelle ou pour notre seule paix intérieure. Il est notre force pour rester fidèles à l’évangile, il est celui qui nous enseigne les voies du Seigneur dans la joie comme dans l’épreuve. C’est donc avec lui que nous devons accueillir cette annonce de la Passion, cette confirmation du fait que le Seigneur et ses disciples rencontreront toujours l’hostilité du monde.

Voilà pour nous. Pour les disciples, dans la cadre du récit que mène saint Marc, l’insistance de Jésus n’est pas superflue : nous nous souvenons de la résistance de Pierre. Cette fois, l’annonce de la Passion par Jésus n’est contredite par aucun disciple, mais elle tombe dans le silence de la peur des apôtres. Aucun ne comprend, même ceux qui ont eu le privilège de monter sur le Thabor avec Jésus, et tous ont peur d’interroger Jésus, lui donnant ainsi l’occasion de préciser ce qu’ils ne veulent pas entendre. Ils ne sont pas prêts à passer par le chemin que Jésus veut leur enseigner. D’ailleurs les préoccupations qu’ils expriment en chemin confirme combien ils sont loin de la perspective ouverte par le Seigneur.

Une fois arrivés à la maison, Jésus les interroge en effet : « De quoi discutiez-vous en chemin ? ». Cette question est pour le lecteur d’un grand intérêt. Jésus veut savoir ce qui faisait l’objet des conversations pendant la route et il n’est pas le seul. Il a fait l’annonce de sa Passion, elle n’a été suivie d’aucune réaction directe, aussi nous sommes bien curieux de savoir ce que les disciples ont pu en penser, ce qu’ils en ont dit entre eux. Mais, à nouveau, les apôtres se taisent. Saint Marc est obligé de lever l’ambigüité : cette fois, il s’agit d’un silence gêné, parce que leurs conversations se sont réduites à se disputer le titre de plus grand des apôtres. Voilà qui nous renvoie au constat douloureux que nous nous laisser trop souvent absorber par de fausses questions, laissant le Seigneur seul.

Alors Jésus, qui n’ignore rien de leurs préoccupations, les rassemble solennellement autour de lui. La précision peut sembler superflue puisqu’ils sont déjà dans la maison d’André et de Pierre, ils sont déjà rassemblés. Mais cette convocation est symbolique : elle veut dire que le maître s’apprête à donner un enseignement. « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous ». Jésus illustre ensuite ce précepte par une sorte de parabole en acte en plaçant au milieu d’eux un enfant, c’est-à-dire quelqu’un qui ne compte pas – les enfants en effet n’avaient pas d’existence sociale formelle. Ainsi, quand il demande à ses disciples de se faire les serviteurs de tous, Jésus veut dire même des plus humbles, même des comptés pour rien.

En somme, Jésus prend les disciples où ils en sont. Ils ne sont pas encore capables d’entendre l’annonce de la Passion. La première étape pour les y conduire est de leur indiquer le chemin de l’humilité. Elle s’acquiert dans le service des plus pauvres.

Seigneur Jésus, donne-nous d’accueillir chaque jour que tu nous donnes comme un don de ton amour, une occasion de nous rapprocher de toi dans la force de ton Esprit. Rends-nous attentifs aux petits et aux pauvres, que nous élargissions notre cœur aux dimensions de ton amour pour chacun de nous.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Béni sois-tu, mon Seigneur Jésus Christ, qui par ton sang précieux et ta mort sacrée as racheté les âmes et, par la miséricorde, tu les as conduites de l’exil à la vie éternelle » (Sainte Brigitte)

  • « L’ascension vers Dieu se produit précisément dans la descente du service humble, dans la descente de l’amour » (Benoît XVI)

  • « Il n’est pas facile pour l’homme blessé par le péché de garder l’équilibre moral. Le don du salut par le Christ nous accorde la grâce nécessaire pour persévérer dans la recherche des vertus. Chacun doit toujours demander cette grâce de lumière et de force, recourir aux sacrements, coopérer avec le Saint-Esprit, suivre ses appels à aimer le bien et à se garder du mal » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1.811)

   L'Église a devancé l'aurore...


«Un chant rassemble dans la nuit

Les voix dispersées:

L'Église a devancé l'aurore

Et fait monter vers le seigneur

l'espoir du monde.


(...)


Nous attendons face à l'Orient

Les signes du Jour:

Jésus doit revenir en gloire,

et l'amour seul peut dans nos vies

Gagner sa Pâque.» 


(Hymne - Livre des heures - ce matin...)


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Dernier jour avant le Carême...


Demain: Mercredi des cendres,

 il y aura la messe avec l'imposition des cendres 

sur le front des fidèles 

à la cathédrale de Sainte-Anne à 19 h 30.

Un ministre (prêtre ou diacre) dira,

en vous marquant le front de cendre:


«Convertissez-vous et croyez à l'Évangile.»


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Bonne journée!

Jean-Yves 

dimanche 19 février 2023

« Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ! » / Pensées pour l'Évangile d'aujourd'hui... / (399,324)

 Bonjour!

Lundi 20 février 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ! » (Mc 9, 14-29)

Alléluia. Alléluia.
Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;
il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus, ainsi que Pierre, Jacques et Jean,
descendirent de la montagne ;
    en rejoignant les autres disciples,
ils virent une grande foule qui les entourait,
et des scribes qui discutaient avec eux.
    Aussitôt qu’elle vit Jésus, toute la foule fut stupéfaite,
et les gens accouraient pour le saluer.
    Il leur demanda :
« De quoi discutez-vous avec eux ? »
    Quelqu’un dans la foule lui répondit :
« Maître, je t’ai amené mon fils,
il est possédé par un esprit qui le rend muet ;
    cet esprit s’empare de lui n’importe où,
il le jette par terre,
l’enfant écume, grince des dents
et devient tout raide.
J’ai demandé à tes disciples d’expulser cet esprit,
mais ils n’en ont pas été capables. »
    Prenant la parole, Jésus leur dit :
« Génération incroyante,
combien de temps resterai-je auprès de vous ?
Combien de temps devrai-je vous supporter ?
Amenez-le-moi. »
    On le lui amena.
Dès qu’il vit Jésus, l’esprit fit entrer l’enfant en convulsions ;
l’enfant tomba et se roulait par terre en écumant.
    Jésus interrogea le père :
« Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il ? »
Il répondit :
« Depuis sa petite enfance.
    Et souvent il l’a même jeté dans le feu ou dans l’eau
pour le faire périr.
Mais si tu peux quelque chose,
viens à notre secours, par compassion envers nous ! »
    Jésus lui déclara :
« Pourquoi dire : “Si tu peux”… ?
Tout est possible pour celui qui croit. »
    Aussitôt le père de l’enfant s’écria :
« Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ! »
    Jésus vit que la foule s’attroupait ;
il menaça l’esprit impur, en lui disant :
« Esprit qui rends muet et sourd,
je te l’ordonne, sors de cet enfant
et n’y rentre plus jamais ! »
    Ayant poussé des cris et provoqué des convulsions,
l’esprit sortit.
L’enfant devint comme un cadavre,
de sorte que tout le monde disait : « Il est mort. »
    Mais Jésus, lui saisissant la main, le releva,
et il se mit debout.
    Quand Jésus fut rentré à la maison,
ses disciples l’interrogèrent en particulier :
« Pourquoi est-ce que nous,
nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »
    Jésus leur répondit :
« Cette espèce-là, rien ne peut la faire sortir,
sauf la prière. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Le passage d’évangile de ce jour se déploie autour de l’impuissance des disciples à guérir l’enfant atteint d’épilepsie à cause de leur peu de foi, immergés qu’ils sont au cœur d’une génération sans foi, et se conclut par l’exaltation par Jésus de la puissance de la vraie foi : la seule force réside dans le fait de se tenir par la prière en présence de Dieu dans la foi.

Marc nous montre les disciples en train de discuter, au cœur de la foule avec les scribes. Jésus arrive et ses retrouvailles avec cette foule après une longue période de séparation se passent dans un climat chaleureux. Tout naturellement, en bon Rabbin, il s’intéresse à l’objet des discussions entre les gens et ces maîtres à penser qu’étaient les scribes. Et sa question : « De quoi discutiez-vous avec eux ? » trouve un écho immédiat. Un homme arrive et l’interpelle au sujet de son fils dont la maladie, d’après la description qui en est faite, est sans aucun doute l’épilepsie. Mais surtout ce père se plaint auprès de Jésus de l’impuissance de ses disciples à opérer la guérison de son enfant (v. 18b).

Jésus va intervenir en commençant par adresser à ceux qui sont présents autour de lui ce jour-là un appel pressant à croire qu’en sa personne le Mal est vaincu. Jésus va guérir cet enfant mais en même temps il va révéler son œuvre de salut envers l’humanité : la restauration de l’homme dans sa dignité originelle. Il va également enseigner quelles sont les conditions pour que cette œuvre de salut s’accomplisse dans la vie de tout un chacun.

Si nous relevons les étapes qui conduisent jusqu’à la guérison de l’enfant, nous observons qu’elles sont au nombre de trois. Tout d’abord, la supplication : « Viens à notre secours, par pitié pour nous ! », cri qui suppose la claire conscience du triste état de notre humanité. Ensuite, une foi confiante, un acte de foi explicite plus exactement : « Je crois ! Viens au secours de mon incroyance ! ». Enfin, la prière : « Rien ne peut faire sortir cette espèce-là, sauf la prière », la prière qui en tous lieux et en toutes circonstances, nous permet de demeurer dans la foi dans la présence de Dieu.

A travers cette guérison, le Seigneur nous révèle qu’il est bien le vainqueur du Mal et de la Mort. C’est bien ce que Marc veut faire ressortir lorsqu’il dit que Jésus saisissant la main de cet enfant « le releva et le remit debout » (v. 27). Les deux verbes « (se) relever » et « se mettre debout » utilisés ici par l’évangéliste expriment ailleurs la Résurrection de Jésus ! Il faut décidément bien lire dans ce miracle la restauration de notre humanité pécheresse par la puissance de résurrection du Christ.

Saint Marc, en mettant en contraste l’incrédulité de la foule et des disciples eux-mêmes avec la foi exemplaire d’un anonyme met en relief le thème qui ne cesse de parcourir sa narration depuis la première annonce de la Passion de Jésus (8, 31-33) : à celui qui met sa foi en sa personne, le Christ apporte la victoire sur la souffrance et la mort.

Quel contraste Seigneur entre notre peu de foi et ton abandon amoureux et confiant durant ta Passion. Fais-nous la grâce de te suivre sur ce chemin de l’abaissement pour être dépouillés de toutes nos prétentions à sauver le monde par nos propres forces. N’as-tu pas choisi les pauvres comme riches dans la foi (Cf. Jc 2, 5) ? Libère-nous de tous nos repliements et donne-nous d’entrer dans une authentique disponibilité envers nos frères en humanité pour te laisser agir en eux à travers nous !


Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Nous, nous étions devenus indignes de prier, mais Dieu, par sa bonté, nous a permis de parler avec Lui. Notre prière est l’encens qu’Il aime le plus » (Saint Jean-Marie Vianney)

  • « Sa parole est une parole d’amour, une parole purificatrice : elle expulse les esprits de crainte, de solitude et d’opposition à Dieu ; c’est comme cela qu’elle purifie notre âme et qu’elle nous donne la paix intérieure » (Benoît XVI)

  • « (...) Pour vivre, croître et persévérer jusqu’à la fin dans la foi nous devons la nourrir par la parole de Dieu ; nous devons implorer le Seigneur de l’augmenter ; elle doit « agir par la charité »(Ga 5,6), être portée par l’espérance et être enracinée dans la foi de l’Eglise » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 162)

Bonne journée!

Jean-Yves 

samedi 18 février 2023

« Aimez vos ennemis » /Notre évêque en Côte d'Ivoire... (399,263)

 Bonjour!

Dimanche 19 février 2023

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...


ÉVANGILE

« Aimez vos ennemis » (Mt 5, 38-48)

Alléluia. Alléluia.
En celui qui garde la parole du Christ
l’amour de Dieu atteint vraiment sa perfection.
Alléluia. (1 Jn 2, 5)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Vous avez appris qu’il a été dit :
Œil pour œil, et dent pour dent.
    Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ;
mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite,
tends-lui encore l’autre.
    Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice
et prendre ta tunique,
laisse-lui encore ton manteau.
    Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas,
fais-en deux mille avec lui.
    À qui te demande, donne ;
à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !

    Vous avez appris qu’il a été dit :
Tu aimeras ton prochain
et tu haïras ton ennemi.
    Eh bien ! moi, je vous dis :
Aimez vos ennemis,
et priez pour ceux qui vous persécutent,
    afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ;
car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,
il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
    En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment,
quelle récompense méritez-vous ?
Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
    Et si vous ne saluez que vos frères,
que faites-vous d’extraordinaire ?
Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
    Vous donc, vous serez parfaits
comme votre Père céleste est parfait. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Jésus invite ensuite à dépasser la loi du talion qui décrète :
Œil pour œil, dent pour dent ; c’est-à-dire : pour un mal causé, un mal équivalemment infligé.
Mais cela ne fait grandir ni la convivialité ni la bonne entente ni la paix.
 Jésus va donc encore plus loin en proposant ce qu’on peut appeler la loi de non-violence : ne pas riposter au méchant (Mt 5,39). Même si l’on est frappé, volé, réquisitionné (sans pour autant démissionner devant l’injustice flagrante et agressive ou verser dans la naïveté), tout faire pour briser la spirale de la violence
et se comporter en artisan de paix, car on mérite alors
d’être appelés fils de Dieu (5,9).

A l’écoute de tels propos, on pourrait penser que celui qui parle ainsi exige des choses quasiment impossibles et qui confinent à l’héroïsme.
C’est vrai ! Mais il est encore plus vrai que ce que nous propose de faire le Christ dans la libre souveraineté de notre amour, lui, Jésus, l’a vécu le premier, dans la folie de son amour pour nous.
On l’a giflé, souffleté, frappé, flagellé : il n’a pas riposté.
On l’a réquisitionné pour porter sa propre croix jusqu’au calvaire : il l’a porté jusqu’au sommet du Golgotha, hors des remparts.
On lui a enlevé, arraché ses vêtements : il a laissé les soldats tirer au sort sa tunique sans couture.

Jésus peut dès lors avancer la loi de la miséricorde allant jusqu’à demander d’aimer ses ennemis,
et de prier pour ses persécuteurs.
Il l’a fait en lançant vers le ciel la plus sublime des prières :
Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font (Lc 23,34).

C’est là où nous comprenons enfin où se situe la vraie nature, le secret de cette sainteté à laquelle il nous appelle tous.
La ligne de démarcation entre ce que savent faire les païens et ce que nous devons savoir vivre, si nous sommes chrétiens, car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ?
Et si vous ne servez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ?
Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? (5,46-47).

Pour nous encourager dans cette ligne,
Jésus évoque alors le merveilleux exemple de notre Père qui est aux cieux :
Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,
et tomber la pluie sur les justes et les injustes (5,45).
Il fait briller et descendre sur tous les hommes de la terre un amour sans limite et sans partage.

On comprend pourquoi, en finale, Jésus peut nous proposer cette loi de perfection qui est celle-là même de Dieu, puisque, tout simplement, nous sommes ses propres enfants (1 Jn 3,1-3) :
Vous donc, vous serez parfaits, comme votre Père céleste est parfait (Mt 5,48).
On passe maintenant du causal du Lévitique, au comparatif.
Ce n’est plus seulement parce que Dieu est saint que nous devons l’être, puisque nous sommes ses créatures, mais c’est comme notre Père céleste est parfait, de la même manière,
à son exemple paternel, que nous pouvons le devenir.
Heureusement, nous l’avons bien remarqué, le verbe employé par Jésus est au futur :
Vous donc, vous serez parfaits…
Nous avons donc, Seigneur, toute une vie, avec ta grâce, pour nous efforcer d’y parvenir ?

Notre Père qui es aux cieux, tu nous appelles à la charité parfaite en nous demandant d’aimer nos ennemis et de prier pour nos persécuteurs. Daigne nous emporter toi-même vers ces sommets de l’amour, inaccessibles à nos propres forces, et nous deviendrons vraiment tes fils, en celui qui nous a apporté ton pardon, Jésus Christ notre Seigneur.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « La sainteté n’est pas un luxe pour quelques-uns, elle n’est pas seulement réservée à quelques personnes. Elle est faite pour toi, pour moi et pour tous » (Sainte Thérèse de Calcutta)

  • « L’amour pour les ennemis constitue le noyau de la "révolution chrétienne", qui ne s’appuie pas sur les ressources humaines, mais qui est un don de Dieu. Voici la nouveauté de l’Évangile, il change le monde sans faire de bruit » (Benoît XVI)

  • « (…) L’enseignement du Christ va jusqu’à requérir le pardon des offenses. Il étend le commandement de l’amour, qui est celui de la loi nouvelle, à tous les ennemis (cf. Mt 5, 43-44). La libération dans l’esprit de l’Évangile est incompatible avec la haine de l’ennemi en tant que personne (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 1933)


Notre évêque, 

Mgr Pierre Goudreault, 

en Côte d'Ivoire 

ce dimanche.

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Bon dimanche!

Jean-Yves