mardi 25 juillet 2023

« Ils ont donné du fruit à raison de cent pour un » / (436,243)

 Bonjour!

Mercredi 26 juillet 2023

Fête de Sainte Anne 


Photo prise face à la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré

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Ô glorieuse sainte Anne, si bonne pour tous ceux qui vous invoquent et si remplie de compassion pour tous ceux qui souffrent, accablé sous le poids de mes peines et de mes inquiétudes, je me jette à vos pieds et vous supplie de m’obtenir de votre petit-Fils Jésus, par l’intercession de la très sainte Vierge Marie, votre fille et ma Mère, la faveur que je désire…

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Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


ÉVANGILE

« Ils ont donné du fruit à raison de cent pour un » (Mt 13, 1-9)

Alléluia. Alléluia.
La semence est la parole de Dieu,
le semeur est le Christ ;
celui qui le trouve demeure pour toujours.
Alléluia. (cf. Mt 13, 4.23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison,
et il était assis au bord de la mer.
  Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes
qu’il monta dans une barque où il s’assit ;
toute la foule se tenait sur le rivage.
  Il leur dit beaucoup de choses en paraboles :
« Voici que le semeur sortit pour semer.
  Comme il semait,
des grains sont tombés au bord du chemin,
et les oiseaux sont venus tout manger.
  D’autres sont tombés sur le sol pierreux,
où ils n’avaient pas beaucoup de terre ;
ils ont levé aussitôt,
parce que la terre était peu profonde.
  Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé
et, faute de racines, ils ont séché.
  D’autres sont tombés dans les ronces ;
les ronces ont poussé et les ont étouffés.
  D’autres sont tombés dans la bonne terre,
et ils ont donné du fruit
à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.
  Celui qui a des oreilles,
qu’il entende ! »

                       – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Nous savons quelle joie est la nôtre devant le plus beau mystère qui soit : le Verbe s’est fait chair, il se fait proche pour nous sauver. L’introduction de l’évangile nous montre pourtant qu’il faut aussi accepter que le Seigneur mette de la distance entre lui et nous. Alors que la foule le presse, Jésus monte dans une barque et s’éloigne. Il ne part pourtant pas, car il est venu pour nous. Mais il crée ainsi la possibilité de la Parole. Il faut une certaine distance pour l’instaurer.

Puis Jésus enseigne. La parabole du semeur est vraiment facile à comprendre. Deux choses surprennent cependant : l’extraordinaire rendement des terrains fertiles et l’absence de contexte religieux. Le Seigneur promet une récolte très abondante, mais il ne dit rien du Royaume ou de son Père. S’agit-il vraiment d’une parabole ? Ne serait- pas une simple fable agricole ?

En fait, ce silence met davantage en valeur la morale de l’histoire : « Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! ». Voilà ce qu’il faut retenir. Jésus dévoile la condition exigée des disciples pour qu’ils portent du fruit en surabondance. Le terrain fertile dont parle la parabole est l’oreille du disciple. La Parole ensemence les cœurs de ceux qui l’écoutent.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 

lundi 24 juillet 2023

« Ma coupe, vous la boirez » / Neuvaine à sainte Anne, 9e jour... / (436,204)

 Bonjour!

Mardi 25 juillet 2023

Neuvaine à Sainte Anne

9e jour...


(Statue de Sainte Anne de Beaupré)
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JÉSUS, FAIS DE MOI TON APÔTRE

Je veux Sainte Anne, devenir l’apôtre de Jésus. Je ne puis vivre en chrétien sans faire connaître Jésus par ma vie et mes paroles. Je ne puis affirmer que j’aime Jésus si jamais je ne parle de Lui.

Je dois témoigner de Jésus auprès de mes enfants, de mes voisins et de me amis. C’est mon devoir, c’est mon privilège.

Vierge Marie, Sainte Anne, donnez-moi d’aimer beaucoup Jésus et son Église. Faites-moi comprendre ma mission dans l’Église, mission de prière et d’apostolat.

À la fin de cette neuvaine, Sainte Anne, je tiens à t’exprimer ma reconnaissance. Je te dis merci pour toutes les faveurs que tu m’accordes. Bénis-moi sans cesse, bénis ma famille! Conduis-nous, conduis tous les défunts au bonheur du ciel!

Au Seigneur qui m’appelle, je réponds et je répondrai :

JÉSUS, ME VOICI!

Je vous salue Marie…

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Ma coupe, vous la boirez » (Mt 20, 20-28)

Alléluia. Alléluia.
C’est moi qui vous ai choisis du milieu du monde,
afin que vous alliez, que vous portiez du fruit,
et que votre fruit demeure, dit le Seigneur.
Alléluia. (cf. Jn 15, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée,
s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean,
et elle se prosterna pour lui faire une demande.
    Jésus lui dit :
« Que veux-tu ? »
Elle répondit :
« Ordonne que mes deux fils que voici
siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche,
dans ton Royaume. »
    Jésus répondit :
« Vous ne savez pas ce que vous demandez.
Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? »
Ils lui disent :
« Nous le pouvons. »
    Il leur dit :
« Ma coupe, vous la boirez ;
quant à siéger à ma droite et à ma gauche,
ce n’est pas à moi de l’accorder ;
il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »
    Les dix autres, qui avaient entendu,
s’indignèrent contre les deux frères.
    Jésus les appela et dit :
« Vous le savez :
les chefs des nations les commandent en maîtres,
et les grands font sentir leur pouvoir.
    Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi :
celui qui veut devenir grand parmi vous
sera votre serviteur ;
    et celui qui veut être parmi vous le premier
sera votre esclave.
    Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,
mais pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

     – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire: Mgr. Octavio RUIZ Arenas Secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de la Nouvelle Evangélisation (Città del Vaticano, Saint-Sige)

«Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ?»


Aujourd'hui, l'épisode que nous raconte ce passage de l'Evangile nous met face à une situation qui arrive assez souvent dans les diverses communautés chrétiennes. En effet, Jean et Jacques ont fait preuve de générosité en abandonnant leur maison et leurs filets de pêche pour suivre Jésus. Ils ont entendu le message du Seigneur annonçant un Royaume et offrant la vie éternelle, mais ils n'arrivent toujours pas à comprendre la dimension de ce que propose le Seigneur et c'est pour cela que leur mère demande quelque chose de bon mais qui reste au niveau des aspirations purement humaines : "ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume". (Mt 20,21)

De la même manière, nous entendons et suivons le Seigneur, comme l'ont fait les premiers disciples, mais parfois nous n'arrivons pas à saisir l'exactitude de son message et nous nous laissons emporter par des intérêts personnels ou des ambitions à l'intérieur de l'Eglise. Nous oublions qu'en acceptant le Seigneur, nous devons nous donner à Lui entièrement et avec confiance, que nous ne pouvons pas penser à obtenir la gloire sans accepter d'abord la croix.

La réponse de Jésus met précisément l'accent sur cet aspect: pour faire partie de son Royaume, l'important c'est d'accepter de boire de la même "coupe" (cf. Mt 20,22), c'est-à-dire, être prêts à donner nos vies pour l'amour de Dieu et nous consacrer au service de nos frères, avec la même attitude miséricordieuse que Jésus. Dans sa première homélie, le pape François souligné que pour suivre le chemin de Jésus il faut porter sa croix, car " Quand nous marchons sans la Croix, quand nous édifions sans la Croix, quand nous confessons un Christ sans Croix, nous ne sommes pas des disciples du Seigneur."

Suivre Jésus exige, par conséquent, une grande humilité de notre part. Depuis le baptême nous avons été appelés à être ses témoins afin de transformer le monde. Mais nous ne réussirons cette transformation que si nous pouvons être les serviteurs des autres, dans un esprit de grande générosité et de dévouement, mais toujours dans la joie de suivre le Seigneur et de faire ressentir sa présence.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « C’est comme si Jésus leur disait : vous me parlez d’honneurs et de couronnes, mais moi je vous parle de combats et de fatigues. Ce n’est pas l’heure des récompenses » (Saint Jean Chrysostome)

  • « La tentation du christianisme sans la croix, une Eglise à mi-chemin, qui ne veut pas arriver là où le Père veut, c’est la tentation du triomphalisme. Nous voulons la victoire d’aujourd’hui, sans aller à la croix, une victoire mondaine, une victoire raisonnable » (François)

  • « En ceci consiste la rédemption du Christ : il "est venu donner sa vie en rançon pour la multitude" (Mt 20, 28), c’est-à-dire "aimer les siens jusqu’à la fin" (Jn 13, 1) pour qu’ils soient "affranchis de la vaine conduite héritée de leurs pères" » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 622)

Commentaire...

Méditation

Soeur Sandrine Letrou

Soeur Sandrine Letrou

Communauté de Toulouse

Trouver sa place


La compétition pour occuper la meilleure place est ouverte ! Les apôtres, comme certains courants du judaïsme de l’époque, se représentaient la venue du Royaume comme éclatante et immédiate. Jésus connaît les ambitions inavouées des uns et le culot des autres. 

L’ambiguïté de tout pouvoir humain, rarement désintéressé, est mise en exergue dans ce passage. Pédagogue patient, Jésus explique ce qu’est devenir puissant dans le Royaume de Dieu. La grandeur à laquelle le disciple est appelé ne réside pas dans la recherche d’un pouvoir. Seul celui qui se met au service des autres est grand, à l’image du Christ qui a donné sa vie. Le pouvoir n’est pas une domination exercée, mais un service rendu à l’Église et aux autres. Le risque, c’est de tirer orgueil de notre service. Le serviteur n’est pas plus grand que son maître (Jn 16, 13-20).

À l’hôpital, un patient me dit un jour : « Pourquoi venez-vous me voir ? Pourquoi perdez-vous votre temps ici, il n’y a rien à faire ? » Il avait raison, il ne me fallait pas chercher à faire, mais à être. J’avais cru jusqu’à présent que je me mettais au service des patients. En fait, c’étaient eux qui se mettaient à ma portée et m’enseignaient bien des choses. 

« L’homme acquiert sa plénitude à travers le service et le don désintéressé aux autres. » Dans ce cas, il nous semble que nous donnons notre vie, alors qu’en vérité nous la trouvons. » (Gaudium et Spes 2, 23) Servir, c’est accepter de s’abaisser pour rejoindre l’autre et reconnaître sa grandeur. C’est dans le service et le don que nous trouvons notre plénitude. Il ne nous manquera alors rien.

Extrait de Matthieu Pas à Pas (2020)
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BONNE JOURNÉE! 
Jean-Yves 

dimanche 23 juillet 2023

«Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération » / Neuvaine à sainte Anne 8e jour... / (436,142)

 Bonjour!

Lundi 24  juillet 2023

Neuvaine en l'honneur de sainte Anne



8e jour...

Ô bonne sainte Anne, grand-maman du "Prince de la Paix", nous vous prions pour notre monde, nos familles et nous-mêmes. Les enfants, les femmes et les hommes de notre temps ont besoin de vivre dans la paix. Plusieurs sont des victimes innocentes de la haine, des divisions et des violences. Avec vous et Marie, nous nous tournons vers le Seigneur. Nous le supplions d'envoyer son Esprit dans le cœur de tous les humains. Que le Seigneur donne la paix à notre temps. 

Ô Bonne sainte Anne, faites que nous soyons des "artisans de paix".

 Ô Bonne sainte Anne, par le grand sacrifice que vous avez fait en consacrant, dès ses plus tendres années, votre fille bien-aimée au service du Seigneur, intercédez pour nous, afin que nous puissions faire pour le Seigneur, avec un grand courage, tous les sacrifices qu’il désire de nous, pour obtenir les bienfaits les plus souhaitées. Amen 

Je vous salue Marie...

Gloire au Père...

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

«Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération » (Mt 12, 38-42)

Alléluia. Alléluia.
Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.
Alléluia. (cf. Ps 94, 8a.7d)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    quelques-uns des scribes et des pharisiens
adressèrent la parole à Jésus :
« Maître, nous voulons voir un signe venant de toi. »
    Il leur répondit :
« Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe,
mais, en fait de signe,
il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas.
    En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin
trois jours et trois nuits,
le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre
trois jours et trois nuits.
    Lors du Jugement, les habitants de Ninive
se lèveront en même temps que cette génération,
et ils la condamneront ;
en effet, ils se sont convertis
en réponse à la proclamation faite par Jonas,
et il y a ici bien plus que Jonas.
    Lors du Jugement, la reine de Saba
se dressera en même temps que cette génération,
et elle la condamnera ;
en effet, elle est venue des extrémités de la terre
pour écouter la sagesse de Salomon,
et il y a ici bien plus que Salomon. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Abbé Joel PIRES Teixeira (Faro, Portugal)

«Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi»

Aujourd'hui, Jésus est mis en épreuve par « certains » scribes et pharisiens » (Mt 12,38 ; Mc 10,12), qui se sentent menacés par la personne de Jésus, non pas pour des raisons de foi, mais de pouvoir. Avec la peur de perdre leur pouvoir, ils tentent de discréditer Jésus, en le narguant. Ces « certains » souvent se sont nous-mêmes quand nous sommes emportés par notre égoïsme et nos intérêts individuels. Aussi, quand on regarde l'Eglise comme une réalité purement humaine et non comme un projet d'amour de Dieu pour chacun de nous.

La réponse de Jésus est claire : « Aucun signe leur sera donné » (cf. Mt 12,39) non par peur, mais bien pour souligner et rappeler que les « signes » sont la relation de communication et d'amour entre Dieu et l’humanité ; Ce n'est pas une relation d'intérêts et de pouvoirs individuels. Jésus rappelle qu'il y a beaucoup de signes donnés par Dieu ; et nous n’arriverons pas à Lui en le provocant ou en utilisant le chantage.

Jésus est le plus grand signe. Ce jour-ci la Parole est une invitation pour chacun de nous à comprendre, avec humilité, que seul un cœur converti, tourné vers Dieu, peut recevoir, interpréter et voir ce signe qui est Jésus. L'humilité est la réalité qui nous amène non seulement à Dieu, mais aussi à l'humanité. Par l’humilité, nous reconnaissons nos limites et nos vertus, mais surtout, nous voyons les autres comme frères et Dieu comme Père.

Le Pape François nous fait remémorer, « Le Seigneur est vraiment patient avec nous ! Il ne se lasse jamais de recommencer depuis le début à chaque fois que nous tombons ". Ainsi, malgré nos fautes et provocations, le Seigneur a les bras ouverts pour accueillir et recommencer. Tâchons que notre vie, et aujourd'hui en particulier, ce mot se soit réellement fait en nous. La joie du chrétien est d'être reconnu par l'amour qui est dans votre vie, l'amour qui jaillit de Jésus.

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Dieu n’a pas empêché la mort de séparer l’âme du corps du Fils, selon l’ordre nécessaire à la nature, mais il les a de nouveau réunis l’un à l’autre par la Résurrection, afin que le Fils lui-même en personne soit le point de rencontre de la mort et de la vie (…) » (Saint Grégoire de Nysse)

  • « Le signe que Jésus promet est son pardon à travers sa mort et sa résurrection. Le signe que Jésus promet est sa miséricorde. Donc, le véritable signe de Jonas est celui qui nous donne la confiance d’être sauvés par le sang du Christ » (François)

  • « Le Baptême, dont le signe originel et plénier est l’immersion, signifie efficacement la descente au tombeau du chrétien qui meurt au péché avec le Christ en vue d’une vie nouvelle (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 628)


Frère Franck Dubois

Frère Franck Dubois

Couvent Saint Pierre martyr à Strasbourg

La baleine philosophe


La baleine n’avait rien demandé. Elle circulait sous l’eau, juste sous un bateau. La mer était rebelle, le poisson s’en moquait. Elle songeait que les hommes étaient bien compliqués : pourquoi risquer sa peau dans des missions dangereuses, alors qu’on est si bien chez soi. Tout à sa réflexion, elle n’entendit pas Dieu l’appeler : « Mange-le ! » car, soudain du bateau avait plongé un homme. « Seigneur, je ne mange pas de cela ! » « Avale, tu recracheras ». La baleine, docile, ouvrit large la bouche, faillit prendre la tasse.

Une plainte lugubre s’échappa de son ventre. L’homme au goût amer se plaignait en son sein. « Ne crains rien, fit la baleine, je te recracherai. Qu’avais-tu donc à fuir pour te jeter à l’eau ? » « Je fuyais mon destin. » « Je te ramène alors d’où tu t’es échappé : on ne fuit que soi-même, donc, on ne fuit jamais. » « C’est vrai, et de la nuit profonde où je suis prisonnier  – excuse-moi baleine, mais ici, c’est bien sombre et l’odeur de tes entrailles me monte un peu au nez – je vois plus clair : Les plus grands détours sont parfois nécessaires. Qui donc t’a dit de ne pas me gober ? » « Dieu ! » « Il n’est donc pas seulement celui qui me traquait ? Il tient donc à ma peau ? J’ai compris maintenant. Je dirai à mes frères qu’au fond de toute angoisse, il faut compter sur Lui. Seigneur, sauve-moi ! Mon salut sera signe pour ceux qui ne croient pas. » « Quelle ardeur, Jonas, comme tu vas me manquer ! Nous voici, sauve-toi, et cours pour tout sauver ! »

Extrait de Signes dans la Bible (2014)
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Bonne journée!
Jean-Yves 

samedi 22 juillet 2023

« Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson » /Un baptême à Saint-Philippe... / Neuvaine à sainte Anne... / (436,036)

 Bonjour!

Dimanche 23 juillet 2023

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...


ÉVANGILE

« Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson » (Mt 13, 24-30)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus proposa cette parabole à la foule :
« Le royaume des Cieux est comparable
à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
    Or, pendant que les gens dormaient,
son ennemi survint ;
il sema de l’ivraie au milieu du blé
et s’en alla.
    Quand la tige poussa et produisit l’épi,
alors l’ivraie apparut aussi.
    Les serviteurs du maître vinrent lui dire :
‘Seigneur, n’est-ce pas du bon grain
que tu as semé dans ton champ ?
D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?’
    Il leur dit :
‘C’est un ennemi qui a fait cela.’
Les serviteurs lui disent :
‘Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?’
    Il répond :
‘Non, en enlevant l’ivraie,
vous risquez d’arracher le blé en même temps.
    Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ;
et, au temps de la moisson,
je dirai aux moissonneurs :
Enlevez d’abord l’ivraie,
liez-la en bottes pour la brûler ;
quant au blé, ramassez-le
pour le rentrer dans mon grenier.’ »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Et bien, c’est le Christ qui donne cette vertu à la levure. Que personne ne se plaigne, donc, de sa petitesse, car le dynamisme de la prédication est énorme, et ce qui a fermenté une fois se transforme en ferment pour les autres » (Saint Jean Chrysostome)

  • « Le mal n’a ni le premier ni le dernier mot. Devant l’ivraie du monde, le disciple du Seigneur est appelé à imiter la patience de Dieu, à alimenter l’espoir en s’appuyant sur la solide confiance en la victoire finale du bien, c’est-à-dire de Dieu » (François)

  • « L’Eglise, elle, qui renferme des pécheurs dans son propre sein, est donc à la fois sainte et appelée à se purifier et poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement (Concile Vatican II). Tous les membres de l’Eglise, ses ministres y compris, doivent se reconnaitre pécheurs (…) » (Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 827)

Commentaire...

Torchons et serviettes, unis pour la vie !
par Frère Jean-Thomas de Beauregard

Vous connaissez le dicton qui commande de ne pas mélanger les torchons et les serviettes. L’Évangile, lui, est plus nuancé. Les torchons et les serviettes, l’ivraie et le bon grain, les sales types et les saints peuvent être mélangés au moins pour un temps. À notre époque obsédée par la pureté, qui dresse des frontières morales et idéologiques infranchissables entre les bons et les méchants, Jésus adresse deux avertissements :

• Seul Dieu est capable de discerner avec certitude qui mérite le bonheur éternel. Aucun homme n’est fondé à se mettre à la place de Dieu pour juger du sort définitif d’un autre homme car aucun homme ne connaît le cœur de son prochain comme Dieu le connaît. Et d’ailleurs, la miséricorde et la justice de Dieu ont le dernier mot. 

• Même Dieu ne jugera qu’à la fin des temps. Car l’homme est changeant. Saint le lundi, crapule le mardi ! Plein de bons désirs un jour, dévoré par la haine et l’orgueil le lendemain. L’homme est versatile, c’est sa faiblesse. Mais c’est aussi sa chance, parce que jusqu’à son dernier souffle, il peut se laisser toucher par la grâce de Dieu.

Face à Dieu, le Diable sait qu’il arrive toujours trop tard. Il sait qu’il ne sème l’ivraie qu’après que Dieu a semé le bon grain. Que l’ivraie est toujours marginale par rapport au bon grain. Mais le Diable peut encore arracher la victoire si je juge mon prochain, si je me mets à la place de Dieu. En revanche, si je laisse Dieu être le seul juge, le seul miséricordieux, alors le Diable n’a plus aucun recours.

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Un baptême...

Ce dimanche, 23 juillet, je baptiserai le petit Tristan Forgues, 4e enfant de Jean-Philippe Forgues et de Lison Deschamps-Ouellet, de Saint-Philippe de-Néri.

Ayons une prière pour le petit Tristan et pour sa famille. 

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Dans "Ressuscités" de Pierre Guilbert, un beau passage sur l'Eucharistie à la page 84:  «L'Eucharistie est, en notre monde, présence mystérieuse, réelle et efficace d'un autre monde, celui de la Résurrection, de l'achèvement définitif.»-

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Une pensée de SrvPierre Anne Mandato:

«Respecter la personnalité et le caractère de l'autre, sans vouloir qu'il soit comme toi, voilà le secret de la bonne entente.»

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Neuvaine à sainte Anne... 7e jour...

 Je vous salue, ô Mère de la céleste Reine, et je me félicite avec vous de l’indicible joie et de la tendresse toute spirituelle qui se faisait sentir à votre cœur alors que vous pressiez sur votre sein, et que vous nourrissiez de votre propre lait la très sainte enfant qui sera à jamais les délices du Paradis. 

Je vous salue Marie…….Gloire au Père

Bon dimanche!

Jean-Yves 


vendredi 21 juillet 2023

« Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » / Fête de sainte Marie-Madeleine... / Neuvaine à Sainte Anne... / Une pensée... / (435,871)

 Bonjour!

Samedi 22 juillet 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


Fête de sainte Marie-Madeleine

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ÉVANGILE

« Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » (Jn 20, 1.11-18)

Alléluia. Alléluia.
« Dis-nous, Marie Madeleine,
qu'as-tu vu en chemin ?
— J'ai vu le tombeau du Christ vivant,
j'ai vu la gloire du Ressuscité. »
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;
c’était encore les ténèbres.
Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle se tenait près du tombeau,
au-dehors, tout en pleurs.
Et en pleurant,
elle se pencha vers le tombeau.
Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc,
assis l’un à la tête et l’autre aux pieds,
à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.
Ils lui demandent :
« Femme, pourquoi pleures-tu ? »
Elle leur répond :
« On a enlevé mon Seigneur,
et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ;
elle aperçoit Jésus qui se tenait là,
mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit :
« Femme, pourquoi pleures-tu ?
Qui cherches-tu ? »
Le prenant pour le jardinier, elle lui répond :
« Si c’est toi qui l’as emporté,
dis-moi où tu l’as déposé,
et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors :
« Marie ! »
S’étant retournée, elle lui dit en hébreu :
« Rabbouni ! »,
c’est-à-dire : Maître.
Jésus reprend :
« Ne me retiens pas,
car je ne suis pas encore monté vers le Père.
Va trouver mes frères pour leur dire
que je monte vers mon Père et votre Père,
vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples :
« J’ai vu le Seigneur ! »,
et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La femme ressuscitée


Une femme qui pleure dans un parc, au matin. De loin, ceux qui l’épient ricanent en secret, imaginant sans peine ce qui l’amena là. « Des amours faciles, et bientôt consolés ! » elle trouvera ici une nouvelle victime, et l’homme précédant sera vite oublié. Mais pourquoi ce tombeau, dans lequel elle se penche ? Voudrait-elle cacher son chagrin éphémère, enterrer la précédente histoire, enfouir dans le passé cette peine de cœur ? 

La voilà qui ressort, et sa prochaine conquête, venue d’on ne sait où, s’avance à grand pas. Un bel homme, au visage rayonnant de soleil. Et déjà de sa voix douce comme le miel, il prend dans ses filets la victime consentante. Vraiment, en peu de temps, la voilà consolée…

Elle tombe aux pieds de l’homme, foudroyée par l’amour. Elle retient de ses mains la foulée si puissante qui arpentait à l’aube le jardin magnifique. Mais quoi, le maître aux pas si lestes ne se laisse pas faire, et d’un geste superbe d’une tendresse infinie, bénit de sa main droite la femme, comme morte, effondrée à ses pieds.

Que lui dit-il alors ? Quelle parole a pu relever la gisante, redresser la pécheresse ? D’où vient que ce regard tout à l’heure éploré, brouillé par le regret, masqué par trop de fard a soudain la candeur des femmes les plus nobles ? Elle court, libre, loin de lui. Et les hommes épiant ont une envie soudaine, entendre la nouvelle proclamée par Marie, et témoigner aussi : ce matin, au tombeau, une femme brisée a retrouvé la vie.

Extrait de Signes dans la Bible (2015)


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Hymne / Fête de sainte Marie-Madeleine:


«Comment es-tu foyer de feu

et fraîcheur de la fontaine,

une brûlure, une douceur

qui rend saine nos  souillures?


Comment fais-tu de l'homme un dieu,

de la nuit une lumière,

et des abîmes de la mort

tire-tu la vie nouvelle?


Comment la nuit vient-elle au jour? 

Peux-tu vaincre les ténèbres, 

porter la flamme jusqu'au cœur

et changer le fond de l'être?


Comment n'es-tu qu'un avec nous,

nous rends-tu fils de Dieu même

Comment nous brûles-tu  d'amour

et nous blesses-tu sans glaive?


Comment peux-tu nous supporter, 

rester lent à la colère,

et de l'ailleurs où tu te tiens

voir ici nos moindres gestes?


Comment si haut et de si loin

ton regard suit-il nos actes?

Ton serviteur attend la paix,

le courage dans les larmes!»

(Hymne / ce matin / Liturgie des heures/ Fête de Marie-Madeleine)

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Marie-Madeleine à Vézelay : histoire de la basilique et miracles

L’abbaye de Vézelay est fondée au IXe siècle par Gérard de Roussillon. Il y réunit des reliques de nombreux saints, dont celles de saint Pierre, saint Paul et celles de sainte Marie-Madeleine qu’il est allé chercher à Saint-Maximin. Des miracles ont lieu par l’intermédiaire de ces reliques et les pèlerinages à Vézelay commencent. Cependant, un doute persiste quant à l’origine des reliques, en 1265, on décide d’en vérifier l’authenticité. De grands signes entourent l’ouverture du coffre : un parfum merveilleux se répand : « Lorsqu’on ouvrit le tombeau, il se répandit une grande odeur de parfums, comme si on eût ouvert un magasin rempli d’essences aromatiques les plus suaves. ». On découvre alors le corps de Marie-Madeleine, offrant ses miracles à la vue de tous : de la langue sortait une pousse de fenouil bien vert et, encore plus incroyable, un morceau de chair vivante adhérait encore à l’os la tempe. On lui donna le nom de « Noli me tangere » (Ne me touche pas ou ne me retiens pas). On y voit la trace des doigts du Christ qui repoussa Marie-Madeleine, lorsqu’elle le reconnut après la résurrection et qu’elle se précipita vers lui. Le Pape Boniface VIII reconnaît définitivement l’authenticité des reliques.

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Basilique de Vazelay, en France

Cette basilique est consacrée à sainte Marie-Madeleine

Nous avons visité cette basilique un 22 juillet avec un ami français.

Je remercie grandement Bernard Lecomte 

de nous avoir fourni cette occasion.

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Neuvaine à Sainte Anne

6e jour...

Je vous salue, ô sanctuaire du Saint-Esprit, et avec vous je me félicite des abondantes bénédictions qui sont descendues du ciel sur vous, pendant les neuf mois pendant lesquels vous avez porté dans votre sein la très sainte Marie, la femme bénie au-dessus des plus pures créatures. 

Je vous salue Marie…….

Gloire au Père 

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PENSÉES....

Pour un moment, je vais glisser des pensées de Sr Pierre Anne Mandato que je puiserai dans son carnet intitulé: «Nourrir ton cœur des vitamines pour ton bien-être». 

Une première:

«L'amour est le plus grand cadeau que tu peux offrir aux personnes qui sont en quête de compréhension, d'écoute et de tendresse.»

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Bonne journée!

Jean-Yves