dimanche 24 septembre 2023

« On met la lampe sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière » / (439,669)

 Bonjour!

Lundi 25 septembre 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« On met la lampe sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière » (Lc 8, 16-18)

Alléluia. Alléluia. 
Que votre lumière brille devant les hommes :
alors, en voyant vos œuvres bonnes,
ils rendront gloire à votre Père.
Alléluia. (Mt 5, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
    « Personne, après avoir allumé une lampe,
ne la couvre d’un vase
ou ne la met sous le lit ;
on la met sur le lampadaire
pour que ceux qui entrent voient la lumière.
    Car rien n’est caché
qui ne doive paraître au grand jour ;
rien n’est secret
qui ne doive être connu
et venir au grand jour.

    Faites attention à la manière dont vous écoutez.
Car à celui qui a,
on donnera ;
et à celui qui n’a pas,
même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La parole de ce jour fait suite à la parabole du Semeur, et plus particulièrement à l’explication que le Seigneur en a donnée. Cette interprétation est une lumière capable d’illuminer l’auditeur attentif, et de lui faire prendre conscience de sa responsabilité face à la Parole. La fécondité de nos vies dépend en effet de la qualité de l’accueil que nous réservons à l’Évangile : voilà un avertissement qui mérite bien qu’on le diffuse, qu’on le crie sur les toits comme le firent les prophètes. Une telle « lumière » ne saurait restée cachée : elle est tout au contraire destinée à être placée « sur le lampadaire pour que ceux qui entrent – entendons : ceux qui cherchent à se rapprocher de Dieu, qui désirent entrer en relation avec lui – voient la lumière », c’est-à-dire qu’ils discernent la place essentielle de la Parole dans leur vie et l’urgence de son accueil, qu’en le comprenant ils se convertissent, et qu’en se convertissant ils aient la vie.

« Rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. » Cette affirmation de Jésus devrait conclure définitivement le débat sur le caractère secret des enseignements qu’il aurait prodigués à ses proches. Les paroles du Seigneur ne demeurent cachées ou obscures que pour ceux qui refusent de les écouter – ou de les entendre au niveau où Jésus les prononce. Mais la Bonne Nouvelle frappe à la porte de tous les cœurs disponibles afin d’y révéler le vrai visage de Dieu. Notre Seigneur ne donne pas un enseignement énigmatique qui ne serait accessible qu’à un petit nombre d’initiés. 

Certes il parle en paraboles, mais c’est afin que chacun puisse comprendre au niveau d’intelligence spirituelle auquel il est parvenu, et continuer à s’en nourrir en approfondissant toujours davantage son interprétation. Jésus n’impose pas une idéologie ; il ne se substitue pas à la liberté de ses interlocuteurs : il les met en route, il propose un chemin de conversion concret, à mettre en œuvre, « à force de persévérance », au jour le jour. Celui qui s’y engage, découvre qu’il ne marche pas seul, mais que Notre-Seigneur l’accompagne et pourvoit au nécessaire à chaque étape ; car « les hommes droits sont ses intimes » (Proverbes 3, 32).

C’est ainsi que celui qui accueille la Parole telle qu’elle se donne « dans un cœur bon et loyal », « recevra encore » ; alors que « celui qui n’a rien » – précisément parce qu’il n’écoute pas avec bienveillance – « se fera enlever même ce qu’il paraît avoir », puisque ce qu’il a entendu ne lui sert à rien.

De tout cela, les disciples ont à être les témoins : pas question de demeurer dans un cercle restreint de « gnostiques », possédant un « savoir » salvifique. « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10, 8). Le salut nous est offert dans une relation personnelle d’amitié avec Jésus. Une telle connaissance est en soi incommunicable ; mais le chemin d’accès à cette rencontre salvifique doit être rendu accessible au plus grand nombre grâce au labeur apostolique.

« Entre le secret et la (dé)monstration, se tient la révélation » (Paul Ricœur) : la Parole est invitation à un dialogue qui respecte les interlocuteurs. Le Seigneur s’y donne tout en demeurant voilé dans son Mystère. Car le fruit de la rencontre n’est pas que nous comprenions qui est Dieu, mais que nous soyons transformés en lui, afin de le connaître comme il nous connaît.

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Méditation

Frère Yves Habert

Frère Yves Habert

Couvent du Saint-Nom-de-Jésus à Lyon

Prise de Parole


Il est évident qu’en période de restriction, on n’allume pas une lampe pour la cacher sous le lit, mais on la place au milieu de la pièce. Le Christ a allumé sa lampe en venant au milieu du monde. Il ne s’est pas caché au fond d’une grotte, mais il a donné à sa parole et à sa personne un statut public. À sa suite, l’Église ne cherche pas à se cacher. Elle est simplement le chandelier où brille la lumière de l’Évangile pour que tout le monde s’y éclaire et y reconnaisse la révélation de Dieu. Cela veut dire que nous ne rencontrons pas d’abord la Parole de Dieu dans une sorte de recherche purement individuelle. Par son existence publique, la Parole de Dieu vient à notre rencontre.

Sur Retraite dans la ville, chacun fait quotidiennement l’expérience de cette proposition publique de la lumière de Dieu, de la révélation de Dieu. L’Église doit donc garder une existence publique, au grand jour et au grand vent, pour proposer à tout homme l’Évangile comme lumière de Dieu pour ce monde.                                     

Bonne journée!

Jean-Yves 

samedi 23 septembre 2023

« Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? » / (439,828)

 Bonjour!

Dimanche 24 septembre 2023

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...


ÉVANGILE

« Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? » (Mt 20, 1-16)

Alléluia. Alléluia.
La bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres :
tous acclameront sa justice.
Alléluia. (cf. Ps 144, 9.7b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait cette parabole à ses disciples :
    « Le royaume des Cieux est comparable
au maître d’un domaine qui sortit dès le matin
afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne.
    Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée :
un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent,
et il les envoya à sa vigne.
    Sorti vers neuf heures,
il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire.
    Et à ceux-là, il dit :
‘Allez à ma vigne, vous aussi,
et je vous donnerai ce qui est juste.’
    Ils y allèrent.
Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures,
et fit de même.
    Vers cinq heures, il sortit encore,
en trouva d’autres qui étaient là et leur dit :
‘Pourquoi êtes-vous restés là,
toute la journée, sans rien faire ?’
    Ils lui répondirent :
‘Parce que personne ne nous a embauchés.’
Il leur dit :
‘Allez à ma vigne, vous aussi.’

    Le soir venu,
le maître de la vigne dit à son intendant :
‘Appelle les ouvriers et distribue le salaire,
en commençant par les derniers
pour finir par les premiers.’
    Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent
et reçurent chacun une pièce d’un denier.
    Quand vint le tour des premiers,
ils pensaient recevoir davantage,
mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier.
    En la recevant,
ils récriminaient contre le maître du domaine :
    ‘Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure,
et tu les traites à l’égal de nous,
qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !’
    Mais le maître répondit à l’un d’entre eux :
‘Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi.
N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ?
    Prends ce qui te revient, et va-t’en.
Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi :
    n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ?
Ou alors ton regard est-il mauvais
parce que moi, je suis bon ?’

    C’est ainsi que les derniers seront premiers,
et les premiers seront derniers. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La parabole de l’ouvrier de la dernière heure est le symbole même de l’Église que nous souhaitons faire vivre à la suite de l’Évangile. Non pas l’abri réservé aux premiers arrivés, aux chrétiens patentés et sûrs d’eux-mêmes, je veux dire certains de leurs vertus ou de leurs certitudes, mais un espace d’accueil à tous les embauchés de Dieu, d’où qu’ils viennent, ceux du matin, ceux du midi et ceux du soir. Car l’Église n’a pas de raison d’être si elle se replie sur son passé et sur les croyants sans failles.

L’Église n’est pas là pour elle-même, mais pour l’humanité. Elle existe afin que le monde soit un espace pour la présence de Dieu, l’espace de cette alliance entre Dieu et les hommes. L’Église n’a pas le droit de se mettre elle-même au centre de tout, elle n’est pas là pour elle-même. L’Église sert le monde en faisant en sorte que Dieu vive en elle, qu’elle soit transparente pour le monde et qu’elle le porte à l’humanité.
C’est de cette Église décentrée d’elle-même, sans rêve de monopole de la vérité, ouverte à tous les ouvriers du soir, à tous les quémandeurs de parole, que nous sommes appelés à être les témoins. 

L’Église que nous formons, par sa vie de prière, sa liturgie, son goût de la Parole de Dieu, son accueil libre de tous dans leurs différences, son écoute des différences, doit être en priorité cet espace où les ouvriers du soir se découvrent miraculeusement embauchés. Cet espace d’alliance, aussi libre qu’imprévisible, entre Dieu et les hommes, a pour mission de rendre notre Église transparente à l’humanité de l’homme, à la gratuité de l’amour de Dieu, à la fraternité des compagnons d’espérance en l’homme.

Missionnaire, nous le serons, non pas par prosélytisme ou par souci de faire du nombre, mais par ce regard de Dieu qui éveille en chacun le meilleur de son humanité. Il reconnaît, non pas les résultats de l’autre, mais sa disponibilité à travailler à la vigne de l’Église. Nous croyons que chacun de nous est appelé à l’annonce de l’Évangile. Nous croyons que la mission nous invite et nous conduit sur le terrain de l’autre. Nous croyons que la mission est une démarche toujours communautaire. Aller sur le terrain de l’autre pour recevoir de lui ce que l’Esprit nous dit à travers ses croyances et ses incroyances, ses certitudes et ses doutes.
 « Allez, vous aussi, à ma vigne ». C’est ce que l’Église dit et redit après le Christ. Pour entrer dans le champ de Dieu, il n’est pas nécessaire d’être riche en patrimoine spirituel ou en culture religieuse, vous venez, vous, comme vous êtes : jeunes, célibataires, couples avec enfants, étudiants ou jeunes professionnels, inscrire cet espace de prière et de dialogue, d’écoute et de langage évangélique au quotidien. Afin que se cultive la promesse d’un vin nouveau pour le chrétien de ce temps.

La mission qui nous est confié, c’est de signifier dans cette société de la performance et de l’efficacité, la liberté du regard de Dieu et la gratuité de son amour. Je suis persuadé qu’ils sont nombreux ceux qui, à toutes les heures de la vie, espèrent trouver des espaces pour nouer des alliances nouvelles sous le regard de Dieu. Être ainsi les premières pierres de l’Église pour demain, la grappe d’un vin nouveau. « Venez, vous aussi à ma vigne ». Dieu embauche à toute heure, il n’est jamais trop tard pour faire alliance avec lui. « Venez, vous aussi à ma vigne ». C’est l’appel que l’Église nous lance au nom du Christ. Mais c’est pour que vous le lanciez à votre tour à tous ceux qui vous entourent. À vous d’appeler à toute heure de la journée, au nom de Dieu. 

Mais, rappelez-vous que l’Église n’est pas là pour elle-même, elle est là pour l’humanité. Pour qu’elle soit, ici même, un espace de la présence de Dieu, l’espace de cette alliance entre Dieu et les hommes. Cette alliance nouvelle qui est au cœur de chacune de nos eucharisties. À vous d’embaucher au nom de Dieu.

Seigneur, tu as voulu que toute la loi consiste à t’aimer et à aimer son prochain ; donne-nous de garder tes commandements, et de parvenir ainsi à la vie éternelle. 

Ô Dieu, tu es bon, et nous te regardons avec un œil mauvais quand ta bonté sans mesure dépasse notre justice humaine. Élargis notre cœur aux dimensions de ton amour, toi qui donnes à ceux qui te servent la grâce inestimable du salut.

Philippe Link, ptre / Merci!

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Méditation

Prédicateur

Frère Mathieu-Marie Trommer

Couvent Sainte Marie du Chêne à Nancy


Histoire d’un mal entendu

Comme à son habitude, Jésus nous propose une parabole pour illustrer un point de son enseignement : « Beaucoup de premiers seront derniers et beaucoup de derniers seront premiers ». Et comme souvent, cette nouvelle parabole suscite bien des questions !

D’abord, n’est-il pas curieux de voir arriver des ouvriers tout au long de la journée ? Où étaient-ils à 6h ou à 9h, à l’heure de l’embauche quotidienne ? Ensuite, il y a ce maître qui n’en finit pas de revenir sur la place, allant jusqu’à employer de la main d’œuvre pour une seule heure de travail ! Plus curieux encore, tous reçoivent le même salaire ! Et enfin, n’est-ce pas scandaleux de payer d’abord les derniers, au vu et su de tous ? Un tel procédé allait forcément provoquer l’incompréhension de ceux qui ont porté le poids du jour ! Où sont la justice et l’équité ? Décidément, ce patron ne semble rien connaître au monde du travail...

Mais c’est parce que Jésus ne nous parle pas d’affaires mais du Royaume de Dieu ! La parabole dévoile un malentendu : malentendu entre les hommes et Dieu, entre le royaume des hommes et le royaume de Dieu. D’un côté, tout se mérite, tout s’achète ... de l’autre, tout est générosité et grâce.

En définitive, dans le Royaume, il ne peut y avoir qu’un seul salaire pour tous, premier ou dernier, parce que ce salaire c’est la vie éternelle ! Et lorsque Dieu donne, il donne tout. Mais toi, sauras-tu t’en réjouir pour les autres ?

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Courons, ne lâchons rien, nous sommes sur la bonne voie ; que l’heureuse sûreté des acquis du passé ne nous rende pas moins diligents à l’heure d’affronter les épreuves qui nous attendent » (Saint Augustin)

  • « Le dialogue est notre méthode, non par stratégie habile, mais par fidélité à Celui qui ne se fatigue jamais de passer et de repasser sur les places des hommes jusqu’à la onzième heure pour proposer son invitation d’amour » (François)

  • « L’amour des pauvres est incompatible avec l’amour immodéré des richesses ou leur usage égoïste » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 2.445)

Objectif-Vie

(Prions en Église)

Compassion et accueil 

- En  cette journée mondiale des migrants et des réfugiés, je sensibilise mes enfants ou mes petits-enfants à la situation difficile que vivent les exilés et j'accueille leurs idées pour fournir une aide concrète à cet égard.

- Je m'informe des besoins des organismes qui se consacrent au bien-être et à l'intégration des réfugiés.

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Bon dimanche!

 Jean-Yves 


Un clocher de l'église de Saint-Jean-Port-Joli

Photo: Jean-Yves 

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Photo: Bernard Lecomte / France / Merci!

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vendredi 22 septembre 2023

« Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui retiennent la Parole et portent du fruit par leur persévérance » / (439,801)

Bonjour!

Samedi 23 septembre 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


ÉVANGILE

« Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui retiennent la Parole et portent du fruit par leur persévérance » (Lc 8, 4-15)

Alléluia. Alléluia.
Heureux ceux qui ont entendu la Parole
dans un cœur bon et généreux,
qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
Alléluia. (cf. Lc 8, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    comme une grande foule se rassemblait,
et que de chaque ville on venait vers Jésus,
il dit dans une parabole :
    « Le semeur sortit pour semer la semence,
et comme il semait, il en tomba au bord du chemin.
Les passants la piétinèrent,
et les oiseaux du ciel mangèrent tout.
    Il en tomba aussi dans les pierres,
elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité.
    Il en tomba aussi au milieu des ronces,
et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent.
    Il en tomba enfin dans la bonne terre,
elle poussa et elle donna du fruit au centuple. »
Disant cela, il éleva la voix :
« Celui qui a des oreilles pour entendre,
qu’il entende ! »

    Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole.
    Il leur déclara :
« À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu,
mais les autres n’ont que les paraboles.
Ainsi, comme il est écrit :
Ils regardent sans regarder,
ils entendent sans comprendre.

    Voici ce que signifie la parabole.
La semence, c’est la parole de Dieu.
    Il y a ceux qui sont au bord du chemin :
ceux-là ont entendu ;
puis le diable survient
et il enlève de leur cœur la Parole,
pour les empêcher de croire et d’être sauvés.
    Il y a ceux qui sont dans les pierres :
lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ;
mais ils n’ont pas de racines,
ils croient pour un moment
et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent.
    Ce qui est tombé dans les ronces,
ce sont les gens qui ont entendu,
mais qui sont étouffés, chemin faisant,
par les soucis, la richesse
et les plaisirs de la vie,
et ne parviennent pas à maturité.
    Et ce qui est tombé dans la bonne terre,
ce sont les gens qui ont entendu la Parole
dans un cœur bon et généreux,
qui la retiennent
et portent du fruit par leur persévérance. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Il n’y a qu’un seul semeur. Le semeur, c’est le Christ. Nous, l’Église, nous ne sommes que des auxiliaires du semeur. Ce n’est pas notre propre grain que nous semons ; c’est la Parole de Dieu. Ce n’est pas nous qui sommes sortis pour semer ; c’est le Fils du Père qui est sorti d’auprès de Dieu pour venir parmi les hommes répandre la Parole de Dieu. Tous nos actes missionnaires sont une petite participation à l’action du semeur. Le semeur continue de semer, aujourd’hui. Par son Église, il répand la Parole à travers les cinq continents du monde.

Le semeur, le Christ, dans l’Évangile, ne choisit pas son public. Il ne dit pas d’avance : « Celui-ci va m’entendre, celui ne va pas m’entendre ; celui-là va comprendre ; celui-là ne va pas comprendre ; celui-là a envie de me suivre, celui-là n’a pas envie de me suivre ». Comme si d’avance nous savions qui va ouvrir ses oreilles pour entendre ! Le Christ ne dit pas d’avance : « Les pécheurs ne peuvent pas me suivre ; les publicains ne peuvent pas me suivre ; les païens ne peuvent pas me suivre ». Il répand sa parole sur toute chair, sur toute vie, sur toute humanité, et c’est la liberté de l’homme qui définit ceux qui entendent et ceux qui comprennent. Et nous, pas davantage que Jésus, nous ne pouvons définir qui va nous entendre ni choisir à qui nous voulons parler. Comme Jésus, habités par son Esprit, envoyés pour sa mission, nous semons sans compter et sans mettre d’avance des filtres pour empêcher la semence de se répandre.

Aujourd’hui, l’Esprit Saint nous envoie, comme « une lettre du Christ », pour proclamer dans chacun de nos lieux de vie, les œuvres de Dieu et pour être des témoins ardents de l’Évangile du Christ parmi les hommes de bonne volonté, jusqu’aux limites de la terre. L’Esprit de Dieu nous envoie, pour que nous devenions les bâtisseurs d’une civilisation réconciliée, fondée sur l’amour fraternel. Soyons attentifs à la voix et aux signes de la présence et de l’action de l’Esprit Saint dans l’Église et dans le monde. Contemplant et imitant la Vierge Marie, modèle de la foi vécue, nous serons alors les véritables disciples du Christ, son divin Fils, lui qui fonde l’espérance source de vie. Accueillons le feu de l’Esprit du Seigneur pour devenir une terre fertile qui reçoit l’Évangile, et d’ardents hérauts de cette Bonne Nouvelle !

Esprit de Dieu, rends-nous docile à ton action, fais grandir en nous la foi en la Parole qui sauve. Sois la source vive de l’espérance qui germe en nos vies. Sois en nous le souffle d’amour qui nous transforme et le feu de charité qui nous pousse à nous donner nous-mêmes à travers le service de nos frères. Toi que le Père nous a envoyé, enseigne-nous toute chose et fais-nous saisir la richesse de la parole du Christ. Affermis en nous l’homme intérieur, fais-nous passer de la crainte à la confiance, afin que jaillisse en nous la louange de ta gloire.

Merci Abbé Philippe Link.

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Bonne journée!

Jean-Yves 

jeudi 21 septembre 2023

« Des femmes les accompagnaient et les servaient en prenant sur leurs ressources »( / 439,775)

 Bonjour!

Vendredi 22 septembre 2023 

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Des femmes les accompagnaient et les servaient en prenant sur leurs ressources » (Lc 8, 1-3)

Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père,
Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits
les mystères du Royaume !
Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages,
proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu.
Les Douze l’accompagnaient,
    ainsi que des femmes
qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais :
Marie, appelée Madeleine,
de laquelle étaient sortis sept démons,
    Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode,
Suzanne, et beaucoup d’autres,
qui les servaient en prenant sur leurs ressources.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Ce bref passage est comme un résumé de l’activité missionnaire de Jésus. Trois thèmes émergent de ces quelques versets :

La vie itinérante du Seigneur, qui ne s’installe pas mais « passe à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu », entraînant à sa suite ceux qui se laissent toucher par sa Parole. Cette précision résonne comme une invitation adressée à l’Église de tous les temps, de toujours se souvenir qu’elle constitue le peuple de Dieu en marche vers la Cité sainte, la Jérusalem céleste où Jésus nous a préparé une place et où le Père nous attend. Sur ce chemin, « Qui n’avance pas recule », disait Saint Bernard ; et qui ne proclame pas la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, se disperse dans les distractions de ce monde.

« Les Douze l’accompagnaient » : ils sont appelés pour demeurer auprès du Maître, dans son intimité, partageant sa vie et son activité apostolique. Le pouvoir qui leur est conféré d’annoncer à leur tour « la Bonne Nouvelle du règne de Dieu » s’enracine dans ce compagnonnage et une écoute assidue de la Parole du Seigneur (Lc 8, 21). C’est grâce à leur témoignage que Jésus nous rejoint et que nous pouvons l’atteindre.

Enfin le troisième thème souligne que les femmes sont elles aussi habilitées à suivre Jésus, alors que la tradition rabbinique n’admettait que des disciples masculins. Le nombre de ces femmes qui accompagnaient Jésus dans ses pérégrinations n’est pas indiqué ; mais trois noms sont mentionnés : Marie-Madeleine, Jeanne et Suzanne. Cette précision nous arrache aux généralités abstraites : Jésus n’est pas entouré d’une collectivité d’individus anonymes, mais de personnes ayant un nom, un visage et une histoire uniques, qui ont pu expérimenter sa bienveillance et la puissance de sa miséricorde, et qui ont librement choisi de le suivre. 

Ces femmes ne font pas partie du groupe des Apôtres : Jésus ne les a pas nominativement appelées à ce ministère ; mais elles font partie – et seront même les modèles – du groupe des disciples : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique » (Lc 8, 21). On peut sans doute lire dans ce passage une invitation adressée à la femme, de rappeler sans cesse à l’homme que toute activité, si elle veut demeurer finalisée sur le Royaume, doit s’enraciner dans une écoute préalable de la Parole. 

Philippe Link, ptre // Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 


mercredi 20 septembre 2023

Aujourd’hui Jésus passe et nous appelle (cf. Mt 9,9) : « Suis-moi » / (439,753)

 Bonjour!

Jeudi 23 septembre 2023

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Suis-moi. L’homme se leva et le suivit » (Mt 9, 9-13)

Alléluia. Alléluia.
À toi, Dieu, notre louange !
Toi que les Apôtres glorifient,
nous t’acclamons : tu es Seigneur !
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus sortit de Capharnaüm
et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu,
assis à son bureau de collecteur d’impôts.
Il lui dit :
« Suis-moi. »
L’homme se leva et le suivit.

    Comme Jésus était à table à la maison,
voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)
et beaucoup de pécheurs
vinrent prendre place avec lui et ses disciples.
    Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples :
« Pourquoi votre maître mange-t-il
avec les publicains et les pécheurs ? »
    Jésus, qui avait entendu, déclara :
« Ce ne sont pas les gens bien portants
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
    Allez apprendre ce que signifie :
Je veux la miséricorde, non le sacrifice.
En effet, je ne suis pas venu appeler des justes,
mais des pécheurs. »

     – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Aujourd’hui Jésus passe et nous appelle (cf. Mt 9,9) : « Suis-moi » (Mt 9,9).

L’Évangile de Matthieu s’accomplit pour nous aujourd’hui dans un nouvel appel.
Et où Jésus vient-il trouver Matthieu ?
Matthieu était-il en prière profonde à la synagogue ou bien en train d’accomplir de grandes œuvres de bienfaisance ?
Non !
Jésus vient à lui alors qu’il a les mains dans le sac.
Il le rencontre au lieu de sa misère, de sa cupidité et de ses fraudes. C’est ce qu’a admirablement montré le grand peintre Il Caravaggio en représentant Matthieu assis dans une sorte de sous-sol blafard où règnent le trafic et la corruption.
Et c’est bien là que Jésus le rejoint, c’est là que Jésus nous rejoint : « Suis-moi ! »

Que faisons-nous ?
Jésus nous appelle.
Il nous choisit et nous appelle. Que choisis-tu ?
Rester assis, faire le sourd, et continuer nos trafics et nos affaires cachées ou bien nous lever, accepter d’être aimés et choisis dans notre misère et suivre Jésus.
Aller là où il y ira, jusqu’au bout, jusqu’au Ciel, jusqu’à la communion de bonheur que sa croix glorieuse ouvre pour nous ? Que choisis-tu ?

L’Évangile de ce jour ne s’arrête pas là : il nous mène à poser un autre choix.
Après la scène de l’appel où jaillit la Parole, il y a la scène du repas, du banquet, de la table. Et là aussi, il va falloir choisir, choisir entre deux camps.
D’un côté, il y a la table de Jésus.
C’est la table du pardon, la table de la miséricorde, la table du Salut.
Et il y a une place pour toi, une place toute prête.
Mais en t’approchant tu te rends compte de qui seront tes voisins de table : beaucoup de publicains et de pécheurs (cf Mt 9,11). Il me faut m’asseoir entre ma belle-mère qui me fait souffrir depuis plus de 30 ans bien plus que tous les collecteurs d’impôts du monde ; et ce truand bien connu aux mœurs scandaleuses à côté de qui pour rien au monde je voudrais être photographié ! C’est la table de Jésus.

De l’autre côté, il y a les « saints », c’est-à-dire ceux qui se regardent comme tels.
Ce sont des pharisiens, littéralement des « séparés » ; ils restent debout, regardent à distance et interrogent les disciples : « Pourquoi votre Maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » (Mt 9,11).
Ce sont les fils de Jonas qui était incapable d’accepter la miséricorde de Dieu. Leur colère est celle du fils aîné de la parabole, scandalisé devant l’amour immérité dont le Père enveloppe son fils.

De quel côté irons-nous ?
Sommes-nous prêts à sacrifier nos mérites et notre volonté de puissance pour nous asseoir à la table du pardon ? Cette table est celle de la gratuité de l’amour, celle de l’impuissance partagée, celle de la tendresse débordée de Dieu.

Que vais-je faire pour toi ? nous dit le Seigneur. Je vais te chercher. Je viens te chercher comme le bon berger, sa brebis perdue, comme la femme, sa drachme perdue, comme le père, son fils aîné perdu. L’Amour est dévoilé.
Les plus grands pharisiens peuvent devenir les plus grands saints.
C’est Paul et tant d’autres.
Les publicains aussi peuvent devenir de grands saints : c’est Zachée, Mathieu et tant d’autres.

Aujourd’hui, voulons-nous suivre Jésus ?
Et nous asseoir à sa table ?

Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves