mardi 20 mai 2025

«Demeurez en moi, comme moi en vous» / (512,852)

 Bonjour!

Mercredi 21 mai 2025



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

 (Jn 15,1-8): «Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage. Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite: Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit: ainsi, vous serez pour moi des disciples».

«Demeurez en moi, comme moi en vous»

Abbé Antoni CAROL i Hostench(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons à nouveau Jésus entouré de ses disciples, dans une ambiance d'intimité. Il leur confie ce qu'on pourrait qualifier comme ses dernières instructions, ce qu'on dit au dernier moment juste avant le départ, et comme tel cela a une force spéciale, car il fait office de testament.

Nous l'imaginons au cénacle. Là, Jésus leur a lavé les pieds, Il leur a annoncé une fois de plus son départ, leur a transmis l'amour fraternel et les a consolés en leur donnant l'Eucharistie ainsi que la promesse de la venue du Saint Esprit (cf. Jn 14). En lisant cet évangile, au chapitre 15, nous trouvons l'exhortation à l'unité dans la charité.

Le Seigneur ne cache pas à ses disciples les dangers et difficultés qu'ils rencontreront dans le futur: «Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi» (Jn 15,20). Mais Il leur conseille de ne pas se laisser abattre ni se sentir opprimés face à la haine du monde: Jésus renouvelle sa promesse de leur envoyer leur Défenseur, il leur garantit son assistance dans tout ce qu'ils lui demanderont et enfin, Il prie son Père pour eux, pour nous tous, dans sa prière sacerdotale.

Le danger pour nous ne vient pas de l'extérieur: la menace vient de nous mêmes quand l'amour fraternel parmi les membres du Corps Mystique de Jésus n'est pas présent et quand l'unité n'existe pas entre le Corps et la Tête de ce Corps Mystique. La recommandation de Jésus est claire: «Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruits, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire» (Jn 15,5).

Les premières générations de chrétiens avaient conservé une notion vive du besoin de vivre unis par la charité: voici un témoignage d'un père de l'Eglise, Saint Ignace d'Antioche: «Courez tous à l'unisson comme un seul temple de Dieu, un seul autel, un seul Christ qui procède d'un seul Père». Voici encore la recommandation de notre Sainte Mère: «Faites tout ce qu'il vous dira» (Jn 2,5).

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Là où est Jésus Christ, là est l’Eglise catholique » (Saint Ignace d’Antioche)

  • « Nous sommes les sarments. Les sarments ne sont pas auto-suffisants, ils dépendent totalement de la vigne, là où se trouve la source de sa vie » (François)

  • « Dès le début, Jésus a associé ses disciples à sa vie ; il leur a révélé le mystère du Royaume ; il leur a donné part à sa mission, à sa joie et à ses souffrances. Jésus parle d’une communion encore plus intime entre Lui et ceux qui le suivraient : "Demeurez en moi, comme moi en vous ... Je suis le cep, vous êtes les sarments" (Jn 15, 4-5). Il annonce une communion mystérieuse et réelle entre son propre corps et le nôtre » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 787)

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves 

lundi 19 mai 2025

«C'est ma paix que je vous donne; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne» / (612,699)

Bonjour!

Mardi 20 mai 2025


Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

(Jn 14,27-31a): «C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés. Vous avez entendu ce que je vous ai dit: Je m'en vais, et je reviens vers vous. Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu'elles n'arrivent; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez. Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le prince du monde va venir. Certes, il n'y a rien en moi qui puisse lui donner prise, mais il faut que le monde sache que j'aime mon Père, et que je fais tout ce que mon Père m'a commandé. Levez-vous, partons d'ici».

«C'est ma paix que je vous donne; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne»

Abbé Enric CASES i Martín(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous parle indirectement de la croix: il nous laisse sa paix, mais au prix de son douloureux départ de ce monde. Aujourd'hui nous pouvons lire ses paroles dites avant le sacrifice de la Croix et écrites après sa Résurrection. Sur la Croix, par sa mort il a vaincu la mort et la peur. Il ne nous donne pas la paix «à la manière du monde» (cf. Jn 14,27), mais Il le fait en passant par la douleur et l'humiliation: Il a ainsi prouvé son amour miséricordieux pour l'être humain.

Dans la vie des hommes la souffrance est inévitable depuis le jour où le pêché est entré dans le monde. Parfois c'est la douleur physique; d'autres fois, la douleur morale; d'autres fois encore, il s'agit d'une douleur spirituelle..., et tôt ou tard, nous devons tous mourir. Mais Dieu, dans son amour infini, nous a donné le moyen d'avoir la paix au beau milieu de la douleur: Il a accepté de “s'en aller” de ce monde par un “départ” souffrant et enveloppé de sérénité.

Pourquoi l'a-t-Il voulu ainsi? Parce que, de cette façon, la douleur humaine —unie à celle du Christ— devient un sacrifice qui nous sauve du mal et du pêché. «Sur la Croix du Christ (...), toute souffrance humaine a aussi été rachetée» (Jean Paul II). Jésus-Christ souffre avec sérénité parce que son acte de coûteuse obéissance, par lequel, Il s'offre volontairement pour notre salut, plait au Père célestiel.

Un auteur inconnu du Deuxième Siècle attribue au Christ les paroles suivantes: «Regarde sur mon visage les crachats que j'ai reçus pour toi afin de te replacer dans l'antique paradis. Regarde sur mes joues la trace des soufflets que j'ai subis pour rétablir en mon image ta beauté détruite. Regarde sur mon dos la trace de la flagellation que j'ai reçue afin de te décharger du fardeau de tes péchés qui avait été imposé sur ton dos. Regarde mes mains qui ont été solidement clouées au bois à cause de toi qui autrefois as mal étendu tes mains vers le bois…».



Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Ce que notre esprit, c’est à dire, notre âme, est par rapport à nos membres, cela vaut pour l’Esprit Saint par rapport aux membres du Christ, au corps du Christ, qui est l’Église » (Saint Augustin)

  • « La paix est un don authentique de la présence de Jésus au milieu de son Église.- Seigneur, garde ton Église de la tribulation, afin qu’elle ne perde pas la foi, pour qu’elle ne perde pas l’espérance » (François)

  • « La paix terrestre est image et fruit de la paix du Christ, (...) Par le sang de sa croix, il a "tué la haine dans sa propre chair" (Ep 2:16), il a réconcilié avec Dieu les hommes et fait de son Église le sacrement de l'unité du genre humain et de son union avec Dieu (…)” » (Catéchisme de l’Eglise Catholique 2305)

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves 

vendredi 16 mai 2025

"Montre-nous le Père." (512,306)

 Bonjour!

Samedi 17 mai 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour..


(Jn 14,7-14): «Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu». Philippe lui dit: «Seigneur, montre-nous le Père; cela nous suffit». Jésus lui répond: «Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe! Celui qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire: ‘Montre-nous le Père’? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres œuvres.

»Croyez ce que je vous dis: je suis dans le Père, et le Père est en moi; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des oeuvres. Amen, amen, je vous le dis: celui qui croit en moi accomplira les mêmes oeuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai».

«Je suis dans le Père et le Père est en moi»

Père Jacques PHILIPPE(Cordes sur Ciel, France)

Aujourd'hui nous sommes invités à reconnaître en Jésus le Père qui se révèle à nous. Philippe exprime une intuition très juste: «Montre-nous le Père; cela nous suffit!» (Jn 14,8). Voir le Père, c’est découvrir Dieu comme origine, comme vie jaillissante, comme générosité, comme don qui sans cesse peut renouveler toute chose. De quoi avons-nous besoin d’autre? Nous venons de Dieu, et tout homme, même s’il n’en a pas conscience, porte le désir profond de retourner vers Dieu, de retrouver la maison du Père et y demeurer pour toujours. Là en effet se trouvent tous les biens que nous pouvons désirer: la vie, la lumière, l’amour, la paix… Saint Ignace d’Antioche, martyrisé au début du 2e siècle, disait: «Il y a en moi une eau vive qui murmure et dit au-dedans de moi: 'Viens vers le Père!'».

Jésus nous fait entrevoir l’intimité réciproque si profonde qu’il y a entre lui et le Père. «Je suis dans le Père et le Père est en moi» (Jn 14,11). Ce que dit et fait Jésus trouve sa source dans le Père, et le Père s’exprime pleinement en Jésus. Tout ce que le Père désire nous dire se trouve dans les paroles et les actes du Fils. Tout ce qu’il veut accomplir en notre faveur, il le fait à travers son Fils. Croire dans le Fils nous permet d’avoir «libre accès auprès du Père» (Eph 2,18).

La foi humble et fidèle en Jésus, le choix de le suivre et de lui obéir jour après jour, nous établit dans un contact mystérieux mais réel avec le mystère même de Dieu, et nous fait bénéficier de toutes les richesses de sa bienveillance et de sa miséricorde. Cette foi permet au Père de continuer à travers nous l’œuvre de grâce qu’il a commencé dans son Fils: «Celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi» (Jn 14,12).

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Prions comme Dieu notre maitre nous l’a enseigné. Donc, s’il dit qu’il fera ce que nous demandons au Père en son nom, notre prière au nom de Jésus ne sera-t-elle pas d’autant plus efficace si, en plus, nous la faisons avec ses propres mots ? » (Saint Cyprien)

  • « L’invitation du Seigneur à vous rencontrer avec lui s’adresse à chacun de vous, n’importe où ou quelle que soit la situation dans laquelle vous vous trouvez. Il suffit de prendre la décision de se laisser trouver par lui, d’essayer chaque jour sans répit » (François)

  • « Toute la vie du Christ est Révélation du Père : ses paroles et ses actes, ses silences et ses souffrances, sa manière d’être et de parler. Jésus peut dire : "Qui me voit, voit le Père" (Jn 14, 9), et le Père : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; écoutez-le" (Lc 9, 35) (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 516)

  • BONNE JOURNÉE!

  • Jean-Yves

jeudi 15 mai 2025

(512,209)

 Bonjour!

Vendredi 16 mai 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

dimanche 11 mai 2025

Suivre l'agneau sans craindre le berger (511583)

 Bonjour!

Lundi 12 mai 2025


Voici la Parole de Dieu de ce jour.

Évangile du jour

Jean 10, 1-10




En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait. C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. » 

Commentaire

Frère Jean-Thomas de Beauregard

Frère Jean-Thomas de Beauregard

Couvent de la Vierge du Rosaire à Bordeaux

Suivre l'agneau sans craindre le berger


Avant que Jésus ne s’incarne pour devenir le vrai berger, Dieu avait choisi des patriarches et des rois parmi les bergers pour guider son peuple. Mais cette promotion de berger à patriarche ou roi leur donnait parfois la grosse tête. Ils en oubliaient le bien du troupeau.

Problème : les brebis rechignent à suivre quelqu’un qui n’est pas issu du troupeau. Alors le berger choisit souvent une brebis dominante pour guider le troupeau dans la bonne direction. Mais évidemment, l’orgueil menace la brebis quand elle se prend pour le berger. Et c’est la catastrophe pour le troupeau. Comment faire ?

Dieu a la solution. Pour mener le troupeau des brebis, Dieu se choisit un agneau. L’agneau est de la même race que les brebis. Mais il est différent. Il est vulnérable et doux. Cet agneau, vous l’avez compris, c’est Jésus ! Là où la force échoue face à l’indiscipline du troupeau, Jésus attire à lui par la douceur et l’humilité. Alors le troupeau, c’est-à-dire l’humanité et aussi l’Église, « suit l’Agneau partout où il va ».

Suivre l’Agneau partout où il va, cela nous engage sur le chemin emprunté par Jésus. Une voie parfois étroite, exigeante mais qui nous fait participer à l’acte d’amour de l’Agneau : donner sa vie pour ses amis. 

Bonne journée!
                                    Jean-Yves                                     

La cachette invisible (une fable...) - (511,544)


(Une petite chapelle en Bretagne - Peinture de Louise Caron) 

 Bonjour!

Me voici de retour après un long moment de convalescence... 

Merci d'être là!

-----

          LA CACHETTE INVISIBLE          

 (Une fable, profonde comme toutes les fables.- Une suggestion de Monique Lortie, de Montmartre canadien -  Québec)

Autrefois, il y a très, très longtemps, les humains étaient des dieux. Mais ils abusèrent tant de leurs privilèges que Brahmâ, le maître des dieux, décida de leur ôter ce pouvoir de divinité et de le cacher dans un endroit impossible à déceler.

Brahmâ organisa donc un conseil pour décider d’une cachette qui, véritablement, soit impossible à déceler. Les dieux mineurs prirent d’abord la parole pour suggérer:

«Enterrons le pouvoir de divinité tout au fond de la terre!»

Mais Brahmâ répliqua:

«Je vois que vous ne connaissez pas bien la curiosité de l’homme, Il fouillera, il creusera, et un jour, il finira par le trouver».

«Dans ce cas, jetons-le dans la profondeur des océans!»

Brahmâ soupira: «Je connais trop bien les hommes: tôt ou tard, ils iront explorer le fond des océans et remontreront le pouvoir de divinité à la surface. Ce sont d’éternels insatisfaits.»

Les dieux mineurs ne savaient plus que dire.

«Où donc le cacher alors? Car, si nous t’en croyons, il n’est pas d’endroits sur terre, dans le ciel ou fond des mers que les hommes n’atteindront un jour».

Alors, Brahmâ reprit la parole:

«Voici ce que nous ferons: nous cacherons le pouvoir de divinité au plus profond du cœur des hommes, car c’est le seul endroit - le seul! - où ils ne songeront pas à aller le chercher!»

Et depuis ce temps, l’homme a fait le tour de la terre, il a creusé, il a exploré, il a fouillé le fond des mers…à la recherche d’un quelque chose qui se trouve en lui-même». (Légende indouiste)

Qu’attendrons-nous de notre nouveau pape si nous avons oublié ce que nous voulons? Ou plutôt, si nous ne savons pas ce que nous devons vouloir? Déjà, dans les médias, les dossiers politiques sont mis en avant: l’environnement, la société ouverte, les mœurs sexuelles, etc. 

N’aimerions-nous pas, en réalité, un pape qui soutienne, pour l’Église que nous révérons, un quelque chose qui se trouve à l’écart de la sociologie à la Bourdieu, un quelque chose qui, en réalité, résonne et appelle au tréfond du cœur de chaque catholique?

Il nous faudra peut-être, comme lui, lire, ou relire, cultiver l’ineffable saint Augustin… 

Et vous, que diriez-vous?    (Merci!)

----------

Bon dimanche!

Jean-Yves


lundi 24 février 2025

« Le Fils de l’homme est livré. Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous » / (502,327)

Bonjour!

Mardi 25 février 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


ÉVANGILE

« Le Fils de l’homme est livré. Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous » (Mc 9, 30-37)

Alléluia. Alléluia.
Que la croix du Seigneur soit ma seule fierté !
Par elle, le monde est crucifié pour moi,
et moi pour le monde.
Alléluia. (Ga 6, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus traversait la Galilée avec ses disciples,
et il ne voulait pas qu’on le sache,
    car il enseignait ses disciples en leur disant :
« Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ;
ils le tueront
et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »
    Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles
et ils avaient peur de l’interroger.

    Ils arrivèrent à Capharnaüm,
et, une fois à la maison, Jésus leur demanda :
« De quoi discutiez-vous en chemin ? »
    Ils se taisaient,
car, en chemin, ils avaient discuté entre eux
pour savoir qui était le plus grand.
    S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit :
« Si quelqu’un veut être le premier,
qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »
    Prenant alors un enfant,
il le plaça au milieu d’eux,
l’embrassa, et leur dit :
    « Quiconque accueille en mon nom
un enfant comme celui-ci,
c’est moi qu’il accueille.
Et celui qui m’accueille,
ce n’est pas moi qu’il accueille,
mais Celui qui m’a envoyé. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

-----

Commentaire...


frère Albert Bażyk

frère Albert Bażyk

Couvent Sainte-Marie du Chêne à Nancy

Notre juste place


Chacun de nous ressent le désir du pouvoir et cherche à se valoriser aux yeux des autres. Pourtant, à notre dernier souffle, aucun titre ni bien ne nous suivra ; il ne restera que notre nom gravé sur une pierre. Ce désir de grandeur et d'honneurs témoigne de notre aspiration à influencer le monde qui nous entoure. Cependant, le christianisme nous rappelle que Jésus est le seul maître, une vérité que les disciples, en se disputant sur le chemin, semblent avoir oubliée.

La valeur d’un homme ne se mesure pas à sa fonction — qu’il soit professeur, médecin ou pape — mais à son humilité face à ses propres péchés et faiblesses. Les grands saints ne sont pas nécessairement des érudits ou des souverains, mais des âmes simples qui ont suivi Jésus.

Lorsque l'on demande aux enfants ce qu'ils aspirent à devenir, les réponses qui reviennent le plus souvent sont pompier, policier ou médecin. Ces choix reflètent un noble désir de service et du sacrifice. Il n’effleure pas l'esprit d'un enfant de vouloir devenir voleur ! Ce penchant naturel pour la bonté évoqué par Jésus traduit une pureté de cœur que nous perdons en grandissant. Trop souvent, nous choisissons de bons objectifs, mais nous ne pouvons pas nous empêcher de viser en même temps nos petites ambitions et nous employons parfois des moyens discutables. L’authenticité des enfants nous rappelle qu'aux pieds de Jésus, il n'y a de place, ni pour les faux-semblants, ni pour les demi-mesures. Choisir Jésus, c'est choisir de vivre avec lui, dans un dévouement total, comme un enfant.                                     

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Béni sois-tu, mon Seigneur Jésus Christ, qui par ton sang précieux et ta mort sacrée as racheté les âmes et, par la miséricorde, tu les as conduites de l’exil à la vie éternelle » (Sainte Brigitte)

  • « L’ascension vers Dieu se produit précisément dans la descente du service humble, dans la descente de l’amour » (Benoît XVI)

  • « Il n’est pas facile pour l’homme blessé par le péché de garder l’équilibre moral. Le don du salut par le Christ nous accorde la grâce nécessaire pour persévérer dans la recherche des vertus. Chacun doit toujours demander cette grâce de lumière et de force, recourir aux sacrements, coopérer avec le Saint-Esprit, suivre ses appels à aimer le bien et à se garder du mal » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1.811)



  • Bonne journée!

  • Jean-Yves 

dimanche 23 février 2025

« Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ! » (602,266)

Bonjour!

Lundi 24 février 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ! » (Mc 9, 14-29)

Alléluia. Alléluia.
Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;
il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus, ainsi que Pierre, Jacques et Jean,
descendirent de la montagne ;
    en rejoignant les autres disciples,
ils virent une grande foule qui les entourait,
et des scribes qui discutaient avec eux.
    Aussitôt qu’elle vit Jésus, toute la foule fut stupéfaite,
et les gens accouraient pour le saluer.
    Il leur demanda :
« De quoi discutez-vous avec eux ? »
    Quelqu’un dans la foule lui répondit :
« Maître, je t’ai amené mon fils,
il est possédé par un esprit qui le rend muet ;
    cet esprit s’empare de lui n’importe où,
il le jette par terre,
l’enfant écume, grince des dents
et devient tout raide.
J’ai demandé à tes disciples d’expulser cet esprit,
mais ils n’en ont pas été capables. »
    Prenant la parole, Jésus leur dit :
« Génération incroyante,
combien de temps resterai-je auprès de vous ?
Combien de temps devrai-je vous supporter ?
Amenez-le-moi. »
    On le lui amena.
Dès qu’il vit Jésus, l’esprit fit entrer l’enfant en convulsions ;
l’enfant tomba et se roulait par terre en écumant.
    Jésus interrogea le père :
« Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il ? »
Il répondit :
« Depuis sa petite enfance.
    Et souvent il l’a même jeté dans le feu ou dans l’eau
pour le faire périr.
Mais si tu peux quelque chose,
viens à notre secours, par compassion envers nous ! »
    Jésus lui déclara :
« Pourquoi dire : “Si tu peux”… ?
Tout est possible pour celui qui croit. »
    Aussitôt le père de l’enfant s’écria :
« Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ! »
    Jésus vit que la foule s’attroupait ;
il menaça l’esprit impur, en lui disant :
« Esprit qui rends muet et sourd,
je te l’ordonne, sors de cet enfant
et n’y rentre plus jamais ! »
    Ayant poussé des cris et provoqué des convulsions,
l’esprit sortit.
L’enfant devint comme un cadavre,
de sorte que tout le monde disait : « Il est mort. »
    Mais Jésus, lui saisissant la main, le releva,
et il se mit debout.
    Quand Jésus fut rentré à la maison,
ses disciples l’interrogèrent en particulier :
« Pourquoi est-ce que nous,
nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »
    Jésus leur répondit :
« Cette espèce-là, rien ne peut la faire sortir,
sauf la prière. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

-----

Commentaire...

 


Frère Patrick-Dominique Linck

Frère Patrick-Dominique Linck

Couvent Sainte-Marie-du-Chêne à Nancy

Leçon particulière !


Pendant que Jésus est transfiguré sur la montagne en présence de Pierre, Jacques et Jean, les disciples profitent de son absence pour s’essayer à l’expulsion de démons ; sans grand succès, il faut bien l’avouer ! C’était le moment de briller, de montrer ce dont ils étaient capables, le maître et sa garde rapprochée étaient absents. Ce fut un fiasco ! À peine de retour, Jésus expulse sans difficulté le démon récalcitrant. Le père de l’enfant, après les essais infructueux des disciples, a peut-être quelques doutes sur les capacités de Jésus à libérer son fils de l’emprise du démon. Il dit à Jésus : « Si tu peux quelque chose… » et Jésus lui répond : « Pourquoi dire « si tu peux » ? Tout est possible pour celui qui croit. » L’incapacité des disciples à chasser ce démon a induit chez ce père angoissé un doute sur la puissance de Jésus. Jésus donne ensuite à ses disciples le motif pour lequel ils n’ont pu expulser le démon : « Cette espèce-là, rien ne peut la faire sortir, sauf la prière. »

Voilà la leçon du jour pour les disciples : rien ne peut être fait sans la prière, sans cette relation intime à Dieu. Comme disciples du Christ, nous pouvons nous aussi être tentés de vouloir annoncer le Royaume par nos propres forces. L’évangile nous rappelle que sans le Christ, sans la prière, nous ne pouvons rien faire, si ce n'est parfois plus de mal que de bien. Le travail des disciples n’est pas de briller, mais de prier !  
 


Bonne journée!
Jean-Yves Fortin, diacre