samedi 14 janvier 2023

« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » / (397,174)

Bonjour!

Dimanche 15 janvier 2023

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche... 



ÉVANGILE

« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29-34)

Alléluia. Alléluia.
« Le Verbe s’est fait chair,
il a établi parmi nous sa demeure.
À tous ceux qui l’ont reçu,
il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. »
Alléluia. (cf. Jn 1, 14a.12a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
    voyant Jésus venir vers lui,
Jean le Baptiste déclara :
« Voici l’Agneau de Dieu,
qui enlève le péché du monde ;
    c’est de lui que j’ai dit :
L’homme qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était.
    Et moi, je ne le connaissais pas ;
mais, si je suis venu baptiser dans l’eau,
c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
    Alors Jean rendit ce témoignage :
« J’ai vu l’Esprit
descendre du ciel comme une colombe
et il demeura sur lui.
    Et moi, je ne le connaissais pas,
mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit :
‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer,
celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’
    Moi, j’ai vu, et je rends témoignage :
c’est lui le Fils de Dieu. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Deux images charmantes, apparemment anodines, pourrait-on dire, nous sont données dans l’évangile de ce dimanche. Mais, à travers lesquelles, toute une révélation nous est transmise : l’agneau et la colombe. Les voilà ici mentionnés dans une formulation inattendue et dont on a tout de suite envie de rechercher le sens caché : « l’agneau de Dieu » (Jn 1, 29) et la « colombe-Esprit » (1, 32). Qu’est-ce à dire ?

Jamais encore et nulle part, dans tout le Premier Testament, l’Ancien Testament, l’Écriture n’avait employé de telles expressions. C’est que Celui qui se révèle aujourd’hui, par le baptême du Jourdain, annonce une nouveauté radicale. Une nouveauté qui veut introduire à tout jamais l’homme nouveau dans un monde nouveau.

Il est vrai que de lointaines préfigurations bibliques faisaient déjà entrevoir, en clair obscur, la venue d’une pleine lumière, aux temps accomplis (Mc 1, 15). Ainsi :

Abel, le juste, était mort victime de la haine, pour l’offrande à Dieu des agneaux de son troupeau.

Abraham le croyant avait voulu offrir son fils en sacrifice avant que Dieu ne lui substitue celui qu’Isaac interrogeait en disant : Où est l’agneau pour l’holocauste ?

Moïse, le libérateur, avait sauvé son peuple, en lui demandant de protéger les portes de ses maisons avec le sang de l’agneau pascal.

Et le prophète Isaïe, plus mystérieusement encore, avait annoncé la venue d’un serviteur-rédempteur (Is 49, 3) par l’image saisissante d’un agneau conduit à l’abattoir, mais justifiant en finale les multitudes. (53, 7.11).

Cependant, jamais encore, personne n’avait dit, personne n’avait compris que cet agneau annoncé, c’est Dieu en personne qui devait le fournir ; plus encore, qui devait le devenir ! Qu’avons-nous vu alors en effet ?

Le Berger de nos âmes a tellement pris l’humanité sur ses épaules qu’il s’est, en quelque sorte, tout imprégné de son péché (2 Co 5, 21). Oui, le bon Pasteur est devenu l’Agneau immolé. Il a lavé nos vies pécheresses, en plongeant dans les eaux du Jourdain ; et noyé toutes nos fautes, en entrant, au Calvaire, dans les eaux de la mort. Voici l’Agneau de Dieu qui porte – et emporte – et l’emporte sur – le péché du monde (Jn 1, 29)

L’Esprit-Colombe peut dès lors descendre sur Lui. Celui qui planait sur les eaux de la création, cette colombe rapportant à Noé, au terme du déluge, l’annonce de la paix, cette colombe unique et parfaite chantant l’amour du Bien-aimé dans le Cantique des Cantiques, aujourd’hui, enfin, est manifesté. J’ai vu l’Esprit tel une colombe descendre du ciel et demeurer sur lui (Jn 1, 32).

Le Messie, Nouvel Adam, est plus qu’une âme vivante, c’est un esprit qui donne la vie (1 Co 15, 45). Oui, j’ai vu et j’atteste que c’est lui l’Élu de Dieu ! (Jn 1, 34). Toute la lumière biblique nous est enfin donnée.

Dans la force et la paix de l’Esprit, chaque dimanche, à cinq reprises (au Gloria, au triple Agnus Dei et avant la communion) nous pouvons chanter l’Agneau de Dieu. Il est bien Celui qui devait venir, dans la puissance de l’Esprit. Et nous n’avons pas à en attendre un autre !


Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Même si moi [Jean Baptiste] je suis né avant Lui, Lui n’était pas limité par les liens de sa naissance ; parce que même s’il naît de sa mère dans le temps, il fut engendré par le Père hors du temps » (Saint Grégoire le Grand)

  • « Le Christ est l’"agneau" qui enlève le péché du monde : luttons pour vivre toujours dans la grâce, luttons contre le péché. La beauté de l’âme en état de grâce est si belle qu’elle nous rend agréables à Dieu et dignes d’être aimés » (Benoît XVI)

  • « A la suite des saints Pères, nous enseignons unanimement à confesser un seul et même Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, parfait en divinité et parfait en humanité, vraiment Dieu et vraiment homme (…) "semblable à nous en tout, à l’exception du péché" (He 4,15) (...) né en ces derniers jours de la Vierge Marie, Mère de Dieu, selon l’humanité » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 467)




Bon dimanche!

Jean-Yves 


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