mercredi 31 décembre 2025

«Les bergers y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche »- 581,913 -

 Bonjour!

Jeudi, 1er janvier 2026


Voici la Parole de Dieu de ce jour.

 (Lc 2,16-21): Les bergers y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit Enfant. Tous ceux qui les entendirent furent dans l'étonnement de ce que leur disaient les bergers. Marie gardait toutes ces choses, et les repassait dans son coeur. Et les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé. Le huitième jour, auquel l'enfant devait être circoncis, étant arrivé, on lui donna le nom de Jésus, nom qu'avait indiqué l'ange avant qu'il fût conçu dans le sein de sa mère.



Commentaire: Abbé Manel VALLS i Serra (Barcelona, Espagne)

«Les bergers y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche»


Aujourd'hui, l'Église contemple avec reconnaissance la maternité de la Mère de Dieu, modèle de sa propre maternité envers nous tous. Luc nous présente la “rencontre” des bergers “avec l'Enfant”, accompagné de Marie, sa Mère, et de Joseph. La discrète présence de Joseph suggère son importante mission de gardien du grand mystère du Fils de Dieu. Tous ensembles, bergers, Marie et Joseph, «avec le petit enfant couché dans la crèche» (Lc 2,16), sont comme une belle image de l'Église en adoration.

“La crèche”: Jésus est déjà là, en une allusion voilée à l'Eucharistie. C'est Marie qui l'a mis là! Luc parle d'une “rencontre”, d'une rencontre des bergers avec Jésus. En effet, sans l'expérience d'une “rencontre” personnelle avec le Seigneur, on ne trouve pas la foi. Seule cette “rencontre”, qui comporte un “voir de ses propres yeux” et, d'une certaine façon, un “toucher”, rend les bergers capables de témoigner de la Bonne Nouvelle, d'être de véritables évangélisateurs qui puissent «raconter ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant» (Lc 2,17).

Et voici un premier fruit de la “rencontre” avec le Christ: «Tous ceux qui les entendirent furent dans l'étonnement» (Lc 2,18). Nous devons demander la grâce de savoir susciter cet “étonnement”, cette admiration chez ceux auxquels nous annonçons l'Évangile.

Il existe encore un second fruit de cette rencontre: «Les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu» (Lc 2,20). L'adoration de l'Enfant leur remplit le cœur d'enthousiasme pour communiquer ce qu'ils ont vu et entendu, et la communication de ce qu'ils ont vu et entendu les amène à la prière de louanges et à l'action de grâces, à glorifier le Seigneur.

Marie, maîtresse de contemplation —elle «gardait toutes ces choses, et les repassait dans son cœur» (Lc 2,19)— nous donne Jésus, dont le nom signifie “Dieu sauve”. Son nom est aussi notre Paix. Accueillons dans notre cœur ce Nom saint et très doux et ayons-le souvent sur nos lèvres!




Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Tout le peuple de la ville d’Ephèse attendait avec anxiété la décision [du Synode concernant la Maternité de Marie]… Lorsque l’on a appris que l’auteur des blasphèmes [Nestorius] n’avait pas eu gain de cause, tous d’une seule voix commencèrent à glorifier Dieu » (Saint Cyrille d’Alexandrie)

  • « Jésus est le Fils de Dieu et, en même temps, Il est le fils d’une femme : Marie. Il vient d’Elle. Il est de Dieu et de Marie. C’est pourquoi la Mère de Jésus peut et doit être appelée Mère de Dieu “Theotokos” (Concile d’Ephèse, an 431) » (Benoit XVI)

  • « Pour cela le concile d’Ephèse a proclamé en 431 que Marie est devenue en toute vérité Mère de Dieu par la conception humaine du Fils de Dieu dans son sein : Mère de Dieu, non parce que le Verbe de Dieu a tiré d’elle sa nature divine, mais parce que c’est d’elle qu’il tient le corps sacré (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 466)

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves


mardi 30 décembre 2025

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.- 581,671 -

Bonjour!

Jeudi 31 décembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce dernier jour de l'année 2025. 

(Note: vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir.)

Jean 1, 1-18



Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.




Méditation

Frère Benoît Delhaye

Frère Benoît Delhaye

Couvent Saint-Pierre Martyr à Strasbourg



Vous êtes divins !


Au commencement, à l'origine, il y a Dieu. C'est lui le créateur du monde et de la vie, c'est en lui que se trouve le principe de tout. Parmi les créatures, il en est une qui se distingue des autres : l'être humain. Dieu a créé le monde, les plantes et les animaux, et au milieu, il a créé les hommes. Pourquoi sont-ils particuliers ? Parce que parmi eux se trouve le Fils de Dieu.

Au commencement était le Verbe. A notre commencement, à la source de la création des êtres humains, il y a le Verbe de Dieu, c’est-à-dire non seulement sa parole, son expression, ce qu'il dit, mais aussi ce qu'il pense. Le Verbe de Dieu, c'est son âme.

Le Verbe, sous la plume de l'évangéliste saint Jean, désigne le Fils de Dieu, celui qui est son âme et sa Parole, et qui prend chair pour révéler qu'il est aussi un être humain. Au plus intime de Dieu se trouve le genre humain. Le Fils de Dieu, Jésus Christ, né, mort et ressuscité, porte avec lui de toute éternité l'ensemble de l'humanité au cœur de Dieu son Père. Oui nous sommes en Dieu, avec le Verbe.

À l'aube d'une année qui se termine et d'une autre qui commence, l’Église nous rappelle notre incomparable dignité, notre part de divinité. Le Verbe, qui nous porte en Dieu, est venu habiter chez nous à Noël, puis en chacun de nous par le baptême. C'est notre bien le plus précieux.

    

Bonne journée!
Merci de partager la Parole de Dieu  avec vous.
Joie! Paix! Bonheur!
Belles réalisations pour 2026 
    dont une aspiration à la sainteté. 
 
Jean-Yves Fortin, diacre.  



                            

lundi 29 décembre 2025

Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth .- 581,464 -

 Bonjour!

Mardi 30 décembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

Luc 2, 36-40



En ce temps-là, quand les parents de Jésus vinrent le présenter au Temple, il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de 84 ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

Méditation

Frère Bruno Cadoré

Frère Bruno Cadoré

Couvent Saint-Jacques à Paris

La prière et la grâce


Elle doit être profonde, la prière de cette vieille dame prénommée Anne. Ces longues années données à la prière et au jeûne, son âge, son expérience de la vie, avec ses joies et ses tristesses, ses espoirs et ses deuils, le jeûne et le service de Dieu, toute cette épaisseur de la vie donne à ses paroles le poids de la sagesse. Mais, de plus, elle est prophète. Elle parle de la part de Dieu à ceux qui viennent au Temple. Elle les aide ainsi à plonger au cœur de la révélation.

Elle leur parle de la délivrance de Jérusalem, de l’espérance que Dieu enverra son Messie. C’est lui, dit-elle, qui délivrera Israël de toutes ses fautes, c’est lui qui conduira le peuple sur le chemin de sa destinée. En ces temps d’occupation romaine, le message n’est pas facile à entendre mais la vieille dame se fait comprendre. Dieu pourrait-il oublier les siens et les abandonner aux mains de l’ennemi ? En louant la bonté, la justice et la fidélité du Dieu de l’Alliance, Anne appelle le peuple à la confiance et à la force : Dieu s’engage aux côtés de son peuple dans son histoire pour que l’humanité s’épanouisse en plénitude.

Lorsque Jésus est présenté au Temple, la prophétesse Anne va encore plus loin. Avec cet enfant s’ouvre le temps de l’accomplissement, dit-elle. Comme tous les enfants, il apprendra avec ses parents à devenir un homme. Mais tout commence avec ce petit homme de Nazareth, car c’est lui l’espérance d’Israël. Lui, le Verbe du commencement, vient se faire familier des hommes pour éveiller en eux le désir de se tourner vers Dieu. La grâce était sur lui ! Anne l’a reconnu ! Découvrons autour de nous les êtres de grâce que le Seigneur met sur notre route.


Bonne journée!
Jean-Yves

dimanche 28 décembre 2025

Voir le salut et mourir (581,365)

 Bonjour!

Lundi 29 décembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.


Luc 2, 22-35


Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant s'étonnait de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »

Méditation

Frère Laurent Mathelot

Frère Laurent Mathelot

Sanctuaire Notre Dame de la Sarte (Belgique)

Voir le salut et mourir


Peut-on désirer mourir ? Peut-on faire sienne la prière de Syméon : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller » ? C’est une question qui m’a été posée par une personne que j’ai accompagnée jusqu’à ses funérailles : peut-on demander à Dieu que vienne la mort ?

Le texte présente Syméon comme un homme juste et religieux. Il a reçu l’Esprit Saint, toute sa vie est tendue vers le Salut. La venue du Christ l’emplit de joie et de paix. Il y a quelque chose de l’extase paisible.Fallait-il qu’il désire s’en aller ? Oui et non. Il y a, dans la paix intérieure que procure l’amour de Dieu, un ardent désir de le rejoindre au ciel. Mais il y a autant un désir de vivre cette paix.

En ces jours joyeux où nous célébrons la venue du Sauveur, si l’évangile se penche vers la mort, c’est pour mettre en abyme le salut offert par la croix, que souligne l’avertissement donné à Marie : « Et toi, ton âme sera traversée d’un glaive. » Le désir de s’en aller de Syméon n’est pas un suicide spirituel. Il est au contraire l’accomplissement de son élan vital. On peut, au crépuscule d’une vie rassasiée de jours, désirer rejoindre Dieu de toute son âme. Il suffit d’avoir trouvé la joie et la paix intérieures que donne la certitude du Salut.

Loin d’être un chant du cygne, le Cantique de Syméon chante ce fol espoir que, du désir de rencontrer le Christ, surgisse une vie pleine jusqu’au bout et une fin paisible



Bonne journée!
Jean-Yves

samedi 27 décembre 2025

«Lève-toi; prends l'enfant et sa mère, et reviens au pays d'Israël»( / 5681,327)

 Bonjour!

Dimanche de la Sainte Famille. 

Dimanche le 28 décembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce dernier dimanche de l'année 2025:

 (Mt 2,13-15.19-23): Après le départ des mages, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit: «Lève-toi; prends l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr». Joseph se leva; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu'à la mort d'Hérode. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète: «D'Égypte, j'ai appelé mon fils»

Après la mort d'Hérode, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte et lui dit: «Lève-toi; prends l'enfant et sa mère, et reviens au pays d'Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant». Joseph se leva, prit l'enfant et sa mère, et rentra au pays d'Israël. Mais, apprenant qu'Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s'y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée et vint habiter dans une ville appelée Nazareth. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par les prophètes: «Il sera appelé Nazaréen».

«Lève-toi; prends l'enfant et sa mère, et reviens au pays d'Israël»

Abbé Joan Ant. MATEO i García(Tremp, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons le mystère de la Sainte Famille. Le Fils de Dieu débute son parcours parmi les hommes au sein d'une famille. C'est le dessein du Père. La famille est et restera toujours un habitat humain irremplaçable. Jésus a un père légal et une mère qui ne se sépare jamais de Lui. Dieu s'est servi de Saint Joseph, homme juste, époux fidèle et père responsable pour défendre et protéger la famille de Nazareth: «L'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit: ‘Lève-toi; prends l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte’» (Mt 2,13).

Aujourd'hui plus que jamais, l'Église est appelée à proclamer la Bonne nouvelle de l'évangile de la famille et de la vie. Aujourd'hui plus que jamais, une culture profondément inhumaine essaie de nous dicter un "contre" évangile de confusion et de mort. Jean Paul II nous le rappelle dans son Exhortation apostolique Ecclésia in Europa: «L'Église en Europe, dans toutes ses composantes, doit proposer à nouveau, avec fidélité, la vérité sur le mariage et la famille. C'est une nécessité qu'elle ressent intensément en elle-même, car elle sait qu'elle est qualifiée pour accomplir cette tâche, en vertu de la mission évangélisatrice que lui a confiée son Époux et Seigneur, et que cette tâche s'impose aujourd'hui de nouveau avec une insistance inégalée. La valeur de l'indissolubilité du mariage est de plus en plus méconnue; on revendique des formes de reconnaissance légale des unions de fait, les mettant sur le même plan que les mariages légitimes...».

«Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr» (Mt 2,13). Hérode revient à l'assaut, mais ne craignons rien, car l'aide de Dieu est toujours avec nous. Allons à Nazareth! Redécouvrons la vérité sur la famille et sur la vie. Vivons cette vérité avec joie et annonçons-la à nos frères assoiffés de lumière et d'espérance. Le Saint Père nous incite à le faire: «Il est en particulier nécessaire de réaffirmer que ces institutions (le mariage et la famille) sont des réalités qui proviennent de la volonté de Dieu. Et encore: il est nécessaire de servir l'Évangile de la vie».

Une fois de plus, «l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte et lui dit: ‘Lève-toi; prends l'enfant et sa mère, et reviens au pays d'Israël’» (Mt 2,19-20). Le retour d'Égypte est imminent!

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Lorsque les mages annoncent à Hérode qu’un Roi est né, il se trouble, et, pour ne pas perdre son royaume, il veut le tuer. S’il avait cru en Lui, il serait en sécurité ici sur la terre et il régnerait sans fin en l’autre vie. » (Saint Quodvultdeus)

  • « Comme c’est important que chaque enfant, au moment de venir au monde, soit accueilli par la chaleur d’une famille ! Les commodités extérieures n’ont pas d’importance : Jésus est né dans une étable et comme premier berceau il a eu une crèche, mais l’amour de Marie et Joseph lui a fait éprouver la tendresse et la beauté d’être aimés » (Benoit XVI)


  • « La fuite en Égypte et le massacre des innocents manifestent l’opposition des ténèbres à la lumière : ‘Il est venu chez lui et les siens ne l’ont pas reçu’ (Jn 1,11)» (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 530)

  • Bon dimanche!

  • Jean-Yves



mardi 23 décembre 2025

«Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ?» / (580,431)

Bonjour!

Mercredi 24 décembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour. 


 (Mt 20,20-28): Alors la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit: «Que veux-tu?». Elle répondit: «Voilà mes deux fils: ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume». Jésus répondit: «Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire?». Ils lui dirent: «Nous le pouvons». Il leur dit: «Ma coupe, vous y boirez; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père».

Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et leur dit: «Vous le savez: les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi: celui qui veut devenir grand sera votre serviteur; et celui qui veut être le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude».

«Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ?»

Mgr. Octavio RUIZ Arenas Secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de la Nouvelle Evangélisation(Città del Vaticano, Saint-Sige)

Aujourd'hui, l'épisode que nous raconte ce passage de l'Evangile nous met face à une situation qui arrive assez souvent dans les diverses communautés chrétiennes. En effet, Jean et Jacques ont fait preuve de générosité en abandonnant leur maison et leurs filets de pêche pour suivre Jésus. Ils ont entendu le message du Seigneur annonçant un Royaume et offrant la vie éternelle, mais ils n'arrivent toujours pas à comprendre la dimension de ce que propose le Seigneur et c'est pour cela que leur mère demande quelque chose de bon mais qui reste au niveau des aspirations purement humaines : "ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume". (Mt 20,21)

De la même manière, nous entendons et suivons le Seigneur, comme l'ont fait les premiers disciples, mais parfois nous n'arrivons pas à saisir l'exactitude de son message et nous nous laissons emporter par des intérêts personnels ou des ambitions à l'intérieur de l'Eglise. Nous oublions qu'en acceptant le Seigneur, nous devons nous donner à Lui entièrement et avec confiance, que nous ne pouvons pas penser à obtenir la gloire sans accepter d'abord la croix.

La réponse de Jésus met précisément l'accent sur cet aspect: pour faire partie de son Royaume, l'important c'est d'accepter de boire de la même "coupe" (cf. Mt 20,22), c'est-à-dire, être prêts à donner nos vies pour l'amour de Dieu et nous consacrer au service de nos frères, avec la même attitude miséricordieuse que Jésus. Dans sa première homélie, le pape François souligné que pour suivre le chemin de Jésus il faut porter sa croix, car " Quand nous marchons sans la Croix, quand nous édifions sans la Croix, quand nous confessons un Christ sans Croix, nous ne sommes pas des disciples du Seigneur."

Suivre Jésus exige, par conséquent, une grande humilité de notre part. Depuis le baptême nous avons été appelés à être ses témoins afin de transformer le monde. Mais nous ne réussirons cette transformation que si nous pouvons être les serviteurs des autres, dans un esprit de grande générosité et de dévouement, mais toujours dans la joie de suivre le Seigneur et de faire ressentir sa présence.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « C’est comme si Jésus leur disait : vous me parlez d’honneurs et de couronnes, mais moi je vous parle de combats et de fatigues. Ce n’est pas l’heure des récompenses » (Saint Jean Chrysostome)

  • « La tentation du christianisme sans la croix, une Eglise à mi-chemin, qui ne veut pas arriver là où le Père veut, c’est la tentation du triomphalisme. Nous voulons la victoire d’aujourd’hui, sans aller à la croix, une victoire mondaine, une victoire raisonnable » (François)

  • « En ceci consiste la rédemption du Christ : il "est venu donner sa vie en rançon pour la multitude" (Mt 20, 28), c’est-à-dire "aimer les siens jusqu’à la fin" (Jn 13, 1) pour qu’ils soient "affranchis de la vaine conduite héritée de leurs pères" » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 622)

  • Bonne journée!

  • Bonne fête de Noël!!!

  • Jean-Yves

lundi 22 décembre 2025

«‘Que sera donc cet enfant?’. Et la main du Seigneur était avec lui» / (580,404)

 Bonjour!

Mardi 23 décembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.


 (Lc 1,57-66): Le temps où Élisabeth devait accoucher arriva, et elle enfanta un fils. Ses voisins et ses parents apprirent que le Seigneur avait fait éclater envers elle sa miséricorde, et ils se réjouirent avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour circoncire l'enfant, et ils l'appelaient Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole, et dit: «Non, il sera appelé Jean». Ils lui dirent: «Il n'y a dans ta parenté personne qui soit appelé de ce nom». Et ils firent des signes à son père pour savoir comment il voulait qu'on l'appelle. Zacharie demanda des tablettes, et il écrivit: «Jean est son nom». Et tous furent dans l'étonnement. Au même instant, sa bouche s'ouvrit, sa langue se délia, et il parlait, bénissant Dieu. La crainte s'empara de tous les habitants d'alentour, et, dans toutes les montagnes de la Judée, on s'entretenait de toutes ces choses. Tous ceux qui les apprirent les gardèrent dans leur coeur, en disant: «Que sera donc cet enfant?». Et la main du Seigneur était avec lui.



Commentaire: Abbé Miquel MASATS i Roca (Girona, Espagne)

«‘Que sera donc cet enfant?’. Et la main du Seigneur était avec lui»


Aujourd'hui, dans la première lecture nous lisons: «Voici que j'envoie mon messager, et il préparera le chemin devant Moi» (Ml 3,1). La prophétie de Malachie s'accomplit en Jean Baptiste. C'est un des personnages principaux de la liturgie de l'Avent, qui nous invite à nous préparer dans la prière et la pénitence à la venue du Seigneur. Comme la prière collective de la messe d'aujourd'hui: «Accorde-nous tes serviteurs, qui reconnaissons l'approche de la naissance de ton Fils, d'expérimenter la miséricorde du Verbe qui a daigné prendre chair de la Vierge Marie et habiter parmi nous».

La naissance du Précurseur nous parle de la proximité de Noël. Le Seigneur est proche! Préparons-nous!. Quand les prêtres qui vinrent de Jérusalem lui demandèrent qui il était, il répondit: «Je suis la voix de celui qui crie dans le désert: Aplanissez le chemin du Seigneur» (Jn 1,23).

«Voici que je me tiens à la porte et je frappe: si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec Moi» (Ap 3,20), lit-on dans l'antienne de la communion. Nous devons nous examiner pour voir comment nous sommes en train de nous préparer à recevoir Jésus le jour de Noël: Dieu veut naître surtout dans nos cœurs.

La vie du Précurseur nous enseigne les vertus dont nous avons besoin afin de profiter pleinement de la venue de Jésus, fondamentalement, l'humilité du cœur. Il se reconnaît comme un instrument de Dieu pour accomplir sa vocation, sa mission. Comme le dit Saint Ambroise; «Ne te glorifie pas d'être appelé fils de Dieu —reconnaissons la grâce sans oublier notre nature—; ne t'enorgueillis pas si tu as bien servi, car tu as accompli ton devoir. Le soleil fait son travail, la lune obéit, les anges accomplissent leur mission. L'instrument choisi par le Seigneur pour les gentils dit: ‘Car je suis le moindre des Apôtres, moi qui ne suis pas digne d'être appelé apôtre, parce que j'ai persécuté l'Église de Dieu’ (1Co 15,9)».

Cherchons uniquement la gloire de Dieu. La vertu de l'humilité nous conditionne à nous préparer dûment pour les fêtes qui approchent.

Bonne journée!

Jean-Yves

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Elisabeth sentit que Marie était proche, comme Jean sentit la proximité du Seigneur ; La femme entendit le salut de la femme, le fils sentit la présence du Fils ; elles proclament la grâce, eux parviennent à faire profiter leurs mères de ce don » (Saint Ambroise)

  • « Jean annoncera quelqu’un de plus grand qui allait venir après lui. Il a été envoyé pour préparer le chemin de cet Autre mystérieux ; toute sa mission est orientée vers Lui : quelque chose de réellement grand s’annonçait » (Benoît XVI)

  • « Jean est plus qu’un prophète (Lc 7, 26). En lui, l’Esprit Saint accomplit de “parler par les prophètes”. Jean achève le cycle des prophètes inauguré par Elie. Il annonce l’imminence de la Consolation d’Israël, il est la “voix” du Consolateur qui vient (Jn 1, 23). Comme le fera l’Esprit de Vérité, ‘ il vint comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière’ (Jn 1, 7). Quant à Jean, l’Esprit accomplit ainsi les “recherches des prophètes” et la convoitise des anges » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 719)