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Dimanche des Rameaux - 13 avril 2014

Évangile de Jésus Christ selon
saint Marc 11, 1-10
Quelques jours avant la fête de la Pâque,
Jésus et ses disciples approchent de Jérusalem, de Bethphagé et de Béthanie,
près du mont des Oliviers. Jésus envoie deux de ses disciples : « Allez au
village qui est en face de vous. Dès l’entrée, vous y trouverez un petit âne
attaché, que personne n’a encore monté. Détachez-le et amenez-le. Si l’on vous
demande : Que faites-vous là ? répondez : Le Seigneur en a besoin : il vous le
renverra aussitôt. »
Ils partent, trouvent un petit âne attaché
près d’une porte, dehors, dans la rue, et ils le détachent. Des gens qui se
trouvaient là leur demandaient : « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? » Ils
répondirent ce que Jésus leur avait dit, et on les laissa faire. Ils amènent le
petit âne à Jésus, le couvrent de leurs manteaux, et Jésus s’assoit
dessus.
Alors, beaucoup de gens étendirent sur le
chemin leurs manteaux, d’autres, des feuillages coupés dans la campagne. Ceux
qui marchaient devant et ceux qui suivaient, criaient : « Hosanna ! Béni soit
celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni le Règne qui vient, celui de notre
Père David. Hosanna au plus haut des cieux ! »
Texte de l'Évangile (Mt 26:14—27:66): Alors, l'un des
Douze, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit:
«Que voulez-vous me donner, si je vous le livre?». Ils lui proposèrent trente
pièces d'argent. Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le
livrer.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples
vinrent dire à Jésus: «Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas
pascal?». Il leur dit: «Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui: ‘Le Maître
te fait dire: Mon temps est proche; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque
avec mes disciples’». Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et
ils préparèrent la Pâque.
Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec
les Douze. Pendant le repas, il leur déclara: «Amen, je vous le dis: l'un de
vous va me livrer». Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l'un
après l'autre: «Serait-ce moi, Seigneur?». Il leur répondit: «Celui qui vient de
se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l'homme s'en
va, comme il est écrit à son sujet; mais malheureux l'homme par qui le Fils de
l'homme est livré! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né!». Judas,
celui qui le livrait, prit la parole: «Rabbi, serait-ce moi?». Jésus lui répond:
«C'est toi qui l'as dit!».
Pendant le repas, Jésus prit du pain,
prononça la bénédiction, le rompit et le donna à ses disciples, en disant:
«Prenez, mangez: ceci est mon corps». Puis, prenant une coupe et rendant grâce,
il la leur donna, en disant: «Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de
l'Alliance, répandu pour la multitude en rémission des péchés. Je vous le dis:
désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu'au jour où je boirai
un vin nouveau avec vous dans le royaume de mon Père».
Après avoir
chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Alors Jésus leur
dit: «Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute; car il est
écrit: Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais
après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée». Pierre lui dit:
«Si tous viennent à tomber à cause de toi, moi, je ne tomberai jamais». Jésus
reprit: «Amen, je te le dis: cette nuit même, avant que le coq chante, tu
m'auras renié trois fois». Pierre lui dit: «Même si je dois mourir avec toi, je
ne te renierai pas». Et tous les disciples en dirent autant.
Alors Jésus
parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit: «Restez ici,
pendant que je m'en vais là-bas pour prier». Il emmena Pierre, ainsi que Jacques
et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et
angoisse. Il leur dit alors: «Mon âme est triste à en mourir. Demeurez ici et
veillez avec moi». Il s'écarta un peu et tomba la face contre terre, en faisant
cette prière: «Mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi!
Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux». Puis il revient vers ses
disciples et les trouve endormis; il dit à Pierre: «Ainsi, vous n'avez pas eu la
force de veiller une heure avec moi? Veillez et priez, pour ne pas entrer en
tentation; l'esprit est ardent, mais la chair est faible». Il retourna prier une
deuxième fois: «Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive,
que ta volonté soit faite!». Revenu près des disciples, il les trouva endormis,
car leurs yeux étaient lourds de sommeil. Il les laissa et retourna prier pour
la troisième fois, répétant les mêmes paroles. Alors il revient vers les
disciples et leur dit: «Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer! La voici
toute proche, l'heure où le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs!
Levez-vous! Allons! Le voici tout proche, celui qui me livre».
Jésus
parlait encore, lorsque Judas, l'un des Douze, arriva, avec une grande foule
armée d'épées et de bâtons, envoyée par les chefs des prêtres et les anciens du
peuple. Le traître leur avait donné un signe: «Celui que j'embrasserai, c'est
lui: arrêtez-le». Aussitôt, s'approchant de Jésus, il lui dit: «Salut, Rabbi!»,
et il l'embrassa. Jésus lui dit: «Mon ami, fais ta besogne». Alors ils
s'avancèrent, mirent la main sur Jésus et l'arrêtèrent. Un de ceux qui étaient
avec Jésus, portant la main à son épée, la tira, frappa le serviteur du grand
prêtre et lui trancha l'oreille. Jésus lui dit: «Rentre ton épée, car tous ceux
qui prennent l'épée périront par l'épée. Crois-tu que je ne puisse pas faire
appel à mon Père, qui mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions
d'anges? Mais alors, comment s'accompliraient les Écritures? D'après elles,
c'est ainsi que tout doit se passer». A ce moment-là, Jésus dit aux foules:
«Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus m'arrêter avec des épées et
des bâtons? Chaque jour, j'étais assis dans le Temple où j'enseignais, et vous
ne m'avez pas arrêté. Mais tout cela est arrivé pour que s'accomplissent les
écrits des prophètes». Alors les disciples l'abandonnèrent tous et s'enfuirent.
Ceux qui avaient arrêté Jésus l'amenèrent devant Caïphe, le grand
prêtre, chez qui s'étaient réunis les scribes et les anciens. Quant à Pierre, il
le suivait de loin, jusqu'au palais du grand prêtre; il entra dans la cour et
s'assit avec les serviteurs pour voir comment cela finirait. Les chefs des
prêtres et tout le grand conseil cherchaient un faux témoignage contre Jésus
pour le faire condamner à mort. Ils n'en trouvèrent pas; pourtant beaucoup de
faux témoins s'étaient présentés. Finalement il s'en présenta deux, qui
déclarèrent: «Cet homme a dit: ‘Je peux détruire le Temple de Dieu et, en trois
jours, le rebâtir’».
Alors le grand prêtre se leva et lui dit: «Tu ne
réponds rien à tous ces témoignages portés contre toi?». Mais Jésus gardait le
silence. Le grand prêtre lui dit: «Je t'adjure, par le Dieu vivant, de nous dire
si tu es le Messie, le Fils de Dieu». Jésus lui répond: «C'est toi qui l'as dit;
mais en tout cas, je vous le déclare: désormais vous verrez le Fils de l'homme
siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel». Alors le
grand prêtre déchira ses vêtements, en disant: «Il a blasphémé! Pourquoi nous
faut-il encore des témoins? Vous venez d'entendre le blasphème! Quel est votre
avis?». Ils répondirent: «Il mérite la mort». Alors ils lui crachèrent au visage
et le rouèrent de coups; d'autres le giflèrent en disant: «Fais-nous le
prophète, Messie! qui est-ce qui t'a frappé?».
Quant à Pierre, il était
assis dehors dans la cour. Une servante s'approcha de lui: «Toi aussi, tu étais
avec Jésus le Galiléen!». Mais il nia devant tout le monde: «Je ne sais pas ce
que tu veux dire». Comme il se retirait vers le portail, une autre le vit et dit
aux gens qui étaient là: «Celui-ci était avec Jésus de Nazareth». De nouveau,
Pierre le nia: «Je jure que je ne connais pas cet homme». Peu après, ceux qui se
tenaient là s'approchèrent de Pierre : « Sûrement, toi aussi, tu fais partie de
ces gens-là ; d'ailleurs ton accent te trahit». Alors, il se mit à protester
violemment et à jurer: «Je ne connais pas cet homme». Aussitôt un coq chanta. Et
Pierre se rappela ce que Jésus lui avait dit: «Avant que le coq chante, tu
m'auras renié trois fois». Il sortit et pleura amèrement.
Le matin venu,
tous les chefs des prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus
pour le faire condamner à mort. Après l'avoir ligoté, ils l'emmenèrent pour le
livrer à Pilate, le gouverneur.
Alors Judas, le traître, fut pris de
remords en le voyant condamné; il rapporta les trente pièces d'argent aux chefs
des prêtres et aux anciens. Il leur dit: «J'ai péché en livrant à la mort un
innocent». Ils répliquèrent: «Qu'est-ce que cela nous fait? Cela te regarde!».
Jetant alors les pièces d'argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre.
Les chefs des prêtres ramassèrent l'argent et se dirent: «Il n'est pas permis de
le verser dans le trésor, puisque c'est le prix du sang». Après avoir tenu
conseil, ils achetèrent avec cette somme le Champ-du-Potier pour y enterrer les
étrangers. Voilà pourquoi ce champ a été appelé jusqu'à ce jour le
Champ-du-Sang. Alors s'est accomplie la parole transmise par le prophète
Jérémie: Ils prirent les trente pièces d'argent, le prix de celui qui fut mis à
prix par les enfants d'Israël, et ils les donnèrent pour le champ du potier,
comme le Seigneur me l'avait ordonné.
On fit comparaître Jésus devant
Pilate, le gouverneur, qui l'interrogea: «Es-tu le roi des Juifs?». Jésus
déclara: «C'est toi qui le dis». Mais, tandis que les chefs des prêtres et les
anciens l'accusaient, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit: «Tu n'entends
pas tous les témoignages portés contre toi?». Mais Jésus ne lui répondit plus un
mot, si bien que le gouverneur était très étonné.
Or, à chaque fête,
celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait.
Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. La foule s'étant donc
rassemblée, Pilate leur dit: «Qui voulez-vous que je vous relâche: Barabbas? ou
Jésus qu'on appelle le Messie?». Il savait en effet que c'était par jalousie
qu'on l'avait livré. Tandis qu'il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire:
«Ne te mêle pas de l'affaire de ce juste, car aujourd'hui j'ai beaucoup souffert
en songe à cause de lui».
Les chefs des prêtres et les anciens
poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. Le gouverneur
reprit: «Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche?». Ils répondirent:
«Barabbas!». Il reprit: «Que ferai-je donc de Jésus, celui qu'on appelle le
Messie?». Ils répondirent tous: «Qu'on le crucifie!». Il poursuivit: «Quel mal
a-t-il donc fait?». Ils criaient encore plus fort: «Qu'on le crucifie!». Pilate
vit que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le désordre; alors il
prit de l'eau et se lava les mains devant la foule, en disant: «Je ne suis pas
responsable du sang de cet homme: cela vous regarde!». Tout le peuple répondit:
«Son sang, qu'il soit sur nous et sur nos enfants!». Il leur relâcha donc
Barabbas; quant à Jésus, il le fit flageller, et le leur livra pour qu'il soit
crucifié.
Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans le
prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses
vêtements et le couvrirent d'un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils
tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête; ils lui mirent un roseau
dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s'agenouillaient en lui
disant: «Salut, roi des Juifs!». Et, crachant sur lui, ils prirent le roseau, et
ils le frappaient à la tête. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui
enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l'emmenèrent pour le
crucifier.
En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de
Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix. Arrivés à l'endroit
appelé Golgotha, c'est-à-dire: Lieu-du-Crâne, ou Calvaire, ils donnèrent à boire
à Jésus du vin mêlé de fiel; il en goûta, mais ne voulut pas boire. Après
l'avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort; et ils
restaient là, assis, à le garder. Au-dessus de sa tête on inscrivit le motif de
sa condamnation: «Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs». En même temps, on
crucifie avec lui deux bandits, l'un à droite et l'autre à gauche. Les passants
l'injuriaient en hochant la tête: «Toi qui détruis le Temple et le rebâtis en
trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la
croix!». De même, les chefs des prêtres se moquaient de lui avec les scribes et
les anciens, en disant: «Il en a sauvé d'autres, et il ne peut pas se sauver
lui-même! C'est le roi d'Israël: qu'il descende maintenant de la croix et nous
croirons en lui! Il a mis sa confiance en Dieu; que Dieu le délivre maintenant
s'il l'aime! Car il a dit: ‘Je suis Fils de Dieu’». Les bandits crucifiés avec
lui l'insultaient de la même manière.
A partir de midi, l'obscurité se
fit sur toute la terre jusqu'à trois heures. Vers trois heures, Jésus cria d'une
voix forte: «Éli, Éli, lama sabactani?», ce qui veut dire: «Mon Dieu, mon Dieu,
pourquoi m'as-tu abandonné?». Quelques-uns de ceux qui étaient là disaient en
l'entendant: «Le voilà qui appelle le prophète Élie!». Aussitôt l'un d'eux
courut prendre une éponge qu'il trempa dans une boisson vinaigrée; il la mit au
bout d'un roseau, et il lui donnait à boire. Les autres dirent: «Attends! nous
verrons bien si Élie va venir le sauver». Mais Jésus, poussant de nouveau un
grand cri, rendit l'esprit.
Et voici que le rideau du Temple se déchira
en deux, du haut en bas; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les
tombeaux s'ouvrirent; les corps de nombreux saints qui étaient morts
ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils
entrèrent dans la ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. A la
vue du tremblement de terre et de tous ces événements, le centurion et ceux qui,
avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d'une grande crainte et dirent:
«Vraiment, celui-ci était le Fils de Dieu!». Il y avait là plusieurs femmes qui
regardaient à distance: elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le
servir. Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques et de
Joseph, et la mère des fils de Zébédée.
Le soir venu, arriva un homme
riche, originaire d'Arimathie, qui s'appelait Joseph, et qui était devenu lui
aussi disciple de Jésus. Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus.
Alors Pilate ordonna de le lui remettre. Prenant le corps, Joseph l'enveloppa
dans un linceul neuf, et le déposa dans le tombeau qu'il venait de se faire
tailler dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l'entrée du tombeau et
s'en alla. Cependant Marie Madeleine et l'autre Marie étaient là, assises en
face du tombeau.
Quand la journée des préparatifs de la fête fut
achevée, les chefs des prêtres et les pharisiens s'assemblèrent chez Pilate, en
disant: «Seigneur, nous nous sommes rappelé que cet imposteur a dit, de son
vivant: ‘Trois jours après, je ressusciterai’. Donne donc l'ordre que le tombeau
soit étroitement surveillé jusqu'au troisième jour, de peur que ses disciples ne
viennent voler le corps et ne disent au peuple: ‘Il est ressuscité d'entre les
morts’ Cette dernière imposture serait pire que la première». Pilate leur
déclara: «Je vous donne une garde; allez, organisez la surveillance comme vous
l'entendez». Ils partirent donc et assurèrent la surveillance du tombeau en
mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.
Commentaire: Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant
Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)
Aujourd'hui
on nous invite à contempler le style de la royauté du Christ rédempteur. Jésus
est Roi, et -justement- lors du dernier dimanche de l'année liturgique, nous
célébrons la fête de Notre Seigneur Jésus-Christ Roi de l'univers. Oui, il est
Roi, mais son royaume est le «Royaume de la vérité et de la vie, le Royaume de
la sainteté et de la grâce, le Royaume de la justice, de l'amour, de la paix»
(préface de la Solennité du Christ-Roi). Il s'agit d'une royauté surprenante!
Nous, les Hommes, avec notre mentalité mondaine, nous ne sommes pas habitués à
cela.
Un bon Roi, qui se préoccupe pour le bien des âmes: «Mon Royaume
n'est pas de ce monde» (Jn 18,36). Il laisse faire. Sur un ton condescendant et
de moquerie: «Es-tu le roi des Juifs?». Jésus répond: «C'est toi qui le dis» (Mt
27,11). Encore plus de moquerie: Jésus est comparé à Barrabas et les citoyens
doivent choisir entre la libération d'un des deux: «Qui voulez-vous que je vous
relâche: Barabbas? Ou Jésus qu'on appelle le Messie?» (Mt 27,17). Et… ils
choisissent Barrabas! (cf. Mt 27,21). Et… Jésus se tait et s'offre en holocauste
pour nous, qui l'avons jugé!
Lorsque, un peu plus tôt, était arrivé Jésus
à Jérusalem, avec enthousiasme et simplicité, «le peuple, en foule, étendit ses
vêtements sur la route; certains coupaient des branches aux arbres et en
jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant lui et qui suivaient,
criaient: ‘Hosanna au fils de David! Béni soit celui qui entre au nom du
seigneur! Hosanna au plus haut des cieux!’» (Mt 21,8-9). Mais maintenant, ce
sont les mêmes qui crient: «Qu'on le crucifie!». Il poursuivit: «Quel mal a-t-il
donc fait?». Ils criaient encore plus fort: «Qu'on le crucifie!» (Mt 27,22-23).
«Crucifierai-je votre roi? Les principaux sacrificateurs répondirent: Nous
n'avons de roi que César» (Jn 19,15).
Ce Roi ne s'impose pas, mais Il
s'offre. Sa royauté est imprégnée d'esprit de service. Il ne vient pas pour
conquérir la gloire, en grande pompe et somptuosité: Il ne débat pas, ne monte
pas le ton, ne se fait pas remarquer dans la rue, sinon qu'Il est doux et humble
(...). N'étendons pas devant Lui ni branche d'olivier, ni tapis, ni vêtements;
épanchons nous nous-mêmes» (Saint André de Crête, évêque).
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Information:
Célébration du Pardon...
Lundi soir le 14 avril à 19 h 30
à la Cathédrale de Sainte-Anne-de-La-Pocatière:
Célébration communautaire du Pardon
avec absolution collective.
Bienvenue,
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Le Christ prend sur lui nos maladies et nos infirmités
et il nous donne sa propre vie en partage.
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Est-ce que le Christ est la lumière de ma vie?
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Bon dimanche!
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