lundi 10 juillet 2017

Toi aussi, ta foi peut te sauver... / Quelques pensées... / (255,679)

Bonjour!
Lundi 10 juillet 2017
 
 
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«L'univers, à tous les échelons de l'être, est en évolution.»
(Carlo-Maria Martini)
 
On aurait pour longtemps à méditer
 sur cette pensée du cardinal Martini...
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

Texte de l'Évangile (Mt 9,18-26): Tandis que Jésus leur parlait ainsi, voilà qu'un chef s'approcha; il se prosternait devant lui en disant: «Ma fille est morte à l'instant; mais viens lui imposer la main, et elle vivra». Jésus se leva et se mit à le suivre, ainsi que ses disciples. Et voilà qu'une femme souffrant d'hémorragies depuis douze ans s'approcha par derrière et toucha la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle-même: «Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée». Jésus se retourna, la vit et lui dit: «Confiance, ma fille! Ta foi t'a sauvée». Et la femme fut sauvée à l'heure même.

Jésus, arrivé à la maison du chef, dit, en voyant les joueurs de flûte et l'agitation de la foule: «Retirez-vous. La jeune fille n'est pas morte: elle dort». Mais on se moquait de lui. Quand il eut mis la foule dehors, il entra et saisit la main de la jeune fille, qui se leva. Et la nouvelle se répandit dans tout ce pays.
Commentaire: Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)
«Ta foi t'a sauvée»
Aujourd'hui, la liturgie de la Parole nous invite à admirer deux magnifiques manifestations de foi. Si magnifiques qu'elles méritèrent d'émouvoir le cœur de Jésus-Christ et de provoquer sa réponse immédiate. Le Seigneur ne se laisse pas gagner en générosité!

«Ma fille est morte à l'instant; mais viens lui imposer la main, et elle vivra» (Mt 9,18). Nous pourrions presque dire qu'une foi ferme “oblige” Dieu. Ce genre d'obligation est particulièrement de Son goût. L'autre témoignage de foi dans l'Évangile d'aujourd'hui est aussi impressionnant. «Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée» (Mt 9,22).

L'on pourrait même dire que Dieu se laisse “manipuler” de bon gré par notre bonne foi. Ce qu'il n'admet pas, c'est que nous le tentions par manque de foi. Ce fut le cas de Zacharie, qui demanda une preuve à l'archange Gabriel: «Zacharie dit à l'ange: ‘A quoi connaîtrai-je cela?’» (Lc 1,18). L'archange ne recula pas d'un poil: «Moi je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu (…). Et voici que tu vas être réduit au silence et sans pouvoir parler jusqu'au jour où ces choses arriveront, parce que tu n'as pas cru à mes paroles, lesquelles s'accompliront en leur temps» (Lc 1,19-20). Et c'est ce qu'il advint.

C'est Lui-même qui veut “s'obliger” et “se lier” par notre foi: «Et moi je vous dis: demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira» (Lc 11,9). Il est notre Père et ne veut rien refuser de ce qui convient à ses enfants.

Mais il faut lui manifester nos demandes avec simplicité; la confiance et le naturel avec Dieu exigent de Le fréquenter: pour confier en quelqu'un nous devons le connaître; et pour le connaître, il faut le fréquenter. De la sorte, «la foi fait jaillir la prière, et la prière, dès qu'elle jaillit, atteint la fermeté de la foi» (Saint Augustin). N'oublions pas la louange que mérita sainte Marie: «Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur!» (Lc 1,45).

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Photo:
 L'escalier de la Trinité sur la montagne du collège,
 à La Pocatière. (Jean-Yves)
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«Le premier livre de prières qui nous permet de prier notre vie,
c'est notre vie elle-même.»
(Madeleine Delbrêl) 
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«Seigneur, aie pitié de tous ceux
qui comparaissent maintenant devant toi.»
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«Même lorsque vous pensez que vous avez votre vie toute tracée,
 il y a des choses qui arrivent et qui façonnent votre destin
 de façon que vous n'auriez jamais imaginées.»
(Deepak Chopra)
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«Il est bien important d'entretenir sa maison intérieure
car c'est la qu'on réside la plupart du temps...»
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Bonne vacances!
 
Bonne journée!
Jean-Yves

samedi 8 juillet 2017

Venez à moi... Je vous procurerai le repos... / (255,624)

Bonjour!
Dimanche 9 juillet 2017

 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
(Mt 11,25-30): En ce temps-là, Jésus prit la parole: «Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange: ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.

»Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger».
Commentaire: Abbé Antoni POU OSB Moine de Montserrat (Montserrat, Barcelona, Espagne)
«Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos»
Aujourd'hui, Jésus nous montre deux réalités qui le définissent: Il est Celui qui connaît le Père dans toute sa profondeur et Il est «doux et humble de cœur» (Mt 11,29). Nous pouvons aussi découvrir-là deux attitudes nécessaires pour comprendre et vivre ce que Jésus nous offre: la simplicité de cœur et le désir de nous approcher de Lui.

Aux sages et aux savants, il est souvent difficile d'entrer dans le mystère du Royaume, car ils ne sont pas ouverts à la nouveauté de la révélation divine; Dieu ne cesse de se manifester, mais ils se croient omniscients et, par suite, Dieu ne peut plus les surprendre. Les hommes au cœur simple, en revanche, comme les enfants à leurs meilleurs moments, sont réceptifs; ils sont comme une éponge qui absorbe l'eau, capables de surprise et d'admiration. Il y a bien-sûr des exceptions et il se trouve même des savants qui peuvent être humbles pour ce qui touche à la connaissance de Dieu.

Dans le Père, Jésus trouve son repos, et sa paix peut être un refuge pour tous ceux que la vie a maltraités: «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos» (Mt 11,28). Jésus est humble, et l'humilité est sœur de la simplicité de cœur. Quand, par la simplicité, nous apprenons à être heureux, alors beaucoup de complications se défont, beaucoup de besoins disparaissent et nous pouvons enfin nous reposer. Jésus nous invite à le suivre; Il ne nous trompe pas: être avec Lui, c'est porter son joug, assumer les exigences de l'amour. Il ne nous épargne pas la souffrance, mais son fardeau est léger, car cette souffrance ne provient pas de notre égoïsme; nous ne souffrirons que ce qui est nécessaire, par amour et avec l'aide du Saint-Esprit. De plus, ne l'oublions pas, «les tribulations qu'on souffre pour Dieu sont adoucies par l'espérance» (Saint Ephren).

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«Arrivez comme vous êtes!»
Le Prions en Église présente ce dimanche ainsi...

«Dans sa bienveillance,
 Dieu accueille chaque personne comme elle est.»
(Alain Faucher)
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«Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés.»
(Psaume 144)
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«On a appris qu'un mystère c'est une vérité que l'on ne peut comprendre, mais qu'on doit croire, mais ce n'est pas ainsi que c'était perçu aux origines. Le mystère, c'est le secret que l'on révèle aux initiés et qui fait que les gestes posés ont un sens. Le grand mystère de la foi, c'est l'Eucharistie, mais c'est aussi la célébration des autres sacrements.
Y assister sans être baptisé, c'est être témoin de gestes qui n'ont pas de signification.»
(Jean-Claude Filteau, diacre)
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«Si nous revenons à notre propre cœur,
nous trouvons Dieu au fond.»
(Saint Augustin)
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Objectif-vie de la semaine:
Se reposer, accueillir, fêter.
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Photo prise en Bretagne...
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Bon repos à notre curé Simon-Pierre
qui est présentement en convalescence à Rimouski.
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Bon dimanche!
Jean-Yves




Des outres neuves pour le vin nouveau... Des outres à trouver... / (255,615)

Bonjour!
 
Samedi 8 juillet 2017
 
«Il vaut mieux mettre son cœur dans la prière
sans trouver de paroles
que trouver des mots sans y mettre son cœur.»
(Gandhi)
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«La soif d'infini qui tenaille l'homme
 témoigne qu'il est fait pour Dieu.»
(Jean-Guy Saint-Arnaud)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Texte de l'Évangile (Mt 9,14-17): Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant: «Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons?». Jésus leur répondit: «Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. Et personne ne coud une pièce d'étoffe neuve sur un vieux vêtement; car le morceau ajouté tire sur le vêtement et le déchire davantage. Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve».
 
Commentaire: Abbé Joaquim FORTUNY i Vizcarro (Cunit, Tarragona, Espagne)
 
«Un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé»
Aujourd'hui, nous remarquons comment avec Jésus commence un temps nouveau et une nouvelle doctrine, enseignée avec autorité et, comme toute chose nouvelle, elle choque les politiques et les autorités. Ainsi, dans les pages qui précèdent cet Évangile nous voyons Jésus en train de pardonner et guérir l'homme paralysé pendant que les pharisiens se scandalisent; Jésus appelant Mathieu un percepteur d'impôts et mangeant chez lui avec d'autres publicains et pécheurs pendant que les pharisiens "grimpent aux murs"; et dans l'Évangile d'aujourd'hui ce sont les disciples de Jean qui viennent vers Jésus car ils ne comprennent pas pourquoi Lui et ses disciples ne jeûnent pas.

Jésus, qui ne laisse jamais personne sans réponse, leur dira: «Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront» (Mt 9,15). Le jeûne était et est, le "praxis" pénitentielle qui contribue à «acquérir la maîtrise de nos instincts et la liberté du cœur» (Catéchisme de l'Église Catholique, n. 2043) ainsi qu'à interpréter la miséricorde divine. Mais à ce moment précis la miséricorde et l'amour infini de Dieu étaient parmi eux dans la présence de Jésus, le Verbe Incarné. Comment pouvaient-ils jeûner? La seule attitude possible était la joie, le bonheur d'avoir la présence de Dieu fait homme. Comment pouvaient-ils jeûner si Jésus venait de leur révéler une nouvelle manière de se mettre en rapport avec Dieu, un esprit nouveau qui rompait avec toutes les anciennes façons de procéder?

Aujourd'hui Jésus est là: «Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20), et Il n'est pas là car Il a retourné au Père et nous clamons: «Viens Seigneur Jésus».

Nous sommes dans l'attente. C'est pour cela qu'il faut que nous nous renouvelions chaque jour avec l'esprit nouveau de Jésus, afin de nous détacher de la routine, jeûner de tout ce qui peut nous empêcher d'avancer vers une identification totale avec le Christ, vers la sanctification. «Justes sont nos pleurs -notre jeûne- si nous brûlons d'envie de le voir» (Saint Augustin).

Nous supplions notre Sainte Mère Marie de nous concéder les grâces nécessaires pour vivre la joie de savoir que nous sommes des enfants aimés.
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«Être libre,
ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes;
c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce
la liberté des autres.»
(Nelson Mandela)
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Diacre
au cœur de notre monde d'aujourd'hui
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«Tout peut devenir un enseignement...».
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Bonnes vacances! 
Bonne journée!
Jean-Yves
 


vendredi 7 juillet 2017

L'invitation: «Suis-moi!»... Mais comment le suivre? Chacun a son appel à suivre Jésus... /(255,596)

Bonjour!
Vendredi 7 juillet 2017
 
 
Photo de André Lavoie - Saint-Pacôme _ Merci!
Le Rocher Percé, en Gaspésie.
 
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...


Texte de l'Évangile (Mt 9,9-13): Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit: «Suis-moi». L'homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples: «Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs?». Jésus, qui avait entendu, déclara: «Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole: C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs».
Commentaire: + Abbé Pere CAMPANYÀ i Ribó (Barcelona, Espagne)
«Suis-moi»
Aujourd'hui, l'Évangile nous parle d'une vocation, celle du publicain Mathieu. Jésus prépare le petit groupe des disciples qui devront continuer sa mission de salut. Il prend ceux qu'Il veut: des pêcheurs ou des gens d'un métier humble. Ainsi Il appelle un publicain à le suivre, profession qui était mal vue par les juifs, qui se considéraient eux comme étant les parfaits témoins de la loi, et qui se disaient que cette profession se rapprochait un peu trop d'une vie de péché car ils percevaient les impôts au nom du gouverneur romain auquel ils ne voulaient pas se soumettre.

L'invitation de Jésus est suffisante: «Suis-moi» (Mt 9,9). Avec un seul mot du Maître, Mathieu abandonne sa profession et dans sa joie il l'invite chez lui pour un festin pour le remercier. Il va de soi que Mathieu avait de bons amis qui exerçaient le même métier que lui et qui étaient à ses cotés pour fêter cet événement. D'après les pharisiens, ils étaient tous des pécheurs reconnus par tout le monde comme tels.

Les pharisiens ne peuvent pas se taire et font des commentaires aux disciples: «Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs» (Mt 9,10). La réponse de Jésus ne se fait pas attendre: «Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades» (Mt 9,12). L'analogie est parfaite: «Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs» (Mt 9,13).

Les paroles de cet Évangile sont toujours d'actualité. Jésus continue à nous inviter à le suivre, chacun selon sa condition et sa profession. Suivre Jésus, veut dire très souvent, abandonner nos passions désordonnées, nos mauvais comportements familiaux, le gaspillage du temps pour consacrer du temps à la prière, au banquet eucharistique, à l'évangélisation. Enfin, tout cela veut dire «qu'un chrétien n'est pas son propre maître, mais qu'il s'offre au service de Dieu» (Saint Ignace d'Antioche)

Certainement, Jésus me demande des changements dans ma vie, et je me demande à quel groupe de personnes j'appartiens, à ceux qui se sentent parfaits ou bien à ceux qui se reconnaissent sincèrement comme étant imparfaits? Je peux vraiment m'améliorer, n'est-ce pas?

 
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« Nous sommes tous pécheurs.
C’est notre titre et c’est aussi la possibilité d’attirer Jésus à nous.
 Jésus vient chez nous, il vient chez moi, il vient à moi
 parce que je suis un pécheur ».
 
(Pape François)
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«La marche a bien sûr pour première fonction d'offrir la possibilité de se déplacer d'un lieu à un autre. Que l'on soit parti pour un pèlerinage, pour une randonnée, pour une simple promenade, ou bien pour aller à la gare ou à la boulangerie, il es bon d'avoir conscience de ce miracle permanent qu'est la marche. Cet équilibre dynamique, dans le déséquilibre de chaque pas, est déjà une sorte de prodige du quotidien. N'attendons pas les infirmités de l'âge pour goûter le bonheur de mettre un pied devant l'autre! »
(Benoît Billot dans  - Lumière dans l'ordinaire des jours)
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Diacre,
au cœur de notre monde d'aujourd'hui.
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Bonne journée!
Jean-Yves 

mercredi 5 juillet 2017

Considérons-nous toujours pécheurs afin de toujours bénéficier de la grâce de Dieu... / (255,530)

Bonjour!
Jeudi 6 juillet 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

Texte de l'Évangile (Mt 9,1-8): Jésus monta en barque, traversa le lac et alla dans sa ville de Capharnaüm. Et voilà qu'on lui apportait un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé: «Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés». Or, quelques scribes se disaient: «Cet homme blasphème». Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit: «Pourquoi avez-vous en vous-mêmes des pensées mauvaises? Qu'est-ce qui est le plus facile de dire: ‘Tes péchés sont pardonnés’, ou bien de dire: ‘Lève-toi et marche’? Eh bien! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés...», alors, il dit au paralysé: «Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi». L'homme se leva et rentra chez lui. En voyant cela, la foule fut saisie de crainte, et elle rendit gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.

Commentaire: Abbé Francesc NICOLAU i Pous (Barcelona, Espagne)

«Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi»

Aujourd'hui, nous trouvons un des nombreux témoignages évangéliques de la bonté miséricordieuse du Seigneur. Ils nous montrent tous des aspects riches en détails. La compassion de Jésus exercée avec la plus grande miséricorde s'étend de la résurrection d'un mort ou de la guérison d'un lépreux, au pardon accordé à une pécheresse connue publiquement en passant par toutes sortes de guérisons de malades et à l'accueil des pécheurs repentis. Ce dernier point Il l'exprime par des paraboles comme celle de la brebis égarée, et celle du fils prodigue.

L'Évangile d'aujourd'hui nous démontre la miséricorde du Sauveur sous deux aspects en même temps: face à l'infirmité du corps et à celle de l'âme. Et étant donné que celle de l'âme est la plus importante, Jésus commence par celle-ci. Il sait que le malade s'est repenti de ses péchés, Il voit sa foi et celle de ceux qui l'amènent et Il lui dit: «Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés» (Mt 9,2).

Pourquoi commence-t-Il toujours par dire cela quand personne ne le lui demande? C'est clair qu'Il lit dans les pensées et Il sait que c'est pour cela que le paralysé lui sera plus reconnaissant, car en présence de la sainteté de Jésus, il aurait probablement expérimenté confusion et honte pour ses péchés et une certaine crainte qu'ils soient un obstacle à sa guérison. Le Seigneur veut le mettre à l'aise. Peu importe que les docteurs de la loi murmurent dans leurs cœurs. Au contraire, montrer qu'Il est venu pour exercer la miséricorde envers les pécheurs fait partie de sa mission et Il veut le proclamer ainsi.

Ceux qui sont aveuglés par leur orgueil pensent qu'ils sont des justes, et n'acceptent pas l'appel de Jésus, par contre ceux qui se considèrent sincèrement comme des pécheurs l'accueillent. Devant eux c'est le Seigneur qui s'abaisse pour les pardonner. Comme le dit Saint Augustin: «L'homme orgueilleux est une grande misère, mais beaucoup plus grande est la miséricorde humble de Dieu». Et dans le cas présent, la miséricorde divine va encore plus loin: non seulement Il lui pardonne tout mais Il lui rend la santé: «Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi» (Mt 9,6). Jésus veut que la joie du pécheur converti soit totale.

Notre confiance dans le Seigneur doit se renforcer. Mais, considérons-nous toujours comme pécheurs afin de ne pas fermer notre cœur à la grâce.


«Ce n'est pas la violence,
mais le bien qui supprime le mal.»
(Léon Tolstoï)
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«Ceux qui n'ont pas cherché la vérité
sont passés à côté du sens de la vie.»
(Bouddha)
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Diacre
au cœur du monde d'aujourd'hui.
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Bonne journée!
Jean-Yves

mardi 4 juillet 2017

Dieu conduit tout à son terme, en dépit des obstacles que nous pouvons présenter... / (255,466)

Bonjour!
Mercredi 5 juillet 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Texte de l'Évangile (Mt 8,28-34): Comme Jésus arrivait sur l'autre rive du lac, dans le pays des Gadaréniens, deux possédés sortirent du cimetière à sa rencontre; ils étaient si méchants que personne ne pouvait passer par ce chemin. Et voilà qu'ils se mirent à crier: «Que nous veux-tu, Fils de Dieu? Es-tu venu pour nous faire souffrir avant le moment fixé?». Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Les démons suppliaient Jésus: «Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs». Il leur répondit: «Allez-y». Ils sortirent et ils s'en allèrent dans les porcs; et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots. Les gardiens prirent la fuite et s'en allèrent en ville annoncer tout cela, avec l'affaire des possédés. Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus; et lorsqu'ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur région.

Commentaire: Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

«Les gens le supplièrent de partir de leur région»

Aujourd'hui, nous contemplons un triste contraste. “Contraste”, car nous admirons le pouvoir et la majesté divine de Jésus-Christ, auquel les démons sont soumis (signe certain de la venue du Royaume des cieux). Mais, en même temps, nous déplorons l'étroitesse de vue et la mesquinerie dont est capable le cœur humain lorsqu'il rejette le porteur de la Bonne Nouvelle: «Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus; et lorsqu'ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur région» (Mt 8,34). Et “triste” parce que «la vraie lumière est venue vers les siens, mais les siens ne l'ont pas reçu» (Jn 1,9.11).

Plus de contraste et plus de surprise, si nous considérons que l'homme est libre et que cette liberté a le “pouvoir d'arrêter” le pouvoir infini de Dieu. Dit d'une autre façon: l'infinie puissance divine parvient jusqu'où le lui permet notre “puissante” liberté. Et il en va ainsi parce que Dieu nous aime principalement avec un amour de Père et, par conséquent, il ne faut pas nous étonner qu'il soit très respectueux de notre liberté: Il n'impose pas son amour, mais nous le propose.

Dieu, avec une sagesse et une bonté infinies, gouverne providentiellement l'univers, en respectant notre liberté; même quand cette liberté humaine Lui tourne le dos et refuse sa volonté. Pour autant, le monde ne s’échappe pas de ses mains: Dieu conduit tout à son terme, en dépit des obstacles que nous pouvons présenter. De fait, nos obstacles sont, avant tout, des entraves pour nous-mêmes.

Malgré tout, l'on peut affirmer que «face à la liberté humaine, Dieu a voulu se faire “impuissant”. Et l'on peut aussi dire que Dieu paye pour ce grand don [la liberté] qu'Il a accordé à une créature faite par Lui à son image et ressemblance [l'homme]» (Jean-Paul II). Dieu paye ! Si nous le rejetons, Il obéit et s'en va. Il paye, mais c'est nous qui perdons. Nous sommes gagnants, en revanche, quand nous répondons comme Sainte Marie: «Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole» (Lc 1,38).

lundi 3 juillet 2017

Si nous sommes avec Jésus, pourquoi avoir peur?... / (255,406)

Bonjour!
Mardi 4 juillet 2017
 
Bonne fête
à tous nos voisins des États-Unis


 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
 (Mt 8,23-27): Comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent. Et voilà que la mer s'agita violemment, au point que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait. Ses compagnons s'approchèrent et le réveillèrent en disant: «Seigneur, sauve-nous! Nous sommes perdus». Mais il leur dit: «Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi?». Alors, debout, Jésus interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme. Les gens furent saisis d'étonnement et disaient: «Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent?».

Commentaire: Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet (Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

«Jésus interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme»

Aujourd'hui, Mardi de la XIIIe semaine du Temps ordinaire, la liturgie nous présente l'un des moments les plus importants de la vie publique du Seigneur. La scène est d'une grande vivacité, qui oppose radicalement l'attitude des disciples et celle de Jésus. Nous pouvons imaginer l'agitation qui régna sur la barque quand «la mer s'agita violemment, au point que la barque était recouverte par les vagues» (Mt 8,24), mais cette agitation ne fut pas suffisante pour éveiller Jésus qui dormait. Ce furent les disciples qui, dans leur désespoir, durent réveiller le Maître!: «Seigneur, sauve-nous! Nous sommes perdus!» (Mt 8,25).

L'évangéliste utilise cette ambiance dramatique pour nous révéler la personnalité de Jésus. La tempête grondait toujours et les disciples étaient encore remplis de crainte, quand le Seigneur, simplement et tranquillement, se leva, «interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme» (Mt 8,26). Sur l'ordre de Jésus, la paix revint, une paix qui ne devait pas seulement se réaliser sur l'eau agitée du ciel et de la mer: la Parole de Jésus avait surtout pour but d'apaiser les cœœurs craintifs des disciples. «Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi?» (Mt 8,26).

Les disciples passèrent du trouble et de la peur à l'admiration de qui vient d'assister à quelque chose d'incroyable. La surprise, l'étonnement, l'émerveillement face à un changement aussi radical de situation, suscita en eux une question centrale: «Quel est donc celui pour que même les vents et la mer lui obéissent?» (Mt 8,27). Qui est celui qui peut calmer les tempêtes du ciel et de la terre et, en même temps, celles des cœurs des hommes? Seul celui qui, «dormant comme homme dans la barque, peut donner des ordres aux vents et à la mer comme Dieu» (Nicète de Remésinie).

Quand nous sentons la terre se dérober, n'oublions pas que notre Sauveur est Dieu fait homme, proche de nous par la foi.

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«Le silence est le temple
dans lequel on peut entrer pour prier.»
(Gilles Vigneault)
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«Si nous sommes libérés de notre propre peur,
notre présence suffit à libérer les autre.»
(Marianne Williamson)
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«Faire plaisir aux autres
donne une plus grande joie de vivre.»
(Anselm Grün)
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Passez une belle journée!
Jean-Yves

«Mon Seigneur et mon Dieu!»... / Mon Seigneur et mon Dieu, enlève de mon chemin tout ce qui m'éloigne de toi... / (255,233)

Bonjour!
Lundi 3 juillet 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

Texte de l'Évangile (Jn 20,24-29): Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie: Jumeau) n'était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient: «Nous avons vu le Seigneur!». Mais il leur déclara: « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas!».

Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit: «La paix soit avec vous!». Puis il dit à Thomas: «Avance ton doigt ici, et vois mes mains; avance ta main, et mets-la dans mon côté: cesse d'être incrédule, sois croyant». Thomas lui dit alors: «Mon Seigneur et mon Dieu!». Jésus lui dit: «Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu».


Commentaire: + Abbé Joan SERRA i Fontanet (Barcelona, Espagne)

«Mon Seigneur et mon Dieu!»

Aujourd'hui, nous célébrons le jour de la Saint Thomas. Jean, l'évangéliste, après avoir décrit l'apparition de Jésus, le jour même de la résurrection, rajoute que Thomas, l'apôtre, n'était pas présent, et lorsque les autres Apôtres, qui avaient vu le Seigneur lui en parlèrent, celui-ci répondit: «Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas» (Jn 20,25).

Jésus dans sa bonté va à la rencontre de Thomas. Huit jours après, Jésus vient encore parmi eux et dit à Thomas: «Avance ton doigt ici, et vois mes mains; avance ta main, et mets-la dans mon côté: cesse d'être incrédule, sois croyant» (Jn 20,27).

—Oh Jésus que tu es bon! Si jamais tu vois que je m'éloigne de toi, viens à ma rencontre comme tu l'as fait avec Thomas.

La réaction de Thomas fut la suivante: «Mon Seigneur et mon Dieu» (Jn 20,28). Qu'elles sont belles les paroles de Thomas! Il l'appelle “Seigneur” et “Dieu”. Il y a dans ces paroles un acte de foi dans la divinité de Jésus. En le voyant ressuscité, il ne voit plus seulement l'homme Jésus, qui était avec les Apôtres et qui mangeait avec eux, mais il voit aussi son Dieu et son Seigneur.

Jésus le gronde en lui disant de ne plus être incrédule mais croyant et Il ajoute: «Heureux ceux qui croient sans avoir vu» (Jn 20,28) Nous, nous n'avons pas vu Jésus crucifié, ni Jésus ressuscité, et Il ne nous est pas apparu, néanmoins, nous sommes heureux car nous croyons en ce Jésus-Christ qui est mort et qui est ressuscité pour nous.

Alors, prions ainsi: «Mon Seigneur et mon Dieu enlève de mon chemin tout ce qui m'éloigne de toi; mon Seigneur et mon Dieu donne moi tout ce qui me rapproche de toi; mon Seigneur et mon Dieu, fais que je m'oublie moi-même afin de me donner entièrement à toi» (Saint Nicolas de Flüe).




«Avec Dieu vous pouvez être totalement sincère
 - honnête et direct.
Rien de ce que vous pensez, dites ou faites ne peut lui nuire.
Il sait déjà tout sur vous, même le pire.»
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«Dieu sait exactement ce que vous êtes
et Il vous accepte et vous aime comme vous êtes.»
(L'Amitié avec Dieu)
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Bonne journée!
Jean-Yves

samedi 1 juillet 2017

L'amour et l'accueil seront toujours le noyeau de la vie chrétienne... / (255,035)

BONNE FÊTE CANADA!
 
 
Bonjour!
Dimanche 2 juillet 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

Texte de l'Évangile (Mt 10,37-42): En ce temps là, Jésus dit à ses Apôtres : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »
Commentaire: Abbé Antoni POU OSB Moine de Montserrat (Montserrat, Barcelona, Espagne)
«Celui qui ne prend pas sa croix pour me suivre n'est pas digne de moi. Celui qui vous reçoit me reçois»
Aujourd'hui, en entendant de la bouche de Jésus "Celui qui aime son père et sa mère plus que moi n'est pas digne de moi…" (Mt, 10,37), nous sommes déconcertés. Cependant, en creusant un peu plus, nous comprenons la leçon que le Seigneur veut nous donner : pour le chrétien, le seul absolu est Dieu et son Royaume. Chacun doit trouver sa vocation – c'est peut-être la tâche la plus difficile de toutes – et la suivre fidèlement. Si un chrétien ou une chrétienne a une vocation matrimoniale, ils doivent se rendre compte que mener à bien leur vocation consiste à aimer leur famille comme le Christ aime l'Église.

La vocation pour la vie religieuse ou le sacerdoce implique de ne pas faire passer les liens familiaux avant ceux de la foi, ainsi nous ne manquons pas aux conditions requises de la charité chrétienne. Les liens familiaux ne peuvent pas nous rendre esclave et étouffer la vocation à laquelle nous sommes appelés. Derrière le mot "amour" peut se cacher un désir possessif de l'autre qui lui enlève sa liberté de développer sa vie humaine et chrétienne ; ou la peur de sortir du cocon familial et d'affronter les exigences de la vie et de l'appel de Jésus à le suivre. C'est cette déformation de l'amour que Jésus nous demande de transformer en un amour gratuit et généreux car, comme le dit Saint Augustin "Le Christ est venu transformer l'amour".

L'amour et l'accueil seront toujours le noyau de la vie chrétienne, envers tous et, surtout, envers les membres de notre famille, car habituellement ce sont ceux qui sont le plus proches de nous et ils constituent aussi notre "prochain" que Jésus nous demande d'aimer. Dans l'accueil des autres, il y a toujours l'accueil du Christ : "Celui qui vous reçoit me reçois" (Mt 11,40). Nous devons, donc, voir le Christ dans ceux que nous servons et reconnaître également le Christ serviteur dans ceux qui nous servent.
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«Votre vie quotidienne
est votre temple et votre religion.
 Lorsque vous y pénétrez,
prenez tout votre être avec vous.»
(Khalil Gibran)
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La prière, c'est la respiration de l'âme
qui découvre d'un coup le visage de Dieu
 imprimé dans son cœur.»
(Maurice Zundel)
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«La vie sourd de partout en toi,
elle coule seulement là où il y a une ouverture,
 un chemin possible pour elle.»
(Jacques Salomé)
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Bonne journée!
Jean-Yves

Jésus guérit un centurion romain... La prière de ce serviteur est exaucée selon sa foi... / Où en ma foi dans mes demandes? / / (254,915)

Bonjour!
Samedi 1er juillet 2015
 
 
Fête du CANADA!
 
Bonne fête à tous les Canadiens et Canadiennes!
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Texte de l'Évangile (Mt 8,5-17): Jésus était entré à Capharnaüm; un centurion de l'armée romaine vint à lui et le supplia: «Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement». Jésus lui dit: «Je vais aller le guérir». Le centurion reprit: «Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres; je dis à l'un: ‘Va’, et il va, à un autre: ‘Viens’, et il vient, et à mon esclave: ‘Fais ceci’, et il le fait». A ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient: «Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis: Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et prendront place avec Abraham, lsaac et Jacob au festin du Royaume des cieux, et les héritiers du Royaume seront jetés dehors dans les ténèbres; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents». Et Jésus dit au centurion: «Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi». Et le serviteur fut guéri à cette heure même.

Comme Jésus entrait chez Pierre, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui prit la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait. Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés; il chassa les esprits par sa parole et il guérit tous les malades. Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe: Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.
 
Commentaire: Abbé Xavier JAUSET i Clivillé (Lleida, Espagne)
«Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri»
Aujourd'hui, dans l'Évangile nous observons l'amour, la foi, la confiance et l'humilité d'un centurion qui éprouve une très grande affection pour son serviteur. Il se fait du souci à un tel point qu'il va jusqu'à s'humilier devant Jésus et lui demander:«Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement» (Mt 8,6). Cette sollicitude envers les autres, spécialement envers un serviteur lui obtient de la part de Jésus une réponse immédiate: «Je vais aller le guérir» (Mt 8,7). Tout ce qui se passe ensuite abouti dans une série d'actes de foi et de confiance. Le centurion ne se considère pas digne mais cependant il exprime sa foi et sa confiance envers Jésus face à tous, de telle manière que Jésus ne peut que s'exclamer: «Je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi» (Mt 8,10).

Nous pouvons nous demander ce qui pousse Jésus à accomplir un miracle. Souvent on demande des choses et on dirait que Dieu ne s'occupe pas de nous! Et tout cela en ayant la certitude que Dieu entend toujours ce que nous lui demandons. Alors, qu'est-ce qui se passe? Nous pensons peut-être que nous le demandons correctement, mais est-ce que nous demandons comme l'a fait le centurion? La prière du centurion n'est pas égoïste, mais pleine d'amour, d'humilité et de confiance. Saint Pierre Crysologue nous dit: «La force de l'amour ne tient pas compte des possibilités (…). L'amour ne discerne pas, ne réfléchit pas, ne connaît aucun argument. L'amour n'est pas résignation devant l'impossible, car il ne se laisse pas intimider par les difficultés». Est-ce que notre prière est ainsi?

«Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit» (Mt 8,8). Ceci est la réponse du centurion, est-ce que vos sentiments sont ainsi? Est-ce que votre foi est comme la sienne? «Seule la foi peut comprendre ce mystère, la foi qui est le fondement et la base de tout ce qui surpasse l'expérience et la connaissance ordinaire» (Saint Maxime). S'il en est ainsi vous aussi vous entendrez ces paroles: «‘Que tout se passe pour toi selon ta foi’. Et le serviteur fut guéri à cette heure même» (Mt 8,13).

Sainte Marie, Vierge et Mère! Maîtresse de foi, d'espérance et d'amour prévenant, enseigne-nous à prier comme il faut pour obtenir du Seigneur tout ce dont on a besoin.


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«La prière ne demande aucune formalité,
 ni rite, ni cérémonie, ni manière particulière de s'exprimer.
La prière ne demande même pas
de traduire ses pensées par des mots...»
(L'amitié avec Dieu.)
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Bonne journée!
Gardons l'amitié entre les peuples
de notre nation canadienne.
 
Jean-Yves