dimanche 5 avril 2020

Marie vide un parfum précieux sur les pieds de Jésus... / (315,534)

Bonjour!
Lundi 6 avril 2020




Voici la Parole de Dieu de ce Lundi Saint

ÉVANGILE

« Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! » (Jn 12, 1-11)
Louange à toi, Seigneur,

Roi d’éternelle gloire !
Salut, ô Christ, notre Roi :
toi seul as pris en pitié nos égarements.
Louange à toi, Seigneur,
Roi d’éternelle gloire !



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Six jours avant la Pâque,

Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare,
qu’il avait réveillé d’entre les morts.
          On donna un repas en l’honneur de Jésus.
Marthe faisait le service,
Lazare était parmi les convives avec Jésus.

          Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur

et de très grande valeur ;
elle répandit le parfum sur les pieds de Jésus,
qu’elle essuya avec ses cheveux ;
la maison fut remplie de l’odeur du parfum.
          Judas Iscariote, l’un de ses disciples,
celui qui allait le livrer,
dit alors :
                   « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum
pour trois cents pièces d’argent,
que l’on aurait données à des pauvres ? »
          Il parla ainsi, non par souci des pauvres,
mais parce que c’était un voleur :
comme il tenait la bourse commune,
il prenait ce que l’on y mettait.
          Jésus lui dit :
« Laisse-la observer cet usage
en vue du jour de mon ensevelissement !
                   Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous,
mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »

          Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là,

et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus,
mais aussi pour voir ce Lazare
qu’il avait réveillé d’entre les morts.
          Les grands prêtres décidèrent alors
de tuer aussi Lazare,
          parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui,
s’en allaient, et croyaient en Jésus.

                        – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

Nous voici entrés dans la semaine sainte. L’évangile de ce jour nous conduit au cœur d’un repas donné en l’honneur de Jésus à Béthanie sans doute pour avoir ramené à la vie son ami Lazare.
L’évangéliste prend d’ailleurs le soin de bien préciser la présence de Lazare auprès de Jésus parmi les convives, « celui que Jésus avait ressuscité d’entre les morts ».
On imagine facilement la joie et l’allégresse qui devaient régner. C’est alors que Marie se lève et vient verser sur les pieds de Jésus un parfum très pur et de très grande valeur, qu’ensuite elle essuie avec ses cheveux.
En mettant devant nos yeux en ce lundi saint ce geste de Marie, la liturgie de l’Eglise présente l’attitude qui doit être la nôtre durant cette semaine pour cueillir en son terme les fruits de la rédemption que nous a acquis Notre Seigneur Jésus-Christ par sa mort et sa résurrection.
Le don appelle le don, gratuit, total. L’amour appelle l’amour. Le genre de parfum que répandit Marie sur Jésus était gardé dans une amphore scellée qu’il fallait briser pour ouvrir ; ce qui excluait de n’en utiliser qu’une certaine quantité : la libation était nécessairement totale.
La délicatesse du geste de cette femme en dit aussi long sur sa reconnaissance vis-à-vis de celui qui avait ramené à la vie Lazare, son frère.
Judas prend alors la parole : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? ». Il réagit au geste de Marie en opposant ouvertement l’amour du Maître au service du prochain.
Son intervention, apparemment motivée par des fins charitables, sonne néanmoins faux à nos oreilles. D’ailleurs, l’évangéliste confirme bien notre malaise en explicitant les motifs cachés de Judas : « Il parlait ainsi, non parce qu’il se préoccupait des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l’on y mettait ».
En effet, l’amour du Seigneur et l’amour du prochain ne sauraient être opposés. Pour pouvoir toujours aimer nos frères les plus pauvres, il faut savoir comme Marie aimer le Seigneur dans l’aujourd’hui où il se présente à nous.
Le contraste est ici frappant entre l’attitude de Judas replié sur lui-même dans un égoïsme mortifère qui ne peut que l’isoler de l’amour de Jésus et celle de Marie, toute donnée dans son geste, manifestant un amour qui lui permet de communier intuitivement et de façon anticipative à la Pâque du Seigneur.
Cependant, si l’action de Marie est interprétée par Jésus comme l’annonce prophétique de sa mort, elle ne saurait venir troubler la fête de ce repas qui célèbre la vie.
Bien au contraire, le regard éclairé par l’amour, Marie a perçu que le don de la vie dont jouit son frère jaillit de la mort à laquelle le Maître va consentir : « Laisse-la ! Il fallait qu’elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement. »
Le parfum de la reconnaissance infinie envers Celui qui n’hésite pas à donner sa vie pour ses amis peut alors s’élever et joindre sa bonne odeur à l’atmosphère de joie qui règne déjà dans la maison.
Pour nous préparer à recevoir le don de Notre Seigneur, il n’y pas de meilleure manière que de lui donner sans réserve tout ce que nous avons de meilleur.
Le parfum le plus délicat et le plus précieux que nous pourrons lui offrir est sans aucun doute celui de notre action de grâce pour le don de sa vie pour nous, celui de notre adoration reconnaissante devant le mystère de son amour infini pour nous.
Seigneur, Jésus, tout au long de cette semaine, nous voulons demeurer auprès de toi.
Nous voulons nous décentrer de nous-mêmes pour nous préoccuper seulement de toi et de toi seul, t’offrir le peu que nous avons mais te le donner totalement sans réserve.
Nos cœurs ainsi tout ouvert à ta présence nous permettrons d’accueillir sans réserve le don de ton salut.

Abbé Philippe Link - Merci!

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«Christ est allé dans le jardin. Alleluia.»
(Hymne  de la Passion)

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«Le Seigneur n'oublie pas; il oublie jamais.
 Il oublie seulement nos péchés; 
quand il pardonne, il ne se souvient plus.»
(François, pape)
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Bonne journée!
Jean-Yves 

samedi 4 avril 2020

L'entrée de Jésus à Jérusalem et sa Passion... / (315,370)

Bonjour!



Dimanche le 5 avril 2020
DIMANCHE DES RAMEAUX ET DE LA PASSION
Parole de Dieu

ENTRÉE MESSIANIQUE

(Mt 21, 1-11)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
    Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem,

arrivèrent en vue de Bethphagé,

sur les pentes du mont des Oliviers.
Alors Jésus envoya deux disciples
            en leur disant :
« Allez au village qui est en face de vous ;
vous trouverez aussitôt une ânesse attachée
et son petit avec elle.
Détachez-les et amenez-les moi.
    Et si l’on vous dit quelque chose,
vous répondrez :
‘Le Seigneur en a besoin’.
Et aussitôt on les laissera partir. »
    Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète :
    Dites à la fille de Sion :
Voici ton roi qui vient vers toi,
plein de douceur,
monté sur une ânesse et un petit âne,
le petit d’une bête de somme.

    Les disciples partirent

et firent ce que Jésus leur avait ordonné.

    Ils amenèrent l’ânesse et son petit,
disposèrent sur eux leurs manteaux,
et Jésus s’assit dessus.
    Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ;
d’autres coupaient des branches aux arbres
et en jonchaient la route.
    Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient
criaient :
« Hosanna au fils de David !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Hosanna au plus haut des cieux ! »
    Comme Jésus entrait à Jérusalem,
toute la ville fut en proie à l’agitation,
et disait :
« Qui est cet homme ? »
    Et les foules répondaient :
« C’est le prophète Jésus,
de Nazareth en Galilée. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.
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(Chant...)
Hosanna, hosanna !
Tu es le Roi, le Sauveur
À Toi la gloire et l’honneur
Hosanna, hosanna !
Nous T’accueillons parmi nous
Sois le bienvenu, ô Jésus


---+---
(+ L'Évangile selon saint Matthieu...)

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Commentaire...
  • Il est d’usage, lors du dimanche des Rameaux, de rentrer en procession dans l’église pour commémorer l’entrée de Jésus à Jérusalem.
    Dans l’Evangile proclamé juste au début de la procession, Jésus est désigné comme « Celui qui vient au nom du Seigneur » pour restaurer enfin la royauté promise à David pour sa descendance.
    Jésus est donc bien le Messie attendu par Israël, ce roi humble, juste et victorieux, qui restaurera la cité sainte de Jérusalem.
    En lui se réalise pleinement la prophétie messianique de Zacharie ; « Crie de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, humble, monté sur un ânon tout jeune » (Za 9, 9).
    L’atmosphère qui ressort du récit évangélique est joyeuse et festive, et derrière les chants d’acclamations qui accompagnent l’entrée du Christ dans la ville sainte s’annonce déjà son triomphe définitif sur la mort et le péché durant la nuit pascale.
    L’espérance d’être sauvés et de ressusciter avec lui pour vivre dans la Patrie céleste de sa vie divine se trouve ainsi mise devant nos yeux.
    Mais le climat change avec les lectures de la messe qui mettent en relief les conditions nécessaires pour que ce triomphe puisse s’opérer.
    Comme le dit Saint Bernard : « Si la gloire céleste se trouve présentée dans la procession, dans la messe se trouve manifestée quelle route nous devrons emprunter pour la posséder ».
    Cette route que nous pouvons contempler dans la personne même du Christ est celle de l’abaissement et de l’humilité, celle de l’obéissance filiale, de l’abandon entre les mains du Père, celle du don total par amour jusqu’à mourir sur la Croix.
    L’hymne de l’épître aux Philippiens (Cf. 2ème lecture) est peut-être le passage qui nous décrit cela de la façon la plus aboutie : « Le Christ Jésus, lui qui était dans la condition de Dieu, n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur.
    Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix. »
    Oui, Jésus est bien le Messie – Serviteur souffrant, annoncé par le prophète Isaïe, qui ne s’est pas révolté, qui ne s’est pas dérobé ; qui a présenté son dos à ceux qui le frappaient, et ses joues à ceux qui lui arrachaient la barbe ; qui n’a pas protégé son visage des outrages et des crachats (Cf. 1ère lecture).
    Mais c’est par ses souffrances que nous sommes sauvés, souffrances qui ne sont que le prolongement de son acte d’obéissance parfaite au Jardin des Oliviers.
    Car c’est bien là que se joue notre salut. En communiant humainement à la volonté divine du Père, Jésus rétablit notre nature humaine dans une relation filiale avec le Père, filiation qui avait précisément été refusée dans l’acte même du péché originel.
    En choisissant d’entrer dans sa Passion et de la vivre jusqu’au bout, il exprime son abandon total entre les mains de son Père. Par le « oui » qu’il donne humainement à un moment où la délibération de tout homme serait infléchie au maximum vers le refus, Jésus nous sauve en accomplissant dans une nature humaine l’existence filiale parfaite.
    Nous touchons ici le paradoxe de tous les paradoxes. Comment, le Fils de Dieu pourrait-il nous sauver au travers d’une telle vulnérabilité ? Cela nous ne pourrons le comprendre qu’au pied de la Croix, après avoir suivi Jésus durant sa Passion.
    Alors avec le Centurion romain, ce païen, nous pourrons confesser : « Vraiment cet homme était Fils de Dieu » (Mt 27, 54). Ce n’est qu’après que la Passion avec ses violences, ses délations, trahisons et défections, ait fait s’écrouler toutes les fausses idées humaines que nous avions pu projeter sur la messianité de Jésus, que nous pourrons réellement découvrir dans la foi le mystère de sa personne et de sa mission pour y adhérer de toute notre cœur, de toute notre âme et de toute notre force.
    La foule en liesse s’est amassée pour saluer Jésus qui entrait à Jérusalem. Mais la même foule qui criait « Hosanna » et « Béni soit celui qui vient » criera « Crucifie-le » ! Il y a dans la vie des moments où il est facile de se laisser entraîner à suivre et à acclamer Jésus. Le Dimanche des Rameaux fait partie de ces moments.
    Mais saurons-nous reconnaître le visage du Christ dans notre quotidien ? Le suivrons-nous lorsque ce choix impliquera de porter la Croix ? Les textes de ce dimanche nous invitent à nous interroger sur notre attachement au Christ.
    Nous le reconnaissons et l’acclamons comme notre Roi, notre Sauveur, notre Rédempteur. Notre attitude devant la Croix, quand elle se proposera à nous, sera pourtant révélatrice de ce que représentent réellement pour nous ces titres que nous lui attribuons. Suivre le Roi d’humilité implique d’avancer sur le chemin de l’amour et du don total de soi.
    Sans prétendre y arriver tout de suite, nous ne devons pourtant pas perdre de vue cette finalité et prendre les moyens pour la rejoindre.
    Les textes de ce jour nous apprennent que le plus fondamental peut-être c’est d’entrer toujours davantage dans la même intimité, la même communion de volonté avec Jésus que celle qu’il entretenait avec son Père.
    C’est une invitation à prier toujours plus et toujours plus intensément. C’est, en effet, dans la prière seule, comme Jésus à Gethsémani, que nous trouverons la force de choisir et non pas de subir nos croix dans le don total de nous-mêmes.
    L’enjeu est de taille car c’est ici que se joue l’avènement du Royaume de Dieu.
    Seigneur, fais-nous la grâce, durant cette semaine sainte, d’être renouvelés dans notre attachement à ta personne. Fais-nous la grâce de savoir te contempler et t’écouter dans ta Passion, t’écouter parler à notre cœur, t’écouter nous dire : « Tu comptes beaucoup pour moi.

    Abbé Philippe Link - Merci!

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Sauve-toi toi-même !



Oui parfois, nous vit cette envie folle de nous sauver, de partir et de quitter ce cauchemar éveillé. Certains ont même cru qu’il suffisait de prendre simplement sa voiture pour se sauver.
Mais aujourd’hui, personne n’échappe plus à ces vagues successives qui balaient nos certitudes d’hier.
Se sauver. Mais de quoi ?

Pour les passants de l’Évangile, ceux qui sont là par hasard, qui ricanent avec des « y-a qu’à » et des hochements de tête, « se sauver » c’est attendre l’inédit, le sensationnel pour sortir du quotidien.
« Tu te sauves, tu nous surprends :
alors nous te ferons roi ! »
Pour les grands prêtres et les responsables de tous ordres, ceux qui se sentent menacés dans leur crédibilité et leur pouvoir, « se sauver » c’est sauvegarder le système en place et, avec eux, sauver la nation.
« Tu te sauves, tu nous mets devant nos erreurs :
alors nous croirons en toi ! »
Pour les deux condamnés crucifiés avec lui, ceux qui savent que leurs projets s’arrêtent ici, « se sauver » c’est une lueur, inimaginable, fragile comme une mèche qui fume encore ; mais il faut un sacré courage pour l’entrevoir dans cette nuit qui tombe. « Tu te sauves, tu le fais aussi pour nous :
alors tu nous sauves avec toi ! »
Et Jésus n’a rien répondu. Ou plutôt si ! Mais il a crié si fort, par ses mains, ses pieds et tout son corps en croix, qu’ils étaient les seuls à pouvoir imaginer l’impensable : cet homme, agonisant comme eux, était le seul encore capable de les sauver ! Parce qu’il y avait ce lien extrême dans la souffrance qui maintenant les reliait tous entre eux. C’est peut-être pour cela que Jésus ne s’est pas sauvé tout seul, parce qu’il voulait nous sauver tous, en endurant tout. Personne ne peut se sauver tout seul, pas même le Fils de Dieu – surtout pas lui ! – car Dieu n’est qu’amour.
Jacques Béchet, diacre - Diocèse de Créteil, France - Merci!



Bon dimanche!
Bonne Semaine Sainte!
Jean-Yves

vendredi 3 avril 2020

Le crucifix de Rome. / Cet homme accomplit un grand nombre de signes. / ( 315,207)

Note: Nous avons eu plus de 120 visites depuis hier.
Merci d'être là, fidèles à la lecture de l'Évangile et à la méditation.
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Aujourd'hui vous êtes invités 
à dire un Notre Père devant l'image de ce crucifix.
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Crucifix vénéré par le pape François
Il a sauvé Rome de la peste au 15e siècle.
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Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

« Afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés » (Jn 11, 45-57)
Ta parole, Seigneur, est vérité,

et ta loi, délivrance.

Rejetez tous les crimes que vous avez commis,              
faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau.

Ta parole, Seigneur, est vérité,

et ta loi, délivrance. (Ez 18, 31)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,
quand Lazare fut sorti du tombeau,
          beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie
et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,
crurent en lui.
          Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens
pour leur raconter ce qu’il avait fait.
          Les grands prêtres et les pharisiens
réunirent donc le Conseil suprême ;
ils disaient :
« Qu’allons-nous faire ?
Cet homme accomplit un grand nombre de signes.
                   Si nous le laissons faire,
tout le monde va croire en lui,
et les Romains viendront détruire notre Lieu saint
et notre nation. »
          Alors, l’un d’entre eux, Caïphe,
qui était grand prêtre cette année-là,
leur dit :
« Vous n’y comprenez rien 
          vous ne voyez pas quel est votre intérêt :
il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple,
et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. »
          Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ;
mais, étant grand prêtre cette année-là,
il prophétisa
que Jésus allait mourir pour la nation ;
          et ce n’était pas seulement pour la nation,
c’était afin de rassembler dans l’unité
les enfants de Dieu dispersés.

          À partir de ce jour-là,
ils décidèrent de le tuer.
          C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement
parmi les Juifs ;
il partit pour la région proche du désert,
dans la ville d’Éphraïm
où il séjourna avec ses disciples.
          Or, la Pâque juive était proche,
et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem
pour se purifier avant la Pâque.
          Ils cherchaient Jésus
et, dans le Temple, ils se disaient entre eux :
« Qu’en pensez-vous ?
Il ne viendra sûrement pas à la fête ! »
          Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres :
quiconque saurait où il était devait le dénoncer,
pour qu’on puisse l’arrêter.

                        – Acclamons la Parole de Dieu.
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   Homélie   

Le Seigneur Jésus jette le trouble parmi les chefs religieux. Les œuvres et les signes qu’il accompli constituent à leurs yeux une grande menace : « tout le monde va croire en lui ».
Voilà une preuve par le contraire que les signes conduisent à la foi, pour peu qu’on ait le cœur ouvert et disponible et qu’on ne renonce pas à l’honnêteté pour protéger ses intérêts propres.
Les accusateurs de Jésus sont décidés de le faire périr. Sa condamnation est prononcée dans l’échange dont l’évangile nous rend témoin aujourd’hui.
Jésus est rejeté, celui qui a rendu la vie à Lazare doit mourir. Mais la pierre rejetée deviendra la pierre angulaire du Temple Nouveau, la mort sera vaincue par la vie.
En effet, le plan du Seigneur dépasse amplement les courtes visées orgueilleuses de l’homme ; Jésus mourra effectivement, non seulement pour protéger la nation, selon le prétexte avancé par ses accusateurs, mais pour « rassembler dans l’unité tous les enfants de Dieu dispersés », selon la prophétie d’Ézéchiel.
Le salut de toute humanité est accompli, même la malice des ennemis de Dieu sert à la réalisation de son dessein.
Voici qui nous invite à regarder autrement les oppositions envers les serviteurs du Seigneur, même les plus manifestes et les plus choquantes.
Dieu agit d’une manière qui dépasse tout homme et permet au salut de rejoindre chaque homme.
Jésus « partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples ».
À la veille d’entrer dans la semaine sainte, puissions-nous trouver la disponibilité intérieure pour faire taire toute inquiétude superflue et accompagner le Seigneur et les disciples dans leur retraite préparatoire aux événements de la Pâque.
Dans ces derniers instants de solitude et de communion fraternelle, trouvons la force et la confiance qui nous feront suivre le Seigneur jusqu’au bout. 

Abbé Philippe Link - Merci!

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(Église Notre-Dame-du-Portage)
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Oui, les portes des églises sont fermées...
Mais nous sommes invités à ouvrir plus grand notre cœur.
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«Chercher Dieu, c'est la foi, le trouver c'est l'espérance, le connaître c'est l'amour, le sentir c'est la paix, le goûter c'est la joie, le posséder c'est l'ivresse. »

Marthe Robin

La côte se monte un pas à la fois...
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«L'espérance ne fait pas germer la graine mais elle la met en terre.»
(François Gervais)
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«Sentir le bonheur, c'est prendre conscience à l'instant 
que le moment vécu ensemble sera demain mon plus beau souvenir.»
(F.G.)
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«C'est dans ta tête que les véritables tempêtes te secouent.»
(F.G.)
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Bonne journée!
Jean-Yves 

Étonnant dialogue : en réponse à Jésus qui leur offre sa Parole de vie, les juifs veulent lui lancer des pierres pour le tuer !(315,085)

Bonjour!
Vendredi 3 avril 2020


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Ils cherchaient à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains » (Jn 10, 31-42)
Gloire à toi, Seigneur,

Fils du Dieu vivant !

Tes paroles, Seigneur,
sont esprit et elles sont vie ;                          
tu as les paroles de la vie éternelle.

Gloire à toi, Seigneur,

Fils du Dieu vivant ! (cf. Jn 6, 63c.68c)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,
         de nouveau, des Juifs prirent des pierres
pour lapider Jésus.
          Celui-ci reprit la parole :
« J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes
qui viennent du Père.
Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? »
          Ils lui répondirent :
« Ce n’est pas pour une œuvre bonne
que nous voulons te lapider,
mais c’est pour un blasphème :
tu n’es qu’un homme,
et tu te fais Dieu. »
          Jésus leur répliqua :
« N’est-il pas écrit dans votre Loi :

J’ai dit : Vous êtes des dieux ?

                   Elle les appelle donc des dieux,
ceux à qui la parole de Dieu s’adressait,
et l’Écriture ne peut pas être abolie.
                  Or, celui que le Père a consacré
et envoyé dans le monde,
vous lui dites : “Tu blasphèmes”,
parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”.
                   Si je ne fais pas les œuvres de mon Père,
continuez à ne pas me croire.
                   Mais si je les fais,
même si vous ne me croyez pas,
croyez les œuvres.
Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus,
que le Père est en moi,
et moi dans le Père. »
          Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter,
mais il échappa à leurs mains.

          Il repartit de l’autre côté du Jourdain,
à l’endroit où, au début, Jean baptisait ;
et il y demeura.
          Beaucoup vinrent à lui en déclarant :
« Jean n’a pas accompli de signe ;
mais tout ce que Jean a dit de celui-ci
était vrai. »
          Et là, beaucoup crurent en lui.

                        – Acclamons la Parole de Dieu.
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   Homélie...
Étonnant dialogue : en réponse à Jésus qui leur offre sa Parole de vie, les juifs veulent lui lancer des pierres pour le tuer !
Sans s’en rendre compte, ils confirment par leurs œuvres qu’ils ont pour père le démon dont ils cherchent à réaliser les projets, lui qui est menteur et homicide dès les origines (cf. Jn 8, 44).
Notre-Seigneur aurait pu dire à ses adversaires « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à me jeter la pierre » (cf. Jn 8, 7).
Mais ce serait détourner la controverse de son véritable enjeu, à savoir l’identité, l’origine de ce Rabbi blasphémateur. Aussi Jésus préfère-t-il poursuivre son argumentation.
Avec une étonnante patience qui ne peut procéder que de l’amour, il invite encore et encore ses interlocuteurs à réfléchir sur l’incohérence de leur attitude.
Les juifs en effet reconnaissent que Jésus a accompli des « œuvres bonnes » ; or « chacun sait que Dieu n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce » (Jn 9, 31).
Comment dès lors peuvent-ils l’accuser de blasphème ? Si réellement il mentait et revendiquait abusivement l’égalité avec Dieu son Père (cf. Jn 10, 30), il serait incapable de poser le moindre signe car il est évident que la grâce divine ne coopère pas avec un blasphémateur.
Auquel cas, les juifs auraient raison de « refuser de croire en lui ». Mais dès lors que Notre-Seigneur accomplit des œuvres qui témoignent de la faveur de Dieu, ceux qui les constatent sont bien obligés de prendre en compte l’interprétation qu’il en donne et qui éclaire son identité.
Ce que Jésus affirme n’est d’ailleurs pas si choquant : l’Ecriture elle-même n’affirme-t-elle pas au psaume 82 (81) que les dépositaires de la Parole peuvent être appelés « des dieux » ?
Bien plus : l’espérance d’Israël décrit le Messie en termes de filiation divine. Le psaume 2 met sur les lèvres de Dieu lui-même ces paroles adressées au Messie : « Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui je t’ai engendré » (Ps 2, 7).
Les œuvres bonnes accomplies par Jésus plaident donc en faveur de la vérité de sa parole : il est ce Fils tant attendu, « celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde » « afin que tout homme qui croit en lui ne périsse pas, mais obtienne la vie éternelle » (Jn 2, 16).
Avec une profonde humilité, et poussé par le seul souci de sauver ces hommes que le Père lui a confiés, Jésus s’efface davantage encore, et consentant à ce que les Juifs ne croient pas en lui, il les exhorte à « croire au moins les œuvres », c’est-à-dire à reconnaître que Dieu est à l’œuvre en lui et à travers lui.
Car il sait bien que s’ils concèdent ce point – qui devrait être évident vu la nature des signes accomplis – ils découvriront par la force des choses « que le Père est en lui et lui dans le Père ».
La logique n’a pas pu échapper à ses opposants ; mais comme il était hors de question pour eux de s’acheminer vers une telle conclusion, ils préfèrent rejeter en bloc tout le raisonnement, et faisant la sourde oreille, ils « cherchent de nouveau à l’arrêter ».
C’est cet aveuglement volontaire que vise Notre-Seigneur lorsqu’il dit : « Celui qui ne veut pas croire est déjà jugé. Et le jugement le voici : quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées » (Jn 2, 18-20).
Jésus « leur échappa », et se retire en Transjordanie, « à l’endroit où Jean avait commencé à baptiser ».
Notre-Seigneur laisse chacun de nous avec sa conscience, confronté à la fois aux « œuvres bonnes » qu’il a accomplies sous nos yeux, et à nos propres œuvres, nettement moins glorieuses.
Si en constatant le contraste flagrant, nous reconnaissons notre péché et la justice de celui qui nous parle, si nous acceptons de croire en lui, nous échappons au jugement (cf. Jn 2, 18), « car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 2, 17).
« Mais du moment que nous disons : “Nous voyons !”, notre péché demeure » (Jn 9, 41).
“Je t’aime, Seigneur, ma force” (Ps 17), toi qui as envoyé ton Fils Jésus-Christ, dans notre monde pour y faire resplendir ta gloire.
Donne-moi de pouvoir discerner les signes de ta bonté en ma faveur, de les accueillir avec reconnaissance, et de venir à la lumière de ta miséricorde pour y plonger toutes les ténèbres de mes œuvres mauvaises.
Je pourrai alors te chanter de tout notre cœur, toi “qui a délivré le pauvre du pouvoir des méchants” (1ère lect.), “Dieu mon libérateur, le rocher qui m’abrite, mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !” (Ps 17).

Abbé Philippe Link - Merci! 

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Ce crucifix est dans le parc municipal à Saint-Jean-Port-Joli
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"Il est une lampe allumée pendant la nuit d'une épreuve."
Mais quelle et ta lampe allumée?
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On dit que le 3 fait le mois...
Espérons que ça vaut seulement pour la température...
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Bonne journée!
Jean-Yves