dimanche 12 septembre 2021

« Même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! » / (365,429)

 Bonjour!

Lundi 13 septembre 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! » (Lc 7, 1-10)

Alléluia. Alléluia.
Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.
Alléluia. 
(Jn 3, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    lorsque Jésus eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles,
il entra dans Capharnaüm.
    Il y avait un centurion
dont un esclave était malade et sur le point de mourir ;
or le centurion tenait beaucoup à lui.
    Ayant entendu parler de Jésus,
il lui envoya des notables juifs
pour lui demander de venir sauver son esclave.
    Arrivés près de Jésus,
ceux-ci le suppliaient instamment :
« Il mérite que tu lui accordes cela.
    Il aime notre nation :
c’est lui qui nous a construit la synagogue. »
    Jésus était en route avec eux,
et déjà il n’était plus loin de la maison,
quand le centurion envoya des amis lui dire :
« Seigneur, ne prends pas cette peine,
car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit.
    C’est pourquoi je ne me suis pas autorisé, moi-même,
à venir te trouver.
Mais dis une parole,
et que mon serviteur soit guéri !
    Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité,
mais j’ai des soldats sous mes ordres ;
à l’un, je dis : “Va”, et il va ;
à un autre : “Viens”, et il vient ;
et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
    Entendant cela,
Jésus fut en admiration devant lui.
Il se retourna et dit à la foule qui le suivait :
« Je vous le déclare,
même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! »
    Revenus à la maison,
les envoyés trouvèrent l’esclave en bonne santé.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La rencontre entre le centurion romain et Jésus se déroule dans un cadre très particulier, puisque les deux ne se voient pas. Et pourtant, l’échange est plus profond et plus fécond pour le centurion, que pour tous ceux qui entourent Jésus, qui le voient, qui le touchent et qui l’écoutent. On peut dire que l’expérience que fait le centurion de Jésus Christ est spirituelle : il aura su que Jésus allait passer ; il a cru aux témoignages sur la grandeur de sa personnalité, sur la profondeur de sa doctrine et sur les miracles. Mais surtout, le centurion était mû par une urgence : la maladie d’un esclave, qui lui était cher et qu’il aimait.

Notre rencontre avec le Christ, 2000 ans plus tard, sera tout aussi spirituelle et tout aussi féconde, dans la mesure où nous croyons au témoignage et en ses œuvres. Ses œuvres, aujourd’hui, ne sont pas de l’ordre de l’autosuggestion, comme ne l’étaient pas les miracles d’antan. Aujourd’hui elles s’expriment par les sept sacrements, dont la Réconciliation et l’Eucharistie sont les sacrements de la guérison et de la croissance spirituelles. Tandis que la communion peut être vécue comme le contact direct de la foule, le recours au sacrement de la miséricorde et l’adoration eucharistique expriment la démarche du centurion romain : “je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit”.

La foi du centurion n’est pas celle d’un esprit qui veut mettre à l’épreuve le témoignage, la révélation, ou Jésus lui-même, selon la formule : “montre moi un signe, et je croirai”. Sa réponse de foi est : “dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri”. Un mot, une Parole du Verbe de Dieu – voilà ce qui apporte le salut. Dieu est fidèle à sa Parole, et cette Parole s’appelle Jésus. Le centurion n’en a pas le moindre doute.

Tout en n’étant pas allé lui-même voir Jésus, par pudeur, il vit en communion avec lui par l’expérience de l’obéissance : “Moi qui suis un subalterne, j’ai des soldats sous mes ordres…” Il sait que la Parole qui vient d’en haut s’accomplit, comme disait Isaïe (55, 11). Croire en la Parole veut dire aussi la scruter, la méditer, la mâcher. Ecouter, chercher à connaître est le préambule de la foi et de l’accueil du Christ dans notre vie. Cela montre quelle est ma préférence, quelles sont mes options, en quoi je mets ma confiance.

La foi du centurion va bien au-delà de l’appartenance sociale, culturelle et même religieuse. Tout d’abord, la dimension sociale était pour lui de valeur secondaire, puisque, en tant que représentant de la puissance coloniale, il s’était montré indulgent avec les Juifs en leur construisant une synagogue, au lieu d’aplatir l’habitant par son pouvoir ; il aimait son esclave et croyait en ce Jésus, dont il avait entendu parler. Ensuite, il s’est avéré bien plus disposé à accueillir Jésus, alors qu’il était un “impur”. Et à la fin, l’œuvre de Jésus, le miracle, s’est accomplie chez lui.

Cela nous apprend que ce qui rend pur dans la nouvelle alliance établie par Jésus est la foi amoureuse en Dieu et l’obéissance loyale à sa Parole. Tous ceux qui croiront de cette manière, formeront la communauté, qui aujourd’hui s’appelle Eglise (les “rassemblés” par le Christ) qui accueille l’œuvre de Jésus sous son toit. Purifiée des critères de classification socio-politique, culturelle ou raciale, l’Eglise devient une antichambre du Ciel, où pourra s’établir une authentique communion de vie avec le Christ. Toute personne, purifiée de son péché par la confession, pourra entrer dans cette pleine communion par le sacrifice eucharistique et disposer un ciel spirituel en son âme (la “vie de grâce”), pour recevoir le Seigneur au banquet éternel, répété en sa mémoire.

Purifie-moi de toute désobéissance et du manque de foi en Ta Parole. Inonde mon âme de ta lumière, afin que rien de me fasse plus douter de la fidélité de Tes desseins ; donne-moi la force de répondre à Ton appel, qui résonne doucement dans ma conscience.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Esprit de Dieu, très pur Amour,

Descends dans notre nuit obscure;

Destin nous tient, douleur nous dure,

Esprit de paix, très pur Amour!

(Hymne - Liturgie des heures - Ce matin)

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Un jour nouveau commence,

Un jour reçu de toi,

Père,

Nous l'avons remis d'avance

En tes mains tel qu'il sera.

(Hymne - Liturgie des heures - Ce matin)

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«Ami, où que tu sois, 

ne t'arête pas là; 

il faut sans cesse aller de lumière en lumière.»

(Angélus Silesius)

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«Laissons la joie du Christ venir 

Laissons Dieu venir nous modeler l'âme.»

(Bertrand Révilion)

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«La foi en soi et le point de départ 

d'une véritable vie d'homme.»

(Marcel Légaut)

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Diacre

au cœur de notre monde

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Bonne journée!

Jean-Yves 

samedi 11 septembre 2021

« Tu es le Christ… Il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup » / (365,383)

 Bonjour!



Dimanche 12 septembre 2021

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...

ÉVANGILE

« Tu es le Christ… Il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup » (Mc 8, 27-35)

Alléluia. Alléluia.
Que la croix du Seigneur soit ma seule fierté !
Par elle, le monde est crucifié pour moi,
et moi pour le monde.
Alléluia. (Ga 6, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples, 
vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe. 
Chemin faisant, il interrogeait ses disciples : 
« Au dire des gens, qui suis-je ? » 
    Ils lui répondirent : 
« Jean le Baptiste ; 
pour d’autres, Élie ; 
pour d’autres, un des prophètes. »    

Et lui les interrogeait : 
« Et vous, que dites-vous ? 
Pour vous, qui suis-je ? »
Pierre, prenant la parole, lui dit : 
« Tu es le Christ. » 
    Alors, il leur défendit vivement 
de parler de lui à personne.

    Il commença à leur enseigner 
qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, 
qu’il soit rejeté par les anciens,
les grands prêtres et les scribes, 
qu’il soit tué, 
et que, trois jours après, il ressuscite. 
    Jésus disait cette parole ouvertement.
Pierre, le prenant à part, 
se mit à lui faire de vifs reproches. 
    Mais Jésus se retourna 
et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : 
« Passe derrière moi, Satan ! 
Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, 
mais celles des hommes. »
    Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : 
« Si quelqu’un veut marcher à ma suite, 
qu’il renonce à lui-même, 
qu’il prenne sa croix 
et qu’il me suive. 
    Car celui qui veut sauver sa vie 
la perdra ; 
mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile 
la sauvera. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La véritable identité de Jésus ne se révèle pas
dans ses miracles ou ses paroles, mais dans sa croix, c’est-à-dire dans sa vie offerte par pur amour.
Il est bien ce serviteur souffrant dont parle Isaïe, où il s’est en quelque sorte regardé, ou plutôt révélé, comme en un miroir (Is 50,5-9).
Et il a tellement mis sa foi en l’homme son frère
qu’il a subi, pour le faire revivre, sa propre mort !
Il l’a vaincue pour nous en la vivant tout comme nous.
Insondable mystère. Mais quelle grâce pour notre vie
le jour où nous adhérons à cette lumière !

La foi chrétienne est donc essentiellement et pour tout dire
une foi au crucifié du Golgotha, mort pour notre salut et ressuscité pour notre gloire.
Ce qui avait révolté Simon-Pierre (Mc 8,32)
et devait passer pour scandale aux yeux des juifs et folie aux yeux des grecs
reste bien en fait sagesse de Dieu (1 Co 1,21-25).
Écarter en effet la perspective de la croix eût été faire le jeu de Satan !
Car l’amour seul est digne de foi ! Surtout lorsqu’il se prouve par le don de sa vie pour ceux que l’on aime (Jn 15,13; Rm 5,8).
On peut donc croire en un Dieu qui a voulu mourir pour nous
afin de nous faire revivre en lui !

On commence alors à comprendre la parole de Jésus :
Si quelqu’un veut marcher derrière moi,
qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l’Évangile la sauvera (Mc 8,34-35). Quel renversement de perspective ! La fin de cette existence mortelle est le commencement de la Vie éternelle.

Ces paroles, bien sûr, pour aucun d’entre nous
ne sont faciles ni à entendre ni à traduire en acte.
Mais elles sont d’une logique dont la lumière finit un jour par nous éblouir.
On peut redire alors avec saint Paul : Oui, j’en ai l’assurance,
ni la mort ni la vie, ni le présent ni l’avenir…
rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu
manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur (Rm 8,38-39).
Ainsi la foi véritable engage-t-elle jusqu’à la mort
parce qu’elle croit que le Christ en est vainqueur
et qu’il reste à jamais la vivante promesse de notre bonheur éternel.

« Jésus est mort à notre monde
dans notre propre corps mortel, écrit saint Ephrem,
pour que nous vivions à son monde dans son propre corps immorte »».
N’est-ce pas là ce que les mystiques appellent « l’admirable échange » ?


Abbé Philippe Link / Mwerci!

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Photo prise au Mont Saint-Michel

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Bon dimanche!

Jean-Yves

vendredi 10 septembre 2021

« Pourquoi m’appelez-vous en disant : “Seigneur ! Seigneur !” et ne faites-vous pas ce que je dis ? » / La Fête du Pain: Seigneurie des Aulnaies... / (365,321)

 Bonjour!

Samedi 11 septembre 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Pourquoi m’appelez-vous en disant : “Seigneur ! Seigneur !” et ne faites-vous pas ce que je dis ? » (Lc 6, 43-49)

Alléluia. Alléluia.
Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;
mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.
Alléluia. (Jn 14, 23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ;
jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit.
    Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit :
on ne cueille pas des figues sur des épines ;
on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.
    L’homme bon tire le bien
du trésor de son cœur qui est bon ;
et l’homme mauvais tire le mal
de son cœur qui est mauvais :
car ce que dit la bouche,
c’est ce qui déborde du cœur.

    Et pourquoi m’appelez-vous en disant : “Seigneur ! Seigneur !” 
et ne faites-vous pas ce que je dis ?
    Quiconque vient à moi,
écoute mes paroles et les met en pratique,
je vais vous montrer à qui il ressemble.
    Il ressemble à celui qui construit une maison.
Il a creusé très profond
et il a posé les fondations sur le roc.
Quand est venue l’inondation,
le torrent s’est précipité sur cette maison,
mais il n’a pas pu l’ébranler
parce qu’elle était bien construite.
    Mais celui qui a écouté
et n’a pas mis en pratique
ressemble à celui qui a construit sa maison
à même le sol, sans fondations.
Le torrent s’est précipité sur elle,
et aussitôt elle s’est effondrée ;
la destruction de cette maison a été complète. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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La maison qui a résisté au déluge du Saguenay...
(C'est devenu un endroit touristique...)

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Commentaire...

Jésus vient de dénoncer l’hypocrisie des scribes et des pharisiens. Se tournant vers ses disciples, il les invite à un exercice de discernement. Certes, il faut tout mettre en œuvre pour faire ce que disent les chefs religieux, car « ils enseignent dans la chaire de Moïse » ; mais il ne faut surtout pas les prendre pour modèles, car « ils disent et ne font pas » (Mt 23, 2-3).

Mais comment se prémunir de l’hypocrisie de ceux qui ont le pouvoir ? Ils disposent en général de suffisamment de moyens pour cacher leurs comportements inavouables et paraître impeccables aux yeux du monde. Aussi les gens simples se laissent-ils prendre à leurs pièges comme les oiseaux aux filets de l’oiseleur.

Pour répondre à cette question implicite, Jésus donne un critère sûr, qui exige seulement de savoir attendre le moment opportun avant de se prononcer. Pour juger de la qualité d’un arbre, il suffit de patienter jusqu’à ce qu’il porte son fruit, et d’évaluer ce dernier. Jésus suggère donc que l’hypocrite – même le plus habile à cacher sa malice – finit toujours inévitablement par se trahir. Comme sa parole et son action procèdent d’un cœur mauvais, ses œuvres ne sauraient être fécondes, même lorsqu’elles se présentent sous les aspects des plus respectables.

Par cette comparaison, Notre-Seigneur ne se contente pas de mettre ses disciples en garde contre l’hypocrisie des pharisiens : il les renvoie aussi à leur propre conscience. Car s’ils l’appellent « Seigneur », ils devraient en toute logique « faire ce qu’il dit », c’est-à-dire « mettre ses paroles en pratique ». S’ils n’agissent pas ainsi, ils se rendent à leur tour coupable d’hypocrisie, puisque leur affirmation au grand jour, ne correspond pas à leur attitude intérieure : ils proclament Jésus « Seigneur », mais gardent en fait la seigneurie de leur vie. Impossible dans ces conditions de produire de « bons fruits ». Bien plus : cette division est comme une lézarde qui court le long de la muraille de leur maison intérieure ; aussi celle-ci ne résistera-t-elle pas aux intempéries de la vie. 

Dans l’adversité, lorsque tombent les masques et qu’il n’est plus temps de paraître, l’effondrement du personnage qu’ils se sont laborieusement construits sera total. Par contre, celui qui s’efforce de vivre en disciple du Christ Seigneur, construit son unité intérieure par et dans son obéissance à sa Parole. 

Au plus fort des tempêtes de la vie, il demeure focalisé sur celui qui a fait alliance avec lui, et engage toutes ses forces à lui demeurer fidèle, sûr que le bon droit finit toujours par triompher. Comme dans le cas du serviteur de Dieu Job, les contradictions et malheurs ne font que mettre en valeur sa patience et sa fidélité à toutes épreuves, car il sait qu’il a mis sa confiance dans le Dieu juste et Sauveur, qui ne saurait l’abandonner.

Seigneur, nous sommes loin d’avoir réalisé cette unification intérieure, fruit d’une appartenance et d’une soumission radicales à toi, unique Seigneur et Sauveur de nos vies. Nos cœurs hélas sont doubles : devant les exigences de ta Parole, nous louvoyons de compromission en compromission ; de nos lèvres nous te choisissons comme notre Maître, alors que nous ne te rendons même pas compte de la gestion de notre vie. Prends patience avec nous, Seigneur ; libère-nous de notre attachement à notre volonté propre ; et ne permet pas que nous mettions ta Parole en balance avec la nôtre. Que le ridicule de cette présomption nous conduise au repentir et à la conversion, afin que nous puissions “venir à toi, écouter tes paroles et les mettre en pratique”, manifestant ainsi concrètement que tu es l’unique Seigneur de nos vies, le Rocher sur lequel nous voulons construire notre avenir, maintenant et à jamais.


Abbé Philippe Link / Merci!

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PRIÈRE
Dieu qui peux mettre au cœur de tes fidèles un unique désir,
donne à ton peuple d’aimer ce que tu commandes
et d’attendre ce que tu promets ;
pour qu’au milieu des changements de ce monde,
nos cœurs s’établissent fermement
là où se trouvent les vraies joies.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur,
qui vit et règne avec toi,
dans l’unité du Saint-Esprit,
maintenant et pour les siècles des siècles.
∞ Amen.


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«Le Seigneur passe...

Ouvriras-tu

Quand frappe l'inconnu?

Peux-tu laisser mourir la voix

Qui réclame te foi?»

(Hymne - Liturgie des heures  - Ce matin)

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«Qui donc est Dieu que nul ne peut aimer

s'il n'aime l'homme?

Qui donc est Dieu qu'on peut si fort blesser

en blessant l'homme?


Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi?

(Hymne - Liturgie des heures - Ce matin)

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La Fête du Pain 2021 - 8e édition
À la Seigneurie des Aulnaies
Saint-Roch-des-Aulnaies
11 et 12 septembre
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Bonne journée!

Jean-Yves 

jeudi 9 septembre 2021

« Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? » /( 365,264)

 Bonjour!

Vendredi 10 septembre 2021


Photo prise en Bretagne...
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? » (Lc 6, 39-42)

Alléluia. Alléluia.
Ta parole, Seigneur, est vérité ;
dans cette vérité, sanctifie-nous.
Alléluia. (cf. Jn 17, 17ba)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples en parabole :
« Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ?
Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?
    Le disciple n’est pas au-dessus du maître ;
mais une fois bien formé,
chacun sera comme son maître.

    Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère,
alors que la poutre qui est dans ton œil à toi,
tu ne la remarques pas ?
    Comment peux-tu dire à ton frère :
“Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”,
alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ?
Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ;
alors tu verras clair
pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La progression que nous fait accomplir l’évangile cette semaine dévoile peu à peu ses objectifs : « celui qui sera bien formé sera comme son maître ». Toutes ces recommandations exigeantes qui parsèment l’évangile lu ces derniers jours ont donc pour but notre perfection. Nous avons vu le Seigneur prier sur la montagne, nous avons mis en question nos relations avec nos ennemis, nous considérons aujourd’hui le frère, l’ami, qui lui aussi peut faire mal ou s’égarer loin des chemins évangéliques.

Jésus nous met alors en garde de nous conduire en hypocrites, en « esprits faux », qui prétendent aider leurs frères en dénonçant leur péché. Non pas que nos frères ne doivent pas être avertis de leurs péchés : il peut être bon et pédagogique d’aider quelqu’un à prendre conscience du mal qu’il fait. Non pas qu’il faille renoncer a priori à aider un frère à se débarrasser d’un penchant mauvais ou à réparer des actes mauvais : cela peut être un authentique acte de charité. Mais qu’il faut se prémunir de trouver dans ces gestes fraternels une occasion de se survaloriser par rapport au frère, d’asseoir son ascendance, ou pire, de faire oublier aux autres et à soi que l’on ne vaut pas mieux, voire pire.

Cela est le défaut des disciples qui oublient qu’ils sont eux-mêmes en formation, et qui méconnaissent leur maître. Si Jésus est notre enseignant, ce n’est pas parce qu’il n’a pas commis de péchés. S’il est le maître, c’est parce qu’il est disposé à faire miséricorde à tout homme. Il est le maître non pas parce qu’il est au-dessus des autres par sa perfection ni parce qu’il est au-dessous des autres par sa condition, mais parce qu’en toute occasion il croit fermement que celui qui s’égare peut changer de chemin et se déterminer enfin pour le bien. Son autorité est donc fondée sur son humilité. Il est au service de notre croissance, de notre formation.

Et il attend que nous lui ressemblions. C’est donc cette humilité que nous devons chercher à acquérir pour devenir « comme notre maître ». Le chemin nous en a été montré cette semaine. Il prend racine, il prend son élan, dans la prière. Il prend forme par la ferme condamnation de nos péchés et le pardon accordé aux offenses du prochain, qu’il soit l’ennemi ou le frère.

Pour le disciple, arpenter ce chemin est une activité quotidienne et rude. Mais ce chemin est facile, il est à sa portée, car aucune pauvreté n’empêche d’abandonner sa colère, de prier assidûment ou de condamner ses péchés. Cette pauvreté se vit dans l’humilité, c’est-à-dire avec la capacité de mettre à nu toute perfection. Nous savons quelle est l’urgence de nous débarrasser de notre péché, aujourd’hui nous est rappelée l’urgence d’accueillir la miséricorde du Ressuscité dans nos perfections également. Alors nous serons vraiment au service du Royaume : dépouillés de tout, riches du Christ.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«Lorsque j'avoue mes fautes,

l'amour de Dieu me sauve de moi-même,

 me fait prendre conscience de ma dignité 

et m'aide à comprendre que je ne l'ai jamais perdu 

cette dignité d'enfant de Dieu (crée par Dieu).»

(D'après Dre Julie J. Brousseau)

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«Puisqu'il est avec nous

Dans nos jours de faiblesse,

N'espérons pas tenir debout

Sans l'appeler...

Tendons la main,

Crions vers lui notre détresse;

Reconnaissons sur le chemin

Celui qui brûle nos péchés!»

(Hymne - Liturgie des heures - Ce matin.)

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Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 8 septembre 2021

« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » / (365,203)

 Bonjour!

Jeudi 9 septembre 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6, 27-38)

Alléluia. Alléluia.
Si nous nous aimons les uns les autres,
Dieu demeure en nous,
et, en nous son amour atteint la perfection.
Alléluia. (1 Jn 4, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus déclarait à ses disciples :
    « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez :
Aimez vos ennemis,
faites du bien à ceux qui vous haïssent.
    Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent,
priez pour ceux qui vous calomnient.
    À celui qui te frappe sur une joue,
présente l’autre joue.
À celui qui te prend ton manteau,
ne refuse pas ta tunique.
    Donne à quiconque te demande,
et à qui prend ton bien, ne le réclame pas.
    Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous,
faites-le aussi pour eux.
    Si vous aimez ceux qui vous aiment,
quelle reconnaissance méritez-vous ?
Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
    Si vous faites du bien à ceux qui vous en font,
quelle reconnaissance méritez-vous ?
Même les pécheurs en font autant.
    Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour,
quelle reconnaissance méritez-vous ?
Même les pécheurs prêtent aux pécheurs
pour qu’on leur rende l’équivalent.
    Au contraire, aimez vos ennemis,
faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour.
Alors votre récompense sera grande,
et vous serez les fils du Très-Haut,
car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants.
    Soyez miséricordieux
comme votre Père est miséricordieux.
    Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ;
ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés.
Pardonnez, et vous serez pardonnés.
    Donnez, et on vous donnera :
c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante,
qui sera versée dans le pan de votre vêtement ;
car la mesure dont vous vous servez pour les autres
servira de mesure aussi pour vous. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Par l’Esprit même de Dieu que nous avons reçu à notre baptême, nous sommes encore de simples humains attachés à cette terre, mais nous sommes aussi et autant et déjà rendus capables d’appartenir au ciel. Alors, s’il est vrai que l’Esprit nous rend aussi et déjà capables de vivre un peu comme on vit au ciel, cela doit bien se voir quelque part : dans notre capacité d’aimer vraiment.

Mais, me direz-vous, tout homme, même le plus incroyant, est capable d’aimer. Vous avez raison, car l’Esprit souffle où il veut, sur qui il veut, comme il veut. Aimer, aider, se donner pour toutes les causes humanitaires n’est pas réservé aux seuls chrétiens !

Mais, à nous chrétiens la certitude est donnée de pouvoir aimer davantage et autrement : comme le Père du ciel. Comment ? Quand Jésus nous dit : Aimez vos ennemis, il nous montre que pour les enfants de Dieu, l’amour est plus qu’un sentiment, car ce n’est pas de sentimentalisme que l’on peut aimer ses ennemis, mais qu’il est une saine décision plus grande que notre cœur : elle vient de l’Esprit. Bien chers amis, n’en doutez pas, Jésus a donné à l’être spirituel qui est en nous d’aimer ainsi tout homme, c’est déjà inscrit dans notre nature !

Quand Jésus nous dit : «si l’on te frappe sur une joue, » il a déjà donné à l’être spirituel qui vit en nous de tendre l’autre joue, ce qui veut dire d’inventer le geste surprenant qui déstabilise tout adversaire, positif, qui débloque les situations de rancune les plus tenaces et fait progresser, à la longue s’il le fallait, les chances de réconciliation. Même si notre être de chair est bloqué par la haine et hurle en nous : « Jamais je ne pourrai oublier, jamais je ne pourrai pardonner », l’Esprit peut nous répondre : « Je sais rendre ta vraie nature, le fond de ton cœur d’enfant de Dieu, capable, à la longue, du plus difficile des pardons ».

Jésus ne nous a pas donné aujourd’hui une leçon de philanthropie. Il ne nous a pas davantage fait la morale. Il nous a décrit notre être le plus profond, qui est tout à la fois mortel, faible et pécheur et déjà enfant de Dieu, riche de tout ce qui permet de vivre à jamais.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«En toute vie le silence dit Dieu,

Tout ce qui tressaille d'être à lui!

Soyez la voix du silence en travail,

Couvez la vie, c'est elle qui loue Dieu!»


(Hymne - Liturgie des heures - Ce matin)

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«Tu es venu, Seigneur

Dans notre nuit,

Tourner vers l'aube nos chemins;

Le tien pourtant reste caché,

L'Esprit seul nous découvre

Ton passage...»


(Hymne -Liturgie des heures - Ce matin)

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Bonne journée!

Jean-Yves

mardi 7 septembre 2021

« L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » / (365,130)

 Bonjour!



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1, 18-23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
    Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
    Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
    elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

    Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
    Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,
qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

     – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La Nativité de Marie inaugure l’économie du salut et l’inscription du Verbe de Dieu dans l’histoire des hommes. Avec la nativité de la Vierge commençait la régénération de notre nature humaine et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, recevait les prémices de la seconde création. Le projet de salut du Très-Haut sortait de sa phase préparatoire et entrait dans sa réalisation concrète. La Mère précédait le Fils sans lequel elle ne pourrait exister ; la Reine préparait la venue du Roi ; la Fiancée veillait dans l’attente de l’Époux.

Que Marie, qui naquit pour offrir au Seigneur une demeure sacrée en vue du salut du monde, nous enseigne à disposer nos cœurs pour que le Christ naisse en nous. La nativité de Marie nous rappelle que nous sommes appelés à accueillir le Christ pour qu’il naisse en nous et en naissant en nous, nous donne de naître à la vie véritable, à la vie d’en haut, à la vie dans l’Esprit, à notre véritable identité de fils et de filles bien-aimés du Père.

C’est ici que la figure de saint Joseph peut aussi nous éclairer. Comme lui, accueillons le Christ en prenant chez nous Marie. Si le oui de Marie a été indispensable pour que le Fils de Dieu puisse se faire chair, celui de Joseph l’a été aussi pour qu’il soit le Messie de la descendance de David et accomplisse ainsi la Promesse de Dieu. A notre tour, mettons notre oui dans celui de Joseph pour accueillir Marie dans nos histoires, et avec elle, le Sauveur qu’elle porte en son sein pour donner au monde le salut de Dieu.

Vierge, Mère et Épouse, Reine du ciel et de la terre, intercède pour nous maintenant et à l’heure de notre mort, pour que nous venions chanter avec Toi, avec tous les Saints, et avec tous ceux qui nous ont été confiés dans la foi, le cantique nouveau de l’Agneau dans la Jérusalem céleste, resplendissante de la beauté du jour qui ne meure pas.


Abbé Philippe Link / Meerci!

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Bonne journée!


Bonne fête 

à notre fils Bernard 

qui a 50 ans aujourd'hui.


Jean-Yves