dimanche 6 février 2022

« Tous ceux qui touchèrent la frange de son manteau étaient sauvés » / (378,021)

 Bonjour!

Lundi 7 février 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Tous ceux qui touchèrent la frange de son manteau étaient sauvés » (Mc 6, 53-56)

Alléluia. Alléluia.
Jésus proclamait l’Évangile du Royaume
et guérissait toute infirmité dans le peuple.
Alléluia. (cf. Mt 4, 23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    après la traversée,
abordant à Génésareth
Jésus et ses disciples accostèrent.
    Ils sortirent de la barque,
et aussitôt les gens reconnurent Jésus :
    ils parcoururent toute la région,
et se mirent à apporter les malades sur des brancards
là où l’on apprenait que Jésus se trouvait.
    Et dans tous les endroits où il se rendait,
dans les villages, les villes ou les campagnes,
on déposait les infirmes sur les places.
Ils le suppliaient de leur laisser toucher
ne serait-ce que la frange de son manteau.
Et tous ceux qui la touchèrent
étaient sauvés.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Toute la péricope est visuelle : aucune mention d’une parole prononcée, ni par le Seigneur, ni par la foule. L’attention se porte exclusivement sur le regard, comme dans une méditation ignacienne où le retraitant se concentre successivement sur les différentes perceptions – vue, ouïe, goût, odorat, toucher – pour ne rien perdre de l’apport de chacune d’elles.

Cette présentation, propre à saint Marc, nous permet de suivre l’activité de Jésus avec un certain recul, d’y assister comme on contemple une scène sur un écran. Or les quelques situations rapidement esquissées, mettent admirablement en lumière l’impact de la personne de Jésus sur « les gens », c’est-à-dire ces hommes et ces femmes peu instruits dans les choses religieuses, mais qui ont perçu avec l’intuition sûre du cœur, la bonté surnaturelle de ce Rabbi pas comme les autres. Loin de se cantonner dans les milieux des scribes et autres docteurs de Jérusalem, Jésus s’expose en effet au peuple des petits, des malades, des pécheurs ; il sort à leur rencontre « dans les villages, les villes et les champs », au grand scandale des bien-pensants, mais pour la plus grande joie des pauvres.

Notre-Seigneur est bouleversé devant tant de misère, physique, psychique et spirituelle ; mais il est bien plus ému encore par la solidarité qui unit ces hommes et ces femmes : « ils se mirent à transporter les malades là où on apprenait sa présence ; on déposait les infirmes sur les places ». Cette communion dans le malheur n’est-elle pas déjà une manifestation de l’Esprit de charité que Jésus est venu répandre en plénitude dans les cœurs de bonne volonté ? Le geste qu’ils supplient Jésus de leur laisser faire – toucher la frange de son vêtement – peut paraître superstitieux aux esprits critiques ; mais nous avons appris dans l’épisode de la femme hémorroïsse qu’il est bien plus fondamentalement l’expression de la foi des cœurs simples. Croire c’est se laisser toucher par la présence de Dieu en Jésus Christ, et le toucher en signe d’accueil de la grâce qu’il nous offre. Toucher c’est se compromettre dans une relation interpersonnelle dont le premier mot est ce geste de confiance, d’espérance et de tendresse respectueuse.

Dieu ne veut pas la souffrance de ses enfants ; mais maintenant qu’elle est devenue leur lot suite au péché, il va s’en servir pour en tirer un plus grand bien. La maladie, la souffrance et la mort nous obligent à reconnaître notre non-suffisance ; elles dénoncent de façon criante le mensonge du Démon, qui avait séduit nos premiers parents par la promesse d’une humanité divine : « Vous serez comme des dieux » ; elles sont le signe dans notre corps d’un besoin de guérison à tous les niveaux de notre être. 

La revanche de la miséricorde divine consiste précisément à se déverser en abondance dans ces plaies qui nous humilient, mais qui nous obligent à faire la vérité : « Tous ceux qui touchaient la frange de son manteau étaient sauvés ». Le Seigneur ne fait pas les choses à moitié : la guérison des corps est le signe d’une intervention victorieuse qui atteint toutes les dimensions de la personne, dans la mesure où elle ouvre son cœur au Fils de Dieu dans la foi, et se livre à l’Esprit qui agit à travers lui.

Cette péricope n’est pas un fait divers extrait de la gazette locale de Génésareth, daté de l’an 32 de notre ère. A travers ces quelques lignes, nous sommes nous aussi bien réellement mis en présence de Jésus ressuscité, qui continue à s’offrir au monde dont il est le salut. Chacun d’entre nous décide de sa participation à ce mystère dans la mesure même de sa foi. Que le respect humain et les sophismes du Prince de ce monde ne nous tiennent pas éloignés de celui qui a voulu se faire proche de nous pour nous donner part à sa propre vie. Supplions Jésus de nous « laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau », et ne doutons pas du salut qu’il nous offre.


Abbé Philippe Link / Merci

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VITAMINE SPIRITUELLE


"La crise de la foi, dans notre vie et dans nos sociétés, est aussi liée à la disparition du désir de Dieu, à l’habitude de se contenter de vivre au quotidien, sans s’interroger sur ce que Dieu veut de nous. Nous avons oublié de lever le regard vers le Ciel." (@Pontifex_fr, 7 février 2022)

(Source: Diocèse de Saint-Hyacinthe - Merci)


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«Il faut apprendre

 à rester serein au milieu de l'activité, 

et à être vibrant de vie au repos.»

(Gandhi)

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On retrouve cette oeuvre à Lyon...
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Bonne journée!

Jean-Yves 

samedi 5 février 2022

« Laissant tout, ils le suivirent » / 2e commentaire de l'abbé Michel Talbot... / (377,969)

Bonjour!

Dimanche 6 février 2022

5e dimanche du temps ordinaire C

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche... 



ÉVANGILE

« Laissant tout, ils le suivirent » (Lc 5, 1-11)

Alléluia. Alléluia.
« Venez à ma suite, dit le Seigneur,
et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »
Alléluia. (Mt 4, 19)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ce temps-là,
    la foule se pressait autour de Jésus
pour écouter la parole de Dieu,
tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.
    Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ;
les pêcheurs en étaient descendus
et lavaient leurs filets.
    Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon,
et lui demanda de s’écarter un peu du rivage.
Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.
    Quand il eut fini de parler,
il dit à Simon :
« Avance au large,
et jetez vos filets pour la pêche. »
    Simon lui répondit :
« Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ;
mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »
    Et l’ayant fait,
ils capturèrent une telle quantité de poissons
que leurs filets allaient se déchirer.
    Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque
de venir les aider.
Ceux-ci vinrent,
et ils remplirent les deux barques,
à tel point qu’elles enfonçaient.
    à cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus,
en disant :
« Éloigne-toi de moi, Seigneur,
car je suis un homme pécheur. »
    En effet, un grand effroi l’avait saisi,
lui et tous ceux qui étaient avec lui,
devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;
    et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée,
les associés de Simon.
Jésus dit à Simon :
« Sois sans crainte,
désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
    Alors ils ramenèrent les barques au rivage
et, laissant tout, ils le suivirent.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

C’est le grand jour de la rencontre avec Dieu ! Pour un homme, un homme comme les autres, du nom de Simon-Pierre, pêcheur très modeste sur la toute petite mer de Galilée, c’est le grand jour de la rencontre avec Dieu, le jour qui va décider de sa vie et de son éternité !

Eh bien, la rencontre est plutôt mal partie ! Ce ne sera pas de l’impertinence si on imagine Pierre de mauvaise humeur ce jour-là… Regardez-le sur le rivage du lac, en train de rafistoler son filet. Juste à côté, tout le monde s’est massé autour de Jésus, tout le monde boit les paroles de cet homme extraordinaire qui soulève déjà l’enthousiasme populaire… Mais Pierre dans son coin, fait comme si de rien n’était, il a passé une nuit blanche complètement inutile, pas un seul poisson à vendre, pas un sou à ramener à la maison. Et ce filet toujours aussi pénible à nettoyer alors qu’il n’a servi à rien : absurdité, il y a de quoi être de mauvaise humeur, c’est vrai.

Eh bien, cette journée ratée d’avance, ce sera quand même le jour de la rencontre, le jour décisif de la grâce. Oui, nous croyons en un Dieu qui prend la liberté de nous visiter même quand nous sommes « de mauvaise humeur », même quand tout est raté et que le quotidien nous pèse.

C’est une belle audace de croire en un Dieu tellement libre vis-à-vis de nous-mêmes. Il est tellement plus courant de penser que Dieu ne vient, ne s’intéresse à nous que lorsque nous sommes prêts, lorsque nous pouvons Lui montrer bonne mine ! Mais en Jésus nous avons découvert un Dieu qui n’a pas besoin d’attendre notre hypothétique perfection, un Dieu qui nous visite alors que tout est encore en désordre, car Il vient Lui-même nous préparer.

Jésus n’attend pas que Pierre lâche de lui-même son filet pour s’approcher. Jésus prend les devants, il vient déranger l’isolement – finalement confortable – de Pierre. Car le problème de nos échecs, c’est surtout qu’on finit par s’installer dedans, on les rumine, on en a presque besoin, on ne peut plus les lâcher. Nos échecs, nos blessures sont un peu comme ce filet plein de nœuds dont Pierre a besoin, en fait, pour s’isoler, se replier sur lui-même. Comme on s’attache facilement à ses plaintes, à ses rancœurs ! On se construit parfois tout un petit équilibre, peut-être même toute une identité, à partir de ses déceptions. Alors, si Jésus s’approche, forcément Il vient déranger tout cela, comme Il a dérangé Pierre : « Avance au large ! » quitte le rivage ! Lâche tout ce qui te rive à toi-même ! Lâche tes échecs, tes amertumes, tes craintes ! Donne-les Moi ! Remets-Moi, offre-Moi toutes ces blessures auxquelles tu tiens secrètement et qui compriment le jaillissement de ta vie

Il y a un lieu pour nous aujourd’hui, où nous pouvons expérimenter toute la force de cet appel à la liberté intérieure, un lieu dans l’Église où retentit ce cri de Jésus : « Avance au large ! » C’est le sacrement du pardon, la confession. Là, en confessant nos péchés, nous laissons réellement Jésus nous détacher de nos échecs, de nos blessures, de nos amertumes.

Comme Jésus a ramené Pierre sur le lac, sur le lieu précis de son échec, de même l’aveu de nos péchés nous ramène sur le lieu précis de nos stérilités, de nos manques d’amour. Mais il se passe pour nous le même miracle que pour Pierre. Nous revisitons ces échecs avec la lumière nouvelle de la présence et du regard de Jésus. Alors nos échecs sont transformés ; ce qui n’était que stérilité devient l’occasion d’une fécondité imprévisible à l’image de ces filets débordants de vie. Et, comme Pierre, éblouis par la puissance du Pardon de Jésus, nous L’adorons, Lui qui seul change le mal en bien.

Personne, sinon Lui, Jésus, ne peut nous dire : « Avance au large ! », lâche ton passé car je l’ai pris ! Tes échecs, tes péchés, c’est Moi qui les porte et les assume dans le mystère de Ma passion ; mais toi, avance, tu es libre ! Je t’ai ouvert un avenir neuf, tu es libre maintenant pour aimer, pour te donner, pour te souvenir seulement de Ma miséricorde.

Dieu très bon, quand tu appelles les hommes à collaborer à ton œuvre, tu leur donnes des signes merveilleux : le filet s’est rempli de poissons et Simon-Pierre est devenu pêcheur d’hommes. Accorde-nous aujourd’hui des signes de ta présence. Alors, laissant tout, nous marcherons à la suite du Christ et nous proclamerons sa Bonne Nouvelle.


Abbé Philippe Link / Merci!

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« ME VOICI : ENVOIE-MOI ! »
Parole de Dieu : Isaïe 6, 1-2a.3-8; 1 Corinthiens 15, 1-11; Luc 5, 1-11.
Isaïe : « je suis un homme aux lèvres impures ». Paul : « je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre ». Simon-Pierre : « je suis un homme pécheur ». Isaïe, Paul et Simon-Pierre ont éprouvé le même sentiment d’indignité devant Dieu. Appartenant à des classes sociales différentes, aucun des trois n’exerçait le même métier : Isaïe était un aristocrate raffiné fréquentant la cour du roi à Jérusalem; Paul était un fabriquant de tentes, un pharisien, fils de pharisien; Pierre était un pêcheur. Malgré tout ce qui les sépare et les distingue, ils se rejoignent sur un point : ils se sentent indignes devant Dieu.
Sous un autre angle, force est de constater que Dieu se révèle de trois façons différentes : à Isaïe, l’homme de la cour royale, il se manifeste sous les traits d’un grand monarque, puissant et imposant; à Paul, le pharisien zélé et persécuteur, il se présente comme le juste persécuté; à Simon-Pierre, c’est à travers le signe de la pêche miraculeuse qu’il laisse entrevoir son mystère.
Malgré un mode de révélation pluriel fait à des individus que rien ne semble rapprocher, Dieu confie trois missions fort différentes, qu’ils accepteront d’accomplir dans la confiance et chacun selon ce qu’il est. Isaïe deviendra auprès des rois le messager de Dieu, son porte-parole, l’un des plus grands prophètes d’Israël; Paul deviendra l’Apôtre des nations; Pierre, quant à lui, deviendra le chef des Apôtres et un pêcheur d’hommes; Paul et Pierre seront reconnus comme les deux colonnes de l’Église du Christ. Nous sommes donc en présence de trois hommes qui sont appelés par le même Dieu à réaliser trois missions différentes.

C’est donc dire que Dieu peut interpeller qui il veut, peu importe ses forces et ses faiblesses, ses talents et ses limites. Ce que ces trois grandes figures bibliques enseignent, c’est que le Seigneur peut me confier une mission particulière en me rejoignant là où je suis, en tenant compte de qui je suis, de mon vécu, de ma façon de voir et de comprendre la vie. Laquelle? Pour le savoir, il me faut être à l’écoute, attentif aux signes qu’il me fait, et être prêt à répondre : « Me voici : envoie-moi! » et ce, même si je me juge incompétent ou indigne.

L'abbé Michel Talbot, curé modérateur de l'Unité missionnaire de l'Ouest (Région de Montmagny) - Merci!
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«Si Dieu t'appelle ce n'est pas 

pour te rendre malheureux.»

(Yvon Joseph Moreau)

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Bon dimanche!

Jean-Yves 


vendredi 4 février 2022

« Ils étaient comme des brebis sans berger » / (377,917)

 Bonjour!

Samedi 5 février 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Ils étaient comme des brebis sans berger » (Mc 6, 30-34)

Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    les Apôtres se réunirent auprès de Jésus,
et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné.
    Il leur dit :
« Venez à l’écart dans un endroit désert,
et reposez-vous un peu. »
De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux,
et l’on n’avait même pas le temps de manger.
    Alors, ils partirent en barque
pour un endroit désert, à l’écart.
    Les gens les virent s’éloigner,
et beaucoup comprirent leur intention.
Alors, à pied, de toutes les villes,
ils coururent là-bas
et arrivèrent avant eux.
    En débarquant, Jésus vit une grande foule.
Il fut saisi de compassion envers eux,
parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger.
Alors, il se mit à les enseigner longuement.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Les Apôtres se réunissent auprès de Jésus ». Il n’est pas difficile d’imaginer leur enthousiasme : ils reviennent de leur première mission, ils ont tant de choses à partager, tant de questions à poser. Jésus les accueille et les invite à se mettre à l’écart, pour prendre un peu de repos : « venez à l’écart, reposez-vous un peu », leur dit-il.

Mais Jésus est vraiment incorrigible, voici le Seigneur se laissant attendrir par la détresse de tous ceux qui se précipitent au-devant lui. Alors, nous dit saint Marc, « il se mit à les instruire longuement ».

Qui Jésus se mit-il à enseigner ? La foule seulement ? Ou bien tous ceux qui étaient là, les disciples y compris ? En effet, pouvons-nous soupçonner Jésus de ne pas tenir ses promesses ? S’il dit à ses apôtres qu’il va leur donner du repos, oublie-t-il sa parole quelques instants après ?

Il nous faut alors sans doute considérer que l’enseignement de Jésus à la foule, s’il n’était pas directement destiné aux apôtres, avait également vertu pour ses disciples. Une façon de leur enseigner que le repos que nous devons chercher, le seul dont nous avons vraiment besoin, est celui qu’on éprouve au terme du chemin de guérison, celui qui gratifie l’aboutissement du long chemin de retour vers le Père. Notre repos est de faire la volonté de Dieu. Or pour éprouver le bouleversement intérieur de sa miséricorde émue par la foule, il faut être suffisamment débarrassé de sa volonté propre.

Ainsi Jésus n’a-t-il pas pu tenir sa promesse de partager un moment d’intimité avec les siens à l’écart des foules, mais il a donné aux apôtres de pouvoir être non seulement être près de leur Dieu mais en lui, en leur donnant d’abandonner leur volonté propre et d’épouser la sienne, qui est de ramener les brebis perdues.

Donne-nous Seigneur de savoir entendre tes enseignements, de quitter nos logiques tout humaines et d’accueillir la réconciliation et la mission que tu nous offres ; donne-nous de savoir rester ouverts à ta présence pour entendre chaque matin l’invitation que tu nous fais d’entrer dans ton repos.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«Garde un regard contemplatif
 sur ta vie et la vie du monde.»
(Mgr Yvon Joseph Moreau)
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          De la Bretagne...          
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Bonne journée!

Jean-Yves 

jeudi 3 février 2022

« Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » / Une pensée de Mgr Yvon Joseph Moreau... / (377,830)

Bonsoir!

Vendredi 4 février 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


Photo:
En Bretagne: elles sont déjà Là!!!
Merci à Patrick Dubois.
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ÉVAnGILE

« Celui que j’ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité ! » (Mc 6, 14-29)

Alléluia. Alléluia.
Heureux ceux qui ont entendu la Parole
dans un cœur bon et généreux,
qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
Alléluia. (cf. Lc 8, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    comme le nom de Jésus devenait célèbre,
le roi Hérode en entendit parler.
On disait :
« C’est Jean, celui qui baptisait :
il est ressuscité d’entre les morts,
et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. »
    Certains disaient :
« C’est le prophète Élie. »
D’autres disaient encore :
« C’est un prophète comme ceux de jadis. »
    Hérode entendait ces propos et disait :
« Celui que j’ai fait décapiter, Jean,
le voilà ressuscité ! »
    Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean
et de l’enchaîner dans la prison,
à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe,
que lui-même avait prise pour épouse.
    En effet, Jean lui disait :
« Tu n’as pas le droit
de prendre la femme de ton frère. »
    Hérodiade en voulait donc à Jean,
et elle cherchait à le faire mourir.
Mais elle n’y arrivait pas
            parce que Hérode avait peur de Jean :
il savait que c’était un homme juste et saint,
et il le protégeait ;
quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ;
cependant il l’écoutait avec plaisir.
    Or, une occasion favorable se présenta
quand, le jour de son anniversaire,
Hérode fit un dîner pour ses dignitaires,
pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée.
    La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa.
Elle plut à Hérode et à ses convives.
Le roi dit à la jeune fille :
« Demande-moi ce que tu veux,
et je te le donnerai. »
    Et il lui fit ce serment :
« Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai,
même si c’est la moitié de mon royaume. »
    Elle sortit alors pour dire à sa mère :
« Qu’est-ce que je vais demander ? »
Hérodiade répondit :
« La tête de Jean, celui qui baptise. »
    Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi,
et lui fit cette demande :
« Je veux que, tout de suite,
tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. »
    Le roi fut vivement contrarié ;
mais à cause du serment et des convives,
il ne voulut pas lui opposer un refus.
    Aussitôt il envoya un garde
avec l’ordre d’apporter la tête de Jean.
Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison.
    Il apporta la tête sur un plat,
la donna à la jeune fille,
et la jeune fille la donna à sa mère.

    Ayant appris cela,
les disciples de Jean vinrent prendre son corps
et le déposèrent dans un tombeau.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Le second Évangile est le plus court des quatre ; il est aussi le plus sobre. Or voilà que Saint Marc consacre pas moins de 16 versets à un récit où n’interviennent ni Jésus, ni ses disciples ! Ces derniers viennent d’être envoyés en mission ; quant à Jésus, il n’en est question qu’au début de la péricope, pour introduire le flash-back sur l’exécution du Baptiste. A moins qu’il ne soit question indirectement aussi bien de Notre-Seigneur que des disciples à travers le sort qui est réservé au Précurseur ?

Le comportement d’Hérode annonce en fait l’attitude d’un autre représentant du pouvoir, Pilate, engagé malgré lui dans un procès qui s’ouvrira bientôt. De part et d’autre, l’inculpé est traîné devant le tribunal en raison de jalousies. Pilate en est conscient et tente de défendre Jésus ; mais devant la pression du Grand Prêtre et de son entourage, il ne veut pas prendre parti en faveur de l’Innocent. Il tente alors de sauver l’inculpé en se référant à la tradition qui voulait que l’on relâche un prisonnier pour la Pâque, mais la faveur accordée à l’occasion d’une fête se retourne contre lui : la foule préfère Barabbas à Jésus. Pour ne pas perdre la face et ne pas être discrédité auprès de l’Empereur, il préfère livrer le Prisonnier entre les mains de ses accusateurs, et laver les siennes en signe de désapprobation.

Poursuivant le parallélisme, comment ne pas remarquer que dans les deux cas, la trahison a lieu au cours d’un repas : celle de Judas au cours de la dernière Cène, celle de Jean Baptiste au cours d’un banquet royal ? Dans le premier, Notre-Seigneur se donne lui-même en nourriture ; dans le second, la tête du Précurseur est apportée sur un plat…

L’évangéliste voudrait-il donc nous dire que le pouvoir de ce monde est corrompu parce qu’il est dominé par les passions ? Que les Rois, alors même qu’ils croient disposer du droit de vie et de mort sur leurs sujets, sont en fait livrés au pouvoir du Prince de ce monde qui les dirige invisiblement, les conduisant à leur perte ?

Il est significatif que l’Évangile se poursuive par le récit d’un autre repas, au cours duquel Notre-Seigneur va préfigurer l’Eucharistie en multipliant les pains. Ce repas sera suivi de l’épisode de la marche de Jésus sur la mer, symbolisant sa victoire sur la mort. Le rapprochement des deux péricopes nous permet d’étendre aux disciples venus enterrer le corps du Baptiste, l’exhortation adressée par Jésus aux apôtres : « “Confiance ! C’est moi ; n’ayez pas peur !” “J’ai vaincu le monde” (Jn 16, 33) ; je suis le seul véritable Roi : le “Roi des rois et le Seigneur des Seigneurs” (Ap 19, 16).

Seigneur donne-nous de lire les événements de notre vie à la lumière de ta présence à nos côtés, afin que nous ne cédions ni à la tentation du découragement, ni à celle de devenir complice des forces du mal ; mais que nous puissions poursuivre paisiblement notre route sur le chemin de l’Évangile, sûrs que tu es « avec nous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20).


Abbé Philippe Link / Merci!

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   En traçant sur moi de signe de la croix   
   je me rappelle mon Baptême.   

Photo prise à la basilique de Sainte-Anne d'Auray - Bretagne.
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C'était en Bretagne...

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Aujourd’hui, nous célébrons la journée internationale de la Fraternité humaine. Reconnue par les Nations Unies, cette journée fait écho à la signature, il y a 3 ans, du traité d’Abou Dhabi, fruit de la rencontre du pape François et du grand imam Ahmed el-Tayeb. 

Prions pour que les gens apprennent à se respecter les uns les autres pour un meilleur vivre ensemble sur notre planète. 
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«Garde un regard contemplatif
 sur ta vie et la vie du monde.»
(Mgr Yvon Joseph Moreau)
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Bonne journée!

Jean-Yves



mercredi 2 février 2022

« Il commença à les envoyer en mission » / (377,794)

Bonjour!

Jeudi 3 février 2022



Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

« Il commença à les envoyer en mission » (Mc 6, 7-13)

Alléluia. Alléluia.
Le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.
Alléluia. (Mc 1, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus appela les Douze ;
alors il commença à les envoyer en mission deux par deux.
Il leur donnait autorité sur les esprits impurs,
    et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route,
mais seulement un bâton ;
pas de pain, pas de sac,
pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.
    « Mettez des sandales,
ne prenez pas de tunique de rechange. »
    Il leur disait encore :
« Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison,
restez-y jusqu’à votre départ.
    Si, dans une localité,
on refuse de vous accueillir et de vous écouter,
partez et secouez la poussière de vos pieds :
ce sera pour eux un témoignage. »
    Ils partirent,
et proclamèrent qu’il fallait se convertir.
    Ils expulsaient beaucoup de démons,
faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades,
et les guérissaient.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Deux par deux » : c’est collégialement, communautairement, que les apôtres sont envoyés en mission. La mission doit toujours se vivre en communion les uns avec les autres, autrement dit en Eglise. Elle n’est pas une affaire personnelle mais celle de toute l’Eglise. Et l’impératif de communion à vivre entre ceux qui sont envoyés est la garantie de la présence agissante du Christ au milieu d’eux : « Là où vous serez deux ou trois réunis en mon nom, je serai au milieu de vous ».

Les Douze ont à manifester que le Royaume de Dieu est advenu. Plus encore que les œuvres de puissance, la proclamation faite avec autorité témoigne de la présence du règne de Dieu : « Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir ». En invitant à une conversion radicale, leurs voix résonnent comme la voix du Père qui en appelant ses enfants à la responsabilité, les réenfante à la vie filiale. Cette voix c’est aussi celle du Bon Berger, celle du Fils, qui rassemble le troupeau égaré, le guide sur des routes sûres, et le conduit au chemin de la paix.



Marc commence le dernier verset de notre péricope évangélique par ces mots : « Ils partirent… ». Nous comprenons alors qu’annoncer l’Evangile, c’est avant tout se mettre en route, quitter ses peurs pour oser aller à la rencontre de l’autre, y compris et peut-être surtout de celui avec qui nous avons le moins d’affinité. Si l’annonce de l’Evangile est parvenue jusqu’à nous, c’est parce que les Apôtres ont osé, un jour, partir sur les routes pour l’annoncer.

Seigneur, fais-nous la grâce de ne pas nous replier sur le peu de foi que nous avons pour la cacher au fond de nous afin que le monde ne vienne pas nous la ravir. Non, Seigneur. Nous voulons nous engager résolument à ta suite et proclamer que tu es la réponse aux angoisses et aux attentes des hommes de notre temps. Si douze hommes ont pu répandre la foi dans tout l’empire romain et même au-delà, que ne ferons-nous pas si nous nous laissons animer et transformer par le même feu de ton Esprit !




Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 


mardi 1 février 2022

« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. / (377,657)

 Bonjour!

Mercredi 2 février 2022



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

(Lc 2, 22-32)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse
pour la purification,
les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem
pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi :
Tout premier-né de sexe masculin
sera consacré au Seigneur.
Ils venaient aussi offrir
le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :
un couple de tourterelles
ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.
C’était un homme juste et religieux,
qui attendait la Consolation d’Israël,
et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce
qu’il ne verrait pas la mort
avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.
Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus
pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
Syméon reçut l’enfant dans ses bras,
et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain,
tu peux laisser ton serviteur s’en aller
en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La fête que nous célébrons aujourd’hui, dans laquelle s’inscrit celle de la Vie consacrée, porte le beau nom de Présentation.
Ce terme, à lui seul, est si riche de sens
qu’il peut nous aider à guider notre prière.

La première notation qui ressort de ce terme
est celle d’actualité.
Une présentation évoque par définition ce qui est actuel,
littéralement : le moment présent.
Ce qui est vécu, dit, engagé, accompli maintenant.

Or, c’est bien d’aujourd’hui qu’il s’agit tout d’abord ici.
En ce jour, la plénitude des temps est arrivée.
Le jour de Dieu est annoncé.
Celui, non pas qui a été, dans le passé, ou qui sera, dans l’avenir,
mais qui est, dans son éternel présent, est parmi nous.
Le Christ Jésus : Il est là. Il demeure avec nous. Il est présent !
Il est pour toujours parmi nous : l’Éternel, le Vivant.

Nous nous souvenons
que nous avons la grâce insigne de pouvoir vivre
chaque jour de notre vie, comme un aujourd’hui de Dieu.
Cet aujourd’hui où la vie éternelle nous est déjà donnée.
La vie éternelle, dit admirablement Jésus dans sa prière au Père,
c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul véritable Dieu,
et ton envoyé, Jésus-Christ (Jn 17,3).

Vivons donc déjà la joie de cet éternel présent du Seigneur
qui nous est donné par l’éternelle présence du Christ à nos côtés.

La deuxième notation contenue dans le terme de présentation
est celle d’offrande. L’offrande apportée dans la gratuité.
C’est ainsi que nous faisons, comme nous disons, des «présents».
C’est-à-dire des dons apportés sans recherche de contrepartie,
comme autant de cadeaux gracieux.
Dans une sorte de générosité, sans calcul, par amour,
bénévolement, avec le sourire, en libre abandon.
Allez apprendre ce que veut dire cette parole, nous dit Jésus :
C’est l’amour que je veux et non les sacrifices !

Nous voici tous invités à retrouver ce sens de l’offrande spontanée,
de la gratuité sans arrière-pensée.
Oui, de sa plénitude nous avons tous reçu grâce pour grâce (Jn 1,16).
Comment ne pas en faire en retour le «présent»
au Dieu de toute grâce ?

La troisième notation contenue dans le terme de présentation
est celle de manifestation, de révélation.
On était jusque-là inconnu ou absent.
Et voilà qu’on est présenté ou que l’on se présente.
Quelque chose d’encore caché ou ignoré
est ainsi révélé, mis en lumière, manifesté.
Il est sûr que lorsque Jésus est présenté dans le Temple,
c’est bien de révélation et de manifestation qu’il s’agit.
Sous la poussée de l’Esprit, Syméon peut alors proclamer :
Mes yeux ont vu ton salut
que tu as préparé à la face de tous les peuples,
lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël (Lc 2,30-32).

Pour nous aussi, fête de la Présentation
est la célébration de cette lumière venue dans le monde (Jn 1,5-7).
Nous manifestons, en silence mais clairement,
que nous voulons suivre Jésus-Christ.
Et qu’au milieu de ce monde nous voulons briller,
selon la parole de Paul, comme des foyers de lumière
en lui présentant la parole de vie (Ph 2,15).

La dernière réalité sous-tendue dans ce terme de présentation
est celle de Rédemption. Ce n’est peut-être pas la plus évidente, mais c’est la plus éclairante
et la plus importante pour mettre en lumière le sens de cette fête.

Nous savons en effet que nous ne pouvons
assurer par nous-mêmes notre salut. L’homme ne peut acheter son rachat, note le psaume,
ni payer à Dieu sa rançon.
Il est si coûteux le rachat de son âme (Ps 49,8).
Et c’est bien pour cela que le Christ notre Rédempteur
est venu en ce monde.
Sa présentation aujourd’hui, dans le Temple,
à laquelle il se soumet volontairement, par obéissance à la Loi
(voulant que tout garçon premier-né soit racheté
par l’offrande d’au moins deux petites colombes),
sa présentation donc annonce la grande Rédemption, le rachat du péché
et de son salaire qui est la mort (Rm 6,23)
par son sacrifice sur la croix.

Nous voici tous invités à offrir nous aussi nos personnes
en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu.
Et Paul nous précise :
C’est là le culte spirituel que vous avez à rendre au Seigneur (Rm 12,1).

Il nous est si bon de savoir que le Seigneur lui-même
nous invitant à porter notre croix de chaque jour à sa suite (Lc 9,23),
nous propose à tous, chrétiens, de participer en quelque sorte,
malgré notre faiblesse et notre indignité
à, sa grande œuvre de Rédemption !

Tu ne voulais ni sacrifice ni offrande,
mais tu m’as façonné un corps… Alors j’ai dit : Voici, je viens pour faire, ô Dieu, ta volonté ! (Ps 40,7-9 ; He 10,5-7).
Puisque le Père nous accueille, comme Jésus, en cet aujourd’hui,
dans sa joie, sa lumière et sa paix,
puisse-t-il en retour, nous combler
de cette même paix, de cette même lumière et de cette même joie.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves