jeudi 13 octobre 2022

« Les cheveux de votre tête sont tous comptés » / 391,585)

 Bonjour!

Vendredi 14 octobre 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Les cheveux de votre tête sont tous comptés » (Lc 12, 1-7)

Alléluia. Alléluia.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous,
comme notre espoir est en toi !
Alléluia. (Ps 32, 22)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    comme la foule s’était rassemblée par milliers
au point qu’on s’écrasait,
Jésus, s’adressant d’abord à ses disciples, se mit à dire :
« Méfiez-vous du levain des pharisiens,
c’est-à-dire de leur hypocrisie.
    Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé,
tout ce qui est caché sera connu.
    Aussi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres
sera entendu en pleine lumière,
ce que vous aurez dit à l’oreille dans le fond de la maison
sera proclamé sur les toits.
    Je vous le dis, à vous mes amis :
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps,
et après cela ne peuvent rien faire de plus.
    Je vais vous montrer qui vous devez craindre :
craignez celui qui, après avoir tué,
a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne.
Oui, je vous le dis : c’est celui-là que vous devez craindre.
    Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous.
Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu.
    À plus forte raison les cheveux de votre tête sont tous comptés.
Soyez sans crainte :
vous valez plus qu’une multitude de moineaux. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Notre-Seigneur s’en prend vigoureusement à l’hypocrisie des pharisiens. L’hypocrite est toujours culpabilisant pour son entourage qu’il cherche à manipuler ; d’où le sentiment d’étouffement. Il n’y a rien à opposer à ses raisonnements qui disent vrai ; et cependant ils sonnent faux en raison de leur inadéquation avec l’agir de celui qui les propose. D’où le malaise dont l’hypocrite profite pour assurer son pouvoir. Jésus vient déchirer ce voile de mensonge, autant pour libérer la victime que le coupable – chacun d’entre nous étant tout à tour l’un et l’autre. L’hypocrisie est toujours l’œuvre du dia-bolos, celui qui nous divise intérieurement et pervertit nos relations, car il sait que là où il y a duplicité et mensonge, l’amour ne peut plus fleurir et la vie s’éteint.

Le poison est aussi spirituel, car celui qui est hypocrite avec son prochain l’est aussi avec son Dieu. Hélas en croyant pouvoir tromper le Seigneur en cachant son péché sous des allures de sainteté, l’hypocrite se prive de la miséricorde dont il s’exclut lui-même. A cette suffisance mensongère du pharisien hypocrite, Jésus oppose l’humilité vraie du publicain repentant (Lc 18).

Le Père ne refuse sa grâce à aucun de ses enfants : son Fils les a tous purifiés dans le Feu de son sacrifice d’amour. Mais le salut ne nous sera pas imposé : la miséricorde divine se répand en nos cœurs dans la mesure du besoin que nous en éprouvons. L’hypocrite, qui est « convaincu d’être juste » (Lc 18, 9) et médit de son frère « dans l’ombre » de son cœur perverti, se prive lui-même de la grâce ; tandis que celui qui reconnaît ouvertement sa misère et confesse son péché, entendra Jésus lui dire « mon ami » et se verra offrir, dans l’Esprit, « une première avance sur l’héritage dont nous prendrons possession au jour de la délivrance finale » (1ère lecture).

Déclarons donc une guerre sans merci à toute forme d’hypocrisie : en pensée, en parole ou en action. Que la parole de vérité fasse en nous son œuvre de salut en nous purifiant de toute duplicité et de tout mensonge ; qu’elle bannisse toute peur de nos cœurs, et nous établisse fermement dans la confiance, car nous valons plus, aux yeux de notre Père, que tous les univers qu’il a créé pour nous.

Seigneur, “du haut des cieux tu regardes : tu vois la race des hommes” (Ps 32) ; tout est à nu devant tes yeux. Inutile d’essayer de biaiser : tu connais le fond de nos cœurs mieux que nous-mêmes. Donne-nous assez d’humilité pour reconnaître notre misère, et assez d’espérance pour nous jeter dans tes bras, sûrs que “tu nous as d’avance destinés à devenir ton peuple”. Libérés du souci de paraître saint, nous pourrons nous livrer à l’Esprit de sainteté, qui saura nous purifier du levain de l’hypocrisie, et nous conduire sur le chemin de la charité.


Abbé Philippe Link / Merci!


Photo:
Pierre Lizotte, Rivière-Ouelle
Merci!
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Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 12 octobre 2022

« Cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie » / La Bible: ce livre où Dieu parle, me parle... / (391,529)

Bonjour!

Jeudi 13 octobre 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


ÉVANGILE

« Cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie » (Lc 11, 47-54)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, dit le Seigneur.
Personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Alléluia. (Jn 14, 6)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait :
    « Quel malheur pour vous,
parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes,
alors que vos pères les ont tués.
    Ainsi vous témoignez
que vous approuvez les actes de vos pères,
puisque eux-mêmes ont tué les prophètes,
et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.
    C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit :
Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ;
parmi eux, ils en tueront et en persécuteront.
    Ainsi cette génération devra rendre compte
du sang de tous les prophètes
qui a été versé depuis la fondation du monde,
    depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie,
qui a péri entre l’autel et le sanctuaire.
Oui, je vous le déclare :
on en demandera compte à cette génération.
    Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi,
parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ;
vous-mêmes n’êtes pas entrés,
et ceux qui voulaient entrer,
vous les en avez empêchés. »
    Quand Jésus fut sorti de la maison,
les scribes et les pharisiens
commencèrent à s’acharner contre lui
et à le harceler de questions ;
    ils lui tendaient des pièges pour traquer
la moindre de ses paroles.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Les prophètes sont persécutés. Et tués. Par Israël. Ainsi en a-t-il toujours été, d’Abel à Zacharie, en passant par Isaïe, Jérémie ou Amos. Jésus s’en prend à ceux qui bâtissent des grands monuments commémoratifs pour faire reposer les dépouilles de ceux que leurs ancêtres ont martyrisés.

Non pas qu’il ne faille pas respecter et honorer la mémoire des prophètes envoyés par le Seigneur. Mais, de la même manière que nous l’avons médité ces jours derniers, Jésus dénonce ceux qui privilégient les apparences plutôt que l’essentiel, ceux qui préfèrent élever des monuments qui ne les engagent pas personnellement plutôt que d’accueillir la parole des prophètes qu’ils prétendent honorer et de se convertir. Pire, en rendant ainsi hommage aux prophètes disparus, ils montrent que pour eux seuls des morts peuvent être porte-parole de Dieu. Et que les seuls reproches qui soient vrais, sont ceux qui visent les ancêtres.

Il ne s’agit pas pour Jésus de montrer à ses interlocuteurs qu’ils percent les secrets de leurs cœurs, mais de leur révéler à eux-mêmes la décision qu’ils ont déjà prise. Dans un tel état d’esprit, un prophète surviendrait, il serait mis à mort. Il n’est pas question pour ces gens d’entendre les reproches que le Seigneur pourrait avoir à leur faire par la bouche de ses envoyés. C’est pourquoi Jésus leur oppose vivement le projet de la Sagesse. Les prophètes auront beau être tués, ce sont eux qui auront le dernier mot. La Sagesse elle aussi a déjà pris sa décision : la Bonne Nouvelle sera proclamée et entendue de tous. Et de surcroît, justice sera faite, il faudra répondre du sang innocent versé.

Cette fermeté et cette radicalité vient de l’urgence de la situation : Dieu a laissé aux hommes les moyens de le connaître afin qu’ils puissent le chercher et le trouver. Or ceux qui devaient introduire leurs frères ont refusé d’entreprendre ce chemin pour eux-mêmes et ont décidé de le cacher aux autres.

Ce jour-là, s’endurcissant dans leurs projets, confirmant la parole de Jésus et sa mission de prophète, ils n’acceptèrent pas ses reproches.

Que l’Esprit de sagesse et de sainteté ouvre nos cœurs à la Parole du Seigneur. Quand vient pour nous l’heure d’être corrigés ou mis en défaut par la Parole, que nous restions toujours humblement convaincus que notre Dieu est un père qui éduque ses enfants à la liberté et non un puissant qui châtie pour prouver son pouvoir. Quand vient pour nous l’heure de porter la Bonne Nouvelle à nos frères, par nos choix, par notre témoignage de vie ou par notre parole, que nous ne craignions pas pour le sort réservé aux prophètes mais que nous suivions Jésus qui choisit de parler en vérité pour jusqu’au bout tendre la main et inviter à la conversion. Montrant ainsi aux hommes que nous sommes tous frères nous dirons au monde que notre Dieu est Père.


Philippe Link, ptre - Merci!

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Photo prise à Rivière-Ouelle

Merci à Pierre Lizotte.

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        La Bible: ce livre où Dieu parle, me parle...        

La Bible ne se présente pas d'abord comme un discours sur Dieu. Elle s'offre au croyant comme le discours de Dieu: ici Dieu parle. C'est dans cet esprit qu'un chrétien ouvre la Bible. "Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.» (1 Samuel, 3, 10). J'ouvre ce Livre et je crois que Dieu y parle. Les mots du Livre deviennent paroles de vie. Je me sens concerné par ce qui est dit là.

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Bonne journée!

Jean-Yves 


mardi 11 octobre 2022

/ Vous serez mes témoins... / La Bible: Patrimoine de l'humanité ... / « Quel malheur pour vous, pharisiens ! Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous ! » / (391,490)

 Bonjour!

Mercredi 12 octobre 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Quel malheur pour vous, pharisiens ! Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous ! » (Lc 11, 42-46)

Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia. (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait :
    « Quel malheur pour vous, pharisiens,
parce que vous payez la dîme
sur toutes les plantes du jardin,
comme la menthe et la rue
et vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu.
Ceci, il fallait l’observer,
sans abandonner cela.
    Quel malheur pour vous, pharisiens,
parce que vous aimez le premier siège dans les synagogues,
et les salutations sur les places publiques.
    Quel malheur pour vous,
parce que vous êtes comme ces tombeaux qu’on ne voit pas
et sur lesquels on marche sans le savoir. »

    Alors un docteur de la Loi prit la parole et lui dit :
« Maître, en parlant ainsi,
c’est nous aussi que tu insultes. »
    Jésus reprit :
« Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous,
parce que vous chargez les gens
de fardeaux impossibles à porter,
et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux
d’un seul doigt. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Qu’il est dur d’entendre Jésus nous parler ainsi ! Spontanément nous sommes tentés de nous réfugier derrière un éclaircissement concernant l’origine de la dîme sur les plantes potagères, ou un commentaire sur l’hypocrisie des pharisiens que Notre-Seigneur dénonce dans cette péricope. Ces informations et cette réflexion ne manquent pas d’intérêt, mais elles risquent de nous détourner de l’intentionnalité de la Parole qui nous est proposée dans la liturgie de ce jour. Car ce n’est pas aux pharisiens de Galilée du début de notre ère que Jésus s’adresse aujourd’hui, mais à moi et à tous ceux qui osent s’exposer à ce qu’il voudrait nous dire.

Notre-Seigneur commence par nous déclarer « malheureux » : s’il le dit, c’est que c’est vrai, et il est peu probable que nous le contestions. Nous sommes en effet mal-heureux ; notre bonheur n’est ni « plein », ni durable, car il se fonde sur l’accomplissement de désirs, certes légitimes, mais liés à ce monde qui passe, alors que notre désir profond cherche Dieu et refuse toute autre consolation. Nous sommes mal-heureux parce que nous cherchons le bonheur dans la reconnaissance sociale, voire dans les honneurs, et que pour obtenir cette gloire éphémère, nous sommes disposés à bien des concessions qui contristent l’Esprit Saint.

 Notre vitalité spirituelle en souffre, elle s’étiole, et si nous n’y prenons garde, la petite flamme de la grâce sanctifiante peut même s’éteindre sous les cendres des compromissions mondaines. Nous ne sommes plus alors que « des tombeaux qu’on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir ». Le chrétien affadi est comme le sel qui a perdu sa saveur : il n’est plus bon à rien ; on le jette dehors où est foulé aux pieds (cf. Lc 14, 34-35).

Est-ce possible que ce soit à nous que le Seigneur adresse tels reproches ? A chacun de répondre dans le secret de sa conscience. En nous souvenant que si l’Esprit Saint nous convainc de péché en nous montrant que cette Parole s’applique effectivement à notre vie, c’est uniquement pour que nous puissions nous ressaisir, nous convertir avec l’aide de sa grâce, et reprendre le droit chemin. Et quel est ce chemin ? « Pratiquer la justice et l’amour de Dieu », qui constituent les fruits d’une « foi agissant par la charité » (Ga 5, 6). La justice consiste à rendre à chacun ce qui lui est dû ; à Dieu : l’adoration, la louange et l’obéissance ; au prochain : la compassion active, le service désintéressé, le partage des biens dont ils ont besoin. 

Tout cela animé par le Feu divin de la charité, qui seule peut donner de la valeur à nos actes. « Voici ce que produit l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi. Face à tout cela, il n’y a plus de loi qui tienne » (1ère lect.). Si nous vivons tant soit peu ces fruits de l’Esprit, réjouissons-nous et rendons grâce à Dieu ; si nous n’en percevons même pas les bourgeons, crions vers le Seigneur en confessant notre péché ; repentons-nous de nos égarements et de nos compromissions, et la miséricorde affluera vers nous en flots abondants.

« Puisque l’Esprit nous fait vivre, laissons-nous conduire par l’Esprit » (Ibid.) ; plongeons nos racines dans le fleuve d’Eau vive comme le fait « un arbre planté près d’un ruisseau », et nous « donnerons du fruit en notre temps » (Ps. 1), un fruit qui demeure. Alors nous ne serons plus mal-heureux comme nous l’étions lorsque nous marchions sous la conduite de la chair, mais irrigués de sève divine, nous serons bien-heureux comme le sont des fils du Très-Haut qui « se plaisent dans sa loi et la murmurent jour et nuit » (Ibid.).


Abbé Philippe Link / Merci!

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Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Faites tout par Amour. Ainsi, il n’y a pas de petites œuvres : tout est grand. La persévérance dans les petites choses, par Amour, c’est de l’héroïsme » (Saint Josémaria)

  • « Beaucoup peuvent connaitre la science, la théologie incluse. Mais, s’ils ne font pas cette théologie à genoux, c’est-à-dire humblement, comme les petits, ils ne comprendront rien » (François)

  • « Jésus […] a souvent argumenté dans le cadre de l’interprétation rabbinique de la Loi. Mais en même temps, Jésus ne pouvait que heurter les docteurs de la Loi car il ne se contentait pas de proposer son interprétation parmi les leurs, "il enseignait comme quelqu’un qui a autorité et non pas comme les scribes" (Mt 7,28-29) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 581)


La Bible est un des plus vieux livres de l’humanité. Elle intéresse toujours des lecteurs de tout âge, de tout milieu social, culturel et religieux. Lire la Bible, c’est donc participer à la découverte d’un héritage universel. Au fil des siècles, la Bible n’a cessé d’être traduite et diffusée dans le monde entier. Aujourd’hui encore, c’est un des ouvrages les plus vendus dans le monde.

Bonne journée!

Jean-Yves 


« Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous.» / (391,426)

 Bonjour!

Mardi 11 octobre 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous.» (Lc 11, 37-41)

Alléluia. Alléluia.
Elle est vivante, énergique, la parole de Dieu ;
elle juge des intentions et des pensées du cœur.
Alléluia. (cf. He 4, 12)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    pendant que Jésus parlait,
un pharisien l’invita pour le repas de midi.
Jésus entra chez lui et prit place.
    Le pharisien fut étonné
en voyant qu’il n’avait pas fait d’abord les ablutions
précédant le repas.
    Le Seigneur lui dit :
« Bien sûr, vous les pharisiens,
vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat,
mais à l’intérieur de vous-mêmes vous êtes remplis
de cupidité et de méchanceté.
    Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur
n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ?
    Donnez plutôt en aumône ce que vous avez,
et alors tout sera pur pour vous. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Comme Jésus parlait » : c’est au cœur de son ministère que le Seigneur est interrompu abruptement par « un pharisien qui l’invite pour le repas de midi ». Signe de bienveillance, ou façon détournée de faire taire le Maître ? Difficile à dire, mais le caractère inopiné de la proposition du pharisien, fait plutôt pencher pour la seconde solution ; l’atmosphère de la suite de l’entrevue confirmera cette interprétation. Si Jésus qui connaît le fond des cœurs, utilise des mots aussi durs que « cupidité » et « méchanceté » pour décrire l’attitude de son interlocuteur, c’est bien qu’il a perçu l’ambiguïté de l’invitation. Cette commensalité improvisée ne vise pas à instaurer une communion, mais à rompre celle que Notre-Seigneur avait établi avec la foule. En fait il y a deux repas dans ce passage : celui que Jésus partage avec les petits qui se nourrissent du Pain de sa Parole, et celui que le pharisien offre au Seigneur pour le mettre à l’épreuve.

« Le pharisien fut étonné en voyant que Notre-Seigneur n’avait pas fait son ablution avant le repas ». A vrai dire, il serait surprenant que cet homme ait été « étonné » ; la réputation de Jésus le précède : tout pharisien sait que ce Rabbi ne se soucie pas de rituels de purification, puisqu’il ne se gêne pas de manger avec les publicains et les pécheurs. L’entrevue se présente plutôt comme une application directe de la parole que Notre-Seigneur vient de prononcer : « La lampe du corps, c’est ton œil. Lorsque ton œil est sain, ton corps tout entier aussi est lumineux ; mais dès qu’il est malade, ton corps aussi est ténébreux » (Lc 11, 34).

 L’attitude ambiguë de son hôte jaillit d’un regard obscurci par la « méchanceté » et la « cupidité », que Jésus dénonce dans l’espoir de susciter une prise de conscience salutaire. Il ne suffit pas de « purifier l’extérieur », c’est-à-dire d’accomplir les rites prescrits ; s’ils ne sont pas vécus intérieurement comme des mouvements de conversion, ils sont vains. Le cœur du pharisien n’est pas dans la lumière : il n’accueille pas Jésus pour recevoir de lui une Parole qui lui permette de se rapprocher de Dieu ; il ne cherche pas à mieux comprendre le mystère de sa Personne, mais il lui tend un piège pour surprendre dans son comportement ce qui permettrait de l’accuser comme transgresseur de la Loi et de la tradition des Pères.

Jésus n’est pas un provocateur ; il ne prend pas de haut la Loi, puisqu’il prétend être venu non pour l’abolir, mais pour l’accomplir (cf. Mt 5, 17). La seule interprétation cohérente de son comportement est de le recevoir comme un geste prophétique : s’il ne « fait pas son ablution avant le repas », c’est parce qu’il n’a pas besoin de se purifier. Il est le saint, venu pour mener à leur accomplissement tous les rites préfiguratifs de purification. Si son hôte l’avait accueilli d’un cœur ouvert et disponible, il aurait pu lui-même faire ce raisonnement, au moins à titre d’hypothèse, et en demander la confirmation au Seigneur. Mais notre pharisien est trop avide du pouvoir spirituel qu’il exerce au sein de la communauté (cupidité) pour chercher à discerner le sens profond des attitudes de Jésus, qu’il interprète comme des transgressions (méchanceté, malveillance) au lieu d’y reconnaître les signes de la venue de l’Envoyé de Dieu. D’où l’interpellation très vigoureuse de Notre-Seigneur : « Insensé ! » : ce chef religieux a effectivement perdu le sens de son ministère, lui qui est supposé guider les croyants vers le Messie, qu’il s’avère incapable de reconnaître en raison de ses a priori.

« Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous » : Jésus conclut par la dénonciation de ce qui nous rend « impurs », c’est-à-dire incapables de reconnaître le Saint, et indigne de nous tenir en sa présence. Il s’agit précisément de la « cupidité », qui fausse notre regard et nous fait voir en tout homme un ennemi potentiel que nous traitons dès lors avec « méchanceté ». Tout ce que nous gardons égoïstement, frileusement, peureusement, pour nous-mêmes ; tout ce que nous soustrayons à la loi du don et du partage, c’est-à-dire à la logique de l’amour : voilà ce qui nous rend impur en nous séparant de nos frères et par là de Dieu lui-même. Cela concerne bien sûr les biens matériels, mais aussi les dons naturels et les grâces spirituelles : tout ce que nous gardons pour nous, nous accuse devant Dieu. Y compris les ministères que le Seigneur nous confie : si nous nous en servons comme ce pharisien pour exercer un pouvoir sur ceux que nous sommes appelés à servir, nous sommes des « insensés », nous avons perdu le sens du don de Dieu et nous serons incapables de reconnaître le temps de sa visite.

Vérifions bien la manière dont nous recevons à notre table les frères en qui le Seigneur se fait notre hôte : avec un regard bienveillant et un cœur ouvert ? Ou avec un esprit de défiance et de critique, préparant par avance les arguments qui justifieront notre refus d’obtempérer à leurs demandes ?

« Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ? » : si nous avons à cœur d’amender notre vie de manière à ce qu’elle reflète extérieurement notre appartenance au Christ, il nous faut travailler avec d’autant plus d’acharnement et de persévérance à convertir notre cœur, car « l’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais » (Lc 6, 45).


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 




Dimanche dernier:
six nouveaux diacres permanents
ont été ordonnés à Paris.
Félicitations!
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Décors de la Fête de l'Action de Grâces
à Saint-Mathieu de Montmagny
Félicitations!
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dimanche 9 octobre 2022

« À cette génération, il ne sera donné que le signe de Jonas » / (391,388)

 Bonjour!

Lundi 10 octobre 2022

Fête de l'Action de Grâce


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« À cette génération, il ne sera donné que le signe de Jonas » (Lc 11, 29-32)

Alléluia. Alléluia.
Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.
Alléluia. (cf. Ps 94, 8a.7d)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    comme les foules s’amassaient,
Jésus se mit à dire :
« Cette génération est une génération mauvaise :
elle cherche un signe,
mais en fait de signe
il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
    Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ;
il en sera de même avec le Fils de l’homme
pour cette génération.
    Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera
en même temps que les hommes de cette génération,
et elle les condamnera.
En effet, elle est venue des extrémités de la terre
pour écouter la sagesse de Salomon,
et il y a ici bien plus que Salomon.
    Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront
en même temps que cette génération,
et ils la condamneront ;
en effet, ils se sont convertis
en réponse à la proclamation faite par Jonas,
et il y a ici bien plus que Jonas.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Cette génération est une génération mauvaise » : est mauvais ce qui n’est pas bon, c’est-à-dire ce qui s’est écarté de la voie du bien, et donc : ce qui est dévoyé. C’est le sens du terme hébreu « Hatta », qui désigne le péché. « Cette génération est mauvaise » parce que, non seulement elle refuse de reconnaître le temps où Dieu la visite, mais elle prétend le mettre à l’épreuve en réclamant « un signe ». La génération dont parle Jésus n’est pas seulement celle de ses contemporains juifs : le terme désigne d’une manière bien plus vaste toutes les générations issues de notre pauvre humanité marquée par le péché. 

Tous nous sommes atteints d’une terrible maladie : la duplicité du cœur, que la Bible désigne par le terme hébreu « Awon » – traduit également par « péché ». Comme « la foule » que le prophète Elie interpelle sur le mont Carmel, nous « plions le genou de deux côtés » (1 R 18, 21), du côté de l’Evangile et du côté de nos Baals ; nous nous trouvons mille « bonnes raisons » pour ne pas suivre le Seigneur dans la radicalité qui devrait s’imposer à nous, si du moins nous avons vraiment compris l’enjeu de sa venue parmi les hommes.

Tous pécheurs qu’ils étaient, les gens de Ninive méritent notre admiration par la promptitude avec laquelle ils se sont convertis à l’appel de Jonas – ce prophète étranger venu leur annoncer un message de malheur. Leur attitude prouve qu’au cœur même de leur perversion, ils avaient néanmoins gardé la lampe de leur conscience allumée : sans chercher à « tricher », ils se sont reconnus pécheurs et n’ont pas contesté le bien-fondé du châtiment qui leur était annoncé. Bien plus : la vigueur de leur repentance prouve qu’ils n’avaient pas enfermé Dieu dans l’image d’un justicier intransigeant, sans quoi ils n’auraient pas nourri l’espoir de le fléchir. Etonnamment, les habitants de Ninive, ville païenne réputée pour sa perversion, semblent avoir une intuition plus juste de Dieu que les fils de la promesse. 

Reconnaissant la pertinence des avertissements de Jonas, ils l’écoutent comme un envoyé de Dieu, sans demander d’autre « signe » que celui de la parole de ce prophète faisant irruption inopinément dans leur ville pour annoncer sa destruction. Cette humilité, accompagnée d’une prompte conversion, va attirer sur eux la miséricorde divine, alors que nos lenteurs à croire et à nous repentir empêchent le Seigneur de nous faire grâce comme il le désire.

Aux Ninivites s’applique la béatitude que Jésus vient de prononcer dans le verset qui précède immédiatement la péricope de ce jour : « Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui l’observent » (Lc 11, 28). Si la Parole de Dieu transmise par le prophète Jonas est capable de conduire ces païens à la conversion salutaire, combien plus celle du Verbe incarné a-t-elle la puissance de nous sanctifier, quel que soit le triste état dans lequel nous ont conduit nos fautes. Encore faut-il que nous écoutions le Seigneur avec la disponibilité de cœur qui permette à sa Parole de porter son fruit dans nos vies ; ce qui suppose que nous renoncions à nos tergiversations pour nous livrer au mystère de la croix, « folie pour ceux qui vont vers leur perte, mais pour ceux qui vont vers leur salut, pour nous, elle est puissance de Dieu » (1 Co 1, 18).

Seigneur Jésus, garde-nous de te mettre à l’épreuve en exigeant que tu te révèles dans notre vie selon nos désirs un peu courts. Apprends-nous à écouter ta Parole qui résonne au fond de nos cœur et donne-nous la force de la mettre en pratique. Que dans l’obéissance de la foi, nous nous laissions convertir à ta présence, toi le tout-proche, l’Emmanuel, Dieu avec nous, germe de vie éternelle enfoui dans la terre de notre quotidien.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 

samedi 8 octobre 2022

« Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » / «À la gloire de notre Dieu» / (391,341)

 Bonjour!

Dimanche 9 octobre 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » (Lc 17, 11-19)

Alléluia. Alléluia.
Rendez grâce à Dieu en toute circonstance :
c’est la volonté de Dieu à votre égard
dans le Christ Jésus.
Alléluia. (1 Th 5, 18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus, marchant vers Jérusalem,
traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.
    Comme il entrait dans un village,
dix lépreux vinrent à sa rencontre.
Ils s’arrêtèrent à distance
    et lui crièrent :
« Jésus, maître,
prends pitié de nous. »
    À cette vue, Jésus leur dit :
« Allez vous montrer aux prêtres. »
En cours de route, ils furent purifiés.

    L’un d’eux, voyant qu’il était guéri,
revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.
    Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus
en lui rendant grâce.
Or, c’était un Samaritain.
    Alors Jésus prit la parole en disant :
« Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ?
Les neuf autres, où sont-ils ?
    Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger
pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »
    Jésus lui dit :
« Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

On imagine sans peine l’intensité de cette rencontre entre Jésus et ces exclus du camp. La croix de Jésus ne sera-t-elle pas aussi élevée hors des murs de la ville ? Jésus monte vers Jérusalem mais c’est au-dehors de la ville, hors du camp qu’on le conduira pour le crucifier, là où demeurent les lépreux. 

Sur la croix, Jésus rejoint tous ces exclus, tous ceux qui sont mis de côté, tous ceux qu’on ne veut pas voir. Le salut passe par ce lieu de la croix, symboliquement placé hors du camp, hors de la ville. Ces lépreux coupés du reste des hommes sont en fait les plus proches du salut. Leur cri rejoint Celui qui entendra vociférer : « Crucifie-le, crucifie-le ». « Jésus, Maître, eleison imas ! » qu’on peut traduire : « Fais-nous grâce, fais-nous miséricorde ». Une telle prière ne se dit qu’à Dieu. Dans leur misère, ils se reconnaissent comme rejoints par Dieu lui-même.

« Allez-vous montrer aux prêtres », dira Jésus. Du dehors du camp, Jésus les pousse à entrer dans le camp, dans son centre symbolique qu’est le Temple. Le Temple est le lieu où l’homme est ré-introduit dans la communion. Les lépreux sont invités à mettre fin à leur exil qui les coupait du Temple et de leurs frères. Et en chemin, ils sont guéris. Cependant, l’un d’eux revient sur ses pas. Son retour d’exil est un retour vers Jésus, un retour vers le seul prêtre qui soit, et vers son Corps qui est le vrai Temple. Mais en même temps qu’il revient vers Jésus, il revient aussi vers lui-même, vers le Temple de son âme. La lèpre le maintenait comme en exil de lui-même, en exil de son être profond. On ne voyait de lui qu’un impur, un homme à fuir. Jusqu’à maintenant, il ne faisait qu’« exister ». Désormais, il désire « être » en vérité ce qu’il est. Son retour vers son être, vers son identité véritable se fait parallèlement à son retour vers Jésus. 

C’est cela la conversion. Seul Jésus nous conduit à la vérité de nous-mêmes. Il est le chemin, la vérité et la vie (Jn 14,6). Désormais, le lépreux guéri rend grâce, il fait « eucharistie », selon le terme grec utilisé par Luc. Et Jésus lui dit : « Relève-toi », c’est-à-dire « ressuscite, ta foi t’a sauvé ». Le lépreux passe de la guérison physique au salut qui relève par l’action de grâce, l’eucharistie.

Regardez le chemin de cet homme : il était crucifié par sa chair lépreuse et exclu. De la croix, il va au Temple et plus encore au Temple véritable. Guéri, il est ensuite relevé, sauvé en s’unissant dans l’eucharistie, dans l’action de grâce, à la pâque du Christ. La croix, le Temple, l’eucharistie.

Regardons maintenant le chemin de Jésus. Lui monte au Temple de Jérusalem mais il en sera exclu par le grand prêtre. Il sera jeté hors de la ville ; hors du camp il sera cloué sur la croix prenant sur lui la lèpre de notre péché. Le Temple, la croix, l’offrande dans l’eucharistie.

Les routes de ce Samaritain et de Jésus se sont croisées. Une rencontre qui a été échange de vie. L’un s’est déchargé de sa croix sur l’autre et celui-ci a donné sa vie à celui-là. Le lépreux s’ouvre à la vie. Jésus consent à la mort. Le lépreux découvre la communion avec ses frères. Jésus meurt abandonné de tous. Le lépreux a saisi que Jésus ne lui avait pas fait un don mais LE don premier, source de tous les autres : le don de lui-même. La croisée de ces deux routes, de ces deux destinées, a son sommet dans l’action de grâce, dans l’eucharistie. C’est là dans l’eucharistie que le lépreux, de retour d’exil, trouve le salut.

Et nous ? Nous venons avec nos croix, nos infirmités, notre lèpre que nous déposons sur les épaules du Christ et lui, nous offre sa vie. Notre retour d’exil, notre conversion, est toujours à reprendre mais nous savons qu’au cœur de chaque eucharistie, notre vie se greffe à celle du Christ, le salut nous est donné. Jésus actualise le don de sa vie sur la croix et nous, nous passons de la mort à la vie. Que notre action de grâce soit vraie, laissons-la déborder dans la louange.

Aujourd’hui, le salut entre dans la maison de mon âme. Aujourd’hui prend fin l’exil de mon être. Je n’existe plus, je suis. Et plus je suis, plus Dieu est en moi. Gloire à toi, Seigneur, mon unique Sauveur. Fais de ma vie une action de grâce, une eucharistie à la louange de ta gloire.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Prière

À la gloire de notre Dieu

 

Nous te louons, Dieu notre Père,

pour la manifestation de ta gloire

dans ta création et dans notre vie.

 

Nous nous réjouissons, Jésus Christ, Fils du Père,

pour l’œuvre de salut et de guérison

que tu accomplis en nous à chaque jour.

 

Nous reconnaissons, Esprit Saint,

ta puissance infinie d'amour et de consolation,

Toi qui agis en nous et nous dynamise.

 

Puisse notre langage humain te plaire toujours,

Dieu trois fois Saint,

autant dans nos moments de recherche et de silence

que dans nos manifestations de grande communion.

 

Qu'il nous soit donné de te louer

et de célébrer ta gloire chaque jour

en étant accueillants et disponibles.

 

Que l'expression de ton amour infini et déjà partagé

grandisse en nous jusque dans la plénitude éternelle,

là où tout se dépasse et s'accomplit.

 

Que ce même amour se reflète dans notre vie

avec une intensité qui dérange,

et réveille la foi endormie

de ceux et celles qui nous entourent.

 

Que notre foi s'incarne toujours plus dans notre vie

à travers les événements qui nous arrivent.

Que notre espérance qui nous fait tendre

vers un bonheur infini et indescriptible, se développe.

Que notre amour, qui anticipe la communion parfaite,

éclaire la nuit de ceux et celles qui ont perdu le goût de vivre.

 

Et que, par notre témoignage,

d'autres hommes et d'autres femmes se lèvent

pour travailler à la construction de ton Royaume

avec Marie, notre Mère et en communion avec l'Église.

Alléluia! Amen.

 Jean-Yves Fortin, diacre

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Bon dimanche!

Jean-Yves