dimanche 16 novembre 2025

C’est la foi qui sauve ! / (559,702)

 Bonjour!

Lundi 17 novembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Luc 18, 35-43

Écouter l'évangile

Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route. Entendant la foule passer devant lui, il s’informa de ce qu’il y avait. On lui apprit que c’était Jésus le Nazaréen qui passait. Il s’écria : « Jésus, fils de David, prends pitié de moi ! » Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrêta et il ordonna qu’on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit : « Seigneur, que je retrouve la vue. » Et Jésus lui dit : « Retrouve la vue ! Ta foi t’a sauvé. » À l’instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu.

Méditation

Frère Bernard Senelle

Frère Bernard Senelle

Couvent Saint-Pierre-martyr à Strasbourg

C’est la foi qui sauve !


Nous ne savons pas toujours ce que nous attendons de Dieu, de la foi, de l’Église. Nous traversons des périodes de doute et d’incertitude. Bartimée, l’aveugle-né, lui sait ce qu’il veut : il veut voir ! Et d’ailleurs, il permet à Jésus d’agir en lui faisant confiance. Sans confiance, rien n’est possible. 

Car enfin, Jésus ne dit jamais : « Dieu t’a sauvé », ni même : « Je t’ai guéri » mais comme dans cet épisode : « Ta foi t’a sauvé ». Jésus ne peut pas agir à Nazareth à cause du manque de foi. Ici, il dit : « Vois » à l’aveugle. Et tout le monde voit qu’il voit et que ce miracle est bon, et tout le monde chante la louange de Dieu. L’humanité répond au Dieu créateur et s’émerveille. « Dieu, qui nous a créés sans nous, n’a pas voulu nous sauver sans nous ! », enseignait saint Augustin (Saint Augustin, Sermon 169). 

C’est sur la base de notre confiance que nous engageons nos relations humaines : amitiés, amour, travail, paix et estime réciproque. Tout repose sur le crédit mutuel, sur la confiance réciproque ! Dans la vie, il faut savoir ce que l’on veut et Bartimée, fils de Timée -qui veut dire honoré- sait ce qu’il veut. Nous connaissons ces heures où nous devons décider. Il faut faire vite. Pour notre vie, répondre à un appel c’est dire oui et plonger en fidélité à notre baptême ! 

Jeune ou vieux, seul, en couple ou en communauté, nous sommes un même corps. Faisons-nous confiance et la vie jaillira, nous chanterons ensemble les louanges de Dieu
.

Bonne journée!
Jean-Yves


samedi 15 novembre 2025

«Prenez garde de ne pas vous laisser égarer» / (559,553(

 Bonjour!

Dimanche le 16 novembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche.


+  (Lc 21,5-19): Certains parlaient du Temple, admirant la beauté des pierres et les dons des fidèles. Jésus leur dit: «Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre: tout sera détruit».

Ils lui demandèrent: «Maître, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe que cela va se réaliser?». Jésus répondit: «Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom en disant: ‘C'est moi’, ou encore: ‘Le moment est tout proche’. Ne marchez pas derrière eux! Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne vous effrayez pas: il faut que cela arrive d'abord, mais ce ne sera pas tout de suite la fin».

Alors Jésus ajouta: «On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre, et çà et là des épidémies de peste et des famines; des faits terrifiants surviendront, et de grands signes dans le ciel. Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l'on vous persécutera; on vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon Nom. Ce sera pour vous l'occasion de rendre témoignage. Mettez-vous dans la tête que vous n'avez pas à vous soucier de votre défense. Moi-même, je vous inspirerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront opposer ni résistance ni contradiction. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d'entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie».

«Prenez garde de ne pas vous laisser égarer»

Voici le texte de l'homélie de la paroisse Saint-Thomas de Montmagny:      L'Abbé Fernando Moréno - Merci!

À la fin de l’année liturgique, l’Église nous propose des lectures qui parlent de crises, de bouleversements, d’épreuves, mais aussi d’un message fondamental : Dieu n’abandonne jamais son peuple.
Au cœur de l’inquiétude humaine, Dieu ouvre toujours un chemin.
Dans la première lecture, le prophète Malachie décrit un temps troublé, où les gens ont l’impression que l’injustice triomphe.
Il dit : « Pour vous qui craignez mon Nom, le Soleil de justice se lèvera. » Ce Soleil de justice, c’est Dieu lui-même, qui vient remettre debout ceux qui souffrent, relever les cœurs fatigués, éclairer ceux qui n’y voient plus clair.
Aujourd’hui, nos sociétés vivent quelque chose de semblable :
• Crises économiques qui appauvrissent les familles ;
• Tensions politiques grandissantes ;
• Débat migratoire parfois tendu, qui révèle la peur de l’autre ;
• Guerres et violences qui bouleversent le monde ;
• Recherche spirituelle plus intense, mais souvent confuse.
Dans ce contexte, la parole de Malachie est une promesse : Dieu ne reste pas silencieux face à l’injustice. Et il nous invite à être, nous aussi, des lumières de justice et de paix.
Dans la deuxième lecture, Paul parle très concrètement : Il invite les chrétiens à ne pas vivre dans le désordre, à ne pas démissionner de leurs responsabilités, à ne pas se laisser aller à la paresse spirituelle ou sociale.
Il ne s’agit pas simplement de « travailler plus ». Il s’agit surtout de se tenir debout, de vivre d’une manière responsable, solidaire, constructive.
En temps de crise comme aujourd’hui avec l’inflation, la pénurie de logements, la détresse psychologique, les défis migratoires.
Paul nous rappelle que :
• La foi n’est pas une fuite.
• La foi n’est pas un refuge pour attendre que les choses passent.
• La foi, c’est s’engager, collaborer, bâtir, aider, encourager.
Être chrétien, c’est devenir artisan de paix au lieu d’ajouter au chaos.
L’Évangile de Luc nous place devant les paroles fortes de Jésus : Il annonce la destruction du Temple, les conflits, les divisions, les peurs, les violences.
Jésus n’idéalise pas la vie. Il reconnaît que le monde connaît des temps durs comme aujourd’hui:
• guerres en plusieurs régions du monde,
• montée de la polarisation politique,
• fragilité économique,
• divisions sociales,
• désaffection religieuse dans plusieurs milieux,
• fatigue et inquiétudes dans nos familles.
Mais Jésus ajoute quelque chose d’essentiel : « Ne vous laissez pas terrifier. » « C’est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie. »
Autrement dit : Ne paniquez pas. Ne fuyez pas. Ne perdez pas courage.
Jésus ne nous promet pas l’absence d’épreuves. Il nous promet sa présence au cœur des épreuves. Il nous assure que :
• Nous ne sommes pas seuls.
• L’Esprit nous donnera les mots et la force.
• Dieu ne nous abandonnera jamais, même dans les temps les plus sombres.
Jésus invite les chrétiens non pas à survivre, mais à tenir bon, à avancer, à espérer, à résister au découragement.
Cette Parole nous appelle à trois attitudes très concrètes :
1. Garder un cœur ouvert malgré les peurs
Ne pas céder à la méfiance, au cynisme, aux discours qui divisent.
Choisir la fraternité, même dans les tensions migratoires, économiques ou culturelles.
2. Persévérer dans le bien
Continuer d’aider, d’écouter, de soutenir, de bâtir des communautés accueillantes.
Ne pas se fatiguer de faire le bien, même si ce n’est pas spectaculaire.
3. Devenir témoins d’espérance
Dans un monde anxieux, chaque chrétien peut être un signe calme, simple, lumineux : une personne qui ne répand pas la peur mais la paix ; qui ne s’enferme pas, mais accueille ; qui ne cède pas au découragement, mais avance.
Dans un monde secoué, dans des sociétés en recherche, dans nos propres vies fragiles, Dieu nous redit : « Ne craignez pas. Je suis avec vous. Le Soleil de justice se lèvera. Tenez bon. Persévérez. Je fais toutes choses nouvelles. »
Alors, marchons avec confiance. Même si tout semble ébranlé, le Christ tient notre vie dans ses mains. Et c’est en lui que se trouve notre paix.


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Toute fidélité doit passer par l’épreuve la plus exigeante : celle de la durée. Il est facile d’être cohérent pour une journée ou quelques jours. C’est difficile et important d’être cohérent tout au long de la vie » (Saint Jean-Paul II)

  • « "Par votre persévérance vous sauverez vos âmes". Que d’espoir dans ces mots ! Ils sont un appel à l’espérance et à la patience. Le Seigneur, propriétaire de l’histoire, mène tout à son terme. Malgré les désordres et les catastrophes qui agitent le monde, le plan de bonté et de miséricorde de Dieu s’accomplira ! » (François)

  • « Les vertus humaines acquises par l’éducation, par des actes délibérés et par une persévérance, toujours reprise dans l’effort, sont purifiées et élevées par la grâce divine. Avec l’aide de Dieu elles forgent le caractère et donnent aisance dans la pratique du bien. L’homme vertueux est heureux de les pratiquer » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1.810)

  • Bon dimanche.

  • Jean-Yves

vendredi 14 novembre 2025

«Il faut toujours prier sans se décourager» / (559,501)

Bonjour!

Samedi 15 novembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour. 



 (Lc 18,1-8): Jésus dit encore une parabole pour montrer à ses disciples qu'il faut toujours prier sans se décourager: «Il y avait dans une ville un juge qui ne respectait pas Dieu et se moquait des hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander: ‘Rends-moi justice contre mon adversaire’. Longtemps il refusa; puis il se dit: ‘Je ne respecte pas Dieu, et je me moque des hommes, mais cette femme commence à m'ennuyer: je vais lui rendre justice pour qu'elle ne vienne plus sans cesse me casser la tête’».

Le Seigneur ajouta: «Écoutez bien ce que dit ce juge sans justice! Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit? Est-ce qu'il les fait attendre? Je vous le déclare: sans tarder, il leur fera justice. Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre?».



Commentaire: Abbé Joan FARRÉS i Llarisó (Rubí, Barcelona, Espagne)

«Il faut toujours prier sans se décourager»


Aujourd'hui, pendant ces derniers jours de l'année liturgique, Jésus nous exhorte à prier, à nous diriger à Dieu. Nous pouvons le comprendre, en imaginant comme les pères et les mères de famille attendent que —tous les jours!— leurs enfants leur disent quelque chose, leur manifestent leur affection.

Dieu, qui est Père de tous, s'y attend aussi. Jésus nous le dit souvent dans l'Évangile, et nous savons que le fait de parler avec Dieu est en soit prière. La prière est la voix de la foi, de notre croyance en Lui, de notre confiance et, espérons que ce soit aussi toujours manifestation de notre amour.

Afin que notre prière sois persévérante et confiante, Saint Luc dit que «Jésus dit encore une parabole pour montrer à ses disciples qu'il faut toujours prier sans se décourager» (Lc 18,1). Nous savons que la prière peut se faire en rendant louange à Dieu, en rendant grâce, ou en reconnaissant la propre faiblesse humaine —le péché—, implorant la miséricorde de Dieu; mais dans la grande majorité des cas, ce sera en demandant une grâce ou une faveur. Et, bien qu'on n'obtienne pas nécessairement ce qu'on demande à l'instant même, le seul fait de pouvoir se diriger à Dieu, le fait de pouvoir raconter à Quelqu'un cette peine ou cette chose qui nous préoccupe, sera suffisant pour qu'on puisse dire que nous avons obtenu quelque chose et certainement —bien que ce ne sera pas immédiat, sinon avec le passage du temps— nous obtiendrons réponse, car «Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit?» (Lc 18,7).

Saint Jean Climaco, au sujet de cette parabole évangélique, dit que «ce juge qui ne respectait pas Dieu, cède devant l'insistance de la veuve pour ne pas se déranger d'avoir à l'écouter. Dieu fera justice à l'âme, veuve de Lui par le péché, face au corps, son premier ennemi, et face aux démons, ses adversaires invisibles. Le Commerçant Divin saura faire l'échange juste de notre bonne marchandise, mettre à notre disposition ses grands biens avec amour et être prêt à recevoir nos demandes».

Persévérance dans la prière, confiance en Dieu. Disait Tertullien que «seulement la prière vainc Dieu».




Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Il n’ignore pas, le traitre qu’il est, que l’âme qui prie avec persévérance est perdue pour lui » (Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus)

  • « La création a été faite pour être un espace de prière. La création est là pour que nous adorions Dieu. Saint Benoit disait dans sa règle : « Que rien ne soit préféré au service de Dieu » (Benoit XVI)

  • « Quand nous commençons à prier, mille travaux ou soucis, estimés urgents, se présentent comme prioritaires ; de nouveau, c’est le moment de la vérité du cœur et de son amour de préférence » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 2.732)



Bonne journée!
Jean-Yves

jeudi 13 novembre 2025

«"Ils mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, construisaient" » (559,068)

 Bonjour!

Vendredi 14 novembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



 (Lc 17,26-37): Ce qui se passera dans les jours du Fils de l'homme ressemblera à ce qui est arrivé dans les jours de Noé. On mangeait, on buvait, on se mariait, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche. Puis le déluge arriva, qui les a tous fait mourir. Ce sera aussi comme dans les jours de Loth: on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait; mais le jour où Loth sortit de Sodome, Dieu fit tomber du ciel une pluie de feu et de soufre qui les a tous fait mourir; il en sera de même le jour où le Fils de l'homme se révélera.

»Ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et qui aura ses affaires dans sa maison, qu'il ne descende pas pour les emporter; et de même celui qui sera dans son champ, qu'il ne retourne pas en arrière. Rappelez-vous la femme de Loth. Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. Je vous le dis: Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit: l'une sera prise, l'autre laissée. Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain: l'une sera prise, l'autre laissée». Les disciples lui demandèrent: «Où donc, Seigneur?». Il leur répondit: «Là où il y a un corps, là aussi se rassembleront les vautours».

Commentaire: Abbé Austin NORRIS (Mumbai, Inde)

«"Ils mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, construisaient" »


Aujourd'hui, dans le texte de l'Évangile, la fin des temps et l'incertitude de la vie, sont remarquées, pas tant pour nous effrayer, que pour que soyons bien prévoyants et attentifs, préparés à la rencontre avec notre Créateur. La dimension sacrificiel présente dans l'Évangile se manifeste chez le Seigneur et Sauveur Jésus-Christ en nous libérant avec son exemple, au point de vue à être toujours préparés pour chercher et pour accomplir la Volonté de Dieu. La vigilance constante et la préparation sont le cachet du disciple vibrant. Nous ne pouvons pas nous ressembler aux gens qui " mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, construisaient" (Lc 17,28). Nous, tant que disciples, nous devons être préparés et vigilants, ce ne fusse que nous finissions par être entraînés vers une léthargie spirituelle esclave de l'obsession - transmise d'une génération à la suivante - par le progrès dans la vie présente, en pensant que - après tout - Jésus ne reviendra pas.

Le sécularisme s’est enraciné profondément dans notre société. L’assaut de l'innovation et de la disponibilité rapide de choses et de services personnels nous font sentir autosuffisants et ils nous enlèvent la présence de Dieu dans nos vies. Seulement quand une tragédie nous frappe nous nous éveillons de notre sommeil pour voir Dieu au milieu de notre "vallée de larmes"... Même nous devrions être reconnaissants de ces moments tragiques, parce qu'ils servent sûrement pour fortifier notre foi.

Dans les temps récents, les attaques contre les chrétiens dans de diverses parties du monde, même dans mon propre pays - l'Inde - ont secoué notre foi. Mais le Papa François a dit : "Cependant, on donne de l'espoir aux chrétiens parce que, dans une dernière instance, Jésus fait une promesse qui est garantie de victoire : ' Celui qui perd sa vie, la conservera ' (Lc 17,33)". Celle-ci est une vérité dont nous pouvons confier … Le témoignage puissant de nos frères et sœurs qui donnent sa vie par la foi et par le Christ ne sera pas en vain.

Ainsi, nous luttons pour avancer dans le voyage de notre vie dans l'espérance sincère de trouver notre Dieu "le Jour dans lequel le Fils de l'homme se manifeste" (Lc 17,30).



Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Plus que le péché lui-même, ce qui irrite et offense Dieu ce sont les pécheurs qui ne ressentent aucune douleur à cause de leurs péchés » (Saint Jean Chrysostome)

  • « La prétention que l’humanité puisse rendre justice sans Dieu est présomptueuse et intrinsèquement fausse. Si les plus grandes cruautés ont dérivé de cette affirmation, ce n’est pas un hasard » (Benoit XVI)

  • « (…) La charité représente le plus grand commandement social. Elle respecte autrui et ses droits. Elle exige la pratique de la justice et seule nous en rend capables. Elle inspire une vie de don de soi : "Qui cherchera à conserver sa vie la perdra, et qui la perdra la sauvera" (Lc 17,33) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 1.889)

Bonne journée!
Jean-Yves

mercredi 12 novembre 2025

Où est le Royaume de Dieu? / (558,655)

 Bonjour!

Jeudi le 13 novembre 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Évangile du jour

Luc 17, 20-25


En ce temps-là, comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il prit la parole et dit : « La venue du règne de Dieu n’est pas observable. On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !” En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. » Puis il dit aux disciples : « Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez pas. On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !” N’y allez pas, n’y courez pas. En effet, comme l’éclair qui jaillit illumine l’horizon d’un bout à l’autre, ainsi le Fils de l’homme, quand son jour sera là. Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération. »

Méditation

Frère Philippe Toxé

Frère Philippe Toxé

Couvent du Saint-Nom-de-Jésus à Lyon

Où est le Royaume ?


Le royaume n’est pas là où l’on prétend l’observer.

Jésus nous met en garde contre une identification trop rapide du Royaume avec des réalités tangibles. On peut confondre le Royaume avec des phénomènes extraordinaires qui provoquent l’engouement de certains chrétiens qui courent après les révélations de visionnaires, mais aussi avec une réalité très humaine, comme il arrive quand on l’identifie avec l’Église institutionnelle ou avec un régime politique qui prétendrait réaliser le Royaume de Dieu sur terre.

Jésus dit que le Royaume de Dieu n’est pas là où on l’annonce, il n’est pas où on voudrait le circonscrire. Ce n’est pas parce qu’il n’est pas localisable, observable et tangible qu’il n’existe pas. « Il est au milieu de vous », dit Jésus : il est donc bien déjà là, mais là où on ne l’attend pas. Il ne se programme ni ne se planifie. Il nous surprend au hasard d’une rencontre ou d’un événement et dans ces actes ordinaires dont parlent les paraboles, dans un geste gratuit et désintéressé de charité, dans un pardon donné ou reçu dans l’humilité du cœur, dans la vie donnée pour que les autres soient heureux, dans le service de l’autre.

Le Royaume est la présence de l’œuvre de Dieu dans son humble accomplissement dans le banal quotidien de l’existence.



Bonne journée!
Jean-Yves

(558,575)

 Bonjour!

Mercredi 12 novembre 2025

Voici la Parole de Dieu.



Texte de l'Évangile (Lc 17,11-19): Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s'arrêtèrent à distance et lui crièrent: «Jésus, maître, prends pitié de nous». En les voyant, Jésus leur dit: «Allez vous montrer aux prêtres». En cours de route, ils furent purifiés.

L'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c'était un Samaritain. Alors Jésus demanda: «Est-ce que tous les dix n'ont pas été purifiés? Et les neuf autres, où sont-ils? On ne les a pas vus revenir pour rendre gloire à Dieu; il n'y a que cet étranger!». Jésus lui dit: «Relève-toi et va : ta foi t'a sauvé».

Commentaire: Abbé Conrad J. MARTÍ i Martí OFM (Valldoreix, Barcelona, Espagne)

«Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce»


Aujourd'hui, Jésus passe à coté de nous pour nous faire vivre la scène décrite plus haut d'une façon plus réaliste, en la personne d'un individu marginalisé, comme il en existe tellement dans nos sociétés, qui cherchent les chrétiens afin de trouver chez eux la bonté et amour de Jésus. A l'époque les lépreux faisaient partie de la classe marginalisée. En effet, les dix lépreux ont accouru à la rencontre de Jésus aux portes de la ville (cf. Lc 17,12) car ils ne pouvaient pas rentrer dans les villes et ne pouvaient s'approcher des gens non plus («ils s'arrêtèrent à distance»).

Avec un peu d'imagination, chacun d'entre nous peut reproduire l'image des marginalisés de notre société qui portent des étiquettes comme nous tous: immigrants, drogués, délinquants, malades du Sida, pauvres… Jésus veut les réhabiliter, guérir leurs souffrances, résoudre leurs problèmes, et Il demande notre coopération de manière gratuite, désintéressée, efficace… par amour.

De plus, la leçon de Jésus se fait plus présente pour chacun d'entre nous. Nous sommes pécheurs et nous avons besoin du pardon, nous sommes des pauvres qui attendent tout de Lui. Serions-nous capables de dire comme les lépreux «Jésus, maître, prends pitié de nous» (cf. Lc 17,13)? Savons-nous avoir recours à Jésus dans une prière profonde et confiante?

Imitons-nous le lépreux qui est guéri et qui revient pour dire merci? En effet, il n'y en a qu'un seul «l'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix» (Lc 17,15). Jésus plaint les neufs autres: «Est-ce que tous les dix n'ont pas été purifiés? Et les neuf autres, où sont-ils?» (Lc 17,17). Saint Augustin nous laisse le commentaire suivant: «‘Grâce à Dieu’: il n'y a rien qu'on puisse dire d'une manière aussi brève (…) ni faire de plus utile que ces mots». Pourtant, comment rendons-nous grâce à Jésus pour le don de la vie, la nôtre et celle de nos proches; la grâce de la foi; la Sainte Eucharistie; le pardon de nos péchés…? Ne nous arrive-t-il pas parfois de ne pas rendre grâce pour l'Eucharistie, même si nous la prenons régulièrement? Nous ne devons pas en douter, l'Eucharistie est la meilleure expérience de notre vie de tous les jours.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Comment pourrons-nous rendre au Seigneur tout le bien qu'Il nous a fait ? Dieu est si bon que la seule récompense qu'Il demande est que nous l'aimions pour tout ce qu'il nous a donné » (Saint Basile le Grand)

  • « Il est nécessaire que l'homme rende hommage au Créateur en offrant, dans un acte de grâce et de louange, tout ce qu'il a reçu de Lui. L'homme ne peut pas perdre le sens de cette dette, qu'il peut seul reconnaître et acquitter en tant que créature faite à l'image et à la ressemblance de Dieu » (Saint Jean-Paul II)

  • « Puisque le Christ lui-même est présent dans le Sacrement de l’Autel, il faut l’honorer d’un culte d’adoration. "La visite au Très Saint Sacrement est une preuve de gratitude, un signe d’amour et un devoir d’adoration envers le Christ, notre Seigneur" » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 1.418)

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves

lundi 10 novembre 2025

Le fidèle serviteur. / (448,493)

 Bonjour!

Media 11 novembre 20215

Voici la Parole de Dieu de ce jour.




Évangile du jour

Luc 17, 7-10


En ce temps-là, Jésus disait : « Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ? Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.” »

Méditation

Frère Jean-Dominique Bruneel

Frère Jean-Dominique Bruneel

Couvent de l'Annonciation à Paris

L’esclave inutile, le fidèle serviteur, le bon ami et le père aimant


La Parole de Dieu est si riche qu’il ne faut jamais la prendre de manière isolée, mais la laisser résonner dans sa polyphonie, avec ses différentes harmoniques. Ainsi dans ce passage de l’évangile, où nous pourrions être étonnés par l’ordre de Jésus de nous considérer comme « de simples serviteurs » (certaines traductions disent même « serviteurs inutiles » ou même « esclaves bons à rien » !). Serait-ce une étrange apologie de la soumission ? Pas du tout, si nous nous souvenons qu’un peu plus tôt, il est dit que les serviteurs vigilants recevront leur récompense au retour de leur Maître et que lui-même prendra la tenue de service pour les nourrir (Lc 12, 35-37.43.44 ; Lc 19, 17).

Il faut donc considérer deux aspects : du « point de vue de Dieu », nous pouvons reconnaître qu’il est un Maître généreux, lui-même fidèle à sa promesse, capable de nous accorder la grâce et la joie après que nous aurons répondu à son appel. Du « point de vue humain », lorsque la fidélité à Dieu semble exigeante, nous devons être prêts à demeurer dans l’humilité, la patience et la persévérance, sans nous attacher exclusivement à une quelconque récompense, mais en étant confiants que la joie ne viendra pas d’un mérite personnel mais de la seule grâce du bon Dieu. Car en fin de compte, la révélation de l’évangile va plus loin encore : notre Dieu ne désire pas être un Maître qui commande à des esclaves, mais un ami qui conseille ses amis (Jn 15, 14.15), un Père qui fait grandir ses enfants dans l’amour (Rm 8, 14-21).        

Bonne journée!  Jean-Yves