vendredi 12 février 2016

«Pourquoi vos disciples ne jeûne-ils pas?» - (218,249)

Bonjour!

Vendredi 12 février 2016


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

« Pourquoi vos disciples ne jeûnent-ils pas ? »

Matthieu  9, 14-15

Alors les disciples de Jean le Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront.

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Pour notre réflexion...

1. Le jeûne et le deuil. 
Devant la question des disciples de Jean, Jésus demande à son tour s’il est coutume de jeûner quand on vit un événement joyeux comme un mariage ? La réponse est non. Le jeûne exprime l’absence de quelque chose ou de quelqu’un. Ainsi, Jésus retourne la question initiale. Il précise que le sens de jeûne est autre. On ne jeûne pas pour suivre une règle ou pour montrer qu’on est en voie de sainteté. Si l’on jeûne, on montre dans notre chair que Dieu est absent de notre vie.

2. Qui a enlevé l’Époux ? 
Ce n’est pas le titre d’un roman policier... l’enquête commence dans nos cœurs. Qui a enlevé l’Époux de nos âmes ? Ou qui l’a déménagé de sa place centrale ? Pour choisir notre pénitence et notre jeûne pendant le Carême, il faut prendre conscience de la chose qui a pris trop de place dans nos cœurs. Pour les uns, c’est le confort qui mange notre temps et notre énergie pour Dieu et pour les autres. Ce petit confort de manger à satiété, la cigarette, etc. Pour d’autres, c’est la curiosité et l’hyperactivité : regarder le téléphone toutes les cinq minutes, ne jamais être disponible car « je suis trop stressé », Facebook, Twitter ou les mails qui prennent tellement de temps...

3. « Alors ils jeûneront ». 
Le sens du jeûne, donc, n’est pas de se priver pour suivre les règles. C’est se priver de ce qui nous enlève l’Époux, sentir dans notre chair l’absence de quelque chose qui nous rappelle l’absence de l’Époux de nos âmes. C’est à travers le jeûne que nous purifions nos cœurs, que nous renouvelons nos esprits, comme dans la pétition du psaume du jour.

Cette méditation a été écrite par Sarah Cleary, consacrée de Regnum Christi
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Bonne journée!
Jean-Yves  

mardi 9 février 2016

«Évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer...». (218,119)

Bonjour!
Mercredi des Cendres - 10 février 2016


Photo:
Une barque en Palestine - Liette Desjardins - Merci!
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Mt 6,1-6.16-18): «Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare: ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret; ton Père voit ce que tu fais dans le secret: il te le revaudra.

»Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle: quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare: ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret; ton Père voit ce que tu fais dans le secret: il te le revaudra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle: ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare: ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret: il te le revaudra».
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Commentaire: Pbro. D. Luis A. GALA Rodríguez (Campeche, Mexique)
«Évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer»

Aujourd'hui nous commençons notre itinéraire vers Pâques, et l'Évangile nous rappelle les obligations fondamentales du chrétien, non seulement en tant que préparation vers un temps liturgique, mais aussi en tant que préparation vers la Pâques Eternelle: «Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux» (Mt 6,1). La justice à laquelle Jésus fait allusion est celle qui consiste en vivre selon les principes évangéliques, sans pour autant oublier que «Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux» (Mt 5,20).

La justice nous emmène vers l'amour, manifesté par l'aumône ainsi que par des œuvres de miséricorde «quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite» (Mt 6,3). Il ne s'agit pas de cacher les bonnes œuvres, mais de ne pas penser à la louange humaine en les faisant, ne souhaiter aucun autre bien supérieur et céleste. En d'autres mots, faire l'aumône de telle façon que même moi je ne sente pas que je fais une bonne action qui mérite une récompense de la part de Dieu et un éloge de la part des hommes.

Benoît XVI, souligna que venir en aide à ceux qui sont dans le besoin est une obligation de justice, avant même d'être un acte de charité: «La charité dépasse la justice (…), mais elle n’existe jamais sans la justice qui amène à donner à l’autre ce qui est sien, c’est-à-dire ce qui lui revient en raison de son être et de son agir». Il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas les propriétaires absolus, mais les administrateurs, des biens que nous possédons. Le Christ nous enseigne que la charité authentique est celle qui ne se limite pas à "faire" l'aumône, mais celle par laquelle nous faisons "don" de nous-mêmes, s'offrant à Dieu comme un sacrifice saint (cf. Rom 12,1). C'est cela qui serait un véritable geste de justice et de charité chrétienne ainsi «ton Père voit ce que tu fais dans le secret: il te le revaudra» (Mt 6,4).
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Ce soir à la cathédrale à 19 h 30:
Messe avec imposition des cendres
pour souligner le début du Carême.
Bienvenue à tous.
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Bon temps de carême!
Jean-Yves 

lundi 8 février 2016

Le culte ou relation avec Dieu implique toute la personne et le siège de la personne c'est son coeur... / (218,072)

Bonjour!
Mardi 9 février 2016


Photo:
Au Parc des Chutes - à Rivière-du-Loup (Jacques Cimon) Merci!
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

Marc 7, 1-13 - Les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées. ? Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats.

Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. » Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi.
C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains.
Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. »
Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour établir votre tradition.
En effet, Moïse a dit : Honore ton père et ta mère. Et encore : Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.
Mais vous, vous dites : Supposons qu’un homme déclare à son père ou à sa mère : ?Les ressources qui m’auraient permis de t’aider sont korbane, c’est-à-dire don réservé à Dieu ?, alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit pour son père ou sa mère ; vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »

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Pour notre réflexion...

1. Les traditions juives. 
Dans ce passage de l’Évangile, Marc nous rapporte la tradition juive de purification avant les repas. Il est écrit dans le livre du Lévitique 7, 21 : « Si quelqu’un touche à n’importe quelle impureté d’un être humain, d’un animal, ou à une chose immonde, quelle qu’elle soit, et mange ensuite de la chair d’un sacrifice de paix offert au Seigneur, cet individu sera retranché de son peuple ».
Pour les juifs, les repas étaient des moments importants et parfois solennels. La tradition de se laver était remplie d’un sens spirituel profond. Elle rappelait le besoin de l’homme d’être en constante purification ; elle cherchait à demander la guérison de l’âme et les conditions pour avoir un digne moment de partage.
Cette tradition est aussi vécue de nos jours d’une certaine façon. Dans la messe, après le signe de la croix et la salutation du prêtre, on est invités à reconnaître nos péchés et demander pardon à Dieu. Jésus lui-même nous a demandé de faire cela : « Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande » (Mt 5, 23-24). La messe est un banquet où l’on sera nourri du Corps du Christ et où l’on entrera en communion avec nos frères. Pour que la communion avec le Christ et entre nous soit vraie, il faut que notre cœur soit bien disposé et pur.



2. Le culte est vain si le cœur est loin de Dieu. 
Dieu veut notre cœur. Mais de quelle pureté parle-t-on ? Que Jésus reproche-t-il aux pharisiens ? « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. C’est en vain qu’ils me rendent un culte ». Jésus veut la pureté du cœur, c’est-à-dire accorder l’intelligence et la volonté aux exigences de la sainteté de Dieu (Catéchisme de l’Église Catholique, 2518) ; il veut que nous soyons tournés vers lui, pour entrer en relation avec nous.
Dans son livre « L’esprit de la liturgie », Joseph Ratzinger explique que le culte rendu à Dieu, c’est-à-dire l’adoration, est constitué de trois éléments : les rituels, la morale et l’alliance. Ils sont inséparables ; les rituels nous aident à entrer en contact avec Dieu, car étant des êtres corporels nous avons besoin des actions concrètes ; la morale, c’est l’expression de l’alliance vécue dans le quotidien ; sans alliance, le culte et la morale n’ont pas de sens. Le culte ou la relation avec Dieu implique toute la personne, et le siège de la personne c’est son cœur. C’est dans le cœur que se passe l’alliance ; c’est avec le cœur que l’on accomplit des actes libres d’amour. Ce que Jésus reproche aux pharisiens, c’est qu’ils ne vivent qu’un des éléments, celui du rituel.
Dieu veut notre cœur ! Bien sûr, nous lui montrons notre amour par nos actes, par la cohérence entre notre vie et notre foi ; mais si nous ne les accomplissons pas avec le cœur les actes sont vides.
C’est peut-être le bon moment de se poser la question : est-ce que je vis ma foi avec mon cœur ou est-elle pour moi un ensemble de pratiques à suivre ?

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Photo:
De Jacques Cimon - Merci!
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«Nous ne pouvons trouver Dieu 
que si nous prenons conscience 
que nous avons besoin de lui.»
(Thomas Merton)
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Bonne journée!
Jean-Yves 

dimanche 7 février 2016

«Tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.» ... (217,991)

Bonjour!
Lundi 8 février 2016


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Mc 6,53-56): Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth et accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus: ils parcoururent toute la région, et se mirent à transporter les malades sur des brancards là où l'on apprenait sa présence. Et dans tous les endroits où il était, dans les villages, les villes ou les champs, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.
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Commentaire: Fr. John GRIECO (Chicago, Etats-Unis)
«Tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés»

Aujourd'hui, dans l’Évangile du jour, nous voyons le magnifique "pouvoir du contact" avec la personne de Notre Seigneur: «L’on mit les malades sur les places et on lui demandait de toucher seulement la frange de son manteau; et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés» (Mc 6,56). Le plus petit contact physique peut opérer des miracles pour ceux qui s’approchent du Christ avec foi. Son pouvoir de guérison déborde de son cœur aimant et s’étend même à ses vêtements. Tous deux —capacité et désir plénier de guérir— sont abondants et d’accès facile.

Ce passage peut nous aider à méditer sur la manière dont nous recevons le Seigneur dans la Sainte Communion. Est-ce que nous communions avec la certitude que ce contact peut opérer des miracles dans nos vies? Nous faisons plus que toucher «la frange de son manteau»: nous recevons réellement le Corps du Christ dans nos corps. Plus qu’une simple guérison de nos maladies physiques, la Communion guérit nos âmes et leur garantit la participation à la vie-même de Dieu. Saint Ignace d’Antioche voyait ainsi dans l’Eucharistie «la médecine de l’immortalité et l’antidote contre la mort, qui procure ce qu’éternellement nous devons vivre en Jésus-Christ».

Le profit de cette "médecine d’immortalité" consiste à être guéri de tout ce qui nous sépare de Dieu et des autres. Être guéri par le Christ dans l’Eucharistie implique par conséquent de dépasser les replis sur soi. Ainsi que l’enseigne Benoît XVI, «Se nourrir du Christ est le chemin pour ne pas demeurer indifférents devant le sort de nos frères (…). Une spiritualité eucharistique est alors un authentique antidote contre l’individualisme et l’égoïsme qui caractérisent souvent la vie quotidienne, elle porte à redécouvrir la gratuité, la centralité des relations, à partir de la famille, avec le souci particulier de soulager les blessures de celles qui sont désunies».

Comme ceux qui furent guéris de leurs maladies en touchant ses vêtements, nous pouvons nous aussi être guéris de notre égoïsme et de notre isolement, en recevant Notre Seigneur avec foi.
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«Avant de pouvoir créer la beauté et de voir la beauté dans le monde, nous devons d'abord la voir en nous-mêmes.«
(Anthony J. Ciorra)
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Bonne journée!
Jean-Yves 

«Sur ton ordre, je vais jeter les filets.»... (217,964) /

Bonjour!
Dimanche 7 février 2016


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Lc 5,1-11): Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth; la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu. Il vit deux barques amarrées au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon: «Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson». Simon lui répondit: «Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets». Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. Ils firent signe à leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient.

A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant: «Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur». L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon: «Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras». Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.
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Commentaire
«Sur ton ordre, je vais jeter les filets»


1. « Avance au large ». Seigneur Jésus, parfois je ne me sens pas capable d’aller au large car je doute ou je manque de sécurité. Aide-moi à tout remettre en toi sans voir ou analyser mes propres forces. Je veux aller où tu veux, c’est pourquoi je te demande d’être, toi, ma sécurité et de m’aider à garder mon regard sur toi. Dans la mesure où ta présence porte ma présence, je saurai que tu m’accompagnes toujours et tu sauras que je veux tout partager avec toi. Ne m’abandonne jamais, ô mon Jésus.

2. « Éloigne-toi de moi qui suis pécheur ». Seigneur Jésus, je sais que dans la mesure où je reconnais ma misère je pourrai avoir miséricorde. Je veux cette miséricorde qui provient de ton cœur plein d’amour, je veux avoir ce pardon qui ramène à la vie le pécheur. Je sais que tu ne regardes pas les offenses si je m’en sens blessé. Regarde-moi avec tendresse et confiance, car je m’efforcerai de ne plus retomber et je tournerai mon cœur vers toi tout le temps.

3. « N’aie pas peur ». Seigneur Jésus, tu me donnes paix et sérénité. Je sais qu’en ces moments je peux avoir confiance en toi car ta main me guide vers la source tranquille. Je ne douterai pas et je me jetterai dans tes bras pour que tu me conduises à bon port. Aide-moi à me détacher de quelque chose qui m’empêche de croître et de mûrir dans l’amour que j’ai pour toi. Je veux te suivre en pleine liberté, c’est seulement de la sorte que je me rendrai compte combien j’en suis esclave et que cela m’empêche d’être plus saint. Donne-moi ta grâce d’être ce chrétien authentique que tu désires tellement que je sois.
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«Aider un autre, 
c'est l'encourager à devenir libre, 
à ne plus dépendre de nous.»
(Jean Vanier)
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Bonne journée!
Jean-Yves
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samedi 6 février 2016

(217,939) Venez à l'écart vous reposer un peu... / Quelques pensées...

Bonjour!
Samedi 6 février 2017


Photo:
Près du fleuve de ce temps-ci... (Jean-Yves) 
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Mc 6,30-34): Les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné. Il leur dit: «Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu». De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l'écart. Les gens les virent s'éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement.
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Commentaire: Abbé David COMPTE i Verdaguer (Manlleu, Barcelona, Espagne)
«‘Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu’. De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger»

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente une situation, une nécessité et un paradoxe très actuels.

Une situation. Les Apôtres sont “stressés”: «les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger» (Mc 6,30). Nous nous voyons souvent pris dans la même tourmente. Le travail, qui requiert une bonne part de nos énergies; la famille, où chaque membre veut sentir notre amour; nos autres engagements, qui sont bons pour nous et qui, aussi, bénéficient à d'autres…. Vouloir, est-ce pouvoir? Peut-être est-il plus raisonnable de reconnaître que nous ne pouvons pas tout ce que nous voudrions.

Une nécessité. Le corps, la tête et le cœur réclament un droit: le repos. Dans ces versets nous avons un manuel, souvent ignoré, sur le repos. On y insiste sur la communication. Les Apôtres «lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné» (Mc 6,30). Communication avec Dieu, suivant le fil de ce qui est au fond de notre cœur. Et —quelle surprise!— nous trouvons Dieu qui nous attend. Et Il nous attend avec nos fatigues.

Jésus leur dit: «Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu» (Mc 6,31). Dieu nous a prévu un endroit pour reposer! Mieux: notre existence, avec tout son poids, doit se reposer en Dieu. C'est l'inquiet saint Augustin qui l'a découvert: «Tu nous as créés pour toi et notre cœur est inquiet jusqu'à ce qu'il repose en toi». Le repos de Dieu est créatif; il n'anesthésie pas: rencontrer son amour recentre notre cœur et nos pensées.

Un paradoxe. La scène évangélique finit “mal”: les disciples ne peuvent pas se reposer. Le plan de Jésus échoue: les gens les abordent. Ils n'ont pas pu “déconnecter”. Fréquemment, nous ne pouvons nous libérer de nos obligations (enfants, conjoint, travail…): cela reviendrait à nous trahir! Il faut rencontrer Dieu dans ces réalités. S'il y a communication avec Dieu, si notre cœur repose en Lui, nous relativiserons les tensions inutiles… et la réalité —dépouillée de chimères— montrera mieux l'empreinte de Dieu. En Lui, ici-même, nous devons reposer
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«Si le Christ n'est pas notre joie, 
comment pourrons-nous convaincre les autres 
qu'il peut devenir la leur?»
(Maurice Zundel)
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«Le but de l'existence humaine, 
la fin ultime des actes humains, c'est Dieu lui-même; 
il nous appelle à sa propre béatitude. 
Dieu seul peut combler notre désir de bonheur.»
(Roger Poudrier)
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Photo:
Le Manoir des Aulnaies en hiver... (Jean-Yves)
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«La miséricorde sera toujours plus grande que le péché et nul ne peut imposer une limite à l'amour pardonnant de Papa."
(Roger Poudrier)

Note: Dans son livre "Le Miséricordieux à l'infini", Roger Poudrier appelle Dieu: "Abba", "Papa".
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«La miséricorde est faite de bonté, 
de compassion et de pardon. 
Il s'agit d'une attitude favorable envers celui 
qui est dans la misère et a grand besoin d'aide, de salut.«
(Roger Poudrier)
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Photo:
Près du fleuve, à La Pocatière... mais en été! (Jean-Yves)
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Diacre
au coeur de la vie dans ce monde en évolution...
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«C'est lorsque nous reconnaissons le visage de Dieu 
dans notre prochain et en nous-mêmes 
que nous devenons des artisans de la beaQuelques pensées... uté de Dieu.«
(A. J. Ciorra)
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Bonne journée!
Jean-Yves 


jeudi 4 février 2016

(217,890) Hérode aimait l'entendre pourtant... /

Bonjour!
Vendredi 5 février 2016


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Mc 6,14-29): Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait: «C'est Jean le Baptiste qui est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles». Certains disaient: «C'est le prophète Élie». D'autres disaient encore: «C'est un prophète comme ceux de jadis». Hérode entendait ces propos et disait: «Celui que j'ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité!». Car c'était lui, Hérode, qui avait fait arrêter Jean et l'avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe, et Jean lui disait: «Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère». Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n'y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean: il savait que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait; quand il l'avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l'entendre.

Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l'armée et aux notables de la Galilée. La fille d'Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille: «Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai». Et il lui fit ce serment: «Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c'est la moitié de mon royaume». Elle sortit alors pour dire à sa mère: «Qu'est-ce que je vais demander?». Hérodiade répondit: «La tête de Jean le Baptiste». Aussitôt la jeune fille s'empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande: «Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste». Le roi fut vivement contrarié; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l'ordre d'apporter la tête de Jean. Le garde s'en alla, et le décapita dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.
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Commentaire: Abbé Ferran BLASI i Birbe (Barcelona, Espagne)
«Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler»
Aujourd'hui, dans ce passage de Marc, on nous parle de la notoriété de Jésus —connu pour ses miracles et ses enseignements—. Sa notoriété était telle que pour certains c'était le parent et précurseur de Jésus, Jean le Baptiste, ressuscité d'entre les morts. Ainsi voulait l'imaginer Hérode qui l'avait fait décapiter. Mais ce Jésus était beaucoup plus que les autres hommes de Dieu, plus que Jean le Baptiste, plus que tous les prophètes qui avaient parlé au nom du Très Haut: en effet, Lui, c'était le Fils de Dieu fait Homme, Dieu parfait et Homme parfait. Ce Jésus —présent parmi nous—, peut, en tant qu'Homme, nous comprendre, et peut, en tant que Dieu, nous donner tout ce dont nous avons besoin.

Jean, son précurseur, qui avait été envoyé par Dieu avant Jésus, le précède également par son martyre dans sa passion et sa mort. C'était aussi une mort injustement infligée à un saint homme, par le tétrarque Hérode, probablement à contre cœur, car celui-ci l'appréciait et l'écoutait avec respect. Enfin, Jean était clair et ferme avec le roi quand il lui reprochait sa conduite, qui méritait d'être censurée, puisqu'il n'avait pas le droit de prendre Hérodias, la femme de son frère, comme épouse.

Hérode avait accédé à la demande que la fille d'Hérodias, instiguée par cette dernière, lui avait faite, quand au cours d'un banquet —après la danse qui avait plu au roi— devant ses convives le roi jura de lui donner ce qu'elle demanderait. «Qu'est-ce que je vais demander?» Demande-t-elle à sa mère, qui lui répond: «La tête de Jean le Baptiste» (Mc 6,24). Ainsi donc le roitelet ordonna l'exécution de Jean Baptiste. C'était un serment qu'il n'était pas obligé de tenir puisqu'il était mauvais car il allait contre la justice et contre sa conscience.

Une fois de plus, l'expérience nous démontre qu'une vertu va toujours avec les autres et qu'elles grandissent toutes organiquement comme les doigts de la main. Ainsi de même quand on tombe dans un vice, les autres arrivent derrière en procession.
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«Félicite-toi le plus possible de ce que tu es 
et de ce que tu as; 
tu seras surpris de l'effet que cela produira.»
(Suzanne Lussier)
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«Tenez-vous prêts, car vous ne savez pas 
quel jour viendra votre Maître.»
(Livre des heures)
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Prions pour les plus grands pécheurs...
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Bonne journée!
Jean-Yves 
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(217,861) Jésus envoie ses apôtres deux par deux en mission...

Bonjour!
Jeudi 4 février 2016


Photo:
À la montagne du collège - La Pocatière
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

(Mc 6,7-13): Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux. Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais, et il leur prescrivit de ne rien emporter pour la route, si ce n'est un bâton; de n'avoir ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie dans leur ceinture. «Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange». Il leur disait encore: «Quand vous avez trouvé l'hospitalité dans une maison, restez-y jusqu'à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez en secouant la poussière de vos pieds: ce sera pour eux un témoignage». Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se convertir. Ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d'huile à de nombreux malades, et les guérissaient.
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Commentaire: + Abbé Josep VALL i Mundó (Barcelona, Espagne)
«Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux (…).Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se convertir»

Aujourd'hui, L'Evangile raconte la première mission apostolique. Le Christ envoie les Douze prêcher, guérir les malades et préparer les voies du salut définitif. C'est la mission de l'Église, celle de chaque chrétien également. Le Concile Vatican II affirme que «la vocation chrétienne implique de soi la vocation à l'apostolat. Aucun membre n'a de rôle passif. Et celui qui ne veillerai pas à la croissance du corps serait, pour cette raison, inutile pour toute l'Église et aussi pour lui-même».

Le monde actuel a besoin —comme le disait Gustave Thibon— d'un “supplément d'âme” pour sa régénération. Seul le Christ, avec sa doctrine, est remède pour ses maladies. Le monde passe par des crises. Ce n'est pas seulement une crise morale partielle, ou de valeurs humaines: c'est une crise d'ensemble. Le terme le plus précis pour la définir est celui de “crise d'âme”.
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«Tout homme qui croit en Jésus Christ aura la vie éternelle.»
(Liturgie des Heures)
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«Le désir de voir Dieu est inscrit au fond de l'homme.»
(Roger Poudrier)
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«Chacun de nous découvre sa valeur fondamentale
 à travers l'amour des autres.»
(Jean Vanier)
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 Je suis un vase qui  sot mal sept fois, 
mais qui est remis sur le tour huit fois. 
Vivre est l'infinie patience de recommencer: 
le vase réussira. 
Quelle espérance dans ma fragilité! 
Parce que ma force 
est dans les mains du potier.
(Ermes Ronchi)
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«L'accueil est la vertu féminine par excellence 
et habite la prière: que ta volonté soit faite. 
Cela signifie: fait toi-même le projet de ma vie. 
Entre tes mains, je me confie.»
(Ermes Ronchi)
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Note: Cet auteur, Ermes Ronchi, un prêtre italien,
a été choisi dernièrement par le pape François 
pour prêcher la retraite du carême au pape 
aux prélats de la curie romaine 2016.
Voilà déjà un moment que je vous fais connaître 
des pensées de ce prêtre...
J'en suis fort heureux!
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Pour Gandhi, les riches doivent vivre plus simplement 
pour que les pauvres puissent simplement vivre.
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Bonne Journée!
Jean-Yves 




dimanche 31 janvier 2016

(217,678) L'amour ne passera jamais...

Bonjour!
Dimanche 31 janvier 2016


Photo:
Un vitrail - Église de Sainte-Luce-sur-Mer (Jean-Yves)
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Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...

Note: J'ai placé ici la deuxième lecture du jour; ce matin, lors de l'homélie, notre vicaire, l'abbé Marcel Lamonde, nous disait que ce texte était l'un des plus beaux textes produits dans le monde...

2ème lecture, 1 Co 12,31 ; 13,1-13 (texte de saint Paul). 

Frères, parmi les dons de Dieu, vous cherchez à obtenir ce qu'il y a de meilleur. Eh bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres. J'aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, si je n'ai pas la charité, s'il me manque l'amour, je ne suis qu'un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. J'aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu'à transporter les montagnes, s'il me manque l'amour, je ne suis rien. J'aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j'aurais beau me faire brûler vif, s'il me manque l'amour, cela ne me sert à rien. L'amour prend patience ; l'amour rend service ; l'amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d'orgueil ; il ne fait rien de malhonnête ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s'emporte pas ; il n'entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L'amour ne passera jamais. Un jour, les prophéties disparaîtront, le don des langues cessera, la connaissance que nous avons de Dieu disparaîtra. En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles. Quand viendra l'achèvement, ce qui est partiel disparaîtra. Quand j'étais un enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j'ai fait disparaître ce qui faisait de moi un enfant. Nous voyons actuellement une image obscure dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai vraiment, comme Dieu m'a connu. Ce qui demeure aujourd'hui, c'est la foi, l'espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c'est la charité.
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Evangile selon St Luc, chapitre 4, 21-30

Dans la synagogue de Nazareth, après la lecture du livre d’Isaïe, Jésus déclara : « Cette parole de l’Écriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit. »
Tous lui rendaient témoignage ; et ils s’étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : ’Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton pays !’ »
Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays.
En toute vérité, je vous le déclare : Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie n’a été envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon.
Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien. »
À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas.
Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

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Pour notre réflexion...

1. Jésus, après avoir parcouru plusieurs villes et villages de Galilée, revient dans son village, Nazareth, et il enseigne dans la synagogue, comme il le faisait dans les autres endroits où il se rendait. Dans les autres villes et villages de Galilée, Jésus était un personnage nouveau, que les gens ne connaissaient pas. Ici Jésus est connu de tous. On connaît sa famille, ses parents, sa maison, on l’a vu grandir et travailler dans le village. Nous ne connaissons pas grand-chose de la vie de Jésus à Nazareth, et ce passage de l’Évangile nous confirme, que si nous n’en savons presque rien, c’est qu’il n’y a rien eu de spécial pendant cette partie de la vie de Jésus. Jésus était un habitant de plus, parmi les habitants de Nazareth.

2. La visite de Jésus à Nazareth, après ses passages dans les autres endroits de la Galilée, s’est mal passée. Jésus enseigne dans la synagogue, les habitants s’étonnent de voir ce Jésus, qu’ils pensaient bien connaître, montrer une grande sagesse. Saint Matthieu, dans son récit de l’événement, précisa que les habitants de Nazareth manquaient de foi. Jésus leur rappelle alors deux passages de l’Écriture, dans lesquels on voit Élie envoyé par Dieu vers une veuve qui n’était pas d’Israël, et Élisée qui guérit Naaman le lépreux, un Syrien. Outragés par ces comparaisons, les habitants de Nazareth décident alors de tuer Jésus, en le précipitant du haut d’une falaise, mais Jésus réussit à s’enfuir.


3. Ne sommes-nous pas parfois nous aussi comme ces habitants de Nazareth ? Certes nous savons que Jésus est le Fils de Dieu, nous savons que c’est un personnage hors du commun, nous savons qu’il est notre Sauveur. Mais il est possible que petit à petit nous nous soyons habitués à cela, que nous considérions cela comme normal. Que Jésus, au bout du compte, soit devenu un élément de plus de notre vie quotidienne. Mais quand, soudain, quelque chose sort de l’ordinaire, quand Dieu semble nous demander quelque chose d’imprévu, quelque chose que nous préférerions ne pas faire, que se passe-t-il ? Reconnaissons-nous alors encore Jésus comme le Fils de Dieu, comme notre Sauveur, comme celui qui est tout puissant et qui nous aime infiniment ? Notre foi est-elle vraiment solide et profonde ?
Cette méditation a été écrite par Frère Jean Marie Fornerod, LC
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«Tout être humain a une valeur inestimable 
aux yeux de Dieu.»
(Roger Poudrier)
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«Jamais il (Dieu) se résignerait à la perte 
et à la souffrance éternelle d'un seul de ses enfants.»
(Roger Poudrier)
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«Avoir un coeur ouvert 
qui laisse jaillir les eaux de la compassion, 
de la compréhension et du pardon 
est un signe de maturité.»
(Jean Vanier)
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Photo:
Un paysage de Bretagne.
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Bonne journée!
Jean-Yves 

vendredi 29 janvier 2016

(217,495) Le règne de Dieu, à quoi est-il comparable?...

Bonjour!
Vendredi 29 janvier 2016


Voici la Parole du Jour... 


(Mc 4,26-34): Jésus disait: «Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ: nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi. Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c'est le temps de la moisson».

Il disait encore: «A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu? Par quelle parabole allons-nous le représenter? Il est comme une graine de moutarde: quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre». Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre. Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples.
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Commentaire: Abbé Jordi PASCUAL i Bancells (Salt, Girona, Espagne)
«Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ (…). D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe»

Aujourd'hui, Jésus parle aux gens d'une expérience qui leur est familière: «Un homme qui jette le grain dans son champ (…); la semence germe et grandit. D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi» (Mc 4,26-28). Avec ces paroles, Il fait référence au Règne de Dieu, qui consiste en "la sainteté et la grâce, la Vérité et la Vie, la justice, l'amour et la paix" (Préface de la solennité du Christ-Roi), que Jésus-Christ est venu nous apporter. Ce Règne doit se faire réalité, en premier lieu, dans chacun de nous; et ensuite dans notre monde.

Dans l'âme de chaque chrétien, Jésus a semé —par le Baptême— la grâce, la sainteté, la Vérité… Nous devons faire grandir cette semence pour qu'elle se multiplie en bonnes œuvres: de service et charité, d'amabilité et de générosité, de sacrifice pour bien réaliser notre devoir de chaque instant et pour apporter le bonheur à ceux qui nous entourent, de prière constante, de pardon et compréhension, d'effort pour grandir en vertus, de joie…

De cette façon, ce Règne de Dieu —qui commence en chacun de nous— s'étend à notre famille, à notre ville, à notre société, à notre monde. Car qui vit ainsi, «que fait-il sinon préparer le chemin du Seigneur (…), afin que pénètre en lui la force de la grâce, que l'illumine la lumière de la vérité, que se rectifient les chemins qui conduisent en Dieu?» (Saint Grégoire le Grand).

La semence commence toute petite, comme «une graine de moutarde: quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères» (Mc 4,31-32). Mais la force de Dieu se répand et grandit avec une vigueur inespérée. Comme dans le temps des premiers chrétiens, Jésus nous demande aujourd'hui de répandre son Règne à travers le monde.
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Le Royaume de Dieu st quelque chose à accueillir...

Le Royaume de Dieu est au dedans.

Le Royaume de Dieu 
est quelque chose qui va grandir tranquillement, 
comme une graine plantée en terre...
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«Dieu nous invite à nous regarder les uns les autres 
comme il nous regarde: 
avec miséricorde, espérance et amour.»
(Christian Flèche)
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Bonne journée!
Jean-Yves