samedi 27 juillet 2019

Le bon grain côtoie l'ivraie dans cette parabole... /Et dans nos vies?... / (296,113)

Bonjour!
Samedi 27 juillet 2019


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

PSAUME

(Ps 49 (50), 1-2, 5-6, 14-15)
R/ Offre à Dieu le sacrifice d’action de grâce.  (49, 14a)
Le Dieu des dieux, le Seigneur,

parle et convoque la terre
du soleil levant jusqu’au soleil couchant.
De Sion, belle entre toutes, Dieu resplendit.

« Assemblez, devant moi, mes fidèles,

eux qui scellent d’un sacrifice mon alliance. »
Et les cieux proclament sa justice :
oui, le juge, c’est Dieu !

« Offre à Dieu le sacrifice d’action de grâce,

accomplis tes vœux envers le Très-Haut.
Invoque-moi au jour de détresse :
je te délivrerai, et tu me rendras gloire. »
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ÉVANGILE

« Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson » (Mt 13, 24-30)
Alléluia. Alléluia. 

Accueillez dans la douceur
la Parole semée en nous :
c’est elle qui peut vous sauver.
Alléluia. (cf. Jc 1, 21bc)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,

    Jésus proposa aux foules une autre parabole :
« Le royaume des Cieux est comparable
à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
    Or, pendant que les gens dormaient,
son ennemi survint ;
il sema de l’ivraie au milieu du blé
et s’en alla.
    Quand la tige poussa et produisit l’épi,
alors l’ivraie apparut aussi.
    Les serviteurs du maître vinrent lui dire :
“Seigneur, n’est-ce pas du bon grain
que tu as semé dans ton champ ?
D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?” 
     Il leur dit :
“C’est un ennemi qui a fait cela.”
Les serviteurs lui disent :
“Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?”
     Il répond :
“Non, en enlevant l’ivraie,
vous risquez d’arracher le blé en même temps.
    Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ;
et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs :
Enlevez d’abord l’ivraie,
liez-la en bottes pour la brûler ;
quant au blé, ramassez-le
pour le rentrer dans mon grenier.” »

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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L’ivraie qui a été semée pousse comme le blé. Au départ presque indiscernable des jeunes pousses de blé, elle grandit à la même hauteur et ressemble fortement au vrai blé.

La seule différence est que ses grains sont noirs, comme s’il s’agissait de blé dégénéré. Dès qu’il la repère, les serviteurs se déclarent prêts à intervenir : « veux-tu que nous allions l’enlever ? ».
Mais le maître s’y oppose : il ne faut pas l’arracher, de peur d’arracher en même temps le blé. « Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ». Il enseigne ainsi la patience et la miséricorde. Notre Dieu donne le soleil et la pluie à toutes les plantes. C’est une manière qu’il a de dire à chacune qu’il espère d’elle un bon fruit. Qui sait, les mauvaises graines que nous portons pourraient nous inviter à redoubler d’efforts pour plaire à notre Dieu ?
Outre la patience qui invite au changement, le temps de maturation que permet le Seigneur est une leçon de réalité. Entreprendre de séparer le blé et l’ivraie serait anticiper le temps du jugement. Il serait présomptueux de la part des serviteurs de s’attribuer un rôle qui n’est pas le leur. D’ailleurs, ils adopteraient une attitude dangereuse : en ramassant l’ivraie, on risque de déraciner le bon grain. À vouloir faire justice à la place de Dieu, on peut tuer la plante qu’il a lui-même semée et dont il a permis la croissance.
Dieu est seul juge, mais il nous revient d’entretenir le champ ! Certaines terres portent du blé à raison de trente pour un, mais d’autres en portent à raison de soixante ou même de cent pour un. Quelle récolte porterons-nous ?

Abbé Philippe Link -  Merci!

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Photo:
La route verte à La Pocatière
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«Apprendre à découvrir et à cultiver la beauté partout où elle peut s'épanouir.«
(Jacques Salomé)
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«Comment es-tu foyer de feu
et fraîcheur de la fontaine,
une brûlure, une douceur
qui rend saines nos souillures?»
(Hymne - ce matin...)
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Bonne journée!
Jean-Yves
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On nous annonce au moins 30° de température...
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jeudi 25 juillet 2019

Fête de sainte Anne / Seigneur, donne-nous d’accueillir ta Parole dans un cœur pauvre, humble et contrit... / (295,951)

Vendredi 26 juillet 2019

   FÊTE DE SAINTE ANNE   

 Patronne de la Province de Québec
Patronne de notre diocèse
Patronne de de notre paroisse.


Statue sculptée dans la Cathédrale de Sainte-Anne
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

PSAUME

(Ps 18b (19), 8, 9, 10, 11)
R/ Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle.
 (Jn 6, 68c)
La loi du Seigneur est parfaite,

qui redonne vie ;

la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits,

ils réjouissent le cœur ;

le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.

La crainte qu’il inspire est pure,

elle est là pour toujours ;

les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :

plus désirables que l’or,

qu’une masse d’or fin,

plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.
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ÉVANGILE

« Celui qui entend la Parole et la comprend porte du fruit »
 (Mt 13, 18-23)
Alléluia. Alléluia. 

Heureux ceux qui ont entendu la Parole

dans un cœur bon et généreux,
qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
Alléluia. 
(cf. Lc 8, 15)


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,

Jésus disait à ses disciples :

    « Écoutez ce que veut dire la parabole du semeur.
    Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre,
le Mauvais survient
et s’empare de ce qui est semé dans son cœur :
celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin.
    Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux,
c’est celui qui entend la Parole
et la reçoit aussitôt avec joie ;
    mais il n’a pas de racines en lui,
il est l’homme d’un moment :
quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole,
il trébuche aussitôt.
    Celui qui a reçu la semence dans les ronces,
c’est celui qui entend la Parole ;
mais le souci du monde et la séduction de la richesse
étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit.
    Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre,
c’est celui qui entend la Parole et la comprend :
il porte du fruit
à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

Dans le quatrième Évangile, Jésus se désigne comme le chemin ; dans la parabole que nous méditons, l’image est différente : Notre-Seigneur est le Semeur ; le chemin fait partie du sol auquel est confiée la semence.

« L’homme, précise Jésus, est le terrain ensemencé au bord du chemin ». Un chemin dans un champ balise le parcours utilisé par tous les passants afin d’éviter d’abimer la récolte. La terre piétinée sous les pas, se durcit et ne peut recevoir la semence en son sein. Le chemin est le lieu des opinions multiples et contradictoires que nous entendons sans vraiment les accueillir ; elles restent à la périphérie de notre être et se remplacent au fil du temps. L’homme qui entend la Parole de Dieu comme une information parmi d’autres, sans vraiment la comprendre (la prendre en soi), se la voir ravir par le Mauvais.
Les pierres n’ont pas leur place dans un champ ; ni sur le chemin d’ailleurs : la pierre est ce qui fait trébucher le marcheur, et ce qui empêche la graine de prendre racine. La détresse, le scandale, la persécution : voilà autant de pierres qui risquent de « faire tomber » ceux dont la foi n’est pas encore bien aguerrie.
Les ronces sont des créatures de Dieu qui ont droit à l’existence, mais qui n’ont pas davantage leur place dans un champ de blé : le cultivateur fait tout pour empêcher que l’ivraie se multiplie sur sa terre, car il sait qu’elle risque d’étouffer le bon grain. Les ronces ne poussent pas sur le chemin ni dans les pierres, mais dans la bonne terre, c’est-à-dire dans le cœur de l’homme. Il est sans doute inévitable que des grains d’ivraie soient semés par le vent dans les champs, même les mieux entretenus. Difficile d’accuser la terre de nos campagnes d’être complice de l’ivraie en lui donnant la nourriture pour sa croissance ; mais si nous passons de l’image à la réalité, il en est tout autrement : le cœur de l’homme, que Jésus identifie à la terre, est le lieu de sa liberté. Les ronces ne peuvent pousser dans notre champ qu’avec notre complicité. C’est parce que nous nous laissons séduire par les richesses et étouffer par les soucis du monde, que « le grain ne donne pas de fruit ».
Il n’est guère possible – et peut-être même n’est-il pas opportun – d’éviter tout souci ; il ne nous est pas non plus demandé de vivre dans la misère ; mais le Seigneur nous invite à ne pas nous laisser submerger par les soucis ni aliéner par les richesses, afin de demeurer disponibles pour l’unique nécessaire : sa Parole de Vie éternelle qui donne sens à tout ce que nous entreprenons sur cette terre. C’est en gardant le regard fixé sur cette Parole que nous pourrons traverser les soucis sans en être écrasés, et que nous pourrons user des biens de ce monde sans en devenir esclaves.
Si nous parvenons ainsi à relativiser les heurs et malheurs de cette vie qui passe eu égard à la promesse d’éternité qui nous est offerte dans le Christ, nous « porterons du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un ».
Seigneur, tu as changé notre deuil en joie, tu nous offres la consolation du matin de Pâque après la peine du vendredi saint ; tu nous as libérés des mains d’un plus fort, tu nous rassembles, nous gardes et nous conduits comme un berger son troupeau, et nous demeurons aveuglément, obstinément, enfermés dans nos soucis, incapables d’accueillir ta grâce en raison de notre manque de foi. Tu nous offres les trésors de la vie éternelle, et nous demeurons cramponnés à nos richesses éphémères. Ton amour devrait nous faire “danser de joie”, et nous restons enfermés dans nos tristesses. Donne-nous d’accueillir ta Parole dans un cœur pauvre, humble et contrit : qu’elle puisse accomplir en nous ton dessein de salut et qu’elle porte son fruit, un fruit qui demeure.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Photo:
Statue de sainte Anne
prise en Bretagne
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«La prière est la lumière de l'âme.»
(Homélie du Ve siècle)
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«L'homme ne peut pas exister pleinement par lui-même,
 par la seule mise en oeuvre de ses ressources physiques, 
intellectuelles, psychiques, affectives. 
Il ne peut s'accomplir en tant qu'homme
 qu'en répondant aux appels qui lui sont adressés par Dieu
 - certes discrètement et mystérieusement -
 mais de manière réelle et constante 
tout au long de son existence.»
(Jacques Philippe)
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«Si Dieu n'avait pas eu besoin de vous là où vous êtes,
 il ne vous y aurait pas mis.»
(Paul Claudel)
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«Tout ce qui rassemble et  tout ce qui fait vivre et aimer 
sont les fruits que nous avons à produire.»
(Jacques Marcotte)
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Au Sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré




Bonne journée!
Jean-Yves 

Le Seigneur nous a tous et toutes choisis, soyons-en assurés... À nous de correspondre à son choix... / / L’évangile n’est pas une carte routière de notre avancée vers le Royaume, mais un guide de relecture du passé pour éclairer l’avenir.(295,854)

Bonjour!
Jeudi 25 juillet 2019


Photo;
Le traversier sur le fleuve Saint-Laurent...
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

PSAUME

(Ps 125 (126), 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6)
R/ Ceux qui sèment dans les larmes 

moissonnent en chantant. (Cf. Ps 125, 5)
Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,

nous étions comme en rêve !
Alors notre bouche était pleine de rires,
nous poussions des cris de joie.

Alors on disait parmi les nations :

« Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »
Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
nous étions en grande fête !

Ramène, Seigneur, nos captifs,

comme les torrents au désert.
Qui sème dans les larmes
moissonne dans la joie :

il s’en va, il s’en va en pleurant,

il jette la semence ;
il s’en vient, il s’en vient dans la joie,
il rapporte les gerbes.
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ÉVANGILE

« Ma coupe, vous la boirez » (Mt 20, 20-28)
Alléluia. Alléluia. 

C’est moi qui vous ai choisis du milieu du monde,
afin que vous alliez, que vous portiez du fruit,
et que votre fruit demeure, dit le Seigneur.
Alléluia. (cf. Jn 15, 16)
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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,

    la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée,
s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean,
et elle se prosterna pour lui faire une demande.
    Jésus lui dit :
« Que veux-tu ? »
Elle répondit :
« Ordonne que mes deux fils que voici
siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche,
dans ton Royaume. »
    Jésus répondit :
« Vous ne savez pas ce que vous demandez.
Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? »
Ils lui disent :
« Nous le pouvons. »
    Il leur dit :
« Ma coupe, vous la boirez ;
quant à siéger à ma droite et à ma gauche,
ce n’est pas à moi de l’accorder ;
il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »
    Les dix autres, qui avaient entendu,
s’indignèrent contre les deux frères.
    Jésus les appela et dit :
« Vous le savez :
les chefs des nations les commandent en maîtres,
et les grands font sentir leur pouvoir.
    Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi :
celui qui veut devenir grand parmi vous
sera votre serviteur ;
    et celui qui veut être parmi vous le premier
sera votre esclave.
    Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,
mais pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

     – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

Le premier enseignement de ce texte, pas forcément le moins spirituel, est de nous montrer le mode d’action de l’Esprit dans la première communauté croyante.

Dans cette page d’évangile Jésus annonce en effet la mort de Jacques, le disciple qui, avec son frère, prétend à une belle place dans le Royaume du Christ. Or cette mort est advenue assez vite, en 43, nous en trouvons le témoignage en Ac 12, 2. A cette occasion, les disciples se rappellent donc les gestes et les paroles de Jésus.
Tel est le sens de notre méditation de la Parole de Dieu, particulièrement en temps estival. Les mois écoulés ont été riches en événements dont beaucoup peuvent être de précieux enseignements pour l’avenir. L’évangile n’est pas une carte routière de notre avancée vers le Royaume, mais un guide de relecture du passé pour éclairer l’avenir.
Ainsi la mort de Jacques prend-elle son poids quand Saint Matthieu entend les disciples se souvenir de l’annonce que Jésus lui avait faite. Ainsi l’annonce que Jésus fait aux deux frères les oriente vers une attitude juste. En ne regardaient que l’avenir, n’ayant donc pour seul secours que leur imagination, ils se prenaient déjà auréolés d’une gloire qu’ils pourraient tirer de la royauté de Jésus. Jésus qui marche vers sa glorification médite quant à lui les versets écrits jadis par le prophète Isaïe.
Il y a découvert la coupe, sa coupe, symbole de la souffrance du Serviteur, chemin vers Jérusalem, passage vers la vie à ouvrir aux hommes. A tous les hommes. Jésus invite ses disciples à se démarquer des grands de ce monde, qui ne connaissent que le jeu du pouvoir et de la domination, mais il révèle qu’il vient payer la rançon pour la multitude. Pour les rois et les grands de ce monde également. Car ils ne sont rois qu’en apparence et s’effacent devant le Christ qui seul est le vrai roi, le roi des rois, le Seigneur des seigneurs.
Ainsi, si le Royaume dans lequel Jacques et tous les disciples désiraient tant figurer en bonne place s’érige sans laisser de place pour le royaume des ténèbres, il n’exclut aucun homme. Jésus ne décourage pas Jacques et Jean, il les corrige. Par la question qu’il leur pose, il les invite à un désir plus grand et plus pur, il les motive à vouloir davantage et à s’orienter vers le bien qu’il leur réserve. Puis, en élargissant la conversation à l’ensemble du cercle des disciples, Jésus s’adresse à tous les hommes, les grands de ce monde compris, pour leur enseigner le vrai sens de la hiérarchie, celui qui naît de l’amour du prochain.
Ainsi avons-nous à recevoir la recommandation de Jésus. Non pas une exclusion de certains qui exercent de façon écrasante et erronée un pouvoir (au sens large nous en avons tous beaucoup), mais un refus de complicité avec l’esprit qui les anime, pour leur donner le témoignage du Royaume qu’ils recherchent. Non pas un regard vers l’avenir des perfections imaginaires que nous allons exercer, mais une relecture des refus de boire à la coupe que Jésus nous propose, pour ensuite, sans délai, nous remettre sur les chemins qui mènent à seule gloire qui vaille : celle qui nous vient du Père.
Tout cela reste vagues considérations sans un lieu pratique de vérification. L’eucharistie est le meilleur. Le sang est versé, la vie est donnée, en rançon, c’est-à-dire pour la rémission des péchés. Voilà le pouvoir que nous exerçons mal : celui de ne plus pécher. Notre liberté sert à opprimer nos frères au lieu de les unir autour du Père.
Cet évangile nous invite donc à faire le point sur notre manière de traverser l’année de l’eucharistie et de profiter pleinement du don qui nous est fait, de s’approprier des grâces de conversion qui sont offertes pour quelques semaines encore, accès facilité dans le Royaume éternel.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Dans le plein vent du monde, Seigneur,
 tu as envoyé ton Esprit pour nous guider 
et nous dire ta présence aujourd'hui.
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«Seigneur, puisque tu as envoyé ton Fils sauver le monde 
et non pas le juger,
- donne-nous en abondance les fruits de la croix.»
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«Osons demander la puissance du Saint-Esprit 
dans notre pauvreté, dans notre vulnérabilité. 
La demander comme un enfant demande du pain à son père.»
(Étienne Dahler)
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Tous, nous pouvons accéder au bonheur en Dieu, 
autrement dit au salut, parce que tous nous sommes capables d'aimer.
(Selon une découverte de saint Augustin à la suite de ses réflexions...)

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Bonne journée!
Jean-Yves 


Bonne sainte Anne
Priez pour nous.

Photo prise à Sainte-Anne-de-beaupré 
dans la chapelle de l'Immaculée Conception.

Bonne Fête de Sainte Anne!

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mercredi 24 juillet 2019

« Voici que le semeur sortit pour semer... » / La Parole ensemence les cœurs de ceux qui l’écoutent..(295,800)

Bonjour!
Mercredi 24 juillet 2019

295,780 fois merci!



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

PSAUME

(Ps 77 (78), 18-19, 23-24, 25-26, 27-28)
R/ Le Seigneur donne le pain du ciel !  (cf. Ps 77, 24b)
Ils tentaient le Seigneur dans leurs cœurs,

ils réclamèrent de manger à leur faim.

Ils s’en prennent à Dieu et demandent :
« Dieu peut-il apprêter une table au désert ? »

Il commande aux nuées là-haut,

il ouvre les écluses du ciel :

pour les nourrir il fait pleuvoir la manne,
il leur donne le froment du ciel.

Chacun se nourrit du pain des Forts,

il les pourvoit de vivres à satiété.

Dans le ciel, il pousse le vent d’est
et lance le grand vent du midi.

Sur eux il fait pleuvoir une nuée d’oiseaux,

autant de viande que de sable au bord des mers.

Elle s’abat au milieu de leur camp
tout autour de leurs demeures.

ÉVANGILE

« Ils ont donné du fruit à raison de cent pour un » (Mt 13, 1-9)
Alléluia. Alléluia. 

La semence est la parole de Dieu,

le semeur est le Christ ;
celui qui le trouve demeure pour toujours.
Alléluia. (cf. Mt 13, 4.23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison,

et il était assis au bord de la mer.

  Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes
qu’il monta dans une barque où il s’assit ;
toute la foule se tenait sur le rivage.
  Il leur dit beaucoup de choses en paraboles :
« Voici que le semeur sortit pour semer.
  Comme il semait,
des grains sont tombés au bord du chemin,
et les oiseaux sont venus tout manger.
  D’autres sont tombés sur le sol pierreux,
où ils n’avaient pas beaucoup de terre ;
ils ont levé aussitôt,
parce que la terre était peu profonde.
  Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé
et, faute de racines, ils ont séché.
  D’autres sont tombés dans les ronces ;
les ronces ont poussé et les ont étouffés.
  D’autres sont tombés dans la bonne terre,
et ils ont donné du fruit
à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.
  Celui qui a des oreilles,
qu’il entende ! »

                       – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire
de l'abbé Philippe Link - Merci

Nous savons quelle joie est la nôtre devant le plus beau mystère qui soit : le Verbe s’est fait chair, il se fait proche pour nous sauver.

L’introduction de l’évangile nous montre pourtant qu’il faut aussi accepter que le Seigneur mette de la distance entre lui et nous. Alors que la foule le presse, Jésus monte dans une barque et s’éloigne. Il ne part pourtant pas, car il est venu pour nous. Mais il crée ainsi la possibilité de la Parole. Il faut une certaine distance pour l’instaurer.
Puis Jésus enseigne. La parabole du semeur est vraiment facile à comprendre. Deux choses surprennent cependant : l’extraordinaire rendement des terrains fertiles et l’absence de contexte religieux. Le Seigneur promet une récolte très abondante, mais il ne dit rien du Royaume ou de son Père. S’agit-il vraiment d’une parabole ? Ne serait-ce pas une simple fable agricole ?
En fait, ce silence met davantage en valeur la morale de l’histoire : « Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! ». Voilà ce qu’il faut retenir. Jésus dévoile la condition exigée des disciples pour qu’ils portent du fruit en surabondance. Le terrain fertile dont parle la parabole est l’oreille du disciple. La Parole ensemence les cœurs de ceux qui l’écoutent.
L’introduction de l’évangile nous montre pourtant qu’il faut aussi accepter que le Seigneur mette de la distance entre lui et nous. Alors que la foule le presse, Jésus monte dans une barque et s’éloigne. Il ne part pourtant pas, car il est venu pour nous. Mais il crée ainsi la possibilité de la Parole. Il faut une certaine distance pour l’instaurer.
Puis Jésus enseigne. La parabole du semeur est vraiment facile à comprendre. Deux choses surprennent cependant : l’extraordinaire rendement des terrains fertiles et l’absence de contexte religieux. Le Seigneur promet une récolte très abondante, mais il ne dit rien du Royaume ou de son Père. S’agit-il vraiment d’une parabole ? Ne serait-ce pas une simple fable agricole ?
En fait, ce silence met davantage en valeur la morale de l’histoire : « Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! ». Voilà ce qu’il faut retenir. Jésus dévoile la condition exigée des disciples pour qu’ils portent du fruit en surabondance. Le terrain fertile dont parle la parabole est l’oreille du disciple. La Parole ensemence les cœurs de ceux qui l’écoutent.
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Bonne Sainte Anne
Priez pour nous.





«L'Esprit de Dieu n'agit pas seulement à travers nos forces,
 mais également à travers nos faiblesses.»
(Anselm Grün)
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«L'Église tient d'une Parole d'alliance
 qui la fonde et l'envoie au cœur de ce monde
 que Dieu aime.»
(Alphonse Boras)
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«La pastorale passe par cette parole de Dieu
 - annoncée, célébrée et attestée -
 qui donne corps aujourd'hui comme hier 
au peuple de Dieu.»
(Alphonse Boras)
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«L'Église tient de cette Parole dont elle vit.
 C'est son trésor. (...) 
Elle se doit de la partager 
puisque c'est sa raison de vivre. 
Cette Parole partagée 
pour faire grandir en humanité et dans la foi.»
(Alphonse Boras dans Paroisees et familles)
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Photo:
La magnifique cathédrale de la Résurrection
à Évry - France
Photo prise en 2012
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Bonne journée!
Jean-Yves

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