samedi 28 mars 2020

Est-ce de Galilée que vient le Christ ? (Jn 7, 40-53) / (314,242)


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UNION DANS LA PRIÈRE

Bonjour!


Samedi 28 mars 2020

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

Est-ce de Galilée que vient le Christ ? (Jn 7, 40-53)
Ta parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.
Heureux ceux qui ont entendu la Parole
dans un cœur bon et généreux,
qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
Ta parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance. (cf. Lc 8, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,
Jésus enseignait au temple de Jérusalem.
Dans la foule, on avait entendu ses paroles,
et les uns disaient :
« C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! »
D’autres disaient :
« C’est lui le Christ ! »
Mais d’autres encore demandaient :
« Le Christ peut-il venir de Galilée ?
L’Écriture ne dit-elle pas
que c’est de la descendance de David
et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? »
C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui.
Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter,
mais personne ne mit la main sur lui.
Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens,
qui leur demandèrent :
« Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? »
Les gardes répondirent :
« Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »
Les pharisiens leur répliquèrent :
« Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ?
Parmi les chefs du peuple et les pharisiens,
y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ?
Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi,
ce sont des maudits ! »

Nicodème, l’un d’entre eux,
celui qui était allé précédemment trouver Jésus,
leur dit :
« Notre Loi permet-elle de juger un homme
sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? »
Ils lui répondirent :
« Serais- tu, toi aussi, de Galilée ?
Cherche bien, et tu verras
que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! »
Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.


– Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire....

Au cœur de ces menaces qui se resserrent sur lui comme un étaux, Jésus continue son ministère : imperturbable, « il enseigne au temple de Jérusalem », car il sait bien que son Heure n’est pas encore venue et que nul ne peut l’anticiper.
Autour de lui les avis sont divisés, les opinions s’opposent, les partis s’affrontent : « Est-ce que le Messie peut vernir de Galilée ? L’Ecriture dit qu’il doit venir de Bethléem, le village où habitait David ! ». Certes, mais il vient avant tout de Dieu.
La messianité ne saurait se discerner sur base d’une généalogie humaine ou d’une provenance géographique.
C’est à sa parole, son message, son comportement que l’Envoyé de Dieu se fait connaître. Mais un tel discernement suppose une écoute bienveillante, sans a priori.
Curieusement, ce sont les soldats du temple qui vont se trouver dans les dispositions requises pour répondre à la question des origines du Rabbi de Nazareth.
Ces hommes font leur besogne sans se poser de questions ; les débats théologiques ne les concernent pas vraiment : ils préfèrent les laisser aux « professionnels ».
S’ils attendent que Jésus ait fini son discours pour l’arrêter, c’est uniquement afin d’éviter une émeute toujours possible. Pour être sûr qu’il ne leur échappe pas, ils gardent Notre-Seigneur à l’œil, ne le quittant pas un instant du regard.
Aussi ne peuvent-ils s’empêcher d’écouter ce que dit cet homme qui suscite tant de haine parmi les responsables religieux. Et voilà qu’à mesure que sa parole descend dans leur cœur, une paix inhabituelle, à vrai dire inconnue, les envahit.
Jésus les a remarqués et croise volontiers leur regard, les incluant dans le cercle de ses auditeurs et s’adressant à eux comme aux disciples qui l’entourent.
Bientôt la communion est établie, l’onction de l’Esprit descend sur ces hommes qui ne sont pas aveuglés par la jalousie et n’ont pas d’a priori contre Jésus.
Oubliant pourquoi ils étaient venus, les gardes écoutent longuement le Seigneur, et lorsqu’il a terminé son enseignement, aucun d’entre eux ne songe plus à l’arrêter.
Tandis que Jésus s’éloigne, ils ruminent ce qu’ils viennent d’entendre, tout en retournant, silencieux, vers leur caserne.
« Pourquoi ne l’avez-vous pas ramené ? » : la voix menaçante du chef des prêtres les arrache à leur méditation. Ebahis par la question qui leur apparaît totalement saugrenue, ils répondent par un argument qui leur semble irréfutable : « Jamais un homme n’a parlé comme cet homme ! »
La situation est grave : les soldats ont non seulement formellement désobéi à l’ordre reçu, mais ils prennent la défense du prévenu. Les pharisiens préfèrent ne pas insister : une mutinerie serait malvenue au moment où il faut agir contre ce gêneur dont l’influence s’étend de plus en plus.
Évitant l’affrontement, ils cherchent à sauver la face en se drapant dans leur dignité de spécialistes de la Loi, détenteurs de la vraie connaissance.
Mais blessés dans leur orgueil, ils se rapprochent entre eux, et baissant le ton pour ne pas être entendus par la foule et par les soldats, ils décident de la condamnation de Notre-Seigneur.
Cette précipitation illégale provoque la réaction de Nicodème, « qui était allé précédemment trouver Jésus ».
Cet homme qui est lui aussi entré dans l’intimité du Seigneur, rappelle le droit de l’inculpé de défendre publiquement sa cause. En vain : son intervention est rejetée avec mépris et même avec une pointe de menace.
Les jeux sont faits : « ils rentrèrent chacun chez soi », s’enfermant dans leur prison de haine, livrés au bon plaisir de celui qui dans l’ombre est trop heureux d’avoir su tirer profit de l’arrestation avortée, pour conduire à une décision de condamnation.
Seigneur, seuls ceux qui se sont exposés à ta présence, ont eu le courage de prendre ta défense. Les autres se sont lâchement tus ou t’ont condamné.
Aussi je te demande la grâce de demeurer fidèle à ces moments de rencontre intime avec toi dans la prière, les sacrements, l’adoration, la méditation de ta Parole.
Accorde-moi de trouver mon bonheur auprès de toi pour ne pas rougir de toi devant les hommes.
Et lorsque l’heure sera venue de te suivre sur le chemin de l’épreuve, donne-moi Seigneur de me souvenir de ta présence à mes côtés, afin que je puise en toi la force de la fidélité et de l’espérance.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Bonne journée!
Jean-Yves

jeudi 26 mars 2020

« On cherchait à l’arrêter, mais son heure n’était pas encore venue » (Jn 7, 1-2.10.14.25-30)(314,126)

Bonjour!
Vendredi 27 mars 2020

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« On cherchait à l’arrêter, mais son heure n’était pas encore venue » (Jn 7, 1-2.10.14.25-30)
Ta Parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.
L’homme ne vit pas seulement de pain,
mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
Ta Parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance. (Mt 4, 4b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,
Jésus parcourait la Galilée :
il ne voulait pas parcourir la Judée
car les Juifs cherchaient à le tuer.
La fête juive des Tentes était proche.
Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem
pour la fête,
il y monta lui aussi,
non pas ostensiblement, mais en secret.

On était déjà au milieu de la semaine de la fête
quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait.
Quelques habitants de Jérusalem disaient alors :
« N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ?
Le voilà qui parle ouvertement,
et personne ne lui dit rien !
Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu
que c’est lui le Christ ?
Mais lui, nous savons d’où il est.
Or, le Christ, quand il viendra,
personne ne saura d’où il est. »
Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria :
« Vous me connaissez ?
Et vous savez d’où je suis ?
Je ne suis pas venu de moi-même :
mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé,
lui que vous ne connaissez pas.
Moi, je le connais
parce que je viens d’auprès de lui,
et c’est lui qui m’a envoyé. »

On cherchait à l’arrêter,
mais personne ne mit la main sur lui
parce que son heure n’était pas encore venue.

– Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

La fête des Tentes fait mémoire du temps béni où Israël marchait au désert sous la conduite de son Dieu, dressant ses tentes autour de celle du Seigneur (Lv 23,34.42 ; Dt 16, 13), écoutant sa Parole et se conformant à ses volontés ; temps de fiançailles au cours duquel Dieu éduquait son peuple, le préparant à sa mission.
La commémoration annuelle de cette période fondatrice de l’histoire d’Israël, devait conduire à la conversion du cœur, à la repentance et au renouvellement de l’Alliance : « Mon épouse infidèle, je vais la séduire, je vais l’entraîner jusqu’au désert, et je lui parlerai cœur à cœur.
Là elle me répondra comme au temps de sa jeunesse, au jour où elle est sortie du pays d’Egypte » (Os 2, 16-17). Mais en réalité, la célébration – qui durait tout une semaine – s’était peu à peu réduite à un événement religieux dans lequel la dimension festive primait sur la démarche de conversion.
Voilà pourquoi Jésus se dissocie de ce rassemblement qui a perdu sa finalité. Lorsqu’il monte à Jérusalem, la fête en est déjà à la moitié de son déroulement ; et ce n’est pas au milieu de la foule que Notre-Seigneur se donne à rencontrer, mais au Temple, où il enseigne.
En se tenant dans le Lieu saint, Jésus veut rappeler à ses coreligionnaires que ce temps liturgique leur est donné pour revenir à la source et s’abreuver de la Parole du Dieu vivant qui les a libérés de l’esclavage d’Egypte.
Hélas il y a bien d’autres terres d’aliénation dans nos vies. En fait, dès que nous ne prêtons plus l’oreille à la Parole de notre Père des cieux, nous sommes en danger, car nous risquons de nous laisser égarer loin du chemin de la vie, fascinés par les séductions de ce monde qui passe.
« Le voilà qui parle et personne ne lui dit rien ! » Les chefs religieux sont bien trop occupés à s’exhiber à la fête pour se soucier de ce qui se passe au Temple.
Aussi la foule est-elle laissée à ses propres cogitations. A nouveau resurgit la question des origines du Messie – question qui est à vrai dire sous-jacente à tout le quatrième évangile, depuis le Prologue qui nous décrit la descente du Verbe de Dieu dans notre chair, jusqu’à la remarque du Ressuscité à Marie-Madeleine : « cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père » (Jn 20, 17).
Entendant les murmures du peuple, « Jésus s’écria ». Le verbe utilisé est troublant, car il semble annoncer les cris de la foule réclamant la condamnation de Notre-Seigneur devant Ponce Pilate : « A mort ! A mort ! Crucifie-le ! » (Jn 19, 15)
A l’Heure de la grande épreuve, Jésus ne dira plus rien. Il sera exécuté comme blasphémateur : « Suivant la Loi, il doit mourir, parce qu’il s’est prétendu Fils de Dieu » (Jn 19, 7).
C’est donc bien la question des origines qui est déterminante. Aussi Notre-Seigneur semble-t-il vouloir répondre par anticipation aux accusations portées contre lui ; il « crie » pour couvrir le tumulte et appeler à la conversion.
« Au désert vos pères ont écouté la Parole de Dieu qui leur était transmise par Moïse. Mais celui-ci a lui-même prophétisé que “le Seigneur votre Dieu fera se lever au milieu de vous un prophète que vous devrez écouter” (Dt 18, 15).
Sachez donc reconnaître le temps où Dieu vous visite : avez-vous trouvé dans ma parole quelque mensonge ? Les signes que j’ai accomplis au milieu de vous ne sont-ils pas suffisamment éloquents ?
Alors si vous reconnaissez que je dis la vérité et que les œuvres que j’accomplis sont celles que le Père m’a donné d’accomplir (Jn 5, 36), pourquoi ne voulez-vous pas venir à moi pour avoir la vie (Jn 5, 40) ?
Votre refus, hélas, témoigne contre vous : si vous aimiez le Père, si sa parole demeurait en vous, vous croiriez en moi, son Envoyé. Mais vous ne me connaissez pas parce que vous ne connaissez pas le Père (Jn 8, 19).
Vous ne voulez pas écouter sa voix et accueillir sa Parole de vérité parce que vous ne voulez pas venir à la lumière.
Vous préférez vos doctrines et pratiques humaines qui vous procurent une gloire éphémère, celle que vous vous échangez entre vous, et vous méprisez la gloire qui vient du Dieu unique ! (Jn 5, 44).
Malheureux êtes-vous, vous qui mourez de soif dans le désert de ce monde, cherchant en vain à puiser dans vos citernes fissurées qui ne retiennent pas l’eau (Jr 3, 13), alors que Dieu a, pour vous, fait jaillir du rocher l’eau vive du salut (Dt 8, 16).
Seigneur donne-moi la force de ne pas fuir le rendez-vous que tu me donnes au désert.
Tant de voix te réduisent à n’être qu’un avatar, un initié ou un maître parmi d’autres.
Tant de “sages et de savants” prétendent que ton Evangile n’est qu’un discours humain respectable certes, mais historiquement situé et qu’il faudrait adapter à notre temps.
Tant de haine se déchaîne contre ton Eglise accusée de tous les crimes de l’histoire… Je veux revenir à toi, et entendre ton appel : “Et toi, que dis-tu ? Pour toi, qui suis-je ?” (Mc 8, 29).
Puis me laissant illuminer par ton regard de tendresse et de miséricorde, je veux te répondre : “Tu es la lumière du monde”.
Je te choisis comme mon Seigneur et Sauveur, car “celui qui te suit ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière de la vie” (Jn 8, 12).

Abbé Philippe Link - Merci!

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Bonne journée!
Jean-Yves 

«Si je me rendais ce témoignage à moi-même, mon témoignage ne serait pas vrai»(313,901)

Près de 140 visites sur ce blogue hier: Merci!



À la Vierge de l'Annonciation
nous avons confié nos intentions 
en faisant brûler un lampion à nos fenêtres hier soir.
Merci de vous être unis à nous et de l'avoir fait
 avec plein de chrétiens à travers le monde.
 Merci!

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Bonjour!
Jeudi 26 mars 2020


Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance » (Jn 5, 31-47)
Louange à toi, Seigneur,

Roi d’éternelle gloire !

Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.

Louange à toi, Seigneur,

Roi d’éternelle gloire ! (Jn 3, 16)


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,
Jésus disait aux Juifs :
    « Si c’est moi qui me rends témoignage,
mon témoignage n’est pas vrai ;
    c’est un autre qui me rend témoignage,
et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai.
    Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste,
et il a rendu témoignage à la vérité.
    Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage,
mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés.
    Jean était la lampe qui brûle et qui brille,
et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière.
    Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean :
ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ;
les œuvres mêmes que je fais
témoignent que le Père m’a envoyé.
    Et le Père qui m’a envoyé,
lui, m’a rendu témoignage.
Vous n’avez jamais entendu sa voix,
vous n’avez jamais vu sa face,
    et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous,
puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé.
    Vous scrutez les Écritures
parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ;
or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage,
    et vous ne voulez pas venir à moi
pour avoir la vie !
    La gloire, je ne la reçois pas des hommes ;
    d’ailleurs je vous connais :
vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu.
    Moi, je suis venu au nom de mon Père,
et vous ne me recevez pas ;
qu’un autre vienne en son propre nom,
celui-là, vous le recevrez !
    Comment pourriez-vous croire,
vous qui recevez votre gloire les uns des autres,
et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ?
    Ne pensez pas que c’est moi
qui vous accuserai devant le Père.
Votre accusateur, c’est Moïse,
en qui vous avez mis votre espérance.
    Si vous croyiez Moïse,
vous me croiriez aussi,
car c’est à mon sujet qu’il a écrit.
    Mais si vous ne croyez pas ses écrits,
comment croirez-vous mes paroles ? »

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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   Commentaire...

Dans ce passage du chapitre cinq de l’évangile de saint Jean, Jésus veut manifester la vérité de ce qu’il prétend être. Pour cela, il va faire appel à quatre témoignages : celui de Jean-Baptiste, celui des œuvres que le Père lui a données d’accomplir, celui du Père lui-même et enfin celui des Écritures.
Chacun de ces témoignages, pour être reçu comme parole de vérité, requiert la foi de celui qui les entend.
Étonnant. Pas tant que ça puisque le témoignage ne se veut pas une argumentation persuasive par les preuves qu’il apporterait.
Le témoignage suscite la foi de celui à qui il s’adresse. Il demande à être cru. Il est une interpellation qui invite la liberté à se décider. Il ne veut en rien obliger l’autre par des arguments contraignants.
Pour ce qui le concerne, Jésus commence par renvoyer au témoignage du Baptiste à la lumière duquel certains « ont accepté de se réjouir un moment ».
Mais Jean-Baptiste n’était que la lampe et non pas la lumière en tant que telle (Cf. Jn 1, 8).
C’est ce qui fait dire à Jésus : « J’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a données à accomplir ; ces œuvres, je les fais, et elles témoignent que le Père m’a envoyé. » (Jn 5, 36)
Jésus demande que l’on croie en ses œuvres. Elles sont le sceau du Père sur son Envoyé, le témoignage le plus lumineux qu’il lui rend.
Pour parler des actions du Christ, Jean use d’un double vocabulaire : il parle de « signes » ou bien d’« œuvres ».
Du point de vue de la foi qui se cherche, les actions du Christ sont des signes ; du point de vue de la foi éclairée, elles sont en outre des œuvres.
En tant que signes, elles manifestent la gloire du Christ et de Dieu. Elles révèlent que Dieu est là, par une anticipation de son Jour, rayonnant de sa toute puissance de vie et de résurrection.
En tant qu’œuvres, elles manifestent la présence du Père à toute l’activité du Fils et l’unité du Père et du Fils. Elles sont comme les paroles, « données » à Jésus par le Père.
Jésus les voit faire au Père, ne les accomplit qu’avec lui et les lui attribue. « C’est le Père demeurant en moi qui accomplit les œuvres » (Jn 14, 10).
Ainsi, dans les œuvres du Fils s’accomplit l’œuvre du Père et se révèle son amour pour le monde.
L’Envoyé, en sa personne, se manifeste comme le témoignage par excellence de l’amour du Père pour le monde.
Et lui refuser sa foi c’est se fermer à cet amour : « Je vous connais, vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu ».
Tout cela était annoncé dans les Ecritures afin que le peuple puisse reconnaître l’Envoyé du Père lorsqu’il se présenterait à eux.
Malheureusement, les scribes et les pharisiens ne lisent pas avec foi l’Ecriture. Ils l’ont enfermée dans leurs propres pré-compréhensions et du coup, ils ne sont pas disponibles au témoignage qu’elle rend à Jésus, à l’invitation qu’elle leur adresse de s’ouvrir radicalement au don de son amour.
Jésus est venu nous proposer d’entrer par la foi dans la relation d’amour qui l’unit à son Père.
Mais faire ce pas signifie que l’on se soit détourné de tous ses égoïsmes ou autres repliements narcissiques, que l’on ait renoncé à toute forme d’auto-glorification pour « chercher la gloire qui vient du Dieu unique » : « Comment pourriez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres. » (Jn 5, 43)
Seigneur, nous te demandons de nous libérer de nous-mêmes afin que nous puissions recevoir dans la foi le témoignage du Père en ta faveur et entrer à ta suite dans cette intimité qui t’unit à lui.

Abbé Philippe Link - Merci!

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   Méditation...

Du livre de Marie-Joseph Le Guillou
«Aimer c'est apprendre à recevoir la miséricorde de Dieu»

«Le péché offense Dieu, mais  comme Dieu est saint, 
il pardonne les péchés. 
Son amour est transcendant, voilà pourquoi
 il ne tolère pas que sa créature demeure dans le péché.
 Il souffre du péché de l'homme.» (p. 23)
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«Dans notre vie, il y a toujours un moment 
où nous prenons conscience 
de notre péché, de nous infidélités, de nos faiblesses 
qui obstruent la communication de l'amour de Dieu. 
Or, Dieu veut toujours se donner à nous. 
Il est toujours à la recherche de l'homme. 
Dieu ne s'avoue jamais vaincu. 
Quelles que soient les circonstances 
dans lesquelles l'homme se met,
 Dieu est toujours là! Et pour peu que l'homme dises "me voici", 
tout l'amour de Dieu envahit le cœur de l'homme.
 Alors nous devons prendre conscience de nos infidélités
 dans une immense espérance. 
Dans notre cœur habite le pardon de Dieu,
dans notre cœur habite la miséricorde de Dieu 
non seulement pour pardonner nos propres péchés  
mais aussi pour que nous pardonnions aux autres
 et que nous nous pardonnions les uns les autres.» (p. 24)
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Bonne journée!
Jean-Yves


Joie pour les cœurs qui cherchent Dieu!
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Merci à tous les soignants 
et à toutes les personnes qui veillent sur nous.
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mercredi 25 mars 2020

Une bougie à ta fenêtre... /« Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils » (Lc 1, 26-38) (313,764)

Il y a eu plus de 190 visites sur ce blogue depuis hier soir...
 Nous avons besoin de communier à la Parole de Dieu.
Prions les uns pour les autres.
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La statue de la Vierge au sanctuaire marial N.-D.-de-Fatima
de La Pocatière
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Unissons-nous à cette demande de notre évêque:
En soirée, 
placer un lampion, une bougie ou un cierge à la fenêtre
en ce jour de l'Annonciation à la Vierge Marie
et prier la Mère de Dieu
face à cette pandémie mondiale qui nous affecte.
C'est une occasion spéciale de prier la Vierge Marie
afin de nous protéger de ce fléau.
Nous pouvons dire quelques "Je vous salue Marie"
ou une dizaine de chapelet.

Je m'ajuste à la demande de notre évêque 
qui dit ceci sur Facebook ce matin:

En ce 25 mars, fête de l'Annonciation du Seigneur, je vous rappelle mon invitation à vivre ce soir entre 20h et 22h l'activité "une bougie à ma fenêtre". Prenez une photo de votre bougie et publiez-la afin d'illuminer la communauté Facebook. Je me réjouis de voir votre photo qui nous mettra en solidarité dans le confinement. Toutes ces flammes nous rappelleront aussi le Christ qui est présent pour nous soutenir dans ce que nous vivons. En allumant votre bougie, vous pouvez priez le Notre Père à l'invitation du pape François qui nous propose de le faire aujourd'hui en communion avec les malades atteints par le coronavirus. Et surtout, soyez prudents avec votre bougie!
(+ Pierre Goudreault)
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Résultat de recherche d'images pour "Une bougie allumée"

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Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils » (Lc 1, 26-38)
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.

(Au Temps pascal : Alléluia. Alléluia.)

Le Verbe s’est fait chair,

il a habité parmi nous

et nous avons vu sa gloire.

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. (Jn 1, 14ab)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,

    l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu

dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,

    à une jeune fille vierge,

accordée en mariage à un homme de la maison de David,

appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
    L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »
    À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
    L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
    Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
    Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
    il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin. »
    Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »
    L’ange lui répondit :
« L’Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut
te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.
    Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu’on l’appelait la femme stérile.
    Car rien n’est impossible à Dieu. »
    Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole. »
Alors l’ange la quitta.

     – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...


Une annonciation est bien plus qu’une simple énonciation – l’affirmation d’un fait, ou la description d’un événement ; elle signale l’irruption d’une nouveauté radicale, dont Dieu lui-même est l’auteur.
Un monde nouveau est appelé à surgir, à partir d’une jeune fille, moyennant son consentement.
L’élue se nomme Marie et est déjà engagée légalement envers un homme issu de la maison de David.
La salutation de l’Ange – « Je te salut, comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi » – en dit long sur le travail de la grâce prévenante dans le cœur de cette fille d’Israël.
Mais il n’y a pas d’annonce de la présence de Dieu sans une mission particulière, dont la réalisation attestera l’authenticité de l’expérience vécue.
D’où le trouble chez la jeune fille qui s’inquiète sur ses capacités à pouvoir assurer la mission discrète mais exceptionnelle qui lui est confiée : « Comment cela va-t-il se faire puisque je suis vierge ? »
Qu’elle se rassure : cet enfantement ne requiert aucune intervention humaine ; il va se réaliser par la seule « puissance du Très-Haut » agissant par « l’Esprit Saint », afin que celui qui va naître soit saint lui aussi.
Toute annonciation véritable est accréditée d’un signe : le renouvellement radical de la vie est annoncé par la fécondité inattendue d’une femme âgée, Elisabeth, « car rien n’est impossible à Dieu ».
Cette interprétation lumineuse et pleine d’espérance, libère l’audace de la jeune fille nommée Marie. Elle donne son consentement en s’offrant tout entière à l’action de l’Esprit : « Voici… » : elle se présente à Dieu pour qu’Il fasse en elle son bon plaisir.
Le passage à la troisième personne semble souligner le dessaisissement total de sa volonté propre, pour ne plus être que « …la servante du Seigneur ».
Elle accepte que « tout se passe selon la parole » dite ; elle s’abandonne au rhéma, traduction grecque de l’hébreu dabar, signifiant la « parole-événement », la parole de Dieu qui se fait événement, et dans notre cas : qui se fait avènement du Verbe dans la chair.
Assuré d’un tel consentement, le messager de Dieu se retire : « L’ange la quitta ». Il peut remonter au ciel, mission accomplie.
La Parole commence sa course victorieuse, entraînant irrésistiblement à sa suite tous ceux qui reconnaissent à son passage, la venue des temps nouveaux.
Dieu a donné son Fils, fruit unique de son cœur, qui était son égal et qu’il aimait comme lui-même : il l’a donné à Marie, et, du sein de Marie, il en fait son Fils, non pas quelqu’un d’autre, mais le même en personne, de sorte qu’il est par sa nature le même Fils unique de Dieu et de Marie.
Toute la création est l’œuvre de Dieu, et Dieu est né de Marie ! Dieu a tout créé, et Marie a enfanté Dieu ! Dieu qui a tout formé, s’est formé lui-même du sein de Marie, et ainsi il a refait tout ce qu’il avait fait.
Lui qui a pu tout faire de rien, n’a pas voulu refaire sans Marie sa création détruite. Dieu est donc le Père de toutes les choses créées, et Marie la mère de toutes les choses recréées.
Dieu est le Père de la création universelle, et Marie la mère de la rédemption universelle. Car Dieu a engendré celui par qui tout a été fait, et Marie a enfanté celui par qui tout a été sauvé.
Dieu a engendré celui sans qui absolument rien n’existe, et Marie a enfanté celui sans qui absolument rien n’est bon.
Oui, le Seigneur est vraiment avec toi : il t’a fait un don tel que la nature entière t’est grandement redevable, à toi, en même temps qu’à lui.

Abbé Philippe Link - Merci!


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Réflexion du carême:

Je relis actuellement un volume déjà lu en 2016.
Le titre: «Aimer c'est apprendre à recevoir la miséricorde de Dieu»
L'auteur: Marie-Joseph Le Guillou
Publication: Parole et Silence

«Notre vie en Église est belle 
parce que c'est un avant-goût de la communion dans le ciel.
 Notre vie et remplie de faiblesses, 
mais nous devons les prendre comme des leviers.» (53) 
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et autres encore...

Merci à chacun et chacune 
pour votre présence
et votre moment de réflexion.

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Bonne journée!
Jean-Yves