jeudi 23 septembre 2021

« Tu es le Christ, le Messie de Dieu. – Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup » / (366,154)

 Bonjour!

Vendredi 24 septembre 2021


Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Tu es le Christ, le Messie de Dieu. – Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup » (Lc 9, 18-22)

Alléluia. Alléluia. 
Le Fils de l’homme est venu pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude.
Alléluia. (cf. Mc 10, 45)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce jour-là, Jésus était en prière à l’écart.
Comme ses disciples étaient là,
il les interrogea :
« Au dire des foules, qui suis-je ? »
    Ils répondirent :
« Jean le Baptiste ; mais pour d’autres, Élie ;
et pour d’autres, un prophète d’autrefois qui serait ressuscité. »
    Jésus leur demanda :
« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Alors Pierre prit la parole et dit :
« Le Christ, le Messie de Dieu. »
    Mais Jésus, avec autorité,
leur défendit vivement de le dire à personne,
    et déclara :
« Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup,
qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes,
qu’il soit tué,
et que, le troisième jour, il ressuscite. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Jésus vient de multiplier les pains ; l’enthousiasme de la foule est à son comble. Le Seigneur, lui, se retire dans la solitude pour prier ; c’est-à-dire pour rencontrer plus intimement son Père, l’adorer, lui rendre grâce et écouter ses volontés. C’est là dans cette humble prière, que Jésus est pleinement Fils. Il est parfaitement conscient – y compris dans sa conscience humaine – de son identité et de sa mission : révéler le visage de ce Père qu’il aime et devant lequel il veut s’effacer. C’est pourquoi il fuit la liesse de ces hommes et de ces femmes qui ne parviennent pas à s’élever du signe à la réalité, du pain donné à la paternité qui s’y manifeste.

« Pour la foule qui suis-je ? » Les apôtres énumèrent les mêmes propositions que celles qui furent rapportées à Hérode. Certes les foules ont bien pressenti que ce Rabbi hors du commun venait de Dieu ; mais elles reconnaissent tout au plus en lui le prophète de la fin des temps, celui qui devait préparer la venue du Messie. Il leur a manqué, pour découvrir l’identité de Jésus, l’intimité d’une relation personnelle, qui aurait grandi dans la durée.

Aussi Jésus est-il en droit d’attendre de ses proches une autre réponse : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous qui avez parcouru les routes de Judée et de Galilée à ma suite, à qui j’ai réservé mes enseignements les plus profonds, vous à qui j’ai donné ma confiance, mon amitié, pour vous qui suis-je ? »

Pierre n’est pas un intellectuel ; il se nourrit davantage des yeux que des discours. Aussi a-t-il observé plus que les autres, avec le regard pénétrant de l’amour, celui qui a pris progressivement toute la place dans son cœur et avec lequel il se sent mystérieusement uni pour le temps et l’éternité. Non son Maître n’est pas un Rabbi comme les autres. Il n’est pas qu’un juif pieux investi de la grâce divine ; il est bien plus qu’un homme remplit de Dieu ; en lui Dieu c’est fait proche de l’homme ; bien plus : en lui Dieu semble avoir pris forme humaine pour nous dire son amour. Mais comment un pêcheur des bords du lac de Galilée, ignorant les Écritures, pourrait-il exprimer un tel mystère ? D’autant plus que son pressentiment semble plutôt hérétique au regard du catéchisme juif qu’il a appris à la synagogue.

S’enhardissant pourtant devant le regard insistant de Jésus, Pierre se lance : « Tu es “l’Oint de Dieu” ; celui qui vient de la part du Très-Haut et que Lui seul pourrait définir. Je ne saisis sans doute pas très bien la portée de ce que je dis, mais je peux seulement affirmer, avec l’intuition sûre de l’amour, que sur toi repose en plénitude l’Esprit de sainteté (Is 61, 1). Tu es bien plus qu’un précurseur annonçant celui qui doit venir, ou qu’un prophète lui préparant la route. Le Messie c’est toi : tu es celui qui instaure le Royaume en réconciliant les hommes avec Dieu ».

La mise en garde de Jésus, défendant à ses disciples de révéler cette identité avant l’Heure, résonne comme une confirmation de la confession de foi de Pierre. Et pourtant paradoxalement, Notre-Seigneur poursuit en révélant pour la première fois sa fin tragique. Ce n’est en effet qu’au matin de Pâques qu’éclatera au grand jour la gloire du Fils de l’homme ; avant cela, « il faut » d’abord « qu’il souffre beaucoup, qu’il soit rejeté et qu’il soit tué ». On imagine sans peine la perplexité de Pierre, qui à nouveau perd ses repères au moment même où il croyait commencer à comprendre…

« Le disciple n’est pas plus grand que le Maître » : un jour nous serons invités nous aussi à marcher à la suite du Christ sans plus rien comprendre, et à nous engager sur le chemin paradoxal de la Croix. Pour pouvoir demeurer fidèle à l’heure de l’épreuve, il faut nous hâter d’entrer dès à présent dans son intimité, comme lui-même demeure dans celle de son Père.

C’est au cœur de nos vies quotidiennes que le Bien-Aimé nous pose à nous aussi cette question dont dépend notre salut : « Et toi, qui dis-tu que je suis ? Pour toi, qui suis-je ? » Saurons-nous voir dans le « Fils de l’homme » que le monde rejette, le « Messie de Dieu » qui nous ouvre les cieux ?


Abbé Philippe Link / Merci!

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Pour toi, qui est Jésus?


«Pour moi, Jésus c'est celui qui m'appelle 

à toujours plus grand que je peux imaginer 

et qui m'appelle toujours

 par des chemins plus grands que je peux prévoir.»


(Simon Lessard / La Victoire de l'Amour)

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Bonne journée!

Jean-Yves


mercredi 22 septembre 2021

« Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » / (366,072)

Bonjour!

Jeudi 23 septembre 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

« Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » (Lc 9, 7-9)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, dit le Seigneur.
Personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Alléluia. (Jn 14, 6)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Hérode, qui était au pouvoir en Galilée,
entendit parler de tout ce qui se passait
et il ne savait que penser.
En effet, certains disaient que Jean le Baptiste
était ressuscité d’entre les morts.
    D’autres disaient :
« C’est le prophète Élie qui est apparu. »
D’autres encore :
« C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. »
    Quant à Hérode, il disait :
« Jean, je l’ai fait décapiter.
Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? »
Et il cherchait à le voir.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Le Roi Hérode, se situe culturellement parmi les « hellénistes éclairés » de l’époque : son appartenance à la communauté juive est pur opportunisme. Pour maintenir sa position au sein de l’empire romain, il a tout intérêt à ce qu’il n’y ait pas trop de vagues dans la région de Galilée qu’il est supposé gouverner. Or ce Jésus qui fait courir les foules pourrait bien attirer l’attention de l’occupant et lui causer des ennuis. Aussi envoie-il les gens de sa cour aux informations. Le résultat de l’enquête ne fait qu’augmenter la perplexité du Tétrarque, car le bruit court qu’il pourrait bien s’agir du prophète des derniers temps, sur qui repose l’Esprit d’Elie et du Baptiste.

Ce ne sont pas cette interprétation qui trouble Hérode : trop influencé par la philosophie grecque pour croire en la résurrection, il a tôt fait d’éliminer les explications qu’on lui rapporte : « Jean, je l’ai fait décapiter » ; Elie est mort depuis longtemps, et pas de danger que les anciens prophètes surgissent de leur tombe. « Mais alors, qui est cet homme dont j’entends tellement parler ? »

Cette question tracasse à ce point notre Roitelet, qu’il « cherche à voir » lui-même ce Jésus, afin de se faire une opinion sur son identité. Il veut découvrir « ce qu’est » ce Jésus dont tout le monde parle ; mais il ne cherche pas à découvrir « qui » il est, quel est le mystère de sa Personne. Car pour cela il lui faudrait entrer en relation personnelle avec lui, courir le risque de croiser son regard, de le laisser entrer dans son intimité. Or Hérode a peur de s’exposer à une telle rencontre, dont il pressent qu’elle viendrait bouleverser sa vie.

Et moi ? Est-ce que j’ose me tenir dans le rayonnement du regard et de la parole de Jésus ? Est-ce que je désire une rencontre personnelle avec lui ? Est-ce que j’ose lui parler, ou bien est-ce que je me contente de parler de lui ?


Abbé Philippe Link / Merci!

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«Servir c'est accueillir,
servir c'est faire route avec,
servir c'est accompagner,
servir c'est soutenir,
servir c'est encourager 
les plus petits de notre monde 
qui sont délaissés.»

(Mgr Christian Rodembourg, évêque de Saint-Hyacinthe
 lors d'une célébration d'accueil de 2 candidats au diaconat permanent.)
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Bonne journée!

Jean-Yves

mardi 21 septembre 2021

« Il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades » / (366,019)

Bonjour!

Mercredi 22 septembre 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour... 

ÉVANGILE

« Il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades » (Lc 9, 1-6)

Alléluia. Alléluia.
Le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.
Alléluia. (Mc 1, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus rassembla les Douze ;
il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons,
et de même pour faire des guérisons ;
    il les envoya proclamer le règne de Dieu
et guérir les malades.
    Il leur dit :
« Ne prenez rien pour la route,
ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ;
n’ayez pas chacun une tunique de rechange.
    Quand vous serez reçus dans une maison,
restez-y ; c’est de là que vous repartirez.
    Et si les gens ne vous accueillent pas,
sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds :
ce sera un témoignage contre eux. »
    Ils partirent
et ils allaient de village en village,
annonçant la Bonne Nouvelle
et faisant partout des guérisons.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

L’influence de l’esprit du monde oriente notre lecture de l’évangile et le fait souvent percevoir comme une liste d’interdictions pesantes et dépassées. Le passage de ce jour est propre à nous faire changer d’avis. Il contient en effet une longue liste d’interdits : « ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; n’ayez pas chacun une tunique de rechange ». En résumé : « n’emportez rien ». Pourtant, il s’agit du récit d’un don de Dieu, un don extraordinaire que fait le Seigneur Jésus : il « convoqua », il « donna », il « les envoya proclamer le règne de Dieu et faire des guérisons ».

Aussi la liste qui a d’abord retenu notre attention n’est-elle pas une succession d’interdits, mais une série de recommandations pour que les apôtres restent dans un état de pauvreté et de dépendance qui les garde disponibles pour leur mission. Ce sont les conditions du bonheur en quelque sorte ; les rives du fleuve.

En outre, gardons l’importance donnée par le Seigneur à l’hospitalité. Chaque famille ne peut l’exercer de la même manière, il convient à chacun de déterminer justement les temps et les modes de l’accueil ; mais le cœur de chaque famille doit rester grand ouvert. Cet évangile nous montre comment l’hospitalité est une expérience pleinement spirituelle, humaine et culturelle, contribuant grandement à l’avènement du Royaume. Elle est un des aspects fondamentaux de la charité fraternelle.

Seigneur, donne-nous d’être attentifs à honorer les hôtes que tu places sur notre chemin : ceux à qui offrir un moment de convivialité, l’échange de quelques mots, un repas partagé. Donne-nous d’accueillir humblement et sincèrement ces frères, sans nous interroger indûment sur l’avenir, sans nous protéger abusivement dans nos rapports fraternels. Qu’en toute chose nous restions sûrs de ta présence à nos côtés, disponibles à te servir et à annoncer par notre vie la Bonne Nouvelle que tu portes aux hommes.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves


lundi 20 septembre 2021

« Suis-moi. L’homme se leva et le suivit » / (365,967)

 Bonjour!

Mardi 21 septembre 2010

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



ÉVANGILE

« Suis-moi. L’homme se leva et le suivit » (Mt 9, 9-13)

Alléluia. Alléluia.
À toi, Dieu, notre louange !
Toi que les Apôtres glorifient,
nous t’acclamons : tu es Seigneur !
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    Jésus sortit de Capharnaüm
et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu,
assis à son bureau de collecteur d’impôts.
Il lui dit :
« Suis-moi. »
L’homme se leva et le suivit.

    Comme Jésus était à table à la maison,
voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)
et beaucoup de pécheurs
vinrent prendre place avec lui et ses disciples.
    Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples :
« Pourquoi votre maître mange-t-il
avec les publicains et les pécheurs ? »
    Jésus, qui avait entendu, déclara :
« Ce ne sont pas les gens bien portants
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
    Allez apprendre ce que signifie :
Je veux la miséricorde, non le sacrifice.
En effet, je ne suis pas venu appeler des justes,
mais des pécheurs. »

     – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Aujourd’hui Jésus passe et nous appelle (cf. Mt 9,9) :
«Suis-moi» (Mt 9,9).

L’Évangile de Matthieu s’accomplit pour nous aujourd’hui 
dans un nouvel appel.
Et où Jésus vient-il trouver Matthieu ?
Matthieu était-il en prière profonde à la synagogue ou bien en train d’accomplir de grandes œuvres de bienfaisance ?
Non ! Jésus vient à lui alors qu’il a les mains dans le sac.
Il le rencontre au lieu de sa misère, de sa cupidité et de ses fraudes. C’est ce qu’a admirablement montré le grand peintre Il Caravaggio 
en représentant Matthieu 
assis dans une sorte de sous-sol blafard
où règnent le trafic et la corruption.
Et c’est bien là que Jésus le rejoint,
c’est là que Jésus nous rejoint :
«Suis-moi !»

Que faisons-nous ?
Jésus nous appelle.
Il nous choisit et nous appelle.
Que choisis-tu ?
Rester assis, faire le sourd, et continuer nos trafics
et nos affaires cachées ou bien nous lever,
accepter d’être aimés et choisis dans notre misère
et suivre Jésus.
Aller là où il y ira,
jusqu’au bout, 
jusqu’au Ciel, 
jusqu’à la communion de bonheur que sa croix glorieuse ouvre pour nous ?
Que choisis-tu ?

L’Évangile de ce jour ne s’arrête pas là :
il nous mène à poser un autre choix.
Après la scène de l’appel où jaillit la Parole,
il y a la scène du repas, du banquet, de la table.
Et là aussi, il va falloir choisir,
choisir entre deux camps.
 D’un côté, il y a la table de Jésus.
C’est la table du pardon, la table de la miséricorde, la table du Salut.
Et il y a une place pour toi,
une place toute prête.
Mais en t’approchant tu te rends compte
de qui seront tes voisins de table :
beaucoup de publicains et de pécheurs (cf Mt 9,11).
Il me faut m’asseoir entre ma belle-mère qui me fait souffrir depuis plus de 30 ans bien plus que tous les collecteurs d’impôts du monde ;
et ce truand bien connu aux mœurs scandaleuses
à côté de qui pour rien au monde je voudrais être photographié !
C’est la table de Jésus.

De l’autre côté, il y a les «saints»,
 c’est-à-dire ceux qui se regardent comme tels. 
Ce sont des pharisiens, littéralement des «séparés» ;
ils restent debout, regardent à distance
et interrogent les disciples :
«Pourquoi votre Maître mange-t-il 
avec les publicains et les pécheurs ?» (Mt 9,11).
 Ce sont les fils de Jonas
qui était incapable d’accepter la miséricorde de Dieu.
Leur colère est celle du fils aîné de la parabole,
scandalisé devant l’amour immérité dont le Père enveloppe son fils.

Et nous, de quel côté irons-nous ?
Sommes-nous prêts à sacrifier nos mérites et notre volonté de puissance pour nous asseoir à la table du pardon ?
Cette table est celle de la gratuité de l’amour,
celle de l’impuissance partagée,
celle de la tendresse débordée de Dieu.

Que vais-je faire pour toi ? nous dit le Seigneur. Je vais te chercher.
Je viens te chercher
comme le bon berger, sa brebis perdue,
comme la femme, sa drachme perdue,
comme le père, son fils aîné perdu. L’Amour est dévoilé.
Les plus grands pharisiens peuvent 
devenir les plus grands saints.
C’est Paul et tant d’autres.
Les publicains aussi peuvent devenir de grands saints : 
c’est Zachée, Mathieu et tant d’autres.

Aujourd’hui, voulons-nous suivre Jésus ?
Et nous asseoir à sa table ?


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 


dimanche 19 septembre 2021

« On met la lampe sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière » / (365,909)

 Bonjour!

Lundi 20 septembre 2021



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« On met la lampe sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière » (Lc 8, 16-18)

Alléluia. Alléluia. 
Que votre lumière brille devant les hommes :
alors, en voyant vos œuvres bonnes,
ils rendront gloire à votre Père.
Alléluia. (Mt 5, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
    « Personne, après avoir allumé une lampe,
ne la couvre d’un vase
ou ne la met sous le lit ;
on la met sur le lampadaire
pour que ceux qui entrent voient la lumière.
    Car rien n’est caché
qui ne doive paraître au grand jour ;
rien n’est secret
qui ne doive être connu
et venir au grand jour.

    Faites attention à la manière dont vous écoutez.
Car à celui qui a,
on donnera ;
et à celui qui n’a pas,
même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La parole de ce jour fait suite à la parabole du Semeur, et plus particulièrement à l’explication que le Seigneur en a donnée. Cette interprétation est une lumière capable d’illuminer l’auditeur attentif, et de lui faire prendre conscience de sa responsabilité face à la Parole. La fécondité de nos vies dépend en effet de la qualité de l’accueil que nous réservons à l’Évangile : voilà un avertissement qui mérite bien qu’on le diffuse, qu’on le crie sur les toits comme le firent les prophètes. 

Une telle « lumière » ne saurait restée cachée : elle est tout au contraire destinée à être placée « sur le lampadaire pour que ceux qui entrent – entendons : ceux qui cherchent à se rapprocher de Dieu, qui désirent entrer en relation avec lui – voient la lumière », c’est-à-dire qu’ils discernent la place essentielle de la Parole dans leur vie et l’urgence de son accueil, qu’en le comprenant ils se convertissent, et qu’en se convertissant ils aient la vie.

« Rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. » Cette affirmation de Jésus devrait conclure définitivement le débat sur le caractère secret des enseignements qu’il aurait prodigués à ses proches. Les paroles du Seigneur ne demeurent cachées ou obscures que pour ceux qui refusent de les écouter – ou de les entendre au niveau où Jésus les prononce. Mais la Bonne Nouvelle frappe à la porte de tous les cœurs disponibles afin d’y révéler le vrai visage de Dieu. Notre Seigneur ne donne pas un enseignement énigmatique qui ne serait accessible qu’à un petit nombre d’initiés. 

Certes il parle en paraboles, mais c’est afin que chacun puisse comprendre au niveau d’intelligence spirituelle auquel il est parvenu, et continuer à s’en nourrir en approfondissant toujours davantage son interprétation. Jésus n’impose pas une idéologie ; il ne se substitue pas à la liberté de ses interlocuteurs : il les met en route, il propose un chemin de conversion concret, à mettre en œuvre, « à force de persévérance », au jour le jour. Celui qui s’y engage, découvre qu’il ne marche pas seul, mais que Notre-Seigneur l’accompagne et pourvoit au nécessaire à chaque étape ; car « les hommes droits sont ses intimes » (Proverbes 3, 32).

C’est ainsi que celui qui accueille la Parole telle qu’elle se donne « dans un cœur bon et loyal », « recevra encore » ; alors que « celui qui n’a rien » – précisément parce qu’il n’écoute pas avec bienveillance – « se fera enlever même ce qu’il paraît avoir », puisque ce qu’il a entendu ne lui sert à rien.

De tout cela, les disciples ont à être les témoins : pas question de demeurer dans un cercle restreint de « gnostiques », possédant un « savoir » salvifique. « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Mt 10, 8). Le salut nous est offert dans une relation personnelle d’amitié avec Jésus. Une telle connaissance est en soi incommunicable ; mais le chemin d’accès à cette rencontre salvifique doit être rendu accessible au plus grand nombre grâce au labeur apostolique.

« Entre le secret et la (dé)monstration, se tient la révélation » (Paul Ricœur) : la Parole est invitation à un dialogue qui respecte les interlocuteurs. Le Seigneur s’y donne tout en demeurant voilé dans son Mystère. Car le fruit de la rencontre n’est pas que nous comprenions qui est Dieu, mais que nous soyons transformés en lui, afin de le connaître comme il nous connaît.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 

samedi 18 septembre 2021

« Le Fils de l’homme est livré…Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le serviteur de tous » /Réflexion sur le sacrement du Pardon... / (365,830)

Bonjour!



Dimanche 19 septembre 2021

25e dimanche du temps ordinaire B / Lit. des heures, Sem. I

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche... 

ÉVANGILE

« Le Fils de l’homme est livré…Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le serviteur de tous » (Mc 9, 30-37)

Alléluia. Alléluia.
Par l’annonce de l’Évangile,
Dieu nous appelle à partager
la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.
Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus traversait la Galilée avec ses disciples,
et il ne voulait pas qu’on le sache,
    car il enseignait ses disciples en leur disant :
« Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ;
ils le tueront
et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »
    Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles
et ils avaient peur de l’interroger.
    Ils arrivèrent à Capharnaüm,
et, une fois à la maison, Jésus leur demanda :
« De quoi discutiez-vous en chemin ? »
    Ils se taisaient,
car, en chemin, ils avaient discuté entre eux
pour savoir qui était le plus grand.
    S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit :
« Si quelqu’un veut être le premier,
qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »
    Prenant alors un enfant,
il le plaça au milieu d’eux,
l’embrassa, et leur dit :
    « Quiconque accueille en mon nom
un enfant comme celui-ci,
c’est moi qu’il accueille.
Et celui qui m’accueille,
ce n’est pas moi qu’il accueille,
mais Celui qui m’a envoyé. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Quand Jésus nous parle, à nous, hommes de la terre, de grand, petit, dernier ou premier, il nous parle d’une échelle de grandeur qui est sur un autre registre que celui qui nous est familier. En Dieu, l’étalon de la grandeur n’est pas une mesure. On ne calcule pas la grandeur en mètres, en minutes, en litres ou en euros. La vraie grandeur, celle dont parle Jésus, ne peut pas se mesurer. Car la grandeur, c’est l’amour. Et comme dit saint Bernard, « la mesure de l’amour, c’est d’aimer sans mesure ».
Dieu est ainsi. Dieu est amour. « À sa grandeur, point de mesure », dit le psalmiste (Ps 145,3).
Ni augmentation, ni diminution. Ni progrès, ni déclin. Pas de calcul, pas d’économie, pas de répartition de l’amour.

Dieu « est » amour (1 Jn 4,8).
Dieu est toujours lui-même, c’est à dire le plus grand dans toutes les situations. Que Jésus soit élevé à la droite du Père ou cloué sur la croix, il est et demeure « le Seigneur, à la gloire du Père » (Ph 2,11).
Rien n’altère ce qu’il est. Il est si puissant qu’il peut renoncer à sa puissance sans devenir faible. Il est si grand qu’il peut se faire tout petit sans perdre sa prééminence. Dans l’infini, y-a-t-il vraiment du grand et du petit ?

Et nous, qui sommes-nous ?


Les enfants du Père, tel cet enfant que Jésus embrasse devant ses apôtres. Notre existence vient de Dieu. Il est Celui qui nous donne la vie, la paix, la joie. Nous sommes tout en Dieu, et pourtant nous avons besoin de l’autre, du frère, pour épanouir ce que nous sommes. Ce n’est pas une relation de comparaison qu’il nous faut vivre entre nous car, nous l’avons vu, elle est illusoire et fausse ; non, c’est une relation d’amour à travers le don de soi et le service.

« Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous, et le serviteur de tous ». Plus nous aimons, plus nous nous donnons et plus nous devenons ce que nous sommes. On peut avoir l’impression de se perdre, de disparaître car servir un autre, c’est se mettre en dessous de lui. Et pourtant nous grandissons de cette grandeur qui est propre à Dieu.

« Ma vie, nul ne la prend, c’est moi qui la donne ».
Oui vraiment dans l’amour, il n’y a plus ni haut, ni bas, ni prince, ni esclave. Car l’amour élève au-dessus de tout. Et rien n’est bas, rien n’est vil qui est rejoint par l’amour. Aimer, c’est être si libre de soi que l’autre est toujours préféré. C’est dans cette liberté que j’atteins la plénitude de ce que je suis. L’infini de l’amour envahit la finitude de mon cœur. À cet instant, je peux dire : j’existe !

Seigneur notre Dieu, tu as envoyé ton Fils, premier-né de toute créature, pour être le dernier et le serviteur de tous. Fais-nous grandir dans l’humilité et rends-nous accueillants aux plus petits de nos frères.


Abbé Philippe Link - Merci!

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 «Même si tu connaissais la Bible entière par cœur 

et les phrases de tous les philosophes, 

à quoi cela te servirait-il 

s'il te manque la charité et la grâce de Dieu»

 (Thomas de Kempis). 


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Le pape François:

(Un nouveau regard sur la confession, le sacrement de la joie)

«Au centre du pardon, il y a Dieu qui nous embrasse, 

et non la liste des péchés et notre humiliation.»

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Où sont tes péchés? 

Le Christ les a brûlés et il te redonne

 la blancheur et la pureté de ton baptême.

«Va en paix, tes péchés sont pardonnés.»

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Bon dimanche!

Jean-Yves 


vendredi 17 septembre 2021

« Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui retiennent la Parole et portent du fruit par leur persévérance » / (365,762)

Bonjour!

Samedi 18 septembre 2021

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


   ÉVANGILE   

« Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui retiennent la Parole et portent du fruit par leur persévérance » (Lc 8, 4-15)

Alléluia. Alléluia.
Heureux ceux qui ont entendu la Parole
dans un cœur bon et généreux,
qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance.
Alléluia. (cf. Lc 8, 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    comme une grande foule se rassemblait,
et que de chaque ville on venait vers Jésus,
il dit dans une parabole :
    « Le semeur sortit pour semer la semence,
et comme il semait, il en tomba au bord du chemin.
Les passants la piétinèrent,
et les oiseaux du ciel mangèrent tout.
    Il en tomba aussi dans les pierres,
elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité.
    Il en tomba aussi au milieu des ronces,
et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent.
    Il en tomba enfin dans la bonne terre,
elle poussa et elle donna du fruit au centuple. »
Disant cela, il éleva la voix :
« Celui qui a des oreilles pour entendre,
qu’il entende ! »

    Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole.
    Il leur déclara :
« À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu,
mais les autres n’ont que les paraboles.
Ainsi, comme il est écrit :
Ils regardent sans regarder,
ils entendent sans comprendre.

    Voici ce que signifie la parabole.
La semence, c’est la parole de Dieu.
    Il y a ceux qui sont au bord du chemin :
ceux-là ont entendu ;
puis le diable survient
et il enlève de leur cœur la Parole,
pour les empêcher de croire et d’être sauvés.
    Il y a ceux qui sont dans les pierres :
lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ;
mais ils n’ont pas de racines,
ils croient pour un moment
et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent.
    Ce qui est tombé dans les ronces,
ce sont les gens qui ont entendu,
mais qui sont étouffés, chemin faisant,
par les soucis, la richesse
et les plaisirs de la vie,
et ne parviennent pas à maturité.
    Et ce qui est tombé dans la bonne terre,
ce sont les gens qui ont entendu la Parole
dans un cœur bon et généreux,
qui la retiennent
et portent du fruit par leur persévérance. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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   Commentaire...

Il n’y a qu’un seul semeur. Le semeur, c’est le Christ. Nous, l’Église, nous ne sommes que des auxiliaires du semeur. Ce n’est pas notre propre grain que nous semons ; c’est la Parole de Dieu. Ce n’est pas nous qui sommes sortis pour semer ; c’est le Fils du Père qui est sorti d’auprès de Dieu pour venir parmi les hommes répandre la Parole de Dieu. Tous nos actes missionnaires sont une petite participation à l’action du semeur. Le semeur continue de semer, aujourd’hui. Par son Église, il répand la Parole à travers les cinq continents du monde.

Le semeur, le Christ, dans l’Évangile, ne choisit pas son public. Il ne dit pas d’avance : « Celui-ci va m’entendre, celui ne va pas m’entendre ; celui-là va comprendre ; celui-là ne va pas comprendre ; celui-là a envie de me suivre, celui-là n’a pas envie de me suivre ». Comme si d’avance nous savions qui va ouvrir ses oreilles pour entendre ! Le Christ ne dit pas d’avance : « Les pécheurs ne peuvent pas me suivre ; les publicains ne peuvent pas me suivre ; les païens ne peuvent pas me suivre ». Il répand sa parole sur toute chair, sur toute vie, sur toute humanité, et c’est la liberté de l’homme qui définit ceux qui entendent et ceux qui comprennent. Et nous, pas davantage que Jésus, nous ne pouvons définir qui va nous entendre ni choisir à qui nous voulons parler. Comme Jésus, habités par son Esprit, envoyés pour sa mission, nous semons sans compter et sans mettre d’avance des filtres pour empêcher la semence de se répandre.

Aujourd’hui, l’Esprit Saint nous envoie, comme « une lettre du Christ », pour proclamer dans chacun de nos lieux de vie, les œuvres de Dieu et pour être des témoins ardents de l’Évangile du Christ parmi les hommes de bonne volonté, jusqu’aux limites de la terre. L’Esprit de Dieu nous envoie, pour que nous devenions les bâtisseurs d’une civilisation réconciliée, fondée sur l’amour fraternel. 

Soyons attentifs à la voix et aux signes de la présence et de l’action de l’Esprit Saint dans l’Église et dans le monde. Contemplant et imitant la Vierge Marie, modèle de la foi vécue, nous serons alors les véritables disciples du Christ, son divin Fils, lui qui fonde l’espérance source de vie. Accueillons le feu de l’Esprit du Seigneur pour devenir une terre fertile qui reçoit l’Évangile, et d’ardents hérauts de cette Bonne Nouvelle !

Esprit de Dieu, rends-nous docile à ton action, fais grandir en nous la foi en la Parole qui sauve. Sois la source vive de l’espérance qui germe en nos vies. Sois en nous le souffle d’amour qui nous transforme et le feu de charité qui nous pousse à nous donner nous-mêmes à travers le service de nos frères. Toi que le Père nous a envoyé, enseigne-nous toute chose et fais-nous saisir la richesse de la parole du Christ. Affermis en nous l’homme intérieur, fais-nous passer de la crainte à la confiance, afin que jaillisse en nous la louange de ta gloire.


Abbé Philippe Link

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Le Rocher Percé, en Gaspésie

Magnifique photo prise par Louise Cardin.

MERCI de nous permettre de la partager.

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Bonne journée!

Jean-Yves