mercredi 21 janvier 2026

«Beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon» - (587,007)

 Bonjour!

Jeudi 22 janvier 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.




 (Mc 3,7-12): Jésus se retira avec ses disciples au bord du lac; et beaucoup de gens, venus de la Galilée, le suivirent; et aussi beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon avaient appris tout ce qu'il faisait, et ils vinrent à lui. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour qu'il ne soit pas écrasé par la foule. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient: «Tu es le Fils de Dieu!». Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.

«Beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon»

Abbé Melcior QUEROL i Solà(Ribes de Freser, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, le baptême encore tout récent de Jean dans les eaux du Jourdain devrait nous rappeler la force de conversion de notre propre baptême. Nous avons tous été baptisés en un seul Seigneur, une seule foi, «un seul Esprit pour former un seul corps» (1Co 12,13). Voici l'idéal d'unité: ne former qu'un seul corps, être dans le Christ une seule chose, pour que le monde croie.

Dans l'Évangile du jour nous voyons «beaucoup de gens, venus de la Galilée» et beaucoup d'autres gens encore (cf. Mc 3,7-8) qui s'approchent du Seigneur. Et Lui les accueille tous; à tous, sans exception, il fait du bien. Nous devons avoir cela très présent à l'esprit durant la semaine pour l'unité des chrétiens.

Prenons conscience de ce que, tout au long des siècles, les chrétiens se sont divisés en catholiques, orthodoxes, anglicans, luthériens et toute une kyrielle de confessions chrétiennes. Péché historique contre l'une des notes essentielles de l'Église: son unité.

Mais atterrissons dans notre réalité ecclésiale d'aujourd'hui. Celle de notre diocèse, celle de notre paroisse. Celle de notre groupe de chrétiens. Sommes-nous réellement une seule chose? Notre relation d'unité est-elle un motif de conversion pour ceux qui sont éloignés de l'Église? «Que tous soient un, pour que le monde croie» (Jn 17,21), demande Jésus au Père. C'est çà le défi. Que les païens voient comment se fréquentent des croyants qui, réunis par l'Esprit Saint dans l'Église du Christ, ont un seul coeur et une seule âme (cf. Ac 4,32-34).

Rappelons que comme fruit de l'Eucharistie, en même temps que l'union de chacun avec Jésus, doit se manifester l'unité de l'Assemblée puisque nous nous nourrissons du même Pain pour être un seul corps. Ce que les sacrements signifient, la grâce qu'ils contiennent, exigent par conséquent des gestes de communion envers les autres. Nous nous convertissons à l'unité trinitaire (don qui vient d'en-haut) et notre sanctification ne peut éviter les gestes de communion, de compréhension, d'accueil et de pardon envers les autres.


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Tel est le chemin que nous mènera au salut : Jésus-Christ. Par lui, nos regards peuvent se porter jusqu’au plus haut des cieux ; en Lui nous voyons le reflet de la face pure et majestueuse de Dieu » (Saint Clément de Rome)

  • « Sa personne [Jésus] n’est rien d’autre qu’amour. Les signes qu’il accomplit, surtout envers les pécheurs, les pauvres, les exclus, les malades et les souffrants, sont marqués par la miséricorde » (François)

  • « En libérant certains hommes des maux terrestres de la faim, de l’injustice, de la maladie et de la mort, Jésus a posé des signes messianiques ; il n’est cependant pas venu pour abolir tous les maux ici-bas, mais pour libérer les hommes de l’esclavage le plus grave, celui du péché » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 549)



  • Bonne journée!

  • Jean-Yves

mardi 20 janvier 2026

« Étends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale - .(586,777)

 Bonjour!

Mercredi 21 janvier 2026

Voici la Parole de Dieu et un commentaire.



Marc 3, 1-6


En ce temps-là, Jésus entra dans une synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée. On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser. Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée : « Lève-toi, viens au milieu. » Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer ? » Mais eux se taisaient. Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale. Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr. 



Méditation

Frère Philippe Verdin

Frère Philippe Verdin

Couvent Saint-Thomas-d'Aquin à Lille

Le paysage du cœur


Ces guérisons accomplies par Jésus ont un but : soulager ceux qui souffrent : « Venez à moi vous qui ployez sous le poids du fardeau, je vous soulagerai », dit le Christ. Oui Seigneur, viens nous soulager !

Ces guérisons sont aussi un signe. Elle montre que Jésus est bien le Messie, le roi annoncé : « Voyez, les boiteux marchent, les sourds entendent… »

Mais guérir une main desséchée n’est pas anodin car « les mains sont le paysage du cœur », disait Jean-Paul II dans un poème. Une main desséchée, atrophiée empêche de travailler, empêche de se nourrir puisqu’à l’époque on met la main dans le plat, empêche de vivre. La main handicapée empêche la relation : on a du mal à serrer la main, à caresser, à donner, à recevoir. Bref, cette main malade est le symbole de nos cœurs desséchés que Jésus régénère. « Les mains sont le paysage du cœur… » Viens Seigneur, ouvre nos mains, change nos cœurs !      




Bonne journée!
Jean-Yves                               

lundi 19 janvier 2026

« Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. » (586,501)

 Bonjour!

Mardi 20 janvier 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.


Marc 2, 23-28


Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. » Et Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Au temps du grand prêtre Abiatar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que nul n’a le droit de manger, sinon les prêtres, et il en donna aussi à ceux qui l’accompagnaient. » Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. » 

Méditation

Frère Jean-Laurent Valois

Frère Jean-Laurent Valois

Couvent Saint-Thomas-d'Aquin à Lille - Maison du 60



La lettre qui tue


Ils ont raison, ces pharisiens. Ce n'est pourtant pas compliqué de s'organiser comme ils le font si bien. Il suffit de planifier et de prévoir de s'approvisionner avant le sabbat. Après, c'est trop tard. Il n'y a pas de plan B. Ceux qui suivent Jésus dans la pauvreté itinérante n'ont qu'à crever de faim. C'est la loi. Logique... Absurde, puisqu'elle va à l'encontre de l'esprit de la loi.

Comme le tentateur au désert, face à Jésus, les pharisiens brandissent l’Écriture, le cœur de l'Écriture qui est la Loi de Moïse. Comme au désert, Jésus leur rafraîchit la mémoire avec deux passages de la Bible.
La Loi est au service de la vie. Ce message est inscrit au cœur de la loi elle-même depuis toute éternité. Jésus se battra toute sa vie pour le faire comprendre. Que l'on pense aux guérisons qu'il opère le jour du sabbat au grand dam des pharisiens. En réalité, Jésus ne vient pas relativiser la Loi, il vient nous en donner le souffle libérateur.




Bonne journée!
Jean-Yves, diacre.



dimanche 18 janvier 2026

« Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? (586,250)

 Bonjour!

Lundi 19 janvier 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Marc 2, 18-22


En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des Pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront.
Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin nouveau, outres neuves. »





Méditation

Frère Philippe Jeannin

Frère Philippe Jeannin

Couvent Saint-Pierre-martyr à Strasbourg

Vivent les mariés !


Pas sûr que Jésus choisirait le même exemple aujourd’hui à l’heure où l’on paye cher des jeans neufs lacérés pour qu’ils fassent vieux et où le jeûne intermittent est tendance…Heureusement, la question n’est pas là.

En prenant l’exemple d’une noce, Jésus s’identifie à l’époux. Celui qui s’engage librement, qui promet fidélité et respect pour toute la vie, qui accepte que des enfants naissent de cette union avant de passer l’alliance au doigt de la mariée.

La mariée ? c’est nous ! L’humanité, tout entière mais aussi notre part d’humanité que Jésus est venu épouser par amour, envers qui il s’engage dans une alliance nouvelle que rien - pas même nos égarements ni nos trahisons - ne pourra briser, et qu’il veut féconder pour lui donner des enfants de Dieu.

La question est donc : serons-nous de la noce ? Si oui, comme témoin, en invité ? Ou ferons-nous aussi alliance avec lui ? Pour le meilleur et pour le pire ?

Des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ? Mais non, plus maintenant car, Jésus a promis d’être avec nous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Jésus est avec nous ! Par sa Parole, dans les sacrements, lorsque deux ou trois sont réunis en son Nom, dans le frère qui a faim, soif, nu, malade, prisonnier… Ne le cherchons pas ailleurs. Soyons avec lui. Ne nous privons pas de sa présence, de son alliance.

Bonne journée!
Jean-Yves
La Pocatière






samedi 17 janvier 2026

«Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? »(586,004)

BONJOUR!

Dimanche le 18 janvier 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


 (Mt 20,20-28): Alors la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit: «Que veux-tu?». Elle répondit: «Voilà mes deux fils: ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume». Jésus répondit: «Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire?». Ils lui dirent: «Nous le pouvons». Il leur dit: «Ma coupe, vous y boirez; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père».

Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et leur dit: «Vous le savez: les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi: celui qui veut devenir grand sera votre serviteur; et celui qui veut être le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude».


«Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ?»

Mgr. Octavio RUIZ Arenas Secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de la Nouvelle Evangélisation(Città del Vaticano, Saint-Sige)

Aujourd'hui, l'épisode que nous raconte ce passage de l'Evangile nous met face à une situation qui arrive assez souvent dans les diverses communautés chrétiennes. En effet, Jean et Jacques ont fait preuve de générosité en abandonnant leur maison et leurs filets de pêche pour suivre Jésus. Ils ont entendu le message du Seigneur annonçant un Royaume et offrant la vie éternelle, mais ils n'arrivent toujours pas à comprendre la dimension de ce que propose le Seigneur et c'est pour cela que leur mère demande quelque chose de bon mais qui reste au niveau des aspirations purement humaines : "ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume". (Mt 20,21)

De la même manière, nous entendons et suivons le Seigneur, comme l'ont fait les premiers disciples, mais parfois nous n'arrivons pas à saisir l'exactitude de son message et nous nous laissons emporter par des intérêts personnels ou des ambitions à l'intérieur de l'Eglise. Nous oublions qu'en acceptant le Seigneur, nous devons nous donner à Lui entièrement et avec confiance, que nous ne pouvons pas penser à obtenir la gloire sans accepter d'abord la croix.

La réponse de Jésus met précisément l'accent sur cet aspect: pour faire partie de son Royaume, l'important c'est d'accepter de boire de la même "coupe" (cf. Mt 20,22), c'est-à-dire, être prêts à donner nos vies pour l'amour de Dieu et nous consacrer au service de nos frères, avec la même attitude miséricordieuse que Jésus. Dans sa première homélie, le pape François souligné que pour suivre le chemin de Jésus il faut porter sa croix, car " Quand nous marchons sans la Croix, quand nous édifions sans la Croix, quand nous confessons un Christ sans Croix, nous ne sommes pas des disciples du Seigneur."

Suivre Jésus exige, par conséquent, une grande humilité de notre part. Depuis le baptême nous avons été appelés à être ses témoins afin de transformer le monde. Mais nous ne réussirons cette transformation que si nous pouvons être les serviteurs des autres, dans un esprit de grande générosité et de dévouement, mais toujours dans la joie de suivre le Seigneur et de faire ressentir sa présence.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « C’est comme si Jésus leur disait : vous me parlez d’honneurs et de couronnes, mais moi je vous parle de combats et de fatigues. Ce n’est pas l’heure des récompenses » (Saint Jean Chrysostome)

  • « La tentation du christianisme sans la croix, une Eglise à mi-chemin, qui ne veut pas arriver là où le Père veut, c’est la tentation du triomphalisme. Nous voulons la victoire d’aujourd’hui, sans aller à la croix, une victoire mondaine, une victoire raisonnable » (François)

  • « En ceci consiste la rédemption du Christ : il "est venu donner sa vie en rançon pour la multitude" (Mt 20, 28), c’est-à-dire "aimer les siens jusqu’à la fin" (Jn 13, 1) pour qu’ils soient "affranchis de la vaine conduite héritée de leurs pères" » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 622)


Autres  commentaires

«Vous ne savez pas ce que vous demandez (…). Il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père»

Abbé Antoni ORIOL i Tataret(Vic, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, sur le texte du fragment de l'Évangile selon Saint Matthieu nous trouvons des enseignements multiples. Je vais me limiter à en souligner un, celui qui se réfère au pouvoir absolu de Dieu sur l'histoire: qu'il s'agisse de celle de l'ensemble de tous les hommes (l'humanité) et de tous et chacun des groups humaines (dans notre cas, par exemple, le group familier des Zébédées), ou de celle de chaque personne individuelle. C'est pour cela que Jésus leur dit clairement: «Vous ne savez pas ce que vous demandez» (Mt 20,22).

Ils vont siéger à la droite de Jésus-Christ ceux pour qui ces places sont attribuées par le Père: «Quant à siéger à ma droit et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père» (Mt 20,23). Aussi claire que ça, et tel que vous l’entendez. En fait, en espagnol nous disons: «La feuille de l'arbre ne tombe sans la volonté du Seigneur». Et c'est comme cela parce que Dieu est Dieu. On pourrait aussi dire au contraire: si ce ne fût pas comme ça, Dieu ne serait pas Dieu.

Devant ce fait, qui se superpose inéluctablement à tout conditionnement humaine, il ne nous reste aux hommes, en principe, que l'acceptation et l'adoration (parce que Dieu s'est révélé comme l'Absolu); la confiance et l'amour lorsque nous marchons (parce que Dieu s'est révélé, à la fois, comme Père); et, après tout... ce qui est plus grand et définitive: siéger à côté de Jésus (que ce soit à droite ou à gauche, peut importe, en fin de compte).

Nous ne pouvons pas résoudre l'énigme de l'élection et prédestination divines qu'avec la confiance de notre part. Un milligramme de confiance placé sur le cœur de Dieu vaut plus que tout le poids de l'univers déposé sur notre pauvre petit plateau de la balance. En fait, «Saint Jacques n'a pas survécu longtemps. Dès le début, il brûlait de ferveur, et dans son mépris extraordinaire des intérêts humains, il s'est élevé à un tel sommet qu'il fut aussitôt mis à mort» (Saint Jean Chrysostome).



BON DIMANCHE!

Jean-Yves

vendredi 16 janvier 2026

Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. (585,809)

 Bonjour!

Samedi 17 janvier 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Marc 2, 13-17


En ce temps-là, Jésus sortit de nouveau le long de la mer ; toute la foule venait à lui, et il les enseignait. En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre. Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » 

Méditation

Frère Philippe Toxé

Frère Philippe Toxé

Couvent du Saint-Nom-de-Jésus à Lyon

Les drôles de fréquentations de Jésus

Écouter la méditation
Levi était un publicain, un agent du fisc, collaborateur de l’occupant romain. Ces collecteurs d'impôts étaient considérés comme des voleurs, des profiteurs du système fiscal. 

Alors, quand on voit Jésus participer au banquet préparé par Lévi pour ses confrères, on comprend que ceux qui ont dû payer un tribut injuste se disent : « Ce prophète et ses amis publicains se régalent à nos dépens ! »

La participation de Jésus au banquet de ces riches collaborateurs n'est pas une bénédiction envers le système mafieux. Jésus dit qu'il est venu pour les pécheurs, certes, mais pas pour leur dire que leur manière de faire serait juste ! Pour leur demander de se convertir. Ce banquet n'aurait aucun sens, ou aurait un faux sens, si Lévi n'avait pas écouté et obéi à la parole de Jésus entendue lorsqu'il était au guichet des impôts : « Suis-moi ! ». Ce banquet n'aurait aucun sens s'il n'était pas pour Lévi un banquet d'adieu à ses collègues, le banquet d'action de grâces pour avoir été appelé par Jésus à le suivre, sans rien pour le voyage.

Il n'y a pas des justes et des injustes, des victimes et des méchants, des bien-portants et des malades, il n'y a que des pécheurs qui ont besoin de la miséricorde de Jésus.

Heureux sommes-nous d'être invités au banquet du Seigneur, invités à suivre Jésus et à recevoir du Seigneur la force de nous convertir.  

 

Bonne journée!
Jean-Yves