samedi 3 janvier 2026

« Le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui (…). Ils virent l'enfant avec Marie sa mère ! »582,168

 Bonjour!

Dimanche 4 janvier 2026

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche.



Texte de l'Évangile (Mt 2,1-12): Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent: «Où est le roi des Juifs qui vient de naître? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui». En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent: «A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète: ‘Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple’».

Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant: «Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui».

Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents: de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

« Le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui (…). Ils virent l'enfant avec Marie sa mère »

Abbé Bill SHAUGHNESSY(Miami, Florida, Etats-Unis)

Aujourd'hui, nous voyons chez trois mystérieux païens ce que la Jérusalem inquiète n’a pas vu : la manifestation de l’amour miséricordieux de Dieu pour toute l’humanité. La culture perse, l’astronomie et les présents retiennent le plus souvent notre attention en ce jour, mais Benoît XVI relève aussi une énigme : la mention de Joseph est « étrangement absente » du récit de l’arrivée effective des mages chez Matthieu (cf. Mt 2,11). Il reconnaît : « Je n’ai pas encore trouvé d’explication pleinement convaincante. »

Et pourtant, pourquoi s’en étonner ? Joseph devait assurer la subsistance de sa famille à Bethléem dans les mois qui précédèrent l’arrivée des mages. Loin de l’atelier de Nazareth, il se rendait là où il y avait du travail : clôtures et enclos endommagés, ou nouveaux chantiers. Il n’était donc pas surprenant que Joseph se trouvât ailleurs lorsque les mages arrivèrent — il est même possible qu’il ne les ait jamais rencontrés. Le travail de Joseph est aussi essentiel au récit de l’enfance que sa présence à la maison auprès de Marie et de Jésus.

Le pape Léon XIV a souligné ce point en évoquant le forgeron, les aubergistes, les lavandières, etc., dans la crèche du Vatican : « Ils semblent détachés de l’événement central, mais ce n’est pas le cas : en réalité, chacun y participe tel qu’il est, en restant à sa place et en faisant ce qu’il a à faire, son travail (…). Cela peut aussi être vrai pour nous dans nos journées de travail : chacun de nous accomplit sa tâche et nous louons Dieu précisément en la faisant bien, avec engagement. »

Résolvons-nous donc à offrir cette année à l’Enfant Jésus le don de notre travail. Soyons reconnaissants du sacrifice de ceux dont le métier les oblige à quitter leur famille et à nous servir les jours de fête. Et si Joseph manque dans une scène de la Nativité, sachons où le trouver : parmi les travailleurs d’aujourd’hui qui se rassemblent dans les lieux habituels avec la mission incertaine d’obtenir le pain quotidien de leurs familles. Ils attendent notre reconnaissance et notre compassion — non la peur de Jérusalem, ni la haine d’Hérode.



Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Que tous les peuples viennent s’unir à la famille des patriarches (…) Que toutes les nations, en la personne des trois Mages, adorent l’Auteur de l’univers » (saint Léon le Grand)

  • « Le mystère de Noël irradie la terre et se répand en cercles concentriques : la Sainte Famille de Nazareth, les bergers de Bethléem et, pour finir, les Mages qui constituent les prémices des peuples païens (Benoît XVI)

  • « L’Épiphanie est la manifestation de Jésus comme Messie d’Israël, Fils de Dieu et Sauveur du monde. Avec le baptême de Jésus au Jourdain et les noces de Cana, elle célèbre l’adoration de Jésus par des " mages" venus d’Orient (Mt 2, 1). Dans ces " mages ", représentants des religions païennes environnantes, l’Évangile voit les prémices des nations qui accueillent la Bonne Nouvelle du salut par l’Incarnation (…) » (Catéchisme de l’Eglise catholique n° 528)

Bon dimanche!
Jean-Yves

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