mardi 6 janvier 2026

- «Vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme» 582,638 -

 Bonjour!

Mercredi 7 janvier 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



Texte de l'Évangile (Jn 1,47-51): Jésus, voyant venir à lui Nathanaël, dit de lui: «Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n'y a point de fraude». «D'où me connais-tu?», lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit: «Avant que Philippe t'appelât, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu». Nathanaël répondit et lui dit: «Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël». Jésus lui répondit: «Parce que je t'ai dit que je t'ai vu sous le figuier, tu crois; tu verras de plus grandes choses que celles-ci. Et il lui dit: En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme».

«Vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme»

Cardinal Jorge MEJÍA Archiviste et Bibliothécaire de la S.R.I.(Città del Vaticano, Saint-Sige)

Aujourd'hui, à la fête des Saints Archanges, Jésus proclame devant ses apôtres et devant tous la présence des anges et leur relation avec Lui. Les anges sont dans la gloire céleste où ils louent en permanence le Fils de l'Homme, le Fils de Dieu. Ils l'entourent et sont à son service.

"Monter et descendre" cela nous rappelle l'épisode du rêve de Jacob, qui endormi sur une pierre lors de son voyage de retour en Mésopotamie, la terre de sa famille, voit les anges qui "descendent et montent" un mystérieux escalier qui relie la terre et le ciel, pendant que Dieu lui-même debout à ses cotés lui transmet son message. Il faut remarquer la relation entre la communication divine et la présence active des anges.

Ainsi, Gabriel, Michel et Raphaël, sont présents dans la bible dans les vicissitudes terrestres et portent aux hommes -comme nous le dit Saint Grégoire le Grand- les messages, par leur présence et par leurs actions, qui changent notre vie de manière décisive. Ils s'appellent précisément, "archanges", c'est-à-dire, princes des anges, car ils sont envoyés pour les plus grandes missions.

Gabriel fut envoyé pour annoncer à la Sainte Vierge sa conception virginale du Fils de Dieu, ce qui fut le commencement de notre rédemption, (cf. Lc 1). Michel mène le combat contre les anges rebelles et les expulse du ciel (cf. Ap 12). Ils nous annonce ainsi le mystère de la justice divine, laquelle a été exercée également lors de la rébellion des anges, et nous donne l'assurance de sa victoire et la nôtre sur le mal. Raphaël accompagne Tobie "junior", le protège, le conseille et guérit Tobie le père (cf. Tob). Par cette voie, il nous annonce la présence des anges à coté de chacun de nous tous: celui qu'on appelle notre Ange Gardien.

Par cette célébration sachons que les archanges "montent et descendent" sur le Fils de l'Homme, qu'ils servent Dieu, mais le servent pour notre bénéfice. Ils rendent gloire à la Sainte Trinité, et cela aussi ils le font pour notre bénéfice. En conséquence, il faut que nous nous rendions compte de la dévotion qui leur est due et que nous rendions grâce au Père qui les envoie pour notre bien.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Lorsque l’homme devient vraiment spirituel et transformé par l’amour divin qui le purifie, il reçoit l’union et l’illumination amoureuse de Dieu avec une douceur semblable à celle des anges » (Saint Jean de la Croix)

  • « Le combat est une réalité quotidienne dans la vie chrétienne : dans nos cœurs, dans nos vies, dans notre famille, dans nos églises… Si nous ne combattons pas, nous serons vaincus ! Heureusement, le Seigneur a confié cette tâche principalement aux anges : combattre et vaincre » (François)

  • « Ils sont là dès la création, où les anges sont appelés "fils de Dieu" et tout au long de l’histoire du salut, annonçant de loin ou de près ce salut et servant le dessein divin de sa réalisation : […] ils conduisent le Peuple de Dieu, ils annoncent naissances et vocations, ils assistent les prophètes […]. Enfin c’est l’ange Gabriel qui annonce la naissance de Précurseur et celle de Jésus lui-même (cf Lc 1,11.26) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 332)

  • Bonne journée!

  • Jean-Yves


lundi 5 janvier 2026

Il prononça la bénédiction et rompit les pains - 582,530 -

 Bonjour!

Mardi 6 janvier 2026



Voici la Parole de Dieu de ce jour.

Marc 6, 34-44


En ce temps-là, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement. Déjà l’heure était avancée ; s’étant approchés de lui, ses disciples disaient : « L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive. Renvoie-les : qu’ils aillent dans les campagnes et les villages des environs s’acheter de quoi manger. » Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répliquent : « Irons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter des pains et leur donner à manger ? » Jésus leur demande : « Combien de pains avez-vous ? Allez voir. » S’étant informés, ils lui disent : « Cinq, et deux poissons. » Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l’herbe verte. Ils se disposèrent par carrés de cent et de cinquante. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction et rompit les pains ; il les donnait aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. Et l’on ramassa les morceaux de pain qui restaient, de quoi remplir douze paniers, ainsi que les restes des poissons. Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes.

Méditation

Frère Bruno Cadoré

Frère Bruno Cadoré

Couvent Saint-Jacques à Paris

Combien de pains ?


Comment pourrions-nous nourrir une telle foule ? Probablement, aurions-nous posé la même question que les disciples. C’est souvent la question que nous posons en voyant le nombre de personnes, dans notre propre pays, qui ont faim et soif, qui désireraient trouver une demeure, qui aimeraient déployer à nouveau leur élan de vivre. Comment leur donner ce dont ils ont besoin ? Jésus déplace cette question du comment. Qu’avez-vous maintenant entre les mains que vous pouvez donner ? Voilà ce qu’il demande. Non pas tergiverser pour savoir comment donner, mais s’engager en disant ce que l’on a à donner. Jésus prend ce qu’ils ont à donner et multiplie leur générosité !

Cinq pains et deux poissons, ça n’était pas grand-chose ! Pourtant, cette générosité offerte, partagée et multipliée va constituer le rassemblement de la foule autour de Jésus. Un rassemblement qui n’est pas clos sur lui-même, mais ouvert à accueillir encore et encore d’autres amis pour partager. D’autres qui viendront des quatre coins de la terre, de toutes les cultures, de toutes sortes d’expérience humaine. Une foule aussi nombreuse que le laissent percevoir ces douze paniers ramassés après que tous ont été rassasiés. 

Quelle est la puissance de cette générosité sans cesse multipliée ? Elle est celle que nous célébrons dans la modestie du pain partagé, puissance de la générosité toute première de celui qui, pour rassembler tous les hommes dans l’unité et les conduire vers Dieu, donne sa vie sans rien retenir. Il donne sans compter, portant en sa propre générosité celles et ceux qu’il accueille à sa table !

Bonne journée!
Jean-Yves


dimanche 4 janvier 2026

« Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.- 582,288 -

 Bonjour!

Lundi 5 janvier 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.

Matthieu 4, 12-17.23-25



En ce temps-là, quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »
Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. Sa renommée se répandit dans toute la Syrie. On lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés. Et il les guérit. De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et de l’autre côté du Jourdain.

Méditation

Frère Benoît Delhaye

Frère Benoît Delhaye

Couvent Saint-Pierre Martyr à Strasbourg

Dieu nous lance un défi


Dieu a choisi de se révéler aux hommes par l'Incarnation. Jésus, par sa naissance, sa mort et sa résurrection, renouvelle l'Alliance, entraîne l'humanité dans sa mort sur la croix pour la relever par sa résurrection dans la nuit de Pâques. Aujourd'hui il nous montre le chemin pour entrer dans cette alliance : celui de la conversion.

En cette période de l’Épiphanie, convertissons notre esprit et notre cœur pour qu'ils suivent la direction donnée par le Christ comme les rois mages ont suivi l’étoile, le défi qui nous est proposé. C'est ce que Dieu attend de nous. Que nous lui soyons fidèles, que nous nous aimions les uns les autres, que nous agissions en cherchant à faire le bien et à éviter le mal, que nous soyons prêts à prendre notre croix et à donner notre vie à la suite du Christ. Ce défi est bien sûr très exigeant, il demande des efforts quotidiens, sur toute la vie.

Dieu sait que nous sommes pécheurs, que nous sommes faibles, entraînés par la lourdeur de nos peines, la fatigue de nos journées, le poids de nos existences. Pour nous aider à tenir dans l'alliance, il nous envoie son Fils, qui nous dit son amour et nous offre le pardon. Il ne nous en voudra jamais si nous tombons, si notre trajectoire n'est pas aussi droite que nous le souhaitons. Mais chaque jour que Dieu fait, convertissons-nous !  


Bonne journée!
Jean-Yves                                   

samedi 3 janvier 2026

« Le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui (…). Ils virent l'enfant avec Marie sa mère ! »582,168

 Bonjour!

Dimanche 4 janvier 2026

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche.



Texte de l'Évangile (Mt 2,1-12): Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent: «Où est le roi des Juifs qui vient de naître? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui». En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent: «A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète: ‘Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple’».

Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant: «Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui».

Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents: de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

« Le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui (…). Ils virent l'enfant avec Marie sa mère »

Abbé Bill SHAUGHNESSY(Miami, Florida, Etats-Unis)

Aujourd'hui, nous voyons chez trois mystérieux païens ce que la Jérusalem inquiète n’a pas vu : la manifestation de l’amour miséricordieux de Dieu pour toute l’humanité. La culture perse, l’astronomie et les présents retiennent le plus souvent notre attention en ce jour, mais Benoît XVI relève aussi une énigme : la mention de Joseph est « étrangement absente » du récit de l’arrivée effective des mages chez Matthieu (cf. Mt 2,11). Il reconnaît : « Je n’ai pas encore trouvé d’explication pleinement convaincante. »

Et pourtant, pourquoi s’en étonner ? Joseph devait assurer la subsistance de sa famille à Bethléem dans les mois qui précédèrent l’arrivée des mages. Loin de l’atelier de Nazareth, il se rendait là où il y avait du travail : clôtures et enclos endommagés, ou nouveaux chantiers. Il n’était donc pas surprenant que Joseph se trouvât ailleurs lorsque les mages arrivèrent — il est même possible qu’il ne les ait jamais rencontrés. Le travail de Joseph est aussi essentiel au récit de l’enfance que sa présence à la maison auprès de Marie et de Jésus.

Le pape Léon XIV a souligné ce point en évoquant le forgeron, les aubergistes, les lavandières, etc., dans la crèche du Vatican : « Ils semblent détachés de l’événement central, mais ce n’est pas le cas : en réalité, chacun y participe tel qu’il est, en restant à sa place et en faisant ce qu’il a à faire, son travail (…). Cela peut aussi être vrai pour nous dans nos journées de travail : chacun de nous accomplit sa tâche et nous louons Dieu précisément en la faisant bien, avec engagement. »

Résolvons-nous donc à offrir cette année à l’Enfant Jésus le don de notre travail. Soyons reconnaissants du sacrifice de ceux dont le métier les oblige à quitter leur famille et à nous servir les jours de fête. Et si Joseph manque dans une scène de la Nativité, sachons où le trouver : parmi les travailleurs d’aujourd’hui qui se rassemblent dans les lieux habituels avec la mission incertaine d’obtenir le pain quotidien de leurs familles. Ils attendent notre reconnaissance et notre compassion — non la peur de Jérusalem, ni la haine d’Hérode.



Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Que tous les peuples viennent s’unir à la famille des patriarches (…) Que toutes les nations, en la personne des trois Mages, adorent l’Auteur de l’univers » (saint Léon le Grand)

  • « Le mystère de Noël irradie la terre et se répand en cercles concentriques : la Sainte Famille de Nazareth, les bergers de Bethléem et, pour finir, les Mages qui constituent les prémices des peuples païens (Benoît XVI)

  • « L’Épiphanie est la manifestation de Jésus comme Messie d’Israël, Fils de Dieu et Sauveur du monde. Avec le baptême de Jésus au Jourdain et les noces de Cana, elle célèbre l’adoration de Jésus par des " mages" venus d’Orient (Mt 2, 1). Dans ces " mages ", représentants des religions païennes environnantes, l’Évangile voit les prémices des nations qui accueillent la Bonne Nouvelle du salut par l’Incarnation (…) » (Catéchisme de l’Eglise catholique n° 528)

Bon dimanche!
Jean-Yves

vendredi 2 janvier 2026

Derrière moi vient un homme… - 582,064 -

Bonjour!

Samedi 3 janvier 2026



Voici la Parole de Dieu de ce jour. 


Jean 1, 29-34


Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

Méditation

Frère Bruno Cadoré

Frère Bruno Cadoré

Couvent Saint-Jacques à Paris

Derrière moi vient un homme... 


Jean le Baptiste invite ses disciples à un baptême de conversion. Ils sont nombreux à venir faire avec lui ce plongeon dans le fleuve. Ils reconnaissent ainsi leur conduite peu conforme à leur désir de conversion, ils savent qu’ils sont inconstants dans leur foi, ils font l’expérience dont parle l’apôtre Paul : le bien que je veux faire, je ne le fais pas… Peut-être même sont-ils découragés tant ils savent que, sans cesse, la faute les reprend. Jean-Baptiste les soutient dans cette étape de conversion.

Mais voilà que Jean proclame quelque chose d’inouï : derrière moi vient un homme qui est bien plus que moi. Il vient renouveler votre vie au point de vous désaliéner de cette propension à la faute. Ce que fait le Dieu invoqué par le psalmiste : « Il rejette loin de nous nos péchés ». Comme le Dieu des prophètes, celui qui vient répand l’Esprit à nouveau créateur. Il vient parmi nous enseigner le mystère de sa vie : son union avec le Père, dans l’Esprit. Il est ainsi l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

L’Agneau de Dieu… Sur les bords du Jourdain, bien que le ministère de Jésus ne soit pas encore commencé, déjà s’annonce l’agneau pascal. Pour que cet homme, désigné par Jean le Baptiste, affronte au milieu de nous tout ce qui nous sépare de Dieu, il lui faudra engager toutes les forces et tout l’élan de sa vie jusqu’à prendre le risque de cette vie. Jusqu’à donner sa vie pour que nous ayons la vie en plénitude.




Bonne journée!
Jean-Yves

jeudi 1 janvier 2026

« Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » - 581,997 -

 Bonjour!

Jeudi 2 janvier 2026 

Voici la Parole de Dieu de ce jour.




Jean 1, 19-28


Voici le témoignage de Jean le Baptiste, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. » Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. 
Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.


Méditation

Frère Jean-Dominique Bruneel

Frère Jean-Dominique Bruneel

Couvent de l'Annonciation à Paris

Un concours d’humilité


« Qui est le plus grand ? » (Mt 18, 1) Si les disciples se sont posé cette question, Jésus a répondu en affirmant que c’est son cousin Jean-Baptiste qui est « bien plus qu’un prophète », « le plus grand parmi ceux qui sont nés d’une femme » (Mt 11, 9.11.14). En s’incarnant, le Fils de Dieu veut nous redonner nos lettres de noblesse, nous glorifier, nous rétablir dans notre stature d’enfants de Dieu ! Jésus rend son disciple participant de sa condition de Fils, et de sa dignité de Prêtre, de Prophète et de Roi.

 Pourtant Jésus dit encore que « le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que Jean-Baptiste » (Mt 11, 11). Ce mystère s’éclaircit lorsqu’on découvre par la foi que le plus petit, c’est Jésus lui-même : lui qui était le plus grand, puisqu’il est Dieu, s’est humilié au plus bas. Il s’est identifié aux plus petits, dans la crèche, puis dans sa vie cachée à Nazareth, dans sa mission auprès des pauvres, des malades et des exclus, et enfin, dans sa mort sur la croix. Sa manière de nous élever, c’est de montrer son amour en s’abaissant, pour se faire le serviteur de tous, jusqu’à laver les pieds de ses disciples (Jn 13, 5). Imitons cet exemple que Jésus nous a donné, comme Jean-Baptiste qui n’a cherché à s’attribuer aucune gloire. À la manière des enfants, entrons dans ce grand jeu de l’humilité, où chacun ne cherche que l’honneur de l’autre en s’abaissant devant lui.   


                                  Bonne journée!
Jean-Yves