samedi 21 février 2026

« Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté - » - 594,814)

 Bonjour!

Dimanche 22 février 2026

Voici la Parole de Dieu de ce jour.



 (Mt 4,1-11): Alors Jésus fut conduit au désert par l'Esprit pour être tenté par le démon. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s'approcha et lui dit: «Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains». Mais Jésus répondit: «Il est écrit: Ce n'est pas seulement de pain que l'homme doit vivre, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu».

Alors le démon l'emmène à la ville sainte, à Jérusalem, le place au sommet du Temple et lui dit: «Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas; car il est écrit: Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et: Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre». Jésus lui déclara: «Il est encore écrit: Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu».

Le démon l'emmène encore sur une très haute montagne et lui fait voir tous les royaumes du monde avec leur gloire. Il lui dit: «Tout cela, je te le donnerai, si tu te prosternes pour m'adorer». Alors, Jésus lui dit: «Arrière, Satan! car il est écrit: C'est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, et c'est lui seul que tu adoreras». Alors le démon le quitte. Voici que des anges s'approchèrent de lui, et ils le servaient.

« Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté »

P. Byron CADMEN(Santo Domingo, quateur)

Aujourd'hui, frères et sœurs, l’Évangile nous conduit au désert : « Jésus fut conduit par l’Esprit au désert pour être tenté par le diable » (Mt 4,1). Ce n’est pas une promenade spirituelle ; c’est le lieu où se dévoilent nos dépendances. Le tentateur commence par l’essentiel : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains » (Mt 4,3). La proposition paraît raisonnable : résoudre le besoin immédiatement. Mais Jésus répond avec une liberté qui naît de la confiance : « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mt 4,4).

La seconde tentation est plus subtile : chercher Dieu comme un spectacle, en le contraignant à se prouver. Nous aussi, nous sommes tentés par une « foi à l’épreuve » : si tu me réponds, je crois ; sinon, je me ferme. Jésus ne négocie pas avec le Père et ne manipule pas le sacré.

Et lorsque vient la troisième tentation (le pouvoir, le contrôle, le succès…), le Seigneur tranche net : « Arrière, Satan ! » (Mt 4,10), et il fixe le centre de la vie : « C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, et à lui seul tu rendras un culte. » Cette parole est un remède pour une culture qui nous pousse à vivre pour l’applaudissement, la consommation et l’autosuffisance.

Ce Carême n’est pas fait pour supporter quarante jours, mais pour apprendre la liberté de Jésus. Jeûne afin que ton cœur cesse d’obéir à l’immédiat. Prie pour écouter la Parole qui te soutient. Et si tu te découvres inquiet, rappelle-toi saint Augustin : « Notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en Toi. » Comme l’a dit le pape Léon XIV : « Dieu nous aime, Dieu vous aime tous, et le mal ne prévaudra pas ! »

L’Évangile se termine par une promesse : « Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent et le servaient » (Mt 4,11). Marchons sans crainte : le désert n’est pas le dernier mot ; il est le chemin vers une adoration plus pure qui nous rend libres.


Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Jésus a vaincu son adversaire dans le désert avec les paroles de la Loi, pas avec la force de son bras. Il a vaincu pour que nous soyons vainqueurs de la même façon » (Saint Léon le Grand)

  • « Nous ne pouvons pas entretenir une spiritualité qui oublie Dieu tout puissant et créateur. De cette façon, nous finirions par adorer d’autres pouvoirs du monde, ou bien nous nous mettrions à la place du Seigneur, au point d’essayer de rabaisser la réalité faite par Lui sans avoir de limites » (François)

  • «Jésus est le nouvel Adam, resté fidèle là où le premier a succombé à la tentation. Jésus accomplit parfaitement la vocation d’Israël : contrairement à ceux qui provoquèrent jadis Dieu pendant quarante ans au désert (cf. Ps 95, 10), le Christ se révèle comme le Serviteur de Dieu totalement obéissant à la volonté divine. En cela, Jésus est vainqueur du diable : il a "ligoté l’homme fort" pour lui reprendre son butin (Mc 3, 27). La victoire de Jésus sur le tentateur au désert anticipe la victoire de la passion, obéissance suprême de son amour filial du Père » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 539)

  • Bon dimanche!

  • Jean-Yves

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