mercredi 20 août 2014

(178,203) L'invitation à la noce vient du Seigneur qui insiste... Quelle réponse faisons-nous?... /Sur le catholicisme au Québec...

Bonjour!
Jeudi 21 août 2014

Parole de Dieu de ce jour...
(Mt 22,1-14): Jésus se remit à parler en paraboles: «Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs pour appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d'autres serviteurs dire aux invités: ‘Voilà: mon repas est prêt, mes boeufs et mes bêtes grasses sont égorgés; tout est prêt: venez au repas de noce’. Mais ils n'en tinrent aucun compte et s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre à son commerce; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et brûla leur ville.

Alors il dit à ses serviteurs: ‘Le repas de noce est prêt, mais les invités n'en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins: tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce’. Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour voir les convives. Il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce, et lui dit: ‘Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce?’. L'autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs: ‘Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres; là il y aura des pleurs et des grincements de dents’. Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux».
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Commentaire: Abbé David AMADO i Fernández (Barcelona, Espagne)
Mon repas est prêt, mes boeufs et mes bêtes grasses sont égorgés; tout est prêt: venez au repas de noce

Aujourd'hui, la parabole de l'Évangile nous parle du festin du Royaume des Cieux. C'est une image récurrente dans la prédication de Jésus. Il s'agit d'un festin de noces qui aura lieu à la fin des temps et qui signifie l'union de Jésus à son Église. L'Église est l'épouse du Christ qui parcourt le monde mais qui à la fin s'unira à son Bien aimé pour toujours. Dieu Père lui a préparé ce festin et Il veut que nous participions à ce festin. Il invite tous les hommes à s'y rendre: «Venez au repas de noce» (Mt 22,4).

Cette parabole, par contre, a une fin tragique, car beaucoup «n'en tinrent aucun compte et s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre à son commerce» (Mt 22,5). Pour cela la miséricorde de Dieu se rapproche des personnes de plus en plus lointaines. C'est comme un fiancé qui va se marier et qui invite ses parents et amis, mais ceux-ci ne veulent pas venir, donc il fait appel à ses connaissances, collègues de travail et voisins, mais ceux-ci font aussi des excuses; finalement, il s'adresse à tous ceux qu'il voit dans la rue car il a préparé un banquet et il voudrait avoir des invités à table. C'est pareil pour le Seigneur.

Il se peut, aussi que les différents personnages qui font partie de cette parabole représentent nos états d'âme. Par la grâce du baptême nous devenons amis de Dieu et avec Jésus, nous devenons les co-héritiers: nous avons donc une place réservée au banquet. Si nous oublions notre position en tant que fils de Dieu, Dieu nous traite toujours en amis et continue à nous inviter. Si nous laissons mourir en nous la grâce, alors nous devenons des gens dans la rue, des passants sans rien à voir avec les choses du Royaume. Mais Dieu continue toujours à nous inviter.

L'appel arrive à n'importe quel moment. C'est par invitation. Personne n'a droit à celle-ci. C'est Dieu lui-même qui nous aperçoit et nous invite: «Venez au repas de noce». C'est une invitation que nous devons accepter par nos paroles et par nos actes. C'est pour cela qu'un invité mal habillé sera expulsé: «Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce» (Mt 22,12).
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Photo:
Toujours au bord du fleuve... (Jean-Yves)
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Ce que j'ai cueilli pour aujourd'hui...

«Seigneur, entends ma prière;
Dieu d'amour écoute mon appel.
Me voici devant toi comme une terre assoiffée.
Montre-moi le chemin que je dois prendre."
(À partir du psaume 142 - bréviaire de ce matin)
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La bonté du Seigneur est pour tous...
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«Ce n'est pas tant le monde qui doute des chrétiens.
Ce sont trop souvent les chrétiens qui doutent d'eux-mêmes 
et de l'efficacité de leur foi.»
(Jean Danielou)
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«On ne devrait jamais se laisser décourager par un échec 
parce qu'on ne sait jamais quelle nouvelle porte il va ouvrir.»
(Gregory Charles)
 Cité par Simon Blouin dans son livre: «À la recherche du sourire absolu».
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«Il est nécessaire d'aimer 
parce que nous sommes aimés de Dieu.»
(Paulo Coelho dans Le manuscrit retrouvé)
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Sur le catholicisme au Québec...

*Dans le Journal de Québec, en date du mardi 15 juillet dernier, il y avait un article du journaliste Mathieu Bock-Côté. C'était dans le cadre de la contestation d'un spectacle de Jean-Pierre Ferland en la Basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré. On en était juste après que soit tombé le jugement sur un procès collectif qui donnait raison à des victimes d'actes de pédophilie par quelques pères Rédemptoristes... Je veux relever ici quelques phrases de ce journaliste qui nous donne sa pensée sur l'Église et sur la religion catholique au Québec; je le trouve fort intéressant...

Voici ce que j'en retiens: 

«...on n'abat pas un verger à cause de quelques pommes pourries.»

«Ne faudrait-il pas, aussi se réconcilier avec la meilleures part de son  héritage (L'Église catholique). Pensons seulement à l'infinie générosité des frères et des sœurs, qui nous ont éduqués et soignés pendant plus d'un siècle. Pensons aussi à son patrimoine spirituel et esthétique. Un ciel vide est un ciel triste. On peut parfaitement ne pas croire en Dieu sans  nier que le catholicisme a semé de la beauté au Québec. 

Celui qui entre dans une église, même celle d'une petit village, sait qu'il n'entre pas dans un édifice ordinaire. Il pénètre dans un lieu où ses ancêtres ont prié et ont espéré. N'est-ce pas à travers ces églises que le Québec a longtemps participé à la civilisation occidentale? Les grands moments qui marquent l'existence, qu'il s'agisse du baptême, du mariage ou de la mort sont encore marqués par ses rites. 

En fait, aucun peuple ne gagne quoi que ce soit à mépriser son passé en bloc. C'est le drame du monde moderne: le déracinement. L'homme moderne manque de repères. En le privant du passé, on l'enferme dans une terrible prison: celle d'un présent étanche et finalement aspirant, où il sera poussé au repli individualiste. À sa manière le catholicisme a contribué à nous ancrer dans l'existence. 

(...)
«Le catholicisme a chez nous une histoire contrastée. On aurait tort d'en faire un livre noir.»

Merci Mathieu!
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Photo:
Au bord du fleuve Saint-Laurent à La Pocatière - (Jean-Yves)
Vous savez... c'est un magnifique coin de pays!
Demandez aux gens qui y habitent...
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Bonne journée!
Jean-Yves

(178,141) Nous sommes embauchés pour travailler à la vigne du Seigneur... Réjouissons-nous et n'envions pas les autres parce qu'ils sont arrivés plus tard...

Bonjour!
Mercredi 20 août 2014

Photo:
Le fleuve à Saint-Jean-Port-Joli (Jean-Yves) 
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Voici la parole de Dieu d'aujourd'hui...
Texte de l'Évangile (Mt 20,1-16): «En effet, le Royaume des cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d'autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit: ‘Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste’. Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d'autres qui étaient là et leur dit: ‘Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire?’. Ils lui répondirent: ‘Parce que personne ne nous a embauchés’. Il leur dit: ‘Allez, vous aussi, à ma vigne’.

Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant: ‘Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers’. Ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine: ‘Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur!’. Mais le maître répondit à l'un d'entre eux: ‘Mon ami, je ne te fais aucun tort. N'as-tu pas été d'accord avec moi pour une pièce d'argent? Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi: n'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien? Vas-tu regarder avec un oeil mauvais parce que moi, je suis bon?’. Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers».
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Commentaire: Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)
Les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers

Aujourd'hui, la Parole de Dieu nous invite à comprendre que la “logique” divine va très largement au-delà de la simple logique humaine. Alors que nous, les hommes, nous calculons («ils pensaient recevoir davantage»: Mt 20,10), Dieu —qui est le Père soucieux—, tout simplement nous aime («Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon?»: Mt 20,15). Et la mesure de l'Amour c'est d'aimer sans mesure: «J'aime, parce que j'aime, j'aime pour aimer» (Saint Bernard).

Mais cela ne veut pas dire que la justice est inutile: «je vous donnerai ce qui est juste» (Mt 20,4). Dieu n’est pas arbitraire et il veut nous traiter comme des fils intelligents: il est donc logique qu'il «négocie» avec nous. En fait, à d'autres moments, les enseignements de Jésus laissent clairement entendre qu'à celui qui a le plus reçu sera le plus demandé (rappelons-nous de la parabole des talents). Enfin, Dieu est juste, mais la charité n'ignore pas la justice; elle la surpasse plutôt (cf. 1Co 13,5).

Une maxime populaire affirme que «la justice par la justice est la pire des injustices». Heureusement pour nous, la justice de Dieu —répétons-le, débordée par son Amour— surpasse nos schémas. S'il s'eut agit de simple et stricte justice, nous attendrions toujours notre rédemption. Encore pire, nous n'aurions plus aucune espoir de rédemption.

En stricte justice nous ne méritions aucune rédemption: nous serions, tout simplement, dépossédés de tout ce dont Dieu nous en a fait cadeau au moment de la création et que nous avons refusé lors du péché original. Regardons, donc, comment se porte notre capacité de jugement, notre comparaison et nos calculs lorsque nous traitons avec autrui.

En outre, s'il s'agit de parler de sainteté, nous devons partir de la base que tout est dû à la grâce. L'évidence la plus claire c'est le cas du bon larron. Même la possibilité d'être valable auprès de Dieu est aussi une grâce (quelque chose qu'on nous donne gratuitement). Dieu est le maître, notre «propriétaire qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne» (Mt 20,1). La vigne (c'est-à-dire, la vie, le ciel…) est à Lui; quant à nous, nous sommes des invités, et pas de n'importe quelle façon: c'est un honneur pour nous de pouvoir travailler là et de pouvoir, ainsi, “gagner” le ciel.
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Et plaçons-nous de côté de Dieu...
La récompense pour le travail (la paye, le salaire) 
c'est de partager le ciel...
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Bonne journée de travail à la vigne du Seigneur...
Nous avons le ciel - la vie - en partage...
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À la prochaine!
Jean-Yves

dimanche 17 août 2014

(178,001) Une invitation à prendre le chemin pour ressembler à Dieu...

Bonjour!
Lundi 18 août 2014

Photo:
Qui m'a fourni cette belle photo?
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Voici la Parole de Dieu de ce jour... 
(Mt 19,16-22): Quelqu'un s'approcha de Jésus et lui dit: «Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle?». Jésus lui dit: «Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon? Il n'y a qu'un seul être qui soit bon! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. -«Lesquels?», lui dit-il. Jésus reprit: «Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d'adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi: Tu aimeras ton prochain comme toi-même». Le jeune homme lui dit: «Tout cela, je l'ai observé: que me manque-t-il encore?». Jésus lui répondit: «Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi». A ces mots, le jeune homme s'en alla tout triste, car il avait de grands biens.
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Commentaire: Abbé Óscar MAIXÉ i Altés (Roma, Italie)
Que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle?

Aujourd'hui, la liturgie nous donne à considérer le fameux passage du jeune riche, ce jeune qui n'a pas su quoi répondre face au regard plein d'amour avec lequel l'a fixé le Christ (cf Mc 10,21). Jean Paul II nous rappelle que dans ce jeune nous pouvons reconnaître tout homme qui s'approche du Christ pour lui demander quel est le sens de sa propre vie: «Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle?» (Mt 19,16). Le Pape explique que l'interlocuteur de Jésus a l'intuition qu'il existe une connexion entre le bien moral et l'accomplissement total de sa destinée.

Aujourd'hui aussi, combien de personnes se posent cette même question! Si nous regardons autour de nous, nous pouvons peut-être croire que le nombre de personnes qui voient au-délà est peu nombreux, ou nous pensons que l'homme du 21e siècle n'a pas besoin de se poser ces questions puisque les réponses qu'on lui donnera ne lui serviront à rien.

Jésus répond «Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon? Il n'y a qu'un seul être qui soit bon! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements» (Mt 19,17). Ce n'est pas uniquement juste de se poser des questions sur l'au-délà, sur le sens de la vie, mais il est même indispensable de le faire! Le jeune homme demande à Jésus ce qu'il doit faire pour atteindre la vie éternelle et le Christ lui répond qu'il faut être bon.

De nos jours, pour certains, pour beaucoup, enfin peu importe, il semble impossible d'être bon. Ou alors ils considèrent que ça n'a pas de sens: quelle sottise! Aujourd'hui comme il y a 20 siècles, le Christ continue à nous rappeler que pour entrer dans la vie éternelle il faut obéir aux commandements de la loi de Dieu: il ne s'agit pas d'un aboutissement ou d'une finalité en soi mais c'est le chemin que doit prendre l'homme afin de ressembler à Dieu et ainsi pouvoir accepter des mains de son Dieu-Père la vie éternelle. En effet, «Jésus nous montre que les commandements ne doivent pas être compris comme une limite minimum qu'il ne faut pas dépasser, mais comme un sentier ouvert sur un chemin moral et spirituel de perfection dont le moteur intérieur est l'amour» (Jean-Paul II).
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...Ce que j'ai cueilli pour aujourd'hui...

«Esprit de Dieu, très pur Amour,
Descends dans notre nuit obscure;
Le temps nous tient, la chair nous dure,
Esprit de feu, très pur Amour!»
(Hymne - bréviaire de ce jour)
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«Rester près de Dieu fait tout mon bonheur.»
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«Ta Parole est la lumière de mes pas,
la lampe de ma route.»
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Il est important de vivre pleinement le moment présent...
c'est le seul qui m'appartient...
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»La Parole de Dieu 
c'est comme une carte routière pour notre vie.»
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Qu'est-ce qui compte le plus dans ta vie?
Tes richesses ou ton bien intérieur?
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Canada - France - États-Unis - 
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Bonne journée!
Bon voyage à ceux qui partent...
Jean-Yves
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Photo:
Dans les jardins de Louise...
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samedi 16 août 2014

(177,884) La Cananéenne vient supplier pour sa fille... /Billet de Mgr Maurice Couture... /Les 50 ans de la Basilique du Cap.../Un mot sur le décès de l'abbé Raymond Gravel...

Bonjour!
Dimanche 17 août 2014
Photo
Au Cap de la Madeleine, on fête les 50 ans de la Basilique...
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Mt 15,21-28): Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon. Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait: «Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David! Ma fille est tourmentée par un démon». Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent pour lui demander: «Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris!». Jésus répondit: «Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël». Mais elle vint se prosterner devant lui: «Seigneur, viens à mon secours!». Il répondit: «Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens». «C'est vrai, Seigneur -reprit-elle- mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres». Jésus répondit: «Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux!». Et, à l'heure même, sa fille fut guérie.
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Billet de Mgr Maurice Couture, s.v.
Archevêque émérite 
Diocèse de Québec. 
Une foi ancrée dans un gros bon sens.
Il s’est publié un petit volume bien éclairant sur les « paroles dures de l’Évangile » (Monique Piettre, Éditions du Chalet, l988). Je n’ai pas manqué d’y recourir avant de commenter ce fameux entretien de Jésus avec la Cananéenne. Car je dois avouer que ce texte de Matthieu m’a toujours paru déroutant, autant sur le fond que sur la forme.
Comment Jésus peut-il restreindre sa mission pastorale aux « brebis d’Israël », lui qui enverra ses apôtres enseigner et baptiser toutes les nations, comme nous le rapporte le même Matthieu dans les derniers versets de son évangile (28, 19-20)?
Les exégètes ont des explications pertinentes. Ils nous font observer, par exemple, que la consigne donnée aux disciples, lors de leur premier envoi en mission, excluait les non-juifs: « Ne vous en allez pas du côté des païens » (Mt 10,5). Il ne faut donc pas s’étonner que les apôtres souhaitent que leur Maître les débarrasse de cette femme importune. Encore moins qu’il ne lui manifeste pas beaucoup d’empathie.
Devant les résistances du monde juif, des influents pharisiens et  docteurs de la Loi en particulier, Jésus se rendra compte que les milieux païens se montrent plus réceptifs à son enseignement. En bon pédagogue, le juif pratiquant qu’il était va graduer ses avancées doctrinales pour ménager les susceptibilités de ses coreligionnaires. Mais il ne manquera pas de souligner avec insistance la foi des païens convertis, tel le centurion romain… et la Cananéenne.
Pourtant, dans un cas comme dans l’autre, l’approche est plutôt abrupte. Le premier reçoit de Jésus cet accueil peu engageant: « Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croirez pas! » (Jn 4, 48). La seconde est soumise à un test éprouvant. On n’y reconnaît guère la manière de Jésus envers les femmes, telles la samaritaine et même la pécheresse Madeleine.
Mais devant le résultat de l’échange, il faut se demander si Jésus n’avait pas perçu chez son interlocutrice une confiance indéfectible à son endroit, doublée d’un bon sens de l’humour. Nous dirions en langage courant: « Madame était capable d’en prendre »! Son sens de la réplique en témoigne. Pas le moindrement susceptible, elle s’amuse de la comparaison peu flatteuse avec les  »petits chiens ». Qui sait?  Elle en avait peut-être deux en laisse!
En tout cas, la Cananéenne passe le test « avec grande distinction. » Jésus s’en émerveille, et il ne manque pas de le proclamer: « Grande est ta foi! » Admirable en effet, comme celle d’une autre maman qui lui avait arraché son premier miracle à Cana…
Mgr Maurice Couture, S.V.
Archevêque émérite de Québec (sur Auvidec Média) Merci!
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Prions...

Saint Antoine de Padoue... prie pour nous... 
Pour un objet important perdu...
Objet retrouvé!
Merci!

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Information transmise par PROXIMO - 15 août 2014


La basilique moderne de Notre-Dame-du-Cap fête ses 50 ans
Dès aujourd’hui et jusqu’à dimanche, les pèlerins du Cap-de-la-Madeleine à Trois-Rivières célèbrent l’Assomption. La fête coïncide cette année avec le 50e anniversaire de la Basilique, construite de 1954 à 1965. L’édifice, de forme octogonale, a été conçu par l’architecte québécois natif de Beauport, Adrien Dufresne, également responsable de la conception de plusieurs autres édifices religieux en Saskatchewan, au Manitoba, en Louisiane, dans le Maine et au Québec.
Dans la belle province, il est entre autres celui qui a conçu l’église Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus à Cowansville et l’église Saint-Fidèle de Québec, en plus de participer à la conception du campus de l’Université Laval, de 1944 à 1971.
« Dans le dessin des grands arcs et de ceux du chœur et des transepts, l’architecte Adrien Dufresne s’est visiblement inspiré de son maître, Dom Bellot, moine bénédictin », peut-on lire sur le site web du sanctuaire. Quatre pierres y sont enchâssées en forme de croix.
Elles font partie des pierres qui ont été transportées en mars 1879 sur le fameux pont de glace, un des « miracles » importants de l’histoire du sanctuaire. L’hiver trop doux n’avait pas permis la formation de glace comme c’était l’habitude. Les habitants ont prié le chapelet, et selon l’histoire, le pont s’est formé, permettant ainsi le transport des pierres servant à la construction de ce qui a d’abord été l’église paroissiale.
La conception des vitraux a été confiée au maître-verrier néerlandais et religieux oblat de Marie Immaculée Jan Tillemans. « Les verrières sont remarquables. Certaines, selon les connaisseurs, sont de véritables chefs-d’œuvre », indique toujours le site web du sanctuaire marial.
Parmi les autres éléments remarquables, l’orgue Casavant est d’esthétique néo-classique et a été inauguré en 1965.
La basilique en chiffres:
— La basilique fait 46 mètres de longueur
— La nef est large de 39,5 mètres
— La coupole est grande de 14,5 mètres
— Elle s’élève à 38 mètres.
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Un ajout...

Plusieurs savent que l'abbé Raymond Gravel est décédé, 
oui, lundi dernier à l'âge de 61 ans, des suites d'un cancer...
Ses funérailles ont eu lieues vendredi dernier.
Toute l'émission de La Victoire de l'Amour porte sur lui aujourd'hui.
Il donne une beau témoignage de foi et d'espérance.
On peut voir l'émission en allant sur «mes liens» et en cliquant 
sur «La Victoire de l'Amour».

Quelques citations notées de cette émission:

«Le Christ avait un amour inconditionnel...»
«La foi est un chemin...»
«L'Église du Christ c'est celle qui accueille tout le monde.»
«Dieu parle à travers les événements, les personnes...»
«Ma foi c'est une espérance...»

Sur le site de cette émission, un CD sur la prière enregistré
par l'abbé Gravel est offert;
on peut se le procurer en versant un don de 25$.
L'abbé Raymond Gravel a déjà été député 
pour le parti du Bloc Québécois
au Parlement canadien à Ottawa..

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Ce que j'ai cueilli pour aujourd'hui...

«Le Christ peut tout, 
Lui qui "fait entendre les sourds et parler les muets" (Marc 7, 37). 
Il peut donc mettre chez les chrétiens le désir ardent 
d'écouter l'autre, de communiquer avec l'autre,
et de parler en même temps que lui 
le langage de l'amour réciproque.»
(Benoît XVI)
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«Vivre la gratuité, c'est un vœux inscrit profondément 
dans le cœur de tout homme.
Dans une société si impitoyablement polarisée sur l'efficience, 
où l'on se soucie de l'individu que dans la mesure où il est rentable, 
il reste en chacun de nous un puissant désir d'être estimé 
pour ce qu'il es et non pour ce qu'il réalise. 
La gratuité qui a présidé à notre création 
demeure vivante en nous, comme une aspiration très profonde 
que des réalisations extérieures ne peuvent satisfaire, 
quel que soit leur succès. 
Nous voulons tous compter plus que nos œuvres. 
Montrer aux hommes et aux femmes d'aujourd'hui 
comment apaiser cette faim 
est un des services primordiaux de notre apostolat,»
(Pierre van Breemen, s.j. - Trouver Dieu en toutes choses.)
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Bon dimanche!
Jean-Yves
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(177,854) Les enfants ont leur place... Les pécheurs aussi ont leur place...

Bonjour!
Samedi 16 août 2014

Photo:
Une tapisserie à Notre-Dame-du-Cap
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
(Mt 19,13-15): Alors, on présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartaient vivement. Jésus leur dit: «Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent». Il leur imposa les mains, puis il partit de là.
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Commentaire: Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)
On présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant

Aujourd'hui, nous contemplons une scène qui est, malheureusement, toujours d'actualité «Alors, on présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartaient vivement» (Mt 19,13). Jésus aime tout spécialement les enfants, et nous avec un raisonnement soi-disant “adulte” nous les empêchons de s'approcher de Jésus et du Père: —Quand ils seront grands, s'ils le veulent, ils choisiront…! C'est une grave erreur.

Les pauvres, c'est-à-dire, ceux qui n'ont rien, les plus nécessiteux, sont l'objet de prédilection du Seigneur. Et les enfants sont aussi des “nécessiteux”. Ils sont pauvres en âge, en formation… c'est-à-dire, ils sont entièrement sans défense. C'est pour cela que l'Église —notre Mère— stipule que les parents baptisent leurs enfants très tôt, afin que l'Esprit Saint vienne habiter dans leurs âmes et qu'ainsi ils puissent rentrer dans la chaleur de la communauté chrétienne. Ainsi l'expliquent tant le Catéchisme de l'Église que le Code du droit canonique, deux ordonnances du plus haut rang dans l'Église, qui, comme toute communauté, doit avoir des ordonnances.

Mais non, les gens disent “quand ils seront grands!”. Cette manière de penser est absurde. Sinon posons-nous les questions suivantes: Que mangera cet enfant? Et bien, il mangera ce que sa mère lui donnera, et elle ne va pas attendre que l'enfant lui dise ce qu'il préfère. Quelle langue parlera cet enfant? Celle de ses parents, sinon l'enfant ne pourra jamais choisir une langue quelconque. Dans quelle école ira-t-il? Il ira là où ses parents vont l'inscrire, et ils ne vont pas attendre que l'enfant ait une idée bien arrêtée de ce qu'il veut faire comme études pour l'inscrire.

Qu'est-ce que Jésus mangeait? Ce que sa mère lui préparait. Quelle langue a-t-Il parlé? Celle de ses parents. Quelle religion a-t-il apprise et pratiquée? Celle de ses parents, la religion juive. Bien après, devenu adulte, et grâce à l'instruction religieuse reçue de ses parents, Il a fondé une autre religion... mais d'abord Il a pratiqué celle de ses parents, tout naturellement.
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Ce que j'ai cueilli aujourd'hui...

Dans «Trouver Dieu en toutes choses» de Pierre van Breemen, s.j.:

«La nature même de la fécondité permet les faiblesses et les fautes; 
Dieu ne nous a-t-il pas appelés par notre nom, 
c'est-à-dire nous, tels que nous sommes, 
et non tels que nous devrions être? 
"Vous êtes à moi" dit-il, vous tout entiers, 
avec tout ce que vous êtes, 
pas seulement avec vos points forts.
Jésus est l'image parfaite de son Père.
Bon Pasteur, lui aussi appelle ses brebis "une à une" 
et il les mène dehors" (Jean 10, 3). 
Et, là encore, il n'appelle pas seulement les brebis 
sans tache ni défaut - et d'ailleurs, combien y en aurait-il? 
- il les appelle toutes.»
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«En tolérant nos indifférences et nous fautes, 
Dieu crée en nous une ouverture qui nous permet 
de pressentir et d'accueillir bien plus de réalités 
que ne le ferait quelqu'un d'intransigeant; 
or c'est souvent une ouverture à l'amour de Dieu.»
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Ces textes réfèrent à la Parole de Dieu qui dit 
que nous devons laisser pousser l'ivraie 
avec le bon grain jusqu'à la moisson...
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L'eau du Cap-de-la-Madeleine...


Diacre
au cœur de notre monde
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Bonne journée!
Jean-Yves

jeudi 14 août 2014

(177,724) Marie montée au ciel nous retourne les grâces de son Fils...

Bonjour!
Vendredi 15 août 2014

Photo:
Sculpture représentant la Vierge du Portage
Dans l'église de Notre-Dame-du-Portage.
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L'Assomption de la Vierge Marie
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«L'Assomption de Marie nous montre à quelle espérance 
nous sommes appelés par le salut du Christ. 
Marie, la première, a connu la gloire éternelle 
dans son corps et dans son âme.»
(Au fil des jours)
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«Il ne convenait pas que le Sauveur laissât dans le tombeau 
un corps si pur, duquel le sien avait été formé, 
une chair qui était en quelque façon la sienne propre.»
(Saint Augustin)
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«Cette fête met en pleine lumière le lien 
qui unit Marie à l'Esprit saint depuis le début de son existence, 
lorsqu'à sa conception l'Esprit établit sa demeure en elle 
et la préserve de toute ombre de péché... 
jusqu'à ce dernier jour où, dans la puissance de l'Esprit, 
Marie est emportée à côté de son Fils dans la gloire du Père.»
(Benoît XVI)
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Parole de Dieu de ce jour...
(Luc 1,39-56): En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte: «Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi? Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur».

Marie dit alors: «Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles; Saint est son nom! Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de bien les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais». Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.

Commentaire: Abbé Dom. Josep ALEGRE Abbé de Santa Mª de Poblet (Tarragona, Espagne)
Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur
Aujourd'hui, nous célébrons la Solennité de l'Assomption de la Vierge Marie en corps et en âme au Ciel. «Aujourd'hui —saint Bernard nous dit — la Vierge glorieuse, montant au ciel, a considérablement accru le bonheur des esprits qui l'habitent. Et il ajoute ces paroles précieuses: «Notre terre a adressé aujourd'hui au ciel un cadeau de grand prix, afin de sceller par cet échange une heureuse alliance entre le monde humain et le monde divin, la terre et le ciel, l'ici-bas et l'altitude. Le meilleur fruit de la terre est monté jusqu'aux lieux d'où descendent les dons et les grâces. Établie dans les hauteurs, la Vierge bienheureuse à son tour dispensera des présents aux humains».

Le premier don qu'elle répand sur nous c'est la Parole, qu'elle a su garder si fidèlement dans son cœur, en la faisant fructifier depuis son silence accueillant et profond. Avec cette Parole dans son espace intime, alors qu'elle engendrait dans son ventre maternel la Vie pour tous les hommes, «Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth» (Lc 1,39-40). La présence de Marie exulte de joie, et Élisabeth lui dit: «Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi» (Lc 1,44).

Mais, surtout, elle nous fait cadeau de sa louange, de sa même joie devenue musique, son Magnificat: «Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur!» (Lc 1,46-47). Quel superbe cadeau le ciel nous rend avec le Cantique de Marie, devenu Parole de Dieu. Dans ce Cantique nous trouvons les indices pour comprendre comment l'humain et le divin, le terrestre et le céleste, se fusionnent ensemble, et pouvoir ainsi réagir, comme elle l'a fait, au cadeau que Dieu nous fait dans la personne de son Fils, à travers sa Sainte Mère: pour devenir un don de Dieu au monde, et, demain, un cadeau de l'humanité pour Dieu, en suivant l'exemple de Marie, qui nous a précédé dans cette glorification qui nous attend.
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Et un extrait de l'homélie de François Boute, mon ami qui est diacre 
à Sorbiers en France:
       
 (...)  N’est-il pas étonnant que cette jeune Palestinienne qu’était Marie soit devenue, quelques années après la mort de Jésus, progressivement la femme la plus vénérée au monde alors que les évangiles nous rapportent que peu de précisions sur sa vie…? Cependant dans ces quelques passages nous pouvons percevoir qui était Marie….

L’annonciation et la visitation racontées  par Luc soulignent la disponibilité et la serviabilité  de Marie.
La naissance de Jésus dans des conditions difficiles nous montre une famille respectueuse des contraintes administratives.
La présentation de Jésus au Temple après le temps de purification et le pèlerinage à Jérusalem, quelques années plus tard,  attestent de leur attachement aux préceptes religieux.
Par son intervention à Cana Marie montre son attention pour son entourage et la confiance qu’elle a en son fils.
Marie au pied de la croix est une mère solidaire de son fils dans une profonde douleur et c’est là que Jésus nous la donne comme mère à travers saint Jean.
Enfin la présence de Marie auprès des apôtres au moment de la Pentecôte nous dit que Marie est là au milieu des douze, active dans la communauté chrétienne naissante.

Chers amis, même si chacun d’entre nous est plus ou moins sensible à telle ou telle facette de la personnalité de Marie, celle-ci est proche des uns et des autres.

Proche de ceux qui se posent des questions sur la Foi. Elle aussi les a connus.
Proche de ceux qui sont parfois découragés, désespérés, qui ne comprennent plus rien dans ce monde où tout change, où tout les déconcerte. Marie, elle aussi, a été sans doute désorientée par les attitudes de « son » peuple et de son temps.
Proche de ceux qui sont inquiets : marqués par la souffrance, la maladie, un deuil, un échec, des injustices ou l’incertitude du lendemain. Marie a connu cela : pensons à la fuite en Égypte, à l'arrestation et la mort de son Fils Jésus...
Oui, Marie est proche de nous. Elle n’est pas étrangère à nos problèmes d'aujourd'hui. Elle chemine avec nous à la suite de son fils.

En ce jour, rendons grâce au Seigneur pour ce merveilleux cadeau qu’il nous a fait en nous donnant Marie pour Mère. Ce que Dieu a réalisé pour elle nous est offert à tous, gratuitement et sans mérite de notre part. Nous sommes tous appelés à la rejoindre dans le Royaume de Dieu.  

(...)  F. B.          

 Elaboré à partir de plusieurs sources.

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Photo:
Basilique Notre-Dame-du-Cap (Jean-Yves)
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«Nos années passent comme l'herbe qui pousse;
Toi tu es Dieu d'âge en âge.»
(Antienne du psaume 89 de mercredi)
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... de toujours à toujours, Toi tu es Dieu,»
(Du psaume 89)
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«Nous portons vers Toi,
comme un appel,
l'espoir des hommes d'aujourd'hui.
Mûris le temps, hâte le jour,
et que lève sur terre
Ton Royaume!»
(Hymne - bréviaire de mercredi)
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Photo:
Statue de Notre-Dame-du-Cap
Basilique - Cap-de-la-Madeleine
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Notre-Dame-du-Cap
Sur la façade de la basilique.
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Bonne journée!
Jean-Yves