lundi 1 février 2021

Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix... / (344,342)

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- Propageons la Parole de Dieu. 

Mardi 2 février 2021


Journée de la Vie consacrée.

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

(Lc 2, 22-32)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse
pour la purification,
les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem
pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi :
Tout premier-né de sexe masculin
sera consacré au Seigneur.
Ils venaient aussi offrir
le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :
un couple de tourterelles
ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.
C’était un homme juste et religieux,
qui attendait la Consolation d’Israël,
et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce
qu’il ne verrait pas la mort
avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.
Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus
pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
Syméon reçut l’enfant dans ses bras,
et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain,
tu peux laisser ton serviteur s’en aller
en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La fête que nous célébrons aujourd’hui, dans laquelle s’inscrit celle de la Vie consacrée, porte le beau nom de Présentation.
Ce terme, à lui seul, est si riche de sens
qu’il peut nous aider à guider notre prière.

La première notation qui ressort de ce terme
est celle d’actualité.
Une présentation évoque par définition ce qui est actuel,
littéralement : le moment présent.
Ce qui est vécu, dit, engagé, accompli maintenant.

Or, c’est bien d’aujourd’hui qu’il s’agit tout d’abord ici.
En ce jour, la plénitude des temps est arrivée.
Le jour de Dieu est annoncé.
Celui, non pas qui a été, dans le passé, ou qui sera, dans l’avenir,
mais qui est, dans son éternel présent, est parmi nous.
Le Christ Jésus : Il est là. Il demeure avec nous. Il est présent !
Il est pour toujours parmi nous : l’Éternel, le Vivant.

Nous nous souvenons
que nous avons la grâce insigne de pouvoir vivre
chaque jour de notre vie, comme un aujourd’hui de Dieu.
Cet aujourd’hui où la vie éternelle nous est déjà donnée.
La vie éternelle, dit admirablement Jésus dans sa prière au Père,
c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul véritable Dieu,
et ton envoyé, Jésus-Christ (Jn 17,3).

Vivons donc déjà la joie de cet éternel présent du Seigneur
qui nous est donné par l’éternelle présence du Christ à nos côtés. 

La deuxième notation contenue dans le terme de présentation
est celle d’offrande. L’offrande apportée dans la gratuité.
C’est ainsi que nous faisons, comme nous disons, des «présents».
C’est-à-dire des dons apportés sans recherche de contrepartie,
comme autant de cadeaux gracieux.
Dans une sorte de générosité, sans calcul, par amour,
bénévolement, avec le sourire, en libre abandon.
Allez apprendre ce que veut dire cette parole, nous dit Jésus :
C’est l’amour que je veux et non les sacrifices !

Nous voici tous invités à retrouver ce sens de l’offrande spontanée,
de la gratuité sans arrière-pensée.
Oui, de sa plénitude nous avons tous reçu grâce pour grâce (Jn 1,16).
Comment ne pas en faire en retour le «présent»
au Dieu de toute grâce ?

La troisième notation contenue dans le terme de présentation
est celle de manifestation, de révélation.
On était jusque-là inconnu ou absent.
Et voilà qu’on est présenté ou que l’on se présente.
Quelque chose d’encore caché ou ignoré
est ainsi révélé, mis en lumière, manifesté.
Il est sûr que lorsque Jésus est présenté dans le Temple,
c’est bien de révélation et de manifestation qu’il s’agit.
Sous la poussée de l’Esprit, Syméon peut alors proclamer :
Mes yeux ont vu ton salut
que tu as préparé à la face de tous les peuples,
lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël (Lc 2,30-32).

Pour nous aussi, fête de la Présentation
est la célébration de cette lumière venue dans le monde (Jn 1,5-7).
Nous manifestons, en silence mais clairement,
que nous voulons suivre Jésus-Christ.
Et qu’au milieu de ce monde nous voulons briller,
selon la parole de Paul, comme des foyers de lumière
en lui présentant la parole de vie (Ph 2,15).

La dernière réalité sous-tendue dans ce terme de présentation
est celle de Rédemption. Ce n’est peut-être pas la plus évidente, mais c’est la plus éclairante
et la plus importante pour mettre en lumière le sens de cette fête.

Nous savons en effet que nous ne pouvons
assurer par nous-mêmes notre salut. L’homme ne peut acheter son rachat, note le psaume,
ni payer à Dieu sa rançon.
Il est si coûteux le rachat de son âme (Ps 49,8).
Et c’est bien pour cela que le Christ notre Rédempteur
est venu en ce monde.
Sa présentation aujourd’hui, dans le Temple,
à laquelle il se soumet volontairement, par obéissance à la Loi
(voulant que tout garçon premier-né soit racheté
par l’offrande d’au moins deux petites colombes),
sa présentation donc annonce la grande Rédemption, le rachat du péché
et de son salaire qui est la mort (Rm 6,23)
par son sacrifice sur la croix.

Nous voici tous invités à offrir nous aussi nos personnes
en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu.
Et Paul nous précise :
C’est là le culte spirituel que vous avez à rendre au Seigneur (Rm 12,1).

Il nous est si bon de savoir que le Seigneur lui-même
nous invitant à porter notre croix de chaque jour à sa suite (Lc 9,23),
nous propose à tous, chrétiens, de participer en quelque sorte,
malgré notre faiblesse et notre indignité
à, sa grande œuvre de Rédemption !

Tu ne voulais ni sacrifice ni offrande,
mais tu m’as façonné un corps… Alors j’ai dit : Voici, je viens pour faire, ô Dieu, ta volonté ! (Ps 40,7-9 ; He 10,5-7).
Puisque le Père nous accueille, comme Jésus, en cet aujourd’hui,
dans sa joie, sa lumière et sa paix,
puisse-t-il en retour, nous combler
de cette même paix, de cette même lumière et de cette même joie.


Abbé Philippe Link - Merci!

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Photo prise dans un monastère dominicain de France (Évry)
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«Le Dieu en qui je m'efforce aujourd'hui de croire 
est un Dieu bon, sensible, vulnérable, 
proche des humains et respectueux de leur liberté. 
Un Dieu toujours penché sur le plus faible.
 Un Dieu humble. 
Un Dieu pauvre. 
Un Dieu collaborateur. 
Un Dieu dont toute la joie est le don de lui-même. 
Un Dieu désarmé, dont la seule puissance est l'amour.»
 (Yvon Poitras - Un temps pour espérer.)
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Bonne journée 

à toutes les personnes 

qui ont consacré leur vie au Seigneur.

Jean-Yves

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