jeudi 31 octobre 2024

« Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! » / (484,141)

 Bonjour!

Vendredi 1er novembre 2024

T O U S S A I N T 

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! » (Mt 5, 1-12a)

Alléluia. Alléluia.
Venez à moi,
vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,
dit le Seigneur,
et moi, je vous procurerai le repos.
Alléluia. (Mt 11, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    voyant les foules, Jésus gravit la montagne.
Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui.
    Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait.
Il disait :
    « Heureux les pauvres de cœur,
car le royaume des Cieux est à eux.
    Heureux ceux qui pleurent,
car ils seront consolés.
    Heureux les doux,
car ils recevront la terre en héritage.
    Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice,
car ils seront rassasiés.
    Heureux les miséricordieux,
car ils obtiendront miséricorde.
    Heureux les cœurs purs,
car ils verront Dieu.
    Heureux les artisans de paix,
car ils seront appelés fils de Dieu.
    Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice,
car le royaume des Cieux est à eux.
    Heureux êtes-vous si l’on vous insulte,
si l’on vous persécute
et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous,
à cause de moi.
    Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse,
car votre récompense est grande dans les cieux ! »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

-----



Commentaire...

La Toussaint atteste qu’à la fin de notre existence terrestre la vie n’est pas détruite : elle est transformée. Tous nous sommes appelés à ressusciter un jour avec le Christ, à être associés à sa gloire éternelle, à son bonheur sans fin. « Ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est » (2nd lect.).

Avec tous les saints, c’est-à-dire tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont accepté de se laisser saisir et transformer par l’amour rédempteur, nous exulterons devant la face de Dieu : « Ils étaient cent quarante-quatre-mille, douze mille de chacune des douze tribus d’Israël, foule immense que nul ne pouvait dénombrer, de toutes nations, races, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main. Et ils proclamaient d’une voix forte : “Le salut est donné par notre Dieu, lui qui siège sur le Trône, et par l’Agneau !” » (1ère lect.).

Les saints sont des hommes et des femmes comme nous, qui ont « traversé la grande épreuve ; et qui ont lavé leurs vêtements, les ont purifiés dans le sang de l’Agneau » (Ibid.) ; ce sont des pécheurs qui se sont livrés à la miséricorde divine. L’Esprit a enfanté des saints à toutes les époques ; les uns sont plus connus, d’autres sont demeurés cachés : ce sont ces derniers que nous fêtons tout particulièrement aujourd’hui. Humbles mères de familles qui dans l’ombre se sont usées à la tâche, pères qui se sont tout donnés pour faire vivre leur foyer envers et malgré tous les revers de fortune, malades qui ont enduré en silence leurs souffrances du corps ou de l’âme, et bien plus largement : tous les pauvres de cœur, les doux, ceux qui pleurent, ceux qui ont faim et soif de la justice, les miséricordieux, les artisans de paix, les persécutés pour la justice, les témoins de l’Évangile insultés pour leur appartenance au Christ : « En eux tous, Dieu lui-même nous parle, il nous donne un signe de son Royaume et nous y attire puissamment, tant est grande la nuée de témoins qui nous enveloppent (cf. He 12, 1) et tant la vérité de l’Évangile se trouve attestée » (Vatican II, Constitution dogmatique sur l’Église : Lumen Gentium, 50).

Le terme de « saints » peut nous faire peur : peut-être l’avons-nous associé à bien des tribulations assumées héroïquement, ou à une ascèse surhumaine, bref à une participation à la Croix qui dépasse nos forces. Saint Jean utilise un autre terme, sans doute plus apte à éveiller notre désir et à stimuler notre générosité : il présente la sainteté comme l’aboutissement de notre cheminement vers la filiation divine : « Voyez comme il est grand l’amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu, et nous le sommes » (2nd lect.). Ce germe de vie divine nous a été donné gratuitement le jour de notre baptême ; aussi « dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu » (Ibid.) ; notre responsabilité consiste à veiller sur la croissance de notre vie théologale en la nourrissant par la prière et les sacrements, et en demeurant fidèles à Notre-Seigneur Jésus-Christ : « tout homme qui fonde sur lui l’espérance de lui devenir semblable, se rend pur comme lui-même est pur » (Ibid.).

À l’origine de l’Église, la communion des saints signifiait l’unité de ceux qui avaient part aux réalités saintes que sont le baptême et l’eucharistie – ainsi que les autres sacrements – et qui, de ce fait, communiaient dans une même sanctification reçue du Christ. Dieu lui-même a voulu établir avec lui et entre nous, ainsi qu’avec tous ceux qui nous ont précédés, cette communion de vie dans la même foi et dans le même Esprit. « Il a plu à Dieu, enseigne le concile Vatican II, que les hommes ne reçoivent pas la sanctification et le salut séparément, hors de tout lien mutuel » (LG, 9), mais en nous unissant à lui, il nous a restauré dans une fraternité universelle qui unit dès à présent l’Église du ciel et de la terre : « nous sommes concitoyens des saints, nous sommes de la famille de Dieu » confirme saint Paul (Ep 2, 19).

De même que les mérites des saints nous appartiennent, le fruit de nos bonnes actions, par la grâce de Dieu, peut rejaillir sur nos frères qui au-delà du voile de la mort, poursuivent leur chemin de purification. C’est pourquoi dimanche nous ferons monter nos prières vers Dieu pour nos défunts, afin que purifiés des dernières séquelles du péché, ils puissent prendre leur place « autour du Trône, des Anciens et des quatre Vivants, et adorer Dieu en chantant avec eux sa louange.

La meilleure manière de vivre la communion des saints est encore de commencer à l’incarner avec nos proches, en vivant les béatitudes au quotidien, dans la conscience qu’une âme qui s’élève élève le monde et rejaillit jusqu’au ciel.

Dieu éternel et tout-puissant, tu nous donnes de célébrer dans une même fête la sainteté de tous les élus ; puisqu’une telle multitude intercède pour nous, réponds à nos désirs, accorde-nous largement tes grâces : quand tu nous auras sanctifiés dans la plénitude de ton amour, fais-nous passer de cette table où tu nous as reçus en pèlerins, au banquet préparé dans ta maison, par Jésus, le Christ, notre Seigneur (Oraison d’ouverture. et après la communion.).

Abbé Philippe Link - Merci!

-----


Bonne journée!

Jean-Yves 

mercredi 30 octobre 2024

« Il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem » / (484,089)

 Bonjour!

Jeudi 31 octobre 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem » (Lc 13, 31-35)

Alléluia. Alléluia.
Béni soit notre roi,
celui qui vient au nom du Seigneur.
Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux !
Alléluia. (Lc 19, 38 ; 2, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce jour-là,
    quelques pharisiens s’approchèrent de Jésus pour lui dire :
« Pars, va-t’en d’ici :
Hérode veut te tuer. »
    Il leur répliqua :
« Allez dire à ce renard :
voici que j’expulse les démons et je fais des guérisons
aujourd’hui et demain,
et, le troisième jour, j’arrive au terme.
    Mais il me faut continuer ma route
aujourd’hui, demain et le jour suivant,
car il ne convient pas
qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem.

    Jérusalem, Jérusalem,
toi qui tues les prophètes
et qui lapides ceux qui te sont envoyés,
combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants
comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes,
et vous n’avez pas voulu !
    Voici que votre temple est abandonné à vous-mêmes.
Je vous le déclare :
vous ne me verrez plus
jusqu’à ce que vienne le jour où vous direz :
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

-----

Commentaire...

On voit mal les pharisiens se préoccuper du sort de Jésus ; par contre, en feignant l’avertir des intentions meurtrières d’Hérode Antipas, ils espèrent sans doute éloigner Notre-Seigneur de la ville sainte, où son ascendant sur les foules leur fait de l’ombre. Mais le Seigneur n’a que faire des intrigues des hommes : sa vie est entre les mains de Dieu son Père, et « nul ne peut rien arracher de sa main » (Jn 10, 29).

Ses actions – chasser les démons et opérer des guérisons – prouvent qu’il vient de Dieu et agit en son Nom. Peut-être la progression étalée sur trois jours est-elle significative de la Passion désormais proche : le premier jour, le vendredi saint, Jésus triomphe du démon ; le samedi il guérit les âmes des justes retenues prisonnières de l’Hadès, et au matin de Pâques, il atteint le but en étant intronisé à la droite du Père.

Notre-Seigneur sait que le plan de Dieu se réalisera à son Heure, en se servant précisément des projets meurtriers de ses ennemis. Aussi monte-t-il à Jérusalem dans la pleine conscience de ce qui l’attend. Cependant, loin de s’apitoyer sur son sort, c’est sur la Ville Sainte qu’il pleure, comme une mère sur des enfants qui courent à leur perte en refusant la main qu’elle leur tend. Jérusalem n’a pas voulu reconnaître l’Envoyé de Dieu, Temple véritable de la Nouvelle Alliance. Aussi le Seigneur abandonne-t-il ce Temple entre les mains de ceux qui s’apprêtent à le détruire. Mais la mort du Juste n’aura pas le dernier mot : Jésus ressuscitera, et ce jour-là les yeux des aveugles s’ouvriront pour accueillir le Christ vainqueur, qui seul donne sens à nos vies.

Rien ne pourra nous séparer de ton amour, Seigneur. Rien, si ce n’est mon refus de venir me réfugier sous les ailes de ta miséricorde. Aussi je t’en supplie : donne-moi un cœur simple qui sache reconnaître tes bienfaits. Alors je pourrai « te rendre grâce à pleine voix et te louer parmi la multitude, car tu te tiens à la droite du pauvre pour le sauver de ceux qui le condamnent » (Ps 108).

Abbé Philippe Link - Merci!

-----



Bonne journée!

Jean-Yves 

mardi 29 octobre 2024

« On viendra de l’orient et de l’occident, prendre place au festin dans le royaume de Dieu » / (483,919)

 Bonjour!

Mercredi 30 octobre 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« On viendra de l’orient et de l’occident, prendre place au festin dans le royaume de Dieu » (Lc 13, 22-30)

Alléluia. Alléluia.
Par l’annonce de l’Évangile,
Dieu nous appelle à partager
la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.
Alléluia. (cf. 2 Th 2, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    tandis qu’il faisait route vers Jérusalem,
Jésus traversait villes et villages en enseignant.
    Quelqu’un lui demanda :
« Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? »
Jésus leur dit :
    « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite,
car, je vous le déclare,
beaucoup chercheront à entrer
et n’y parviendront pas.
    Lorsque le maître de maison se sera levé
pour fermer la porte,
si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte,
en disant :
“Seigneur, ouvre-nous”,
il vous répondra :
“Je ne sais pas d’où vous êtes.”
    Alors vous vous mettrez à dire :
“Nous avons mangé et bu en ta présence,
et tu as enseigné sur nos places.”
    Il vous répondra :
“Je ne sais pas d’où vous êtes.
Éloignez-vous de moi,
vous tous qui commettez l’injustice.”
    Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents,
quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes
dans le royaume de Dieu,
et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors.
    Alors on viendra de l’orient et de l’occident,
du nord et du midi,
prendre place au festin dans le royaume de Dieu.
    Oui, il y a des derniers qui seront premiers,
et des premiers qui seront derniers. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

-----

Commentaire...

Le Royaume de Dieu est comparé à une salle de banquet un peu originale : apparemment il n’y manque pas de place, seulement la porte d’accès est particulièrement étroite, si bien que la foule se bouscule au portillon. Ce n’est qu’au prix d’un réel effort que les convives accéderont au festin bien mérité.

Jésus – car c’est bien de lui qu’il s’agit – n’a cessé d’avertir les chefs religieux d’Israël de l’urgence de la conversion, mais ils n’ont pas voulu entendre la portée de ses paroles. La porte étroite par laquelle nous devons nous efforcer de passer est celle qui donne accès à notre intériorité profonde. Le Seigneur nous invite à nous arracher à la dispersion dans l’extériorité pour nous recentrer sur le Maître intérieur qui nous attend dans la salle de banquet de notre cœur. Le passage qui sépare les deux espaces se nomme repentance : seul celui qui est assez humble pour se reconnaître pécheur et qui confesse son besoin de la miséricorde, peut passer par la porte étroite, que ne saurait franchir l’homme suffisant, convaincu d’être juste.

Pourtant ce n’est pas faute d’avoir été invité : Dieu a choisi en premier la descendance d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ; il a envoyé ses prophètes pour les inviter à se repentir ; et à la plénitude des temps, il a même envoyé son Fils proclamer la fin de l’attente, l’accomplissement de la promesse et l’urgence de la conversion. C’est d’abord aux fils d’Israël que la Parole de Dieu fut adressée, mais hélas « aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays » (Lc 4, 24). Aussi, « puisqu’ils l’ont rejetée, et qu’eux-mêmes ne se sont pas jugés dignes de la vie éternelle, les apôtres se sont tournés vers les païens, pour que le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 13, 46-47).

C’est à nous aussi bien sûr que s’adresse cet avertissement. Il ne suffit pas d’écouter la Parole, ni même de partager le repas eucharistique en présence du Seigneur. C’est par la conversion de notre vie, qui commence par l’humble aveu de notre péché, que nous devons nous « efforcer d’entrer par la porte étroite ». Puissions-nous prendre au sérieux ces paroles et discerner les temps où nous sommes. Le Maître de la maison s’est levé d’entre les morts et nous invite à le suivre : osons emprunter le passage étroit de sa Passion pour accéder au banquet des noces de l’Agneau, et participer à la gloire de sa Résurrection.

Abbé Philippe Link - Merci!

-----


Bonne journée!

Jean-Yves Fortin, diacre


lundi 28 octobre 2024

« La graine a poussé, elle est devenue un arbre » / (483,783)

Bonjour!

Mardi le 29 octobre 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


ÉVANGILE

« La graine a poussé, elle est devenue un arbre » (Lc 13, 18-21)

Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père,
Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits
les mystères du Royaume !
Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus disait :
« À quoi le règne de Dieu est-il comparable,
à quoi vais-je le comparer ?
    Il est comparable à une graine de moutarde
qu’un homme a prise et jetée dans son jardin.
Elle a poussé, elle est devenue un arbre,
et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. »
    Il dit encore :
« À quoi pourrai-je comparer le règne de Dieu ?
    Il est comparable au levain
qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine,
jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

-----

Commentaire...

Jésus est maître dans l’art d’utiliser les scènes ou les images de la vie courante pour exprimer les mystères du Royaume. Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus en utilise deux pour nous révéler l’essence du règne de Dieu.

La comparaison qu’il fait de ce dernier à une graine de moutarde exprime tout à la fois l’enfouissement, la mort mais aussi la force de vie dont les effets sont sans commune mesure par rapport à ce que l’on pourrait s’attendre. Qui pourrait imaginer, en effet, qu’une petite semence d’à peine un millimètre puisse s’épanouir en un arbuste de presque trois mètres de haut !

Dans le même sens, l’image du levain est aussi très suggestive. Une petite poignée, mélangée le soir à trois mesures de farine (environ 36 litres), donnera au matin le pain pour toute une famille. Sans que personne n’y fasse attention, la pâte aura levé toute la nuit sous l’effet de cette infime quantité de levain.

A travers ces deux paraboles, c’est toute la vie du Christ que nous retrouvons. Car le règne de Dieu c’est d’abord le Christ. Jésus, en se désignant lui-même, ne dit-il pas à ses apôtres : « le règne de Dieu est au milieu de vous » ? Règne de Dieu aux commencements modestes, parole de vie semée dans les cœurs d’un petit groupe d’apôtres, illustres inconnus aux yeux des grands du monde de cette époque. Parole appelée à mourir durant l’épreuve de la passion. Parole enfouie trois jours dans le tombeau, mais qui dans la nuit de cet enfouissement va peu à peu lever pour laisser éclater au grand jour sa force de vie. Résurrection appelée à déployer sa puissance dans le cœur de tous ceux qui se laisseront irriguer par la rosée de l’Esprit de Pentecôte.

C’est ainsi qu’a germé l’arbre de l’Église, corps du Christ, qui unit le ciel et la terre et qui permet à tout homme de découvrir que sa véritable demeure se trouve dans le cœur du Père. L’arbre du règne de Dieu a déployé ses branches jusqu’aux extrémités de la terre offrant à tout homme de pouvoir trouver refuge à l’ombre de la miséricorde divine.

Cet arbre de l’Église devra toujours se rappeler ses débuts insignifiants pour ne pas s’enorgueillir et croire qu’il s’est construit lui-même. Ses ramures qui s’étendent pour rejoindre tout homme sur cette terre ne devront jamais lui faire perdre de vue qu’un tel déploiement ne résulte que de ce que ses racines sont plongées au cœur même de la Trinité. Cet acte de mémoire le rendra alors fort contre les vents de tempête qui, s’ils ne manqueront pas de le faire vaciller, ne pourront jamais le faire tomber.

Ce qui est vrai de l’Église, l’est aussi de tout chrétien. Que cette Eucharistie nous permette de nous enraciner toujours plus profondément en Dieu. Nous serons alors sûr que nous porterons un fruit de vie éternelle.

Abbé Philippe Link -- Merci!

-----



Bonne journée!

Jean-Yves 


dimanche 27 octobre 2024

« Il en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres » / (483,782)

 Bonjour!

Lundi 28 octobre 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE




« Il en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres » (Lc 6, 12-19)

Alléluia. Alléluia.
À toi, Dieu, notre louange !
Toi que les Apôtres glorifient,
nous t’acclamons : tu es Seigneur !
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ces jours-là,
Jésus s’en alla dans la montagne pour prier,
et il passa toute la nuit à prier Dieu.
    Le jour venu,
il appela ses disciples et en choisit douze
auxquels il donna le nom d’Apôtres :
    Simon, auquel il donna le nom de Pierre,
André son frère,
Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
    Matthieu, Thomas,
Jacques fils d’Alphée,
Simon appelé le Zélote,
    Jude fils de Jacques,
et Judas Iscariote, qui devint un traître.

    Jésus descendit de la montagne avec eux
et s’arrêta sur un terrain plat.
Il y avait là un grand nombre de ses disciples
et une grande multitude de gens
venus de toute la Judée, de Jérusalem,
et du littoral de Tyr et de Sidon.
    Ils étaient venus l’entendre
et se faire guérir de leurs maladies ;
ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs
retrouvaient la santé.
    Et toute la foule cherchait à le toucher,
parce qu’une force sortait de lui
et les guérissait tous.

     – Acclamons la Parole de Dieu.

Commentaire: Abbé Albert TAULÉ i Viñas (Barcelona, Espagne)

«Jésus s'en alla dans la montagne pour prier»

Aujourd'hui nous contemplons toute une journée de la vie de Jésus. Une vie qui a deux aspects très clairs: la prière et l'action. Si la vie du chrétien doit imiter celle de Jésus nous ne pouvons pas nous passer de ces deux aspects. Tout chrétien, y compris ceux qui se sont consacrés à la vie contemplative, doivent dédier quelques moments à la prière et d'autres à l'action, même si le temps que nous consacrons à l'une et à l'autre varie. Les religieux et religieuses cloîtrés consacrent eux aussi beaucoup de temps de la journée au travail. En contrepartie si nous souhaitons imiter le Christ, ceux d'entre nous qui sont le plus "séculaires", ne devraient pas se lancer dans des actions effrénées sans les plonger dans la prière. Saint Jérôme nous apprend que: «même si l'apôtre nous a enseigné de toujours prier (…) il convient que nous destinions quelques heures à cette tâche».

Est-ce que Jésus avait besoin de longs moments de prière solitaire quand tous dormaient? Les théologiens font des études pour savoir quelle était la psychologie de Jésus Homme: jusqu'à quel point il avait un accès direct à la divinité et jusqu'à quel point «il a connu l'épreuve comme nous, et il n'a pas péché» (He 4,15).

Une fois que nous avons fait la prière, il ne nous reste plus qu'à l'imiter dans l'action. Au cours de ce moment de la journée, nous l'observons en train d'organiser son église, c'est-à-dire, choisissant ceux qui seront les futurs évangélisateurs, ceux appelés à continuer sa mission dans le monde. «Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres» (Lc 6,13). Après nous le trouvons en train de guérir toute sorte de maladies. «Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous» (Lc 6,19) nous dit l'évangéliste. Afin que notre identification à Lui soit totale, il suffirait que nous dégagions nous aussi une force qui puisse guérir toutes les personnes, ce qui sera possible uniquement si, afin de porter plus de fruits, nous demeurons en Lui (cf. Jn 15,4).

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Toute âme humaine est un temple de Dieu : voilà qui nous ouvre une perspective vaste et nouvelle. La vie de prière de Jésus est la clef pour comprendre la prière de l’Eglise » (Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix)

  • « C'est pourquoi Simon le Cananéen, ainsi que Jude Thaddée, doivent nous aider à redécouvrir toujours à nouveau et à vivre inlassablement la beauté de la foi chrétienne, en sachant en donner un témoignage à la fois fort et serein » (Benoît XVI)

  • « (…) Jésus prie avant les moments décisifs qui vont engager la mission de ses Apôtres : avant de choisir et d’appeler les Douze (cf. Lc 6, 12), avant que Pierre le confesse comme "Christ de Dieu" (cf. Lc 9, 18-20) et afin que la foi du chef des Apôtres ne défaille pas dans la tentation (cf. Lc 22, 32) (…) » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 2.600)

pixel tracking

Bonne journée!

Jean-Yves 

samedi 26 octobre 2024

« Rabbouni, que je retrouve la vue » / (483,708)

 Bonjour!

Dimanche 27 octobre 2024

Voici la Parole de Dieu de ce dimanche...


ÉVANGILE

« Rabbouni, que je retrouve la vue » (Mc 10, 46b-52)

Alléluia. Alléluia.
Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort,
il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    tandis que Jésus sortait de Jéricho
avec ses disciples et une foule nombreuse,
le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait,
était assis au bord du chemin.
    Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth,
il se mit à crier :
« Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »
    Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire,
mais il criait de plus belle :
« Fils de David, prends pitié de moi ! »
    Jésus s’arrête et dit :
« Appelez-le. »
On appelle donc l’aveugle, et on lui dit :
« Confiance, lève-toi ;
il t’appelle. »
    L’aveugle jeta son manteau,
bondit et courut vers Jésus.
    Prenant la parole, Jésus lui dit :
« Que veux-tu que je fasse pour toi ? »
L’aveugle lui dit :
« Rabbouni, que je retrouve la vue ! »
    Et Jésus lui dit :
« Va, ta foi t’a sauvé. »
Aussitôt l’homme retrouva la vue,
et il suivait Jésus sur le chemin.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

-----

Commentaire...

«‘Que veux-tu que je fasse pour toi?’. ‘Rabbouni, que je voie’»

Abbé Pere CAMPANYÀ i Ribó(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons un homme qui dans sa misère, rencontre le vrai bonheur grâce au Christ. Il s'agit d'une personne qui manque de deux choses: la vision corporelle et la faculté de pouvoir trouver un travail pour gagner sa vie ce qui l'oblige à mendier. Il a besoin d'aide et il se place à coté du chemin, à la sortie de Jéricho là où il y a beaucoup de passants.

Par chance pour lui, c'est Jésus qui passe ce jour là, accompagné de ses disciples et d'autres personnes. Sans doute l'aveugle a entendu parler de Jésus, on lui aurait dit qu'il accomplissait des prodiges et sachant qu'Il n'est pas loin il commence à crier «Fils de David, aie pitié de moi!» (Mc 10,47). Pour ceux qui accompagnent le Maître les cris de l'aveugle sont gênants, ils ne se rendent pas compte de la triste situation de cet homme, ils ont une attitude égoïste. Mais Jésus veut répondre à ce mendiant et demande qu'on l'appelle. Immédiatement l'aveugle se retrouve face au Fils de David et commence le dialogue entre eux avec une question et une réponse: «Jésus lui dit: ‘Que veux-tu que je fasse pour toi?’. ‘Rabbouni, que je voie’».(Mc 10,51). Et alors Jésus lui accorde la double vision: la vision physique et, la plus importante, la vision intérieure de Dieu. Saint Clément d'Alexandrie disait: «Mettons fin à l'oubli de la vérité, débarrassons-nous de l'ignorance et de l'obscurité que, comme un nuage, couvre nos yeux et contemplons celui qui est réellement Dieu».

Très fréquemment nous nous plaignons et nous disons: —Je ne sais pas prier. Prenons exemple de l'aveugle de l'Evangile: Il insiste en appelant Jésus, et avec pas plus de trois mots lui dit tout ce dont il a besoin. Est-ce que nous manquons de foi? Alors disons-lui: —Seigneur augmente ma foi. Avons-nous des amis ou de la famille qui a abandonné la pratique de la religion? Prions ainsi: «Seigneur Jésus fait qu'ils voient». Est-ce que la foi est si importante? Si nous la comparons à la vision physique, que dirions-nous? La situation de l'aveugle est triste, mais beaucoup plus triste est celle du non croyant. Disons-leur: —Le Maître t'appelle dis-Lui quels sont tes besoins et Jésus te répondra avec une grande générosité.

Pensées pour l'évangile d'aujourd'hui

  • « Celui qui ignore la splendeur de la lumière éternelle, est un aveugle. Malgré tout, s’il croit déjà au Rédempteur, alors il est déjà assis au bord de la route. Cependant, ceci n’est pas suffisant. S’il n’implore plus pour recevoir la foi et qu’il abandonne les prières, c’est un aveugle assis au bord de la route mais sans demander l’aumône » (Saint Grégoire la Grand)

  • « Dans la rencontre avec le Christ, faite avec de la foi, Bartimée récupère la lumière qu’il avait perdue, et avec elle la plénitude de sa propre dignité : il se lève et il reprend le chemin, qui, depuis, a un guide, Jésus » (Benoît XVI)

  • « La prière est principalement adressée au Père ; de même, elle se porte vers Jésus, notamment par l’invocation de son saint Nom : "Jésus, Christ, Fils de Dieu, Seigneur, aie pitié de nous, pécheurs !" » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, nº 2680)

Bon dimanche!

Jean-Yves 

vendredi 25 octobre 2024

« Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même » / (483,671)

Note: Sur ce blogue, il y a 4,300 sources de références 

Bonjour!

Samedi 26 octobre 2024

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même » (Lc 13, 1-9)

Alléluia. Alléluia.
Je ne prends pas plaisir à la mort du méchant,
dit le Seigneur.
Qu’il se détourne de sa conduite, et qu’il vive !
Alléluia. (cf. Ez 33, 11)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Un jour,
    des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens
que Pilate avait fait massacrer,
mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient.
    Jésus leur répondit :
« Pensez-vous que ces Galiléens
étaient de plus grands pécheurs
que tous les autres Galiléens,
pour avoir subi un tel sort ?
    Eh bien, je vous dis : pas du tout !
Mais si vous ne vous convertissez pas,
vous périrez tous de même.
    Et ces dix-huit personnes
tuées par la chute de la tour de Siloé,
pensez-vous qu’elles étaient plus coupables
que tous les autres habitants de Jérusalem ?
    Eh bien, je vous dis : pas du tout !
Mais si vous ne vous convertissez pas,
vous périrez tous de même. »

Jésus disait encore cette parabole :
« Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne.
Il vint chercher du fruit sur ce figuier,
et n’en trouva pas.
Il dit alors à son vigneron :
“Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier,
et je n’en trouve pas.
Coupe-le.
À quoi bon le laisser épuiser le sol ?”
    Mais le vigneron lui répondit :
“Maître, laisse-le encore cette année,
le temps que je bêche autour
pour y mettre du fumier.
    Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir.
Sinon, tu le couperas.” »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

-----

Commentaire...

Jésus s’entretient avec ses disciples. Son enseignement porte sur la nécessité d’interpréter les signes qui révèlent l’irruption du Royaume et la nécessité de la conversion qui en découle. La foule l’interrompt brusquement pour lui rapporter un événement qui a bouleversé tout Jérusalem : des Galiléens ont été massacrés par les soldats romains dans la cour même du temple, alors qu’ils offraient un sacrifice. Vu les circonstances, ce ne pouvait être qu’à l’occasion de la Pâque, le seul jour où en raison de l’affluence, les hommes étaient autorisés à immoler eux-mêmes les agneaux offerts en sacrifice, les prêtres se contentant de verser le sang sur l’autel. 

Pourquoi le Seigneur permettait-il que des fidèles soient tués par les mains des impies, et que leur sang soit mêlé à celui des animaux immolés sur son autel ? Puisque Dieu est juste, la seule explication « valable » était que ces Galiléens méritaient une telle punition pour leurs fautes ; et celles-ci devaient être particulièrement graves pour attirer sur leurs auteurs une telle sanction !

Jésus écarte résolument cette lecture en termes de justice immanente. Il renchérit même en citant un autre événement, purement accidentel cette fois, qui était également interprété par ses contemporains comme une punition divine, sanctionnant durement les péchés des victimes.

Notre-Seigneur ne nie pas qu’il y ait un rapport entre ces morts violentes et le péché, mais il dénonce l’échappatoire qui consiste à dire que ces malheureux « étaient de plus grands pécheurs » que les autres Galiléens, ou qu’ils aient été « plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ». Leur triste destin devrait plutôt réveiller les consciences et conduire à une conversion salutaire, car un même sort attend tous les hommes : tous en effet sont pécheurs, et tombent dès lors sous le coup du jugement et sous la menace de la condamnation.

Ce réalisme spirituel est aujourd’hui comme hier la condition même de l’interprétation juste de l’avènement du Christ. Comment pourrions-nous reconnaître dans la venue du Fils de l’Homme, l’ultime grâce de salut, si nous n’avons pas la claire conscience d’être pécheurs et d’avoir besoin d’un Sauveur ? « L’année de bienfaits » (Lc 4, 19) est commencée : Jésus-Christ est la miséricorde du Père offerte à tous les hommes pour qu’ils puissent échapper au jugement ; encore faut-il qu’ils discernent le temps de sa visite. La brève parabole du vigneron intercédant en faveur du figuier stérile confirme cette lecture : Jésus lui-même intercède pour nous auprès de son Père et nous obtient un ultime délai pour que nous puissions accueillir la grâce du salut dans un cœur repentant. 

Il ne s’agit pas de remettre à demain la conversion à laquelle le Seigneur nous invite aujourd’hui, car la mort nous surprendra tous comme un voleur (cf. Lc 12, 39-40). Au temps de la miséricorde succédera alors le temps du jugement pour ceux qui auront refusé d’interpréter la venue de Jésus comme l’ultime parole de réconciliation du Père adressée à tous ses enfants.

Abbé Philippe Link - Merci!

-----



Bonne journée!

Jean-Yves 

jeudi 24 octobre 2024

« Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ? » (483,634)

 Bonjour!

Vendredi 25 octobre 2024 

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ? » (Lc 12, 54-59)

Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père,
Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits
les mystères du Royaume !
Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus disait aux foules :
« Quand vous voyez un nuage monter au couchant,
vous dites aussitôt qu’il va pleuvoir,
et c’est ce qui arrive.
    Et quand vous voyez souffler le vent du sud,
vous dites qu’il fera une chaleur torride,
et cela arrive.
    Hypocrites !
Vous savez interpréter
l’aspect de la terre et du ciel ;
mais ce moment-ci,
pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ?
    Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes
ce qui est juste ?
    Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat,
pendant que tu es en chemin
mets tout en œuvre pour t’arranger avec lui,
afin d’éviter qu’il ne te traîne devant le juge,
que le juge ne te livre à l’huissier,
et que l’huissier ne te jette en prison.
    Je te le dis :
tu n’en sortiras pas
avant d’avoir payé jusqu’au dernier centime. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

-----



Commentaire...

La sagesse des paysans de Galilée (et sans doute de tous les paysans de la planète !) est légendaire. Les moindres signes de la nature sont pour eux porteurs de messages. La direction du vent, la luminosité du ciel : rien n’est muet, tout parle à qui veut bien se donner la peine d’écouter la voix de la nature.

C’est précisément cette excellence qui fâche Jésus : y aurait-il moins de signes de l’avènement du Royaume que du prochain changement météorologique ? Le livre de la Révélation serait-il donc plus obscur que celui de la création ? Non, bien sûr ! La venue du Messie était clairement annoncée par les prophètes et Jésus accomplit les signes qui permettent de le reconnaître. Comment se fait-il que les hommes d’hier comme ceux d’aujourd’hui refusent d’entendre ou de voir ? Pourquoi ne « savent-ils pas juger le temps où nous sommes » ? Serait-ce parce qu’inspecter la terre de notre cœur, évaluer notre docilité au souffle de l’Esprit, présente des risques ? Le risque de prendre conscience qu’il est urgent de nous convertir ; le risque de découvrir qu’il nous faut prendre en main notre vie, vaincre nos inerties et nous mettre en route sur les traces de Jésus …

« Esprits faux, s’exclame Jésus ; vous étouffez la voix de votre conscience afin de pouvoir vivre à votre guise ; vous élucubrez des pseudo-sagesses pour justifier vos comportements immoraux ; vous vous croyez riches, et vous “ne savez pas que vous êtes malheureux, pitoyables, aveugles et nus” (Ap 3, 17)

C’est aujourd’hui le temps de la conversion et de la miséricorde. Demain il sera peut-être trop tard : nous ne connaissons pas la distance qui nous sépare du juste Juge. Reconnaissons donc le temps où Dieu nous visite, et hâte-nous d’accueillir la grâce de la réconciliation qu’il nous offre, pour éviter de paraître devant lui chargé d’une dette insolvable !

Seigneur, accorde-nous de ne pas laisser passer le temps de ta grâce, mais de nous convertir, afin que nous entendions ta voix, que nous t’ouvrions la porte et que tu puisses entrer chez nous pour prendre avec nous ton repas (cf. Ap 3, 20).

Abbé Philippe Link -- Merci!

-----



Bonne journée!

Jean-Yves