mercredi 6 septembre 2017

«Avance au large... » / (258,467)

Bonjour!
Jeudi 7 septembre 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 

Texte de l'Évangile (Lc 5,1-11): Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth; la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu. Il vit deux barques amarrées au bord du lac; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule.

Quand il eut fini de parler, il dit à Simon: «Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson». Simon lui répondit: «Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets». Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. Ils firent signe à leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient. A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant: «Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur». L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon: «Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras». Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

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Commentaire: Abbé Pedro IGLESIAS Martínez (Rubí, Barcelona, Espagne)
«Avance au large»
Aujourd'hui, encore, nous sommes surpris de constater que ces pécheurs furent capables de quitter leur travail, leur famille et de suivre Jésus («laissant tout, ils le suivirent»: Lc 5,11) précisément au moment où Celui-ci se présente à leurs yeux comme un collaborateur d'exception dans le négoce qui assure leur subsistance. Si Jésus de Nazareth nous faisait la même proposition, en notre XXIe siècle…, aurions-nous le courage de ces hommes? Serions-nous capables de saisir où est le véritable gain?

Nous, chrétiens, nous croyons que le Christ est éternel présent; par conséquent, ce Christ qui est ressuscité demande, non plus à Pierre, à Jean ou à Jacques, mais à Georges, à Emmanuel ou à Paula, à chacun de ceux qui le confessent comme leur Seigneur, Il demande, je le répète, sur la base du texte de Luc, de le prendre dans la barque de notre vie, car Il veut se reposer à nos côtés; Il nous demande de le laisser se servir de nous, de lui permettre de nous montrer vers où orienter notre existence pour être féconds au milieu d'une société nécessiteuse de la Bonne Nouvelle, dont elle s'éloigne pourtant chaque fois davantage. La proposition est attirante, il ne nous manque qu'à savoir et à vouloir nous défaire de nos craintes, de nos préjugés et de mettre le cap vers des eaux plus profondes ou, ce qui revient au même, vers des horizons plus lointains que ceux qui limitent notre médiocre quotidien fait d'angoisses et de découragements. «Celui qui peine sur la route, pour peu qu'il avance, se rapproche du but; celui qui court hors du chemin, plus il court, plus il s’éloigne du but» (saint Thomas d'Aquin).

«Duc in altum», «Avance au large» (Lc 5,4): Ne restons pas sur les bords d'un monde qui vit en se regardant le nombril! Notre navigation sur les mers de la vie doit nous emmener à jeter l'ancre dans la terre promise, fin de notre traversée vers ce Ciel espéré, cadeau du Père mais aussi —indivisiblement— travail de l'homme —le tien, le mien— au service des autres dans la barque de l'Église. Le Christ connaît bien les fonds, tout dépend de nous: ou bien le port de notre égoïsme, ou bien ses horizons à Lui.

 
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«Le progrès de la vie spirituelle peut se comparer à celui d'un plongeur qui recommence indéfiniment le même geste pour que celui-ci devienne enfin naturel, et non pas pour qu'il acquière on ne sait quelle perfection artificielle. C'est encore semblable au progrès d'un paralysé qui réapprend à marcher: les premiers pas sont plus volontaires, compliqués et laborieux que la démarche simple e naturelle à laquelle il parviendra à force de répétions.
(Bernard Bro, o.p.)
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Bonne journée!
Jean-Yves

Jésus guérissait en imposant les mains... / Texte de Mgr B. Blanchet, 2e et dernière partie: Des orignies anonymes... / (258,425)

Bonjour!
Mercredi 6 septembre 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Texte de l'Évangile (Lc 4,38-44): En quittant la synagogue, Jésus entra chez Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on implora Jésus en sa faveur. Il se pencha sur elle, interpella vivement la fièvre, et celle-ci quitta la malade. A l'instant même, elle se leva, et elle les servait. Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des infirmes atteints de diverses maladies les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait. Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant: «Tu es le Fils de Dieu!». Mais Jésus les interpellait vivement et leur interdisait de parler parce qu'ils savaient, eux, qu'il était le Messie.

Quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert. Les foules le cherchaient; elles arrivèrent jusqu'à lui, et elles le retenaient pour l'empêcher de les quitter. Mais il leur dit: «Il faut que j'aille aussi dans les autres villes pour leur annoncer la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé». Et il se rendait dans les synagogues de Judée pour y proclamer la Bonne Nouvelle.
Commentaire: Abbé Antoni CAROL i Hostench (Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)
«Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait. Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux»
Aujourd'hui, nous regardons un contraste: ceux qui cherchent Jésus et Jésus, Lui qui guéri toute “infirmité” (à commencer par la belle-mère de Simon Pierre) en même temps: «Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant» (Lc 4,41). C'est-à-dire: le bien et la paix, d'un côté; et le mal et le désespoir de l'autre.

Ce n'est pas la première fois que le diable est présenté en “sortant”, c'est à dire, en fuyant la présence de Dieu parmi les cris et les hurlements. Rappelons nous également le possédé du pays des Géraséniens (cf. Lc 8,26-39). Il est surprenante que le diable lui-même reconnaisse Jésus et que comme dans le cas de celui du possédé du pays des Géraséniens, ce soit lui qui vienne à sa rencontre (en colère et furieux, bien entendu, parce que la présence de Dieu dérange sa méprisable tranquillité).

Combien de fois avons-nous pensé que notre rencontre avec Jésus était une gêne! Cela nous gêne d'aller à la messe le dimanche, nous nous inquiétons du fait que nous n'avons pas prié depuis longtemps, nous sommes honteux de nos erreurs, au lieu d'aller chez le Médecin de notre âme et simplement lui demander pardon… Réfléchissons si n'est pas le Seigneur qui doit toujours venir à notre rencontre, car nous nous faisons prier pour laisser notre petit “trou” et aller à la rencontre de Celui qui est le Pasteur de nos vies! Cela s'appelle tout simplement: tiédeur.

Il y a un diagnostic pour ça: atonie; aucune pulsation dans l'âme, angoisse, curiosité désordonnée, hyperactivité, paresse spirituelle à l'égard des questions de la foi, pusillanimité; envie d'être seul… mais, il y a aussi un antidote: arrêter de se regarder soi-même et se retrousser les manches. S'engager à consacrer un moment chaque jour à Jésus (c'est ce qu'on entend par oraison), Jésus le faisait, puisque «quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert» (Lc 4,42). S'engager à vaincre notre égoïsme sur une petite chose chaque jour pour le bien des autres (c'est ce qu'on appelle aimer). Faire le “petit-grand” engagement de vivre chaque jour en cohérence avec notre vie chrétienne.


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Des origines anonymes
De Mgr Bertrand Blanchet
 (2e partie, suite et fin).
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Un besoin profond (suite)
 
On y voit, par exemple: «Qui suis-je vraiment? Est-ce que je ressemble à mon père? Ai-je des sœurs ou des frères issus d'un même donneur? Me ressemblent-ils? Je suis un orphelin génétique, comme un arbre sans racines.» D'autres, nés d'une grossesse pour autrui, ajoutent: «Est-ce seulement pour de l'argent que ma mère m'a porté? Regrette-elle de m'avoir abandonné?» Pour plusieurs, les liens de filiation et de paternité sont à jamais brouillés.
 
D'aussi graves questions révèlent à quelle profondeur se joue cette quête d'identité. La connaissance de nos origines biologiques nous situe dans un réseau d'individus qui nous précèdent et nous suivent, tous unis par le même fil de la vie. Elle marque notre manière d'être au monde et de nous relier les uns aux autres.
 
Une remise en question de l'anonymat
 
D'emblée, nous compatissons tous avec les couples incapables d'avoir un enfant. Mais reconnaissons qu'il n'y a aucun droit inhérent à l'enfant: il est un don, non un dû. Quand nous nous interrogeons sur le caractère éthique de certaines technologies, la priorité doit être accordée au bien de l'enfant. Or, ce droit signifie d'avoir la possibilité de connaître ses origines, et ce, même si le fonctionnement des cliniques pourvoyeuses de gamètes devient plus complexe.
Saluons les pays, de plus en plus nombreux, qui légifèrent pour la levée de l'anonymat. Certains la prévoient pour l'âge de dix-huit ans. D'autres requièrent de révéler au moins les caractéristiques générales du donneur ou de la donneuse. Il en va de respect et de la dignité de l'enfant.
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«L'Église est le peuple de celles et de ceux
qui ont pour boussole Jésus, le Messie crucifié,
 mort et ressuscité.»
(Jacques Lison)
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«L'Église se fait prophète de l'espérance.»
(Dominique Rey)
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Chaque personne peut trouver
 et expérimenter son amitié avec Dieu.
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«L'espérance est consentement à ce que l'on est,
au lieu où l'on se trouve,
 mais en ouvrant dans le temps un chemin.»
(Dominique Rey)
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«(Dieu) Tu n'as pas dit que l'homme croisse
Vers son néant,
Mais tu as fait, en descendant,
Qu'il ne se heurte à son impasse;
Tu as frayé le beau tournant
Où tout au monde n'est que grâce.»
(Hymne au bréviaire de ce matin...)
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Bonne journée!
Jean-Yves


lundi 4 septembre 2017

«On était frappé pas son enseignement... » Texte de Mgr B. Blanchet: Des origines anonymes, (1ère partie...) / / (258,370)

Bonjour!
Mardi 5 septembre 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Texte de l'Évangile (Lc 4,31-37): Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d'autorité. Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par un esprit démoniaque, qui se mit à crier d'une voix forte: «Ah! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais fort bien qui tu es: le Saint, le Saint de Dieu!». Jésus l'interpella vivement: «Silence! Sors de cet homme!». Alors le démon le jeta par terre devant tout le monde et sortit de lui sans lui faire aucun mal. Tous furent effrayés, et ils se disaient entre eux: «Quelle est cette parole? Car il commande avec autorité et puissance aux esprits mauvais, et ils sortent!». Et la réputation de Jésus se propagea dans toute la région.
 
Commentaire: Abbé Joan BLADÉ i Piñol (Barcelona, Espagne)

«On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d'autorité»

Aujourd'hui, nous voyons comment l'enseignement fut le centre de la mission de Jésus dans sa vie publique. Mais la prédication de Jésus était très différente de celle des autres maîtres de la loi et cela faisait que les gens étaient dans la confusion et dans l'admiration. C'est clair que bien que Jésus n'avait jamais fait des études Il déconcertait par son enseignement car Il «parlait avec autorité». Sa façon de parler avait l'autorité de celui qui sait qu'Il est “le Saint de Dieu”.

Précisément, cette autorité dans sa façon de parler était ce qui donnait de la force à son langage. Il utilisait des images vives et concrètes, sans syllogismes ni définitions; paroles et images qu'Il tirait de la nature ou des Saintes Ecritures. Il n'y a pas de doute que Jésus était un bon observateur, et très proche des situations humaines en tous genres: en même temps que nous le voyons en train d'enseigner, nous le voyons en train de faire le bien autour de Lui (guérison des malades, expulsion des démons, etc.). Il lisait dans le livre de la vie de tous les jours, des expériences de tous les jours qu'il utilisait pour enseigner. Même si ce matériel était basique et rudimentaire, la parole du Seigneur était toujours d'une grande profondeur, inquiétante, tout à fait nouvelle, définitive.

La chose la plus grande dans la manière de parler de Jésus était qu'Il conciliait l'autorité divine avec la plus incroyable simplicité humaine. Autorité et simplicité étaient possibles pour Jésus grâce à sa connaissance du Père et à la relation d'obéissance amoureuse qu'Il entretenait avec Lui (cf. Mt 11,25-27). C'est précisément cette relation avec le Père qui explique l'harmonie unique entre la grandeur et l'humilité. L'autorité de son langage ne s'ajustait pas du tout aux paramètres humains, Il n'y avait aucune concurrence, aucun intérêt personnel ou empressement de se montrer. C'était une autorité qui se manifestait tant par le sublime de ses paroles ou ses actions que par son humilité et sa simplicité. De sa bouche ne sortaient pas des éloges personnels, ni de l'arrogance, ni des cris… Mansuétude, douceur, compréhension, paix, sérénité, miséricorde, vérité, lumière, justice… voici les parfums qu'exhalait l'autorité de son enseignement.

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«Frappe à ma porte,
Toi qui viens me déranger.
frappe à ma porte,
Tu viens me ressusciter.
 
Je ne sais ni le jour ni l'heure,
Mais je sais que c'est toi, Seigneur.»
(Au bréviaire de lundi soir...)
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«La joie de vivre:
c'est recevoir la vie comme un cadeau et s'en réjouir»
(Frédéric Lenoir)
 
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«La joie de vivre n'a d'autre cause que le simple
fait d'exister.«
(Frédéric Lenoir)
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Des origines anonymes
 
Note: Le texte qui suit a été écrit par Mgr Bertrand Blanchet, évêque émérite du Diocèse de Rimouski pour le Prions en Église, édition dominicale du dimanche 3 septembre dernier (NOVALIS). Je suis sûr qu'il ne m'en voudras pas de le reproduire ici...
 
Je le présenterai en deux parties...
 
«Mes visites pastorales m'ont permis de pénétrer dans beaucoup de résidences. J'y ai souvent remarqué les photographiés d'ancêtres de l'un ou l'autre conjoint. La place d'honneur qu'elles occupaient témoignaient, je crois, de la fierté d'appartenir à leur lignée et de la reconnaissance qui leur était vouée. parfois, je me suis permis de signaler un trait commun entre ces ancêtres et un descendant.
 
Des droits oubliés
 
Ces repères biologiques font défaut à plusieurs. Autrefois, il s'agissait surtout d'enfants confiés à l'adoption. Le phénomène a pris une tout autre dimension avec l'évolution de l'aide médicale à la procréation et de la grossesse pour autrui.
 
Dans l'aide médicale à la procréation, l'ovule est généralement celui de la mère biologique. Seul le donneur peut demeurer anonyme. Mais dans la grossesse pour autrui, un enfant pourrait avoir cinq parents: le couple demandeur, la mère porteuse, une mère donneuse d'ovule, un père donneur de sperme. Ces trois dernières personnes pourraient être inconnues de l'enfant.
 
Ces nouvelles technologies visent à répondre aux adultes incapables d'avoir une descendance. Les débats éthiques sur les manipulations qui entrent en dans le processus.  Relativement peu d'importance à t`t accordée aux droits des enfants. C'et pourtant eux qui sont à l'origine et au terme de ces requêtes.
 
Le besoin profond
 
La connaissance de son origine biologique est l'un de ces droits de l'enfant. Elle est ignorée d'entre eux, puisque nés grâce à ces technologies. Certains affirment ne pas en être trop affectés. Mais il suffit de lire les échanges que l'autres tiennent sur Internet pour constater que beaucoup vivent douloureusement cette perte de repères biologiques.
 
(À suivre demain...)
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Il faut remercier les gens
qui nous permettent d'espérer autour de nous...
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«La paix est toujours à établir.
Elle est comme l'amour.
Elle n'est pas acquise une fois pour toutes.»
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Bonne journée!
Jean-Yves
 


dimanche 3 septembre 2017

La Parole de Dieu s'accomplit... Dieu parle à notre coeur... / / (258,264)

Bonjour!
Lundi 4 septembre 2017
 
Jour de la Fête du Travail au Canada
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Texte de l'Évangile (Lc 4,16-30): Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l'habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit: ‘L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur’».

Jésus referma le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire: «Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit». Tous lui rendaient témoignage; et ils s'étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient: «N'est-ce pas là le fils de Joseph?». Mais il leur dit: «Sûrement vous allez me citer le dicton: ‘Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s'est passé à Capharnaüm: fais donc de même ici dans ton pays!’». Puis il ajouta: «Amen, je vous le dis: aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le: Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël; pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien».

A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.
Commentaire: Abbé David AMADO i Fernández (Barcelona, Espagne)
«Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit»
Aujourd'hui, «cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit» (Lc 4,21). Avec ces paroles Jésus commente dans la synagogue de Nazareth le texte d'Isaïe: «L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction» (Lc 4,18) Ces paroles ont une signification qui dépasse le moment exact auquel elles furent prononcées. L'Esprit Saint habite dans la plénitude à l'intérieur du Christ et c'est Lui qui le transmet aux croyants.

Mais, en plus, toutes les paroles de l'Évangile ont une actualité qui est éternelle. Elles sont éternelles car elles ont été prononcées par l'Éternel, et elles sont toujours d'actualité car Dieu fait qu'elles s'accomplissent à toute époque. Quand nous écoutons la Parole de Dieu nous devons la recevoir non pas comme un discours humain, mais comme une parole qui a le pouvoir de nous transformer. Dieu ne parle pas à nos oreilles, il parle à notre cœur. Tout ce qu'Il dit est profondément rempli de sagesse et d'amour. La parole de Dieu est une source inépuisable de vie: «Ce que nous en comprenons est bien moindre que ce que nous en laissons, comme des gens assoiffés qui boivent à une source» (Saint Ephrem). Ses paroles sortent du cœur de Dieu. Et, de ce même cœur, du sein de la Trinité Jésus, Verbe du Père, est venu aux hommes.

C'est pour cela que chaque jour, quand nous entendons l'évangile, nous devons nous dire ce que disait Marie: «qu'il me soit fait selon votre parole» (Lc 1,38) et là Dieu nous répondra: Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. Mais, pour que cette Parole soit efficace sur nous, il faut nous détacher de tout préjugé. Les contemporains de Jésus ne l'ont pas compris parce qu'ils le regardaient avec les yeux humains: «N'est-ce pas là le fils de Joseph?» (Mc 4,22). Ils voyaient l'humanité du Christ mais ils n'ont jamais constaté sa divinité. A chaque fois que nous écoutons la Parole de Dieu, au-delà du style littéraire, de la beauté du texte ou de la particularité de la situation, nous devons savoir que c'est Dieu Lui-même qui nous parle.

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Un vitrail de l'église de Sainte-Luce-sur-Mer
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«La miséricorde ne peut être une parenthèse dans la vie de l'Église,
 mais elle en constitue l'existence même,
qui rend manifeste et tangible la vérité profonde de l'Évangile.
Tout se révèle dans la miséricorde;
 tout se résout dans l'amour miséricordieux du Père.»
(Pape François, Lettre apostolique Miséricordia et misera,
cité par Mgr Dominique Rey Le temps des laïcs.)
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Un dicton:
«Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin.»
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Dieu parle à travers les événements.
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Bonne journée!
Jean-Yves

samedi 2 septembre 2017

«Si quelqu'un veut marcher derrière moi... » / La croix,: symbole de salut pour tous les chrétiens... / (258,217)

Bonjour!
Dimanche 3 septembre 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
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Texte de l'Évangile (Mt 16,21-27): A partir de ce moment, Jésus le Christ commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des chefs des prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches: «Dieu t'en garde, Seigneur! cela ne t'arrivera pas». Mais lui, se retournant, dit à Pierre: «Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes».

Alors Jésus dit à ses disciples: «Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera. Quel avantage en effet un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s'il le paye de sa vie? Et quelle somme pourra-t-il verser en échange de sa vie? Car le Fils de l'homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père; alors il rendra à chacun selon sa conduite».

Commentaire: Abbé Joaquim MESEGUER García (Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)


«Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive»

Aujourd'hui, nous contemplons Pierre -figure emblématique, un grand témoin et maître de la foi- comme un homme en chair et en os, avec ses défauts et faiblesses comme chacun de nous. Il faut remercier les évangélistes de nous avoir présenté les personnalités des premiers disciples de Jésus avec beaucoup de réalisme. Pierre qui fait la profession de foi par excellence comme nous l'avons vu dans l'Évangile XXI et qui mérite un grand éloge de la part du Seigneur ainsi que la promesse d'autorité suprême au sein de l'Église (cf. Mt 16,16-19) reçoit cette fois-ci une sévère réprimande de la part de Jésus, car en effet, sur le parcours de la foi, il a encore beaucoup à apprendre: «Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes» (Mt 16,23).

Entendre la réprimande que Jésus fait à Pierre nous donne une bonne motivation pour faire un examen de conscience sur notre façon d'être chrétiens. Sommes-nous vraiment fidèles aux enseignements de Jésus? Au point de penser réellement comme Dieu, ou est-ce que nous façonnons nos pensées et critères en fonction de ceux du monde? Tout au long de l'histoire, les fils de l'Église sont tombés dans la tentation de penser à la manière du monde, de s'appuyer sur les richesses matérielles, de chercher avec ardeur le pouvoir politique et le prestige social, et parfois les intérêts mondains les motivent plus que l'esprit de l'Évangile. Face à cela, la question revient: «Quel avantage en effet un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s'il le paye de sa vie?» (Mt 16,26).

Après avoir mis les choses au point, Jésus nous apprend ce que penser comme Dieu veut dire: aimer, avec tout ce que cela comporte comme renoncement de soi pour le bien du prochain. C'est pour cela que le chemin pour suivre le Christ passe par la croix. C'est un chemin de tendresse car «avec la présence d'un ami et capitaine aussi bon que Jésus, qui s'est mis à l'avant-garde de la souffrance nous pouvons tout endurer: Il nous aide et nous encourage, Il ne nous fait jamais défaut, Il est un vrai ami» (Ste Thérèse d'Avila). Et, quand la croix est symbole d'amour sincère elle devient lumineuse et symbole de salut.
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Dire oui un jour à quelqu'un
 ce n'est pas nécessairement mesuré...
Mais c'est savoir que l'on entre sur un chemin...
Cet engagement se découvre jour après jour
dans les joies et les épreuves...
Dans la fidélité...
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Quels noms je donne au Christ dans ma vie de tous les jours?
- Celui de Roi?
- Celui de Sauveur?
- Mais Roi de quoi au juste, dans ma vie?
- Mais Sauveur de quoi, dans ma vie?
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«Même un voyage de dix mille lieux
commence par un premier pas.»
(Proverbe chinois)
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«Le seul statut qui donne des droits
est celui d'être un pécheur pardonné... »
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«Le chrétien est au monde
comme l'âme est au corps.»
(Dominique Rey)
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«Ta parole est lumière sur mes pas,
la lampe sur ma route.«
(Au bréviaire de ce matin)
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«Je bénis le Seigneur qui me conseille;
même la nuit mon cœur m'avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche;
il est ma droite: je suis inébranlable.»
(Au bréviaire de ce matin)
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«Le génie du christianisme tient au mystère de l'Incarnation,
c'est-à-dire à la rencontre avec le Christ dans l'épaisseur du réel
et à l'expérience eschatologique de sa venue
dans la trame du quotidien.»
(Dominique Rey)
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Bon dimanche!
Jean-Yves
 

Le Maître revient et demande des comptes... / (258,061)


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Bonjour!
Samedi 2 septembre 2017
 
 
 
Aujourd'hui, 2 septembre, c'est la fête du bienheureux André Grasset.
«Le 2 septembre 1792, en pleine Révolution française, de nombreux évêques, prêtres, séminaristes et laïques sont tués à Paris, victimes de leur fidélité à l'Église.
Parmi eux, André Grasset de Saint-Sauveur (1758-17920), prêtre né à Montréal, chanoine de Sens.
Le 17 octobre 1926, le pape Pie XI béatifia les 188 prêtres et les 3 évêques massacrés en ce jour, sous le nom générique de "Bienheureux Martyrs de septembre 1792».
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«Aujourd'hui, c'est mon anniversaire de naissance!»
Merci, Seigneur, pour cette vie que tu ne cesses de me donner...
 
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«Parce que j'aime intensément la vie,
toute la vie,
 je la sais infiniment précieuse.»
(Frédéric Lenoir)
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Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Texte de l'Évangile (Mt 25,14-30): «C'est comme un homme qui partait en voyage: il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. A l'un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s'occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un creusa la terre et enfouit l'argent de son maître.

»Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança en apportant cinq autres talents et dit: ‘Seigneur, tu m'as confié cinq talents; voilà, j'en ai gagné cinq autres’. ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître’. Celui qui avait reçu deux talents s'avança ensuite et dit: ‘Seigneur, tu m'as confié deux talents; voilà, j'en ai gagné deux autres’. ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître’.

»Celui qui avait reçu un seul talent s'avança ensuite et dit: ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur: tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu ramasses là où tu n'as pas répandu le grain. J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t'appartient’. Son maître lui répliqua: ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n'ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l'ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque; et, à mon retour, je l'aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance. Mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres; là il y aura des pleurs et des grincements de dents!’».
Commentaire: Abbé Albert SOLS i Lúcia (Barcelona, Espagne)
«C'est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens»
Aujourd'hui, nous contemplons la parabole des talents. Nous constatons un changement de style dans le message de Jésus: l'annonce du Royaume ne se limite plus à nous signaler son approche mais plutôt à nous raconter ce qu'il contient par des descriptions: c'est l'heure des paraboles!

Un grand homme décide d'entreprendre un long voyage, et confie tout son patrimoine à ses serviteurs. Il aurait pu en effet le répartir en parties égales, mais ne l'a pas fait ainsi. Il donne à chacun selon ses capacités (cinq, deux et un talent). Avec cet argent chaque serviteur peut capitaliser le début d'un commerce. Les deux premiers se lancent dans l'administration de leurs dépôts, mais le troisième, par crainte ou par paresse, préfère le garder en évitant tout investissement: il s'est enfermé dans le confort de sa pauvreté.

Le Seigneur revient et exige qu'on lui rende des comptes (cf. Mt 25,19). Il récompense le courage des deux premiers qui avaient doublé les sommes qu'il leur avait confiées. Sa réaction envers le serviteur “prudent” fut tout autre.

Deux mille ans après, le message de cette parabole est toujours d'actualité. Les démocraties modernes se dirigent vers une séparation progressive entre l'Église et l'État. Cela n'est pas mauvais, au contraire. Néanmoins, cette mentalité globale et progressive cache un effet secondaire, dangereux pour les chrétiens: devenir l'image vivante du troisième serviteur qui se fait réprimander sévèrement par son Maître (figure biblique de Dieu le Père). Sans aucune malice, par confort ou par crainte, nous courons le risque de cacher et réduire notre foi chrétienne aux membres de notre famille et amis intimes. On ne peut pas se contenter d'une simple lecture et d'une contemplation stérile de l'Évangile. Nous devons gérer avec courage, et en prenant des risques, notre vocation chrétienne dans notre milieu social et professionnel, en proclamant le Christ par des paroles et par des témoignages.

Saint Augustin dit: «Nous qui prêchons la parole de Dieu aux peuples nous ne sommes pas si éloignés de la condition humaine et de la réflexion appuyée sur la foi au point de ne plus voir nos dangers. Mais cela nous console de savoir que là où il y a des dangers à cause de notre ministère, là aussi nous avons l'aide de vos prières».

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«Le Seigneur passe...
Attendras-tu
Un autre rendez-vous?
Pourquoi tarder?
Prends avec lui le chemin de la vie.
Le Seigneur passe...»
(Au bréviaire de ce matin...).
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Merci pour la vie reçue de toi, Seigneur
et merci de me la renouveler chaque matin...
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«Ne méprisez la sensibilité de personne.
La sensibilité de chacun, c'est son génie.»
(Charles Beaudelaire)
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Le feu a ravagé le local de la SSVP de Rivière-du-Loup
 
Nous voulons être avec les membres
de la Saint-Vincent de Paul de Rivière-du-Loup
dont le local est passé au feu il y a quelques jours...
 
Soutenez cette œuvre
en apportant des vêtements ou des denrées 
à la sacristie de l'église de Saint-Patrice de Rivière-du-loup.
Merci!
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Bonne journée!
Jean-Yves
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vendredi 1 septembre 2017

«À chaque jour, tissons notre avenir... Donc nous ne serons pas surpris lorsque viendra le temps de passer à une autre étape de notre vie... /(257,948)

Bonjour!
Vendredi 1er septembre 2017
 
 
Voici la Parole de Dieu de ce jour...
 
Texte de l'Évangile (Mt 25,1-13): «Alors, le Royaume des cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s'en allèrent à la rencontre de l'époux. Cinq d'entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes: les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d'huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l'huile en réserve. Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent. Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre: ‘Voici l'époux! Sortez à sa rencontre’. Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe. Les insensées demandèrent aux prévoyantes: ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent’. Les prévoyantes leur répondirent: ‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous; allez plutôt vous en procurer chez les marchands’. Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l'on ferma la porte. Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent: ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous!’. Il leur répondit: ‘Amen, je vous le dis: je ne vous connais pas’. Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure».
 

 
Commentaire: Abbé Joan Ant. MATEO i García (La Fuliola, Lleida, Espagne)
«Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas»
Aujourd'hui, vendredi XXI du temps ordinaire, le Seigneur nous rappelle que nous devons être toujours vigilants et préparés pour notre rencontre avec Lui. A minuit, à n'importe quel moment, on peut sonner à notre porte pour nous inviter à recevoir le Seigneur. La mort ne prend pas de rendez-vous à l'avance. De ce fait «vous ne savez ni le jour ni l'heure» (Mt 25,13).

Être vigilants ne veut pas dire non plus vivre dans la crainte et dans l'angoisse. Cela veut dire vivre avec responsabilité notre vie d'enfants de Dieu, notre vie de foi, d'espérance et de charité. Le Seigneur attend continuellement notre réponse de foi et d'amour, constants et patients, au milieu de nos occupations et préoccupations de tous les jours qui tissent notre avenir.

Et cette réponse nous seuls pouvons la donner, toi et moi. Personne ne peut la donner à notre place. C'est cela qui signifie la réponse négative de filles prudentes aux filles insensées quand celles-ci leur demandent de leur céder un peu de leur huile de réserve: «Allez plutôt vous en procurer chez les marchands» (Mt 25,9). Ainsi notre réponse au Seigneur est personnelle et non-transférable.

N'attendons pas le lendemain —qui peut-être n'arrivera jamais— pour allumer notre lampe d'amour pour l'Époux. Carpe diem! Il faut vivre chaque seconde de notre vie avec toute la passion qu'un chrétien doit avoir pour son Seigneur. C'est un dicton bien connu, mais qui nous ferait du bien de nous le rappeler: «Vit chaque jour de ta vie comme s'il était le premier de ton existence, comme s'il était le seul jour de ta vie, comme s'il était le dernier jour de ta vie». Un appel, très réaliste, à la conversion nécessaire et raisonnable que nous devons réaliser.

Que Dieu dans sa miséricorde nous accorde la grâce qu'à l'heure de notre rencontre nous n'entendons pas: «Amen, je vous le dis: je ne vous connais pas» (Mt 25,12), c'est à dire «vous n'avez eu aucun rapport ou relation avec Moi». Fréquentons le Seigneur en cette vie de manière que nous devenions ses connaissances ou ses amis dans le temps et dans l'éternité.

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«Puisqu'il est avec nous
 Dans nos jours de faiblesse,
N'espérons pas tenir debout
Sans l'appeler..
Tendons la main,
Crions vers lui notre détresse;
Reconnaissons sur le chemin
Celui qui brûle nos péchés!
(Bréviaire du jour...)
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«Dieu nous rencontre où nous sommes,
dans le milieu où nous nous trouvons.»
(Wilfried Stinissen)
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«Il doit être possible de trouver Dieu
dans la complexité de l'expérience humaine.»
(Cornélius Ernest)
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Bonne journée!
Jean-Yves