lundi 24 octobre 2022

« La graine a poussé, elle est devenue un arbre » / «Frappe à ma porte...» / Un candidat au diaconat a fait l'homélie... / (392,143)

 Bonjour!

Mardi 25 octobre 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...



« La graine a poussé, elle est devenue un arbre » (Lc 13, 18-21)

Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père,
Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits
les mystères du Royaume !
Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus disait :
« À quoi le règne de Dieu est-il comparable,
à quoi vais-je le comparer ?
    Il est comparable à une graine de moutarde
qu’un homme a prise et jetée dans son jardin.
Elle a poussé, elle est devenue un arbre,
et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. »
    Il dit encore :
« À quoi pourrai-je comparer le règne de Dieu ?
    Il est comparable au levain
qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine,
jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Jésus est maître dans l’art d’utiliser les scènes ou les images de la vie courante pour exprimer les mystères du Royaume. Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus en utilise deux pour nous révéler l’essence du règne de Dieu.

La comparaison qu’il fait de ce dernier à une graine de moutarde exprime tout à la fois l’enfouissement, la mort mais aussi la force de vie dont les effets sont sans commune mesure par rapport à ce que l’on pourrait s’attendre. Qui pourrait imaginer, en effet, qu’une petite semence d’à peine un millimètre puisse s’épanouir en un arbuste de presque trois mètres de haut !

Dans le même sens, l’image du levain est aussi très suggestive. Une petite poignée, mélangée le soir à trois mesures de farine (environ 36 litres), donnera au matin le pain pour toute une famille. Sans que personne n’y fasse attention, la pâte aura levé toute la nuit sous l’effet de cette infime quantité de levain.

A travers ces deux paraboles, c’est toute la vie du Christ que nous retrouvons. Car le règne de Dieu c’est d’abord le Christ. Jésus, en se désignant lui-même, ne dit-il pas à ses apôtres : « le règne de Dieu est au milieu de vous » ? Règne de Dieu aux commencements modestes, parole de vie semée dans les cœurs d’un petit groupe d’apôtres, illustres inconnus aux yeux des grands du monde de cette époque. Parole appelée à mourir durant l’épreuve de la passion. Parole enfouie trois jours dans le tombeau, mais qui dans la nuit de cet enfouissement va peu à peu lever pour laisser éclater au grand jour sa force de vie. Résurrection appelée à déployer sa puissance dans le cœur de tous ceux qui se laisseront irriguer par la rosée de l’Esprit de Pentecôte.

C’est ainsi qu’a germé l’arbre de l’Église, corps du Christ, qui unit le ciel et la terre et qui permet à tout homme de découvrir que sa véritable demeure se trouve dans le cœur du Père. L’arbre du règne de Dieu a déployé ses branches jusqu’aux extrémités de la terre offrant à tout homme de pouvoir trouver refuge à l’ombre de la miséricorde divine.

Cet arbre de l’Église devra toujours se rappeler ses débuts insignifiants pour ne pas s’enorgueillir et croire qu’il s’est construit lui-même. Ses ramures qui s’étendent pour rejoindre tout homme sur cette terre ne devront jamais lui faire perdre de vue qu’un tel déploiement ne résulte que de ce que ses racines sont plongées au cœur même de la Trinité. Cet acte de mémoire le rendra alors fort contre les vents de tempête qui, s’ils ne manqueront pas de le faire vaciller, ne pourront jamais le faire tomber.

Ce qui est vrai de l’Église, l’est aussi de tout chrétien. Que cette Eucharistie nous permette de nous enraciner toujours plus profondément en Dieu. Nous serons alors sûr que nous porterons un fruit de vie éternelle.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«Frappe à ma porte,

Toi la misère du monde,

Frappe à ma porte,

Le Dieu de toute ma joie.» 

(Liturgie des heures - Lundi soir)


«Frappe à ma porte»... 

C'est un appel à sortir

 pour aller vers ceux et celles qui appellent... 

Quelqu'un frappe à la porte de notre cœur 

pour nous demander d'ouvrir, 

de sortir, d'aller à la rencontre 

de nos frères et sœurs dans le besoin...


Et "chemin faisant", 

à travers le regard de nos frères et sœurs dans le besoin, 

c'est Jésus que nous allons voir,

 Jésus qui a besoin d'une forme d'aide de notre part...


«Je ne sais ni le jour ni l'heure

mais je sais que c'est toi, Seigneur.»

(Jean-Yves)

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Je veux féliciter ici Éric Viel, candidat au diaconat,

qui a eu l'audace de briser la glace 

en fin de semaine dernière 

en prononçant l'homélie à Berthier-sur-Mer 

et à Saint-Thomas de Montmagny.

Merci à l'abbé Daniel Ouellet, curé, 

de le supporter dans son apprentissage.

(Jean-Yves Fortin, diacre et répondant diocésain). 




Bonne journée!

Jean-Yves 


dimanche 23 octobre 2022

« Cette fille d’Abraham, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? » / (391,996)

Bonjour!

Lundi 24 octobre 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


ÉVANGILE

« Cette fille d’Abraham, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? » (Lc 13, 10-17)

Alléluia. Alléluia.
Ta parole, Seigneur, est vérité ;
dans cette vérité, sanctifie-nous.
Alléluia. (cf. Jn 17, 17ba)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue,
le jour du sabbat.
    Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit
qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ;
elle était toute courbée
et absolument incapable de se redresser.
    Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit :
« Femme, te voici délivrée de ton infirmité. »
    Et il lui imposa les mains.
À l’instant même elle redevint droite
et rendait gloire à Dieu.

    Alors le chef de la synagogue, indigné
de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat,
prit la parole et dit à la foule :
« Il y a six jours pour travailler ;
venez donc vous faire guérir ces jours-là,
et non pas le jour du sabbat. »
    Le Seigneur lui répliqua :
« Hypocrites !
Chacun de vous, le jour du sabbat,
ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne
pour le mener boire ?
    Alors cette femme, une fille d’Abraham,
que Satan avait liée voici dix-huit ans,
ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? »

    À ces paroles de Jésus,
tous ses adversaires furent remplis de honte,
et toute la foule était dans la joie
à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait.

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Il peut paraître étonnant qu’une femme possédée soit admise dans un lieu de prière. Mais la place réservée aux femmes dans la synagogue est un peu à l’écart. De plus, rien dans le comportement de cette infirme ne laisse présager la cause de son mal, que l’évangéliste révèle d’amblée au lecteur, anticipant l’explicitation que Jésus donnera en fin de récit.

Le nombre « dix-huit » est mentionné par deux fois, au début et à la fin de la péricope, de part et d’autre du nombre « six » : la femme est liée depuis « dix-huit ans » – c’est-à-dire trois fois « six » ans – et le chef de la synagogue reproche à la foule de venir se faire guérir le jour du sabbat plutôt qu’un des « six » jours réservés au travail. 

Or le jour du sabbat est le septième jour, celui du repos de Dieu, et plus encore celui du repos de la création tout entière en Dieu. En clair : l’esprit mauvais qui a lié la femme à la terre depuis trois fois six ans, l’empêche d’atteindre le septième jour. Tel est le triste état de notre pauvre humanité, qui a perdu le sens de son existence depuis qu’elle s’est coupée de Dieu par son péché. Nous avons beau multiplier nos efforts tout au long des trois âges de notre vie, nous demeurons prisonniers de l’incomplétude (« six »), nous n’atteignons pas notre finalité en Dieu (« sept »).

C’est sur l’horizon de cet échec, que surgit Notre-Seigneur en guerrier vainqueur. Prenant autorité sur l’esprit mauvais, il délivre la femme, anticipant en elle le fruit de sa Pâque ; puis lui imposant les mains, il lui communique l’Esprit. Ce faisant, il la rétablit dans sa dignité filiale, il la restaure à « l’image de Dieu ». C’est en ces termes que l’on traduit habituellement l’expression hébraïque qui apparaît en Gn 1,27, et qui signifie littéralement « Dieu créa l’homme debout, en position droite », c’est-à-dire la position dans laquelle la femme se trouve restaurée après l’intervention de Jésus.

L’évangéliste précise : « et elle rendait gloire à Dieu ». Telle est précisément l’activité réservée au sabbat. L’indignation du chef de la synagogue est donc d’autant plus malvenue, que loin de transgresser le précepte, la guérison accomplie par Jésus permet tout au contraire de l’observer. Mais au lieu de juger l’arbre aux fruits et d’entrer avec la femme dans l’action de grâce pour le miracle accompli, cet homme réduit l’intervention de Notre-Seigneur à un « travail » de thaumaturge. Voilà pourquoi Jésus rectifie son propos en précisant qu’il s’agit d’une libération, c’est-à-dire d’une action que Dieu seul peut accomplir : aurait-il donc la prétention de reprocher à Dieu d’agir un jour de sabbat ?

L’interpellation « esprits faux » – au pluriel – indique que le chef de la synagogue n’est que l’interprète de la désapprobation générale manifestée par les pharisiens présents à l’événement. Notre-Seigneur leur reproche leur duplicité : en hommes religieux, versés dans les Écritures, ils savent fort bien que la Loi permet de « détacher le jour du sabbat son bœuf ou son âne de la mangeoire pour le mener à boire ». Jésus poursuit l’argumentation « a fortiori » qu’il affectionne particulièrement : « d’autant plus fallait-il délier cette fille d’Abraham des liens auxquels Satan l’avait assujettie, pour la conduire aux sources vives de l’Esprit, afin qu’elle y étanche sa soif de vie divine ! »

Seigneur, depuis que le péché dominait sur nous, comme cette femme, nous étions tournés vers la terre, absolument incapables de nous redresser et de lever les yeux vers le ciel. Mais tu nous as aimés et tu t’es livré pour nous en offrant à Dieu le sacrifice qui pouvait lui plaire. Ne permets pas que nous reprenions notre ancien esclavage, mais maintenant qu’en toi nous sommes devenus lumière, donne-nous de vivre comme des fils de lumière.


Abbé Philippe Link / Merci!

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«Le ciel c'est être assis à la table de Dieu.»

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«La messe c'est le ciel commencé dans la foi.»

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«L'Évangile c'est une charte du bonheur.»

(Simon Lessard - 3)


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«Dieu nous précède dans le monde 

et nous envoie vivre la diaconie du Christ.»

(Diocèse de Lille)


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Bonne journée!

Jean-Yves 

samedi 22 octobre 2022

« Le publicain redescendit dans sa maison ; c’est lui qui était devenu juste, plutôt que le pharisien » / "Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. » (391,936)

 Bonjour!

Dimanche 23 octobre 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Le publicain redescendit dans sa maison ; c’est lui qui était devenu juste, plutôt que le pharisien » (Lc 18, 9-14)

Alléluia. Alléluia.
Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :
il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.
Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes
et qui méprisaient les autres,
Jésus dit la parabole que voici :
    « Deux hommes montèrent au Temple pour prier.
L’un était pharisien,
et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).
    Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :
‘Mon Dieu, je te rends grâce
parce que je ne suis pas comme les autres hommes
– ils sont voleurs, injustes, adultères –,
ou encore comme ce publicain.
    Je jeûne deux fois par semaine
et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’
    Le publicain, lui, se tenait à distance
et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;
mais il se frappait la poitrine, en disant :
‘Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !’
    Je vous le déclare :
quand ce dernier redescendit dans sa maison,
c’est lui qui était devenu un homme juste,
plutôt que l’autre.
Qui s’élève sera abaissé ;
qui s’abaisse sera élevé. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Le pharisien, apparemment si proche de Dieu, est en fait au bord de la révolte contre Dieu. Sa générosité repose sur un immense malentendu : il croit connaître Dieu, il croit avoir ses entrées dans son Temple mais, en fait, il ne l’a jamais rencontré. Ce qu’il appelle Dieu, ce n’est pas le Dieu des vivants, mais le Dieu des morts, le Dieu spectateur, figé, dont il a besoin comme d’un miroir. Il se protège, il met Dieu en vitrine, il stérilise la grâce. Il fait tout pour ne pas avoir à demander pardon.

Le problème du pharisien, ce n’est pas d’abord sa vanité, – heureusement que Dieu pardonne inlassablement nos vanités –, son vrai problème, c’est qu’il a peur de Dieu. Sa prière est, au fond, une anxieuse autojustification, un plaidoyer ; et parce que c’est un plaidoyer, il a besoin en parallèle de trouver des coupables. Ce publicain, à côté justement ! Des coupables comme des paratonnerres de la colère de Dieu. Pourvu que le reproche ne tombe pas sur lui.

« Je te rends grâce de ne pas être comme les autres hommes…». Il y a beaucoup d’angoisse dans cette louange ! Comme s’il était redoutable devant Dieu, d’être homme, simplement homme comme les autres. Oui, le problème du pharisien c’est qu’il ne connaît pas Dieu, le Dieu ami des hommes ; et quand on ne connaît pas Dieu, on finit toujours par avoir peur de Lui. Alors on peut aller jusqu’à le nier, mais on a toujours peur.

L’expérience de la miséricorde de Dieu n’est pas un joli lustrage de l’âme, comme s’il fallait simplement que Dieu dépoussière de temps à autres notre vie spirituelle. L’expérience de la miséricorde est le cœur de notre vie spirituelle, de notre vie tout court. Sans cette expérience, nous ne pouvons pas vraiment sortir de la peur. Nous l’avons entrevu chez le pharisien ; il y a au fond, la peur d’être créature, homme comme les autres hommes. Cette peur-là travaille notre humanité blessée de ne plus connaître son Créateur. Mais c’est cette peur-là que Dieu lui-même est venu assumer en son agonie, en se faisant homme, homme « comme les autres hommes ».

Jésus, le seul juste, a pourtant pris la place du publicain, et dans la nuit du péché, pour la première fois, un homme a trouvé en tremblant l’issue secrète de la miséricorde. Demandant pardon à notre Père, tombant à genoux devant cette Tendresse infinie que nous avons si souvent méconnue, nous rencontrons peu à peu son vrai regard… qu’il ne faut pas fuir, car ce regard seul pourra nous ressusciter.

Seigneur notre Dieu, toi qui rends justes ceux qui se reconnaissent pécheurs, prends pitié de nous. Donne-nous la force d’imiter celui qui s’est abaissé jusqu’à la mort, Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Photo:

Pierre Lizotte - Merci!


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«Dieu nous précède dans le monde 

et nous envoie vivre la diaconie du Christ.»

(Diocèse de Lille)


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Bon dimanche!

Jean-Yves 

vendredi 21 octobre 2022

« Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même » / (391,838)

 Bonjour!

Samedi 22 octobre 2022 

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même » (Lc 13, 1-9)

Alléluia. Alléluia.
Je ne prends pas plaisir à la mort du méchant,
dit le Seigneur.
Qu’il se détourne de sa conduite, et qu’il vive !
Alléluia. (cf. Ez 33, 11)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Un jour,
    des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens
que Pilate avait fait massacrer,
mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient.
    Jésus leur répondit :
« Pensez-vous que ces Galiléens
étaient de plus grands pécheurs
que tous les autres Galiléens,
pour avoir subi un tel sort ?
    Eh bien, je vous dis : pas du tout !
Mais si vous ne vous convertissez pas,
vous périrez tous de même.
    Et ces dix-huit personnes
tuées par la chute de la tour de Siloé,
pensez-vous qu’elles étaient plus coupables
que tous les autres habitants de Jérusalem ?
    Eh bien, je vous dis : pas du tout !
Mais si vous ne vous convertissez pas,
vous périrez tous de même. »

Jésus disait encore cette parabole :
« Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne.
Il vint chercher du fruit sur ce figuier,
et n’en trouva pas.
Il dit alors à son vigneron :
“Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier,
et je n’en trouve pas.
Coupe-le.
À quoi bon le laisser épuiser le sol ?”
    Mais le vigneron lui répondit :
“Maître, laisse-le encore cette année,
le temps que je bêche autour
pour y mettre du fumier.
    Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir.
Sinon, tu le couperas.” »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Jésus s’entretient avec ses disciples. Son enseignement porte sur la nécessité d’interpréter les signes qui révèlent l’irruption du Royaume et la nécessité de la conversion qui en découle. La foule l’interrompt brusquement pour lui rapporter un événement qui a bouleversé tout Jérusalem : des Galiléens ont été massacrés par les soldats romains dans la cour même du temple, alors qu’ils offraient un sacrifice. Vu les circonstances, ce ne pouvait être qu’à l’occasion de la Pâque, le seul jour où en raison de l’affluence, les hommes étaient autorisés à immoler eux-mêmes les agneaux offerts en sacrifice, les prêtres se contentant de verser le sang sur l’autel. 

Pourquoi le Seigneur permettait-il que des fidèles soient tués par les mains des impies, et que leur sang soit mêlé à celui des animaux immolés sur son autel ? Puisque Dieu est juste, la seule explication « valable » était que ces Galiléens méritaient une telle punition pour leurs fautes ; et celles-ci devaient être particulièrement graves pour attirer sur leurs auteurs une telle sanction !

Jésus écarte résolument cette lecture en termes de justice immanente. Il renchérit même en citant un autre événement, purement accidentel cette fois, qui était également interprété par ses contemporains comme une punition divine, sanctionnant durement les péchés des victimes.

Notre-Seigneur ne nie pas qu’il y ait un rapport entre ces morts violentes et le péché, mais il dénonce l’échappatoire qui consiste à dire que ces malheureux « étaient de plus grands pécheurs » que les autres Galiléens, ou qu’ils aient été « plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ». Leur triste destin devrait plutôt réveiller les consciences et conduire à une conversion salutaire, car un même sort attend tous les hommes : tous en effet sont pécheurs, et tombent dès lors sous le coup du jugement et sous la menace de la condamnation.

Ce réalisme spirituel est aujourd’hui comme hier la condition même de l’interprétation juste de l’avènement du Christ. Comment pourrions-nous reconnaître dans la venue du Fils de l’Homme, l’ultime grâce de salut, si nous n’avons pas la claire conscience d’être pécheurs et d’avoir besoin d’un Sauveur ? « L’année de bienfaits » (Lc 4, 19) est commencée : Jésus-Christ est la miséricorde du Père offerte à tous les hommes pour qu’ils puissent échapper au jugement ; encore faut-il qu’ils discernent le temps de sa visite. La brève parabole du vigneron intercédant en faveur du figuier stérile confirme cette lecture : Jésus lui-même intercède pour nous auprès de son Père et nous obtient un ultime délai pour que nous puissions accueillir la grâce du salut dans un cœur repentant. 

Il ne s’agit pas de remettre à demain la conversion à laquelle le Seigneur nous invite aujourd’hui, car la mort nous surprendra tous comme un voleur (cf. Lc 12, 39-40). Au temps de la miséricorde succédera alors le temps du jugement pour ceux qui auront refusé d’interpréter la venue de Jésus comme l’ultime parole de réconciliation du Père adressée à tous ses enfants.

Aussi anachronique que cette affirmation puisse paraître pour nos contemporains, depuis l’avènement du Seigneur, nous sommes bel et bien entrés dans la fin des temps. Telle est notre foi ; mais vivons-nous notre pèlerinage sur terre comme un temps de décision en faveur du Christ et de conversion à l’évangile ? Où sommes-nous à ce point « happés » par le monde que nous n’avons plus conscience de l’urgence de ce discernement ?

Abbé Philippe Link / Merci! 

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«Tout le chemin de la vie, c'est de passer 
de l'ignorance à la connaissance, 
de l'obscurité à la lumière, 
de l'inaccompli à l'accompli, 
de la peur à l'amour.»
(Frédéric Lenoir)

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«À la douce lumière de l'automne, 
tout est splendide.
Les feuilles bigarrées de l'arbre 
resplendissent dans toute leur beauté. 
Tout se revêt d'un éclat particulier.»
(Anselm Grün)

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«Dieu nous précède dans le monde 
et nous envoie vivre la diaconie du Christ.»
(Diocèse de Lille)

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Bonne journée!

Jean-Yves 

jeudi 20 octobre 2022

« Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ? »( / 391,811)

 Bonjour!

vendredi 21 octobre 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ? » (Lc 12, 54-59)

Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père,
Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits
les mystères du Royaume !
Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    Jésus disait aux foules :
« Quand vous voyez un nuage monter au couchant,
vous dites aussitôt qu’il va pleuvoir,
et c’est ce qui arrive.
    Et quand vous voyez souffler le vent du sud,
vous dites qu’il fera une chaleur torride,
et cela arrive.
    Hypocrites !
Vous savez interpréter
l’aspect de la terre et du ciel ;
mais ce moment-ci,
pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ?
    Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes
ce qui est juste ?
    Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat,
pendant que tu es en chemin
mets tout en œuvre pour t’arranger avec lui,
afin d’éviter qu’il ne te traîne devant le juge,
que le juge ne te livre à l’huissier,
et que l’huissier ne te jette en prison.
    Je te le dis :
tu n’en sortiras pas
avant d’avoir payé jusqu’au dernier centime. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

La sagesse des paysans de Galilée (et sans doute de tous les paysans de la planète !) est légendaire. Les moindres signes de la nature sont pour eux porteurs de messages. La direction du vent, la luminosité du ciel : rien n’est muet, tout parle à qui veut bien se donner la peine d’écouter la voix de la nature.

C’est précisément cette excellence qui fâche Jésus : y aurait-il moins de signes de l’avènement du Royaume que du prochain changement météorologique ? Le livre de la Révélation serait-il donc plus obscur que celui de la création ? Non, bien sûr ! La venue du Messie était clairement annoncée par les prophètes et Jésus accomplit les signes qui permettent de le reconnaître. Comment se fait-il que les hommes d’hier comme ceux d’aujourd’hui refusent d’entendre ou de voir ? Pourquoi ne « savent-ils pas juger le temps où nous sommes » ? Serait-ce parce qu’inspecter la terre de notre cœur, évaluer notre docilité au souffle de l’Esprit, présente des risques ? Le risque de prendre conscience qu’il est urgent de nous convertir ; le risque de découvrir qu’il nous faut prendre en main notre vie, vaincre nos inerties et nous mettre en route sur les traces de Jésus …

« Esprits faux, s’exclame Jésus ; vous étouffez la voix de votre conscience afin de pouvoir vivre à votre guise ; vous élucubrez des pseudo-sagesses pour justifier vos comportements immoraux ; vous vous croyez riches, et vous “ne savez pas que vous êtes malheureux, pitoyables, aveugles et nus” (Ap 3, 17)

C’est aujourd’hui le temps de la conversion et de la miséricorde. Demain il sera peut-être trop tard : nous ne connaissons pas la distance qui nous sépare du juste Juge. Reconnaissons donc le temps où Dieu nous visite, et hâte-nous d’accueillir la grâce de la réconciliation qu’il nous offre, pour éviter de paraître devant lui chargé d’une dette insolvable !

Seigneur, accorde-nous de ne pas laisser passer le temps de ta grâce, mais de nous convertir, afin que nous entendions ta voix, que nous t’ouvrions la porte et que tu puisses entrer chez nous pour prendre avec nous ton repas (cf. Ap 3, 20).


Abbé Philippe Link / merci!

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Qui m'a fourni cette photo?

Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves 


mercredi 19 octobre 2022

Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? / (391,782)

Bonjour!

Jeudi 20 octobre 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 



ÉVANGILE

« Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division » (Lc 12, 49-53)

Alléluia. Alléluia.
J’ai tout perdu ; je considère tout comme des ordures,
afin de gagner un seul avantage, le Christ
et, en lui, d’être reconnu juste.
Alléluia. (Ph 3, 8-9)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Je suis venu apporter un feu sur la terre,
et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !
    Je dois recevoir un baptême,
et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli !
    Pensez-vous que je sois venu
mettre la paix sur la terre ?
Non, je vous le dis,
mais bien plutôt la division.
    Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées :
trois contre deux et deux contre trois ;
    ils se diviseront :
le père contre le fils
et le fils contre le père,
la mère contre la fille
et la fille contre la mère,
la belle-mère contre la belle-fille
et la belle-fille contre la belle-mère. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

En cette époque de l’année où le soleil tarde à se lever et où les matins sont de plus en plus frais, le feu évoque spontanément la lumière et la chaleur bienfaisantes. Mais il n’est pas sûr que telle soit l’interprétation juste de l’image utilisée par Jésus dans ce passage ! Il suffit de lire la suite pour se rendre compte qu’il s’agit plutôt d’un feu purificateur, et par là destructeur, au moins des scories et autres impuretés. 

Ce mystérieux feu que Notre-Seigneur est « venu apporter sur la terre » et dont il voudrait « qu’il soit déjà allumé », va en effet introduire la division jusqu’au cœur des familles. Celles-ci se composent dans la description qu’en donne Jésus de cinq personnes : le père, la mère, le fils, la fille et la belle-mère.                 « Désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois » : la suite laisse entendre que le fils et la fille – c’est-à-dire la nouvelle génération – se trouveront en opposition avec les parents et la belle-mère, ces derniers représentant les générations antérieures. Il est probable que cette image suggère la rupture introduite par la Parole de Jésus entre les deux Alliances : celle contractée entre Dieu et Israël dans les temps anciens, et celle que le Seigneur vient proposer « dans les derniers temps, dans ces jours où nous sommes » (He 1, 2) afin de constituer un peuple nouveau, une humanité nouvelle.

L’image du feu qui suscite la division, rappelle l’épisode où Dieu scelle la première Alliance avec son serviteur Abraham. Sur l’ordre du Seigneur, le patriarche partagea en deux les animaux prévus pour l’holocauste, et « plaça chaque moitié en face de l’autre. Après le coucher du soleil, un brasier fumant et une torche enflammée passèrent entre les quartiers d’animaux. Ce jour-là, le Seigneur conclut une Alliance avec Abraham » (Gn 15, 9-18). Le rituel d’allégeance prévoyait que le suzerain et le vassal passent tous deux entre les animaux dépecés, en prononçant des imprécations condamnant celui qui trahirait l’alliance, à subir le sort des victimes offertes. Or dans le récit de la Genèse, Dieu seul – symbolisé par « la torche enflammée » – accomplit le rite, passant en son nom propre et en celui d’Abraham – « le brasier fumant ». Le feu représente donc la fidélité de Dieu qui s’engage à suppléer aux manquements de l’homme, afin que soit sauvegardée l’Alliance en dépit de toutes nos trahisons.

Peut-être l’image proposée par Jésus fait-elle allusion à ce rite préfiguratif, qui trouve en lui son accomplissement. Notre-Seigneur n’est-il pas à la fois le prêtre, l’autel et la victime de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera consumée sur le bois de la Croix dans le Feu de l’Esprit d’amour ? N’est-ce pas lui qui scelle l’Alliance au nom de Dieu et au nom des hommes ? N’est-ce pas de lui que parlait le Précurseur lorsqu’il prophétisait : « Moi je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et dans le feu » (Lc 3, 16).

Mais pour pouvoir nous baptiser dans le Feu de la vie divine, Jésus va d’abord passer lui-même à travers les grandes eaux de la mort : « Je dois recevoir un baptême, et comme il m’en coûte d’attendre qu’il soit accompli ! » Notre-Seigneur est impatient de prendre sur lui le « le salaire de notre péché : la mort », afin de pouvoir nous offrir en retour « le don gratuit de Dieu : la vie éternelle » (Rm 6, 23). Tel est le désir profond du Sauveur ; mais il est bien conscient que tous n’accueilleront pas cet « admirable échange » : par une étrange obstination, nous résistons à l’action de la grâce ; nous refusons d’être « libérés du péché » qui nous a pourtant réduit en esclavage. De sorte que nous nous sentons divisés intérieurement entre l’appel de l’Esprit, nous invitant à « nous mettre au service de la justice qui mène à la sainteté », et la volonté propre du vieil homme, qui veut demeurer dans « l’impureté et le désordre ». 

Ce combat fait rage en nous et autour de nous : il divise les familles, les sociétés, les nations. Pensons à la violence de certains propos proférés contre la morale évangélique, non seulement accusée de ringardise, mais dénoncée comme une doctrine mortifère. Pensons aussi aux débats autour de la référence aux racines chrétiennes de l’Europe dans le Préambule de ses Constitutions. « Heureux » celui pour qui Jésus n’est pas cause de scandale ; qui accepte d’être « libéré du péché », et qui choisit joyeusement de « devenir esclave de Dieu » (Rm 6, 22) : « Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu’il entreprend réussira » (Ps 1).

Esprit Saint, divin Feu, brûle en nous tout ce qui est incompatible avec la grâce de notre baptême, c’est-à-dire tout ce qui nous détourne de Jésus, Seigneur et Sauveur ; nous voulons être tout à lui, comme de bienheureux « esclaves de Dieu », afin de « récolter la sainteté qui aboutit à la vie éternelle », conformément au dessein bienveillant du Père à notre égard.


Abbé Philippe Link / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves

mardi 18 octobre 2022

« À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup » / (391,747)

 Bonjour!

Mercredi 19 octobre 2022

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup » (Lc 12, 39-48)

Alléluia. Alléluia.
Veillez, tenez-vous prêts :
c’est à l’heure où vous n’y penserez pas
que le Fils de l’homme viendra.
Alléluia. (cf. Mt 24, 42a.44)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Vous le savez bien :
si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait,
il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
    Vous aussi, tenez-vous prêts :
c’est à l’heure où vous n’y penserez pas
que le Fils de l’homme viendra. »
    Pierre dit alors :
« Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole,
ou bien pour tous ? »
    Le Seigneur répondit :
« Que dire de l’intendant fidèle et sensé
à qui le maître confiera la charge de son personnel
pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?
    Heureux ce serviteur
que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
    Vraiment, je vous le déclare :
il l’établira sur tous ses biens.
    Mais si le serviteur se dit en lui-même :
“Mon maître tarde à venir”,
et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes,
à manger, à boire et à s’enivrer,
    alors quand le maître viendra,
le jour où son serviteur ne s’y attend pas
et à l’heure qu’il ne connaît pas,
il l’écartera
et lui fera partager le sort des infidèles.
    Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître,
n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté,
recevra un grand nombre de coups.
    Mais celui qui ne la connaissait pas,
et qui a mérité des coups pour sa conduite,
n’en recevra qu’un petit nombre.
À qui l’on a beaucoup donné,
on demandera beaucoup ;
à qui l’on a beaucoup confié,
on réclamera davantage. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

« Vous aussi, tenez-vous prêts ». L’avertissement que nous adresse le Seigneur Jésus est très clair.  Il s’agit d’un rendez-vous important. « Si le maître de maison connaissait l’heure », « il ne laisserait pas percer le mur ». Cette évidence que Jésus énonce montre l’aspect inéluctable de la visite du voleur. Quand il est vient, il est impossible de lui résister, parce que la surprise joue toujours en sa faveur. Ainsi, quand le Seigneur viendra, il n’y aura rien à faire contre lui, il est réellement irrésistible. Il faut donc préparer sa venue avant qu’elle n’advienne.

La différence majeure vient cependant de l’objet et de la nature de la visite. Le voleur perce en effet le mur de la maison, au milieu de la nuit, pour prendre un bien précieux qu’il convoite mais qui ne lui appartient pas. Le Seigneur Jésus, lui, vient également au milieu de la nuit, mais il prend un bien qui lui appartient. Là est notre espérance et notre joie. L’homme en effet a fait un choix : il a choisi de s’éloigner de Dieu, il a choisi de vivre sans lui et de s’enfoncer dans les ténèbres. Le voici à présent prisonnier d’une nuit qui semble sans fin. Lui qui a été créé libre, pour aimer, est à présent esclave de la mort. Mais le Seigneur ne peut pas supporter de voir l’homme ainsi prisonnier, il a donc choisi de venir percer le mur de sa prison et de le soustraire à l’esclavage de la mort.

Cet évangile est donc un appel à nourrir notre espérance ; même si notre nuit semble ne jamais devoir finir, nous savons désormais que le salut est proche, il adviendra au cœur de la nuit. Nous avons tellement de prix aux yeux du Seigneur, qu’il est prêt à percer les murs pour nous rejoindre. Nous sommes le trésor qu’il désire et qu’il recherche.

Seigneur Jésus, tu es le voleur que nous attendons de tout cœur ; viens nous arracher au pouvoir de la nuit que nous avons choisie. Renouvelle-nous dans les dons de ton Esprit, que nous sachions rester au travail de sanctification de notre âme le jour et la nuit, que nous sachions vivre de ton évangile à temps et à contretemps, pour te donner la joie de trouver radieux le trésor de notre âme que tu désires tant.

Abbé Philippe LInk / Merci!

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Bonne journée!

Jean-Yves