samedi 9 août 2014

(177,346) Avançons avec confiance même quand c'est difficile... - Sur l'anxiété: de Paulo Coelho...

Bonjour!

Dimanche 10 août 2014
19e dimanche ordinaire A

Photo:
Église de l'Isle-Aux-Grues (André Lavoie - Merci!)
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Parole de Dieu de ce jour...

(Mt 14,22-33): Aussitôt Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, pendant qu'il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il se rendit dans la montagne, à l'écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.

Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils disaient: «C'est un fantôme», et la peur leur fit pousser des cris. Mais aussitôt Jésus leur parla: «Confiance! c'est moi; n'ayez pas peur!». Pierre prit alors la parole: «Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau». Jésus lui dit: «Viens!». Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il cria: «Seigneur, sauve-moi!». Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit: «Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?». Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent: «Vraiment, tu es le Fils de Dieu!».

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HOMELIE

François Boute, diacre - Sorbiers - France 
Merci!
     
Dans la continuité de l’évangile de dimanche dernier, où Jésus avait multiplié les pains pour nourrir la foule qui le suivait, l’évangile d’aujourd’hui nous dit que Jésus aspire à un peu de tranquillité et de paix. Arrivé au terme d’une journée très active, il oblige ses disciples à passer sur l’autre rive du lac avant de renvoyer lui-même la foule et se retirer sur la montagne pour prier.

En ce milieu d’été peut-être avons-nous, nous aussi,  besoin de paix, de silence, de recueillement, de détente. Peu importe les lieux que nous choisissons, ce qui compte c’est de nous créer des temps de silence, loin de la cohue pour prendre un peu de distance avec la vie de chaque jour et peut-être regarder où nous en sommes de nos engagements…

Oui, arrêtons-nous pour prendre un temps de prière pour nous même, pour le monde, pour nos familles, et aussi pour tous ceux et celles que nous croisons sur la route de notre vie. Comme Jésus et avec lui, nous pouvons confier au Père les joies, les espoirs et les difficultés de ce monde.

Revenons à l’évangile : Quand Matthieu l’écrit il s’adresse à des chrétiens persécutés. Des chrétiens qui ont bien compris que la tempête, ce n’est pas seulement celle de la mer mais aussi celle qui s’abat sur l’Eglise naissante.
La barque de Pierre est ballottée dans tous les sens et les communautés chrétiennes, complètement désemparées, se battent contre les vents contraires, battue par les vagues de la persécution la barque n’avance pas et les passagers sont dans la peur et le doute.
Comment ne pas rapprocher cette situation à ce que nous vivons dans notre Eglise d’aujourd’hui ? Confrontées à la modernité, à la libération des mœurs, à la religion du toujours plus, ne sommes-nous pas tiraillés par la peur et le doute et n’avons-nous pas beaucoup de mal à être fidèles pour promouvoir une vie inspirée des valeurs évangéliques ?

Nous faut-il pour autant rester dans le doute ?
Sûrement pas car Matthieu nous rappelle ce qui s’est passé autrefois avec les Douze: Jésus était là et il rejoint les siens; Il leur annonce cette Bonne Nouvelle: « n’ayez pas peur ». Avec Jésus, le mal n’a pas le dernier mot.

Souvent quand tout va mal, nous ne voyons pas la présence de Dieu dans notre vie et au cœur de nos épreuves. Mais l’évangile est là pour nous rappeler que Jésus est toujours présent pour nous rassurer et nous redonner courage et espérance.

Pierre a été invité à se jeter à l’eau et à marcher vers Jésus; au bout d’un moment il a eu peur et c’est la peur qui lui arrache une prière en forme d’appel au secours : « Seigneur, sauve-moi ! » et Jésus est là pour le faire remonter dans la barque….

Il y a quelques années Jean Paul II nous disait « N'ayez pas peur, » Ce n'était pas une invitation à rester sans rien faire et à attendre que le Seigneur fasse tout lui-même. C'était une invitation à répondre à l'appel qui nous dit : "Viens et suis moi". En ce temps de repos réentendons cette invitation à aller de l’avant et, même si parfois les vents sont contraires, avançons avec confiance.
François B. diacre. 
Élaboré à partir de plusieurs sources.
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Ce que j'ai cueilli à partir de mes dernières lectures:

J'aime bien ces quelques réponses de Paulo Coelho dans Le Manuscrit retrouvé

sur l'anxiété:

«Bien que l'anxiété fasse partie de la vie, ne la laisse jamais contrôler tes mouvements.

Si elle s'approche trop, dis-lui«Je ne me soucie pas du lendemain, parce que Dieu est déjà là, et il m'attend.»

Si elle tente de te convaincre que s'occuper de beaucoup de choses, c'est avoir une vie productive, dis-lui: «J'ai besoin de regarder les étoiles pour trouver l'inspiration et pouvoir bien faire mon travail.»

Si elle te menace avec le spectre de la faim, dis-lui: «L'homme ne vit pas que de pain, mais aussi e la parole qui vient des Cieux.»

Si elle te dit que ton amour ne reviendra peut-être pas, dis-lui; «Ma bien-aimée est à moi, et je suis à elle. En ce moment, elle fait paître les troupeaux entre les rivières, et j'entends son chant, même de loin. Quand elle reviendra près de moi, elle sera fatiguée et heureuse - et je lui donnerai à manger et je veillerai sur son sommeil.» 

Si elle te dit que ton enfant ne respecte pas l'amour qui lui  a été consacré, réponds: «L'excès de prudence détruit l'âme et le cœur, parce que vivre est un acte de courage. Et un acte de courage est toujours un acte d'amour.»

Ainsi tu tiendras l'anxiété à distance.

Elle ne disparaîtra jamais. Mais la grande sagesse de la vie, c'est de comprendre que nous pouvons être les maîtres de ces choses qui prétendaient nous réduire en esclavage.»
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Photo:
Le fleuve Saint-Laurent (Jean-Yves)
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10 août:
Fête de saint Laurent
diacre et martyr.
Jeune diacre, brûlé vif à Rome, en 258.
Comme on voulait lui arracher le secret 
des «richesses» de l'Église,
il répondit en montrant des miséreux;
«Voilà les richesses de l'Église; 
ils convertissent nos aumônes 
en trésors impérissables!»
(Au fil des jours)
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Le fleuve Saint-Laurent a été placé sous son vocable.
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Bon dimanche!
Jean-Yves
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