mardi 18 février 2025

« L’aveugle se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté » / (495,620)

 Bonjour!"

Mercredi 19 février 2025 

Voici la Parole de Dieu de ce jour...


ÉVANGILE

« L’aveugle se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté » (Mc 8, 22-26)

Alléluia. Alléluia.
Que le Père de notre Seigneur Jésus Christ
ouvre à sa lumière les yeux de notre cœur,
pour que nous percevions l’espérance que donne son appel.
Alléluia. (cf. Ep 1, 17-18)


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

    En ce temps-là,
    Jésus et ses disciples arrivèrent à Bethsaïde.
Des gens lui amènent un aveugle
et le supplient de le toucher.
    Jésus prit l’aveugle par la main
et le conduisit hors du village.
Il lui mit de la salive sur les yeux
et lui imposa les mains.
Il lui demandait :
« Aperçois-tu quelque chose ? »
    Levant les yeux, l’homme disait :
« J’aperçois les gens :
ils ressemblent à des arbres
que je vois marcher. »
    Puis Jésus, de nouveau, imposa les mains
sur les yeux de l’homme ;
celui-ci se mit à voir normalement,
il se trouva guéri,
et il distinguait tout avec netteté.
    Jésus le renvoya dans sa maison en disant :
« Ne rentre même pas dans le village. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...

Pour aider les apôtres à passer de l’aveuglement à la lumière, Jésus va faire un autre signe. La guérison de l’aveugle de Bethsaïde. Jésus prend la main de cet aveugle. En agissant ainsi, il doit avoir suscité dans le cœur de ce dernier une grande espérance. Main dans la main, Jésus l’emmène « hors du village », afin de cacher, si possible, son miracle. Le secret messianique.

 Le Christ ne sera reconnu qu’après la croix, et la résurrection. Seul Dieu guérit, par une rencontre personnelle, mais tout d’abord il a fallu l’intervention des frères et sœurs pour conduire cet aveugle. Il a fallu que le Seigneur le prenne par la main, l’emmène loin de ses sécurités, qu’il le fasse entrer dans la confiance. C’est tout notre être qui doit guérir. Pour le guérir, Jésus fait  des gestes qui, autrefois, faisaient penser au baptême. Des gestes liturgiques. Des gestes par lesquels l’homme est guéri dans tout son être. 

Les trois sens importants qui font communiquer l’être humain avec le monde et ses semblables, sont restitués, renouvelés : le sens de l’écoute, le sens de la parole, le sens de la vue.  Dieu guérit pour une vie nouvelle, pour que tout soit transformé par sa présence. Dieu veut notre bonheur. Chacune des guérisons que nous recevons, tant physiques que spirituelles, nous est donnée afin de vivre pleinement, de grandir sous l’action de la grâce. 

Voilà ce que fait la foi en nous : entendre Dieu qui nous parle à travers les événements et à travers la parole de nos frères et sœurs, voir Dieu à l’œuvre au cœur de nos vies et de la vie du monde, devenir capable d’en parler. Si Jésus a opéré ce miracle en deux temps, d’abord  confusément et ensuite avec netteté, c’est pour signifier la lenteur du cheminement vers la foi pleine. Sa foi était imparfaite : comme il avait peu de foi, il ne voyait pas bien; mais une foi sans réserve entraîne une vue parfaite.

 Aujourd’hui encore, nous avançons bien lentement sur ce chemin et nous restons demi-aveugles longtemps. Lorsque nous avons des idées confuses, lorsque nous ne savons pas reconnaître la volonté de Dieu à notre égard, nous devons chercher à consolider notre foi, et permettre à Jésus de toucher nos yeux, de les humecter avec sa salive et d’imposer ses mains. Ouvre nos yeux, Seigneur. 

Abandonnons-nous à la miséricorde, à la tendresse de notre Seigneur, entre ses mains. 




Bonne journée!

Jean-Yves 

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