mercredi 19 février 2025

« Tu es le Christ. – Il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup » / Prions pour le Saint Père François... / (495,732)

Bonjour!

Jeudi 20 février 2025

Voici la Parole de Dieu de ce jour... 


ÉVANGILE

« Tu es le Christ. – Il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup » (Mc 8, 27-33)

Alléluia. Alléluia.
Tes paroles, Seigneur, sont esprit et elles sont vie.
Tu as les paroles de la vie éternelle.
Alléluia. (cf. Jn 6, 63c.68c)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

    En ce temps-là,
    Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples,
vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe.
Chemin faisant, il interrogeait ses disciples :
« Au dire des gens, qui suis-je ? »
    Ils lui répondirent :
« Jean le Baptiste ;
pour d’autres, Élie ;
pour d’autres, un des prophètes. »
    Et lui les interrogeait :
« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Pierre, prenant la parole, lui dit :
« Tu es le Christ. »
    Alors, il leur défendit vivement
de parler de lui à personne.
    Il commença à leur enseigner
qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup,
qu’il soit rejeté
par les anciens, les grands prêtres et les scribes,
qu’il soit tué,
et que, trois jours après, il ressuscite.
    Jésus disait cette parole ouvertement.
Pierre, le prenant à part,
se mit à lui faire de vifs reproches.
    Mais Jésus se retourna
et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre :
« Passe derrière moi, Satan !
Tes pensées ne sont pas celles de Dieu,
mais celles des hommes. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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Commentaire...


Soeur Véronique Margron

Soeur Véronique Margron

Communauté de Paris

Chemin faisant, confesser le vrai Dieu


« Chemin faisant » c'est peut-être toujours au cours de la marche et de la pérégrination que les questions vraies se posent. En nous-mêmes, aimer le mouvement, la souplesse de l'intelligence et du cœur pour entendre les questions qui comptent. Mais ce chemin est aussi pour Jésus vers Jérusalem, ville de tous les dangers où il sera condamné et exécuté. Pour l'heure, Jésus et les siens sont vers Césarée de Philippe, village à l'extrême nord d'Israël, ouvert aux païens. C'est là, en terre de brassage, que la confession de Jésus comme Messie se produit.

Pierre est pour la première fois le porte-parole du groupe. Sa déclaration est forte. Mais elle demeure ambiguë. Car le Messie peut être entendu comme le roi d'Israël, le libérateur du pouvoir étranger. Et tel n'est pas le cas. Jésus n'est pas là pour supplanter César, mais pour témoigner de qui sont et l'homme véritable et le Dieu vrai.

Et Jésus de raconter ouvertement par où il doit aller pour être en vérité avec lui-même. Aimer sans mesure, jusqu'à consentir à la souffrance d'aimer, de se livrer, d'être abandonné et méprisé. Position à l'opposé d'un messie politique. Pierre d'ailleurs n'apprécie pas le propos de Jésus ! Étrange renversement où le disciple réprimande le Maître !

Peut-être en sommes-nous bien souvent au même endroit que lui. Vouloir que notre Dieu nous dise ce qui nous conforterait dans nos représentations et nos idées et surtout ne nous demanderait pas de nous impliquer corps et âme. Mais voilà, il n'en est pas ainsi et le chemin du disciple sera aussi vers Jérusalem. Celle d'hier comme les Jérusalem d'aujourd'hui pour nous : endroit de dévoilement de la vérité de nos vies et de nos engagements. Jérusalem où se fera cette confession de foi inouïe : celle du centurion regardant le crucifié : « Celui-ci était vraiment Fils de Dieu ! » (Mt 27, 54) Puissions-nous dire – et faire – de même, du fond de notre cœur.






Bonne journée!
Jean-Yves 

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