lundi 27 janvier 2020

« Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère » / (309,825)

Bonjour!
Mardi 28 janvier 2020



Voici la Parole de Dieu de ce jour...

ÉVANGILE

« Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère » (Mc 3, 31-35)
Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père,
Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits
les mystères du Royaume !
Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
En ce temps-là,
comme Jésus était dans une maison,
    arrivent sa mère et ses frères.
Restant au-dehors,
ils le font appeler.
    Une foule était assise autour de lui ;
et on lui dit :
« Voici que ta mère et tes frères sont là dehors :
ils te cherchent. »
    Mais il leur répond :
« Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
    Et parcourant du regard
ceux qui étaient assis en cercle autour de lui,
il dit :
« Voici ma mère et mes frères.
    Celui qui fait la volonté de Dieu,
celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.
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Commentaire...

Il serait certes erroné d’interpréter ces versets comme si Jésus rejetait les membres de sa famille ; mais Notre-Seigneur affirme néanmoins clairement qu’il s’en est détaché au profit d’une autre famille, rassemblant tous ceux qui « font la volonté de Dieu ».

On peut rapprocher ce passage de celui où Jésus déclare bienheureux « ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui l’observent » (Lc 11, 27). Il s’agit donc d’un appel adressé avec insistance par le Maître à entrer dans une nouvelle parenté, spirituelle cette fois, moyennant l’obéissance à la volonté de Dieu reconnu comme Père.

Ce verset a sans nul doute marqué la conscience de la jeune communauté chrétienne. Le disciple ne suit donc pas seulement un Rabbi, dont il accueille la doctrine ; il entre également dans une famille spirituelle, rassemblant tous ceux qui, renonçant à un mode d’agir selon l’esprit du monde, s’évertuent à « faire la volonté » de Celui que Jésus est venu leur révéler et dont ils réclament la paternité.

Ce qui détermine si nous sommes « dehors » ou « dedans », ce n’est pas une confession de foi superficielle, mais une adhésion existentielle qui conduit à un changement radical de vie, que nous désignons par le terme de « conversion » : il ne suffit pas de crier « Seigneur, Seigneur » pour entrer dans le Royaume ; mais il s’agit de manifester que le Christ est véritablement Seigneur de nos vies, en obéissant à la Parole qu’il nous transmet au nom de son Père.

Notre obéissance au Père est l’expression concrète de notre volonté d’être ses fils, d’entrer dans sa famille, et d’accéder ainsi aux biens « que l’œil ne peut voir, que l’oreille ne peut entendre, mais que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment » (1 Co 2, 9).

Bien sûr il est impossible de nous imaginer ce que sera cette filiation divine lorsqu’elle sera accomplie dans l’Esprit ; pourtant dès à présent nous pouvons en avoir un avant-goût à l’école de la Sainte Famille. Saint Joseph n’est-il pas « l’ombre du Père », à qui s’est parfaitement soumis le Fils de Dieu afin de nous donner l’exemple ? Marie n’est-t-elle pas la « servante du Seigneur », en qui sa volonté peut librement s’accomplir ? La Sainte Famille constitue ainsi les prémisses de cette « famille de Dieu » qui deviendra l’Eglise et dans laquelle nous avons été intégrés par le baptême.

Puissions-nous reconnaître la grandeur de l’appel qui nous rassemble en un seul Corps, et être renouvelés dans le don de l’Esprit de crainte, afin de vivre en frères de Jésus et fils du Très-Haut.

Abbé Philippe Link - Merci!

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Bonne journée!
Jean-Yves


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