jeudi 4 novembre 2010

Réjouissez-vous avec moi... / Montrez les saints!...


B O N J O U R !



Photo:
 Le frère André qui accueille un enfant malade
et le confie à saint Joseph
Basilique de Sante-Anne de Beaupré - Jean-Yves
(Voir au bas de mon message de ce matin...)
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Voici la Bonne Nouvelle pour aujourd'hui...

Je suis recherché...



(Luc 15,1-10) - Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins ; il leur dit : ’Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !’ Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit : ’Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’ De même, je vous le dis : Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »
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Pour aider notre réflexion...

- Jésus fut très critiqué par les Pharisiens car il passait du temps avec des personnes peu recommandables. A cette époque les « pécheurs » étaient marginalisés et traités avec mépris.
- Aujourd’hui les attitudes ont changé. Ceux qui auraient été considérés comme des pécheurs alors sont en première page ; certains, aujourd’hui, seraient peut-être des stars... Mais une chose reste constante : on juge toujours les autres par leurs amis...
- En ces temps-là Jésus était considéré comme un pécheur parce qu’il allait vers des pécheurs...
- Pour le meilleur et pour le pire, les gens sont jugés par leurs associations. Cela amène une question : je suis catholique. Je reçois souvent l’Eucharistie. Jésus est présent en moi pendant longtemps. Est-ce que les autres sont capables de sentir que je passe du temps avec le Seigneur ? ...
- Que peuvent-ils penser du Christ et de son influence sur moi ? Est-ce que les standards du Seigneur se reflètent en moi ?...


- La description de Jésus s’en allant chercher le pécheur est d’une grande consolation. Peut-être cela me rappelle-t-il le souvenir de comment il est venu à mon secours quand j’étais une de ces brebis perdues...
- Aujourd’hui le scénario a changé. Je suis au sein du troupeau. Comment est-ce que j’y reste, en évitant de m’égarer à nouveau ? Le bon Pasteur nous donne tant d’outils, mais je dois les utiliser... Si je ralentis ma vie de prières et que je participe par routine et sans ferveur aux sacrements, j’en arriverai à me demander comment sont les autres pâturages.


- En réfléchissant aux personnes qui jugent les autres par rapport à leurs fréquentations, il est facile de comprendre pourquoi on le fait : ceux qui passent du temps ensemble commencent à se ressembler puisqu’ils partagent les mêmes intérêts.
- Dans cette parabole Jésus révèle que son intérêt principal et passionné c’est le salut de l’âme individuelle. « Il y aura plus de joie au ciel pour un pécheur repenti que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de se repentir. »
- Si je fréquente assez Jésus je vais probablement commencer, petit à petit, à lui ressembler.
- Si ce n’est pas le cas, est-ce que je passe assez de temps avec lui ?
- L'amour se donne de la peine...
- Dieu fait la distinction entre le péché et le pécheur...
- Dieu nous aime bien au-delà de nos fautes... Je suis plus que mes péchés...
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À propos de la canonisation du saint Frère André, j'ai reçu ce texte que je voudrais vous livrer... Il m'a été envoyé par Louise Leblanc, l'animatrice de pasto de Saint-Roch-des-Aulnaies. Je l'avais reçu avant cet article mais je n'avais pas pensé le propager...
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Montrez les saints!

Stéphane Laporte, collaboration spéciale

La Presse (23 octobre 2010)


Vous trouvez qu'on parle trop de la canonisation du frère André? Moi, je trouve qu'on n'en parle pas assez.

Petit, quand on me demandait ce que je voulais être plus tard, je répondais: un saint. C'était ma plus grande ambition. Être tout le temps gentil. Être tout le temps fin. Être tout le temps bon. Comme saint François d'Assise. Aider mes frères, mes sœurs et les petits oiseaux. Ne jamais être égoïste. Toujours penser aux autres. Il ne pouvait pas y avoir de plus beau destin. Surtout que je savais que ça ferait tellement plaisir à ma mère d'avoir un enfant saint.

J'avais hâte d'avoir mon auréole. C'est tellement avantageux pour le teint. Ce follow spot, ce projecteur qui vous éclaire en permanence. Les saints sont les premières stars de l'histoire.

Bien sûr, je savais que je ne deviendrais pas saint seulement en partageant mes cartes de hockey avec mon frère et en ne faisant pas fâcher ma sœur. Il me fallait faire un miracle. J'ai donc commencé à m'exercer sur moi même. Ça tombait bien, j'avais une infirmité aux jambes.

Le matin, à mon réveil, je fermais les yeux très fort et je touchais mes jambes en murmurant: «Lève-toi et marche!» Je me levais. Je marchais. Mais toujours croche. J'ai essayé durant une semaine avant de me décourager. Je me suis dit que, probablement, les pouvoirs de guérison des saints ne fonctionnent pas sur leur propre personne. Après tout, un chirurgien ne s'opère pas lui-même. J'ai donc essayé de guérir mes camarades de classe. J'ai réussi à enlever le hoquet au grand Benoît. Mais je n'ai pas réussi à faire arrêter de saigner du nez le petit Mario. La multiplication des tartines de Nutella fut un échec aussi.

Bref, mon dossier pour le Vatican n'était pas très épais. Puis, je me suis mis à grandir. Les saints de la Bible ont laissé place aux seins du Playboy. J'avais soudainement plus envie de plaire aux filles qu'à ma maman. Et comme les filles préfèrent les mauvais garçons, il a bien fallu que je me force pour avoir des défauts (!). Et ainsi perdre toutes mes chances d'être canonisé.

Pour être franc, il n'y a pas que les filles qui préfèrent les mauvais garçons. La société en général préfère les cyniques, les caustiques, les durs, les malins, les méchants. On associe les gentils aux niais. Être fin, être bon, c'est plate. Tellement que les modèles de bonté sont complètement évacués. Les enfants veulent être Lady Gaga ou Chris Brown. Et malheureusement, ils y parviennent.

Voilà pourquoi, ça fait du bien que le frère André fasse les manchettes. Ce n'est pas une question de religion, c'est une question d'être humain. Je ne sais pas si le frère André a réussi plus de miracles que moi. Mais une chose est sûre: c'était un homme plus à l'écoute des autres que la plupart d'entre nous. Et c'est pour ça qu'il est un exemple.

Des frères André, dans notre ville, dans notre pays, dans notre monde, il doit y en avoir quand même quelques-uns, mais on ne les connaît pas. On ne les valorise pas. On en parle un peu dans le temps des Fêtes. On présente un reportage sur untel qui s'occupe des pauvres ou sur une autre qui a consacré sa vie aux malades. Ça dure trois minutes. Et on passe à autre chose. Et on revient à ceux dont on ne cesse de parler: les politiciens, les sportifs, les vedettes et les criminels.

C'est fou, quand on y pense... Les médias ont passé la semaine à nous raconter en détail les meurtres horribles d'un psychopathe. Si on passait autant de temps à raconter la dévotion d'une infirmière, d'une missionnaire ou d'un bon professeur, notre monde serait peut-être moins laid.

La canonisation du frère André, ce n'est pas le retour de la religion, c'est le retour du bon gars. Le frère André était snobé par les évêques et cardinaux parce qu'il était simple. C'est le petit peuple qui l'aimait. C'est le petit peuple qui a fait de lui un saint. L'Église, en mal de visibilité, n'a pas eu le choix de le reconnaître. Le petit peuple est plus grand qu'on pense.

Pendant que trop de gens vénèrent la richesse, la gloire et le pouvoir, il y en a encore qui savent que la seule richesse, c'est le cœur. Celui du frère André comme celui du voisin.

Il est plus que temps de montrer les saints qui nous entourent au quotidien. De diriger le projecteur sur les gens inspirants. Tant qu'on mettra l'accent sur les parvenus, les m'as-tu-vu, les maniaques, on aura un monde qui leur ressemble.

Je sais bien que les saints saints saints, les être parfaits, n'existent pas. Mais les êtres humains à qui il reste de l'humanité, il faut les remercier, il faut s'en inspirer.

Les personnes qui se consacrent aux autres n'ont pas besoin de faire des miracles pour être célébrées. Juste le fait qu'il y en ait encore, c'est le plus grand des miracles.
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Jean-Yves

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